Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

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Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Mar 20 Déc - 11:29

(HRP)

Je publie ici l'histoire de mo guerrier "pas si sith que ça", en espérant que cela en intéressera plus d'un.
Je n'en suis pas le seul rédacteur, le maître RP de Phobias y participe également. Je préciserai expressément qui a fait quoi à chaque fois.

Ne criez pas "au scandale" parce que c'est un sith, car cela vous plaira à la longue ^^ Et puis, en tant que Veilleurs d'Eolas, notre devoir n'est-il pas de récupérer TOUS les savoirs ? ^^

Voici les liens vers les chapitres concernés :
Chapitres 1 et 2 : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Chapitre 3 : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
CHapitres 4 et 5 : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Chapitre 6 : en attente...

Et ici ceux des histoires évoquant Phobias, mais ne faisant pas partie de la Traque des 10 :
Tous les RP de TDL/KSI : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
RP avec Phobias : en attente...

Et enfin, surtout... la fameuse Traque des 10 !!!

(HRP-fin)



La Traque des 10






Rédigé par moi, point de vue de Phobias.




Chapitre 1 :
Le respect à gagner.








Le sable rouge de Korriban. Tel est l'unique décor naturel que l'on peut voir à perte de vue, si l'on ignore les montagnes.

L'oisiveté à outrance. Tel est l'unique comportement de tous les jeunes académiciens, si l'on m'ignore.



Et on m'ignore souvent. Mais pas assez à mon goût. Et paradoxalement, trop. Tous ces Sith rêvent d'être aux côtés de Malgus durant la prochaine bataille, et vante des mérites de guerre qu'ils n'ont même pas accomplis... Dans la salle remplie d'apprentis sans maître, je suis le seul à jeter un œil à la fois dehors, et sur la porte, histoire de guetter notre maître d'arme – s'il daigne se montrer.



C'est pitoyable, cette manière de prendre des Sith pour des enfants, en les confinant telle un école. Mais bon, j'ai eu un mal fou à obtenir se droit, je ne vais pas cracher dessus sur-le-champ. Alors que mes pensées divagues en regardant les statues de la vallée des Sith, la voix d'un jeune pédant m'interpelle : " Hé, l'crétin ! Tu t'es trompé de classe, dégage !" Mais il ne reçoit aucune réponse orale. Je me contente de lever mon bras droit, le poing fermé à l'exception du majeur. Le pauvre gars éclate de colère : " T'es un homme mort, pauv' con ! J'ai t'étrangler si fort que tu ne pourras même plus respirer ! crie-t-il en tentant d'user de la Force.
- C'est le but d'un étranglement, crétin, lui dis-je en me retournant. Et arrête ça, t'es pathétique. " Le pauvre homme constate son impuissance et met la main sur son sabre laser. Pfff... quel lentard ! Le temps qu'il le prenne, trouve le bouton, l'allume et le pointe vers moi, j'ai déjà tranché sa trachée avec mon épée à lueur de sang. Une pichenette de Force le fait tomber en arrière, et la victime agonise au centre de la pièce, sous le regard des autres, abasourdis.



Le maître d'arme entre enfin, et constate le futur cadavre au sol : " Hé bien, y'en a qui on déjà commencé le cours sans moi !
- C'est lui, m'sieur ! me dénonce une apprentie proche de lui.
- C'est bien toi ? me demande le maître, après un temps de réflexion.
- Pourquoi ? Ça vous gêne que j'ai refait le parquet ?
- Idiot ! Imbécile ! Un Sith ne se dénonce jamais, surtout si c'est lui ! Il faut faire porter a faute à un autre ! me crie-t-il.

- Inutile. Regardez un peu cette classe. Vous croyez franchement que cela aurait été crédible ? Ils savent même pas tenir leur sabres convenablement ! " Un camarade de celui au sol dégaine alors son arme, et s'avance, en écrasant au passage son ami. " C'est ça, ouais, j'vais te prouver l'inverse ! " Je me lève alors, et me place face à lui.


" Tu le tiens mal, là. Tu dois d'abord serrer le manche, comme si ta vie en dépendait" En disant cela, je fais pression sur son sabre, et la lame vacille. Mon adversaire réalise à peine que j'ai le plein contrôle de ses membres et de son équipement, quand je termine de l'humilier : " Et ensuite, dans ton cas, tu dois tenir ton sabre avec la deuxième main, soudée à cet outil de guerre, pour que seul la victoire t'accompagne. " En disant cela, je lui fais faire le geste, et en augmentant avec la Force, je fais exploser son sabre dans ses mains. " Quoi ???!!! Mais euh... MON SABRE !!
- C'était de la merde.
- J'vais défoncer tu vas rien comprendre, me déclare-t-il en prenant l'arme d'une fille à sa droite, qui contemple le combat, comme tous les autres. CRÈVE !!! " De mon côté, j'allume mon sabre, et dégaine une vibro-lame trouée avec ma main gauche. " Quoi ? Tu veux faire quoi avec ça ? pouffe mon adversaire. C'est ridicule !" Mais je ne lui réponds pas.

Je tournoie mes lames au poids égal, tandis que l'autre se contente de chercher un point faible sur ma vibro-lame. Lorsque qu'il tente enfin une attaque, mon autre sabre lui coupe le bras au niveau du poignet. Puis, par la Force, prend la table à sa droite, et la projette contre lui, l'expédiant au mur. Avec mon autre main, je libère le sabre volé de son emprise, et le pose dans mes mains.



La tension retombe dans la salle. Je m'avance vers la fille auquel il manque un sabre, et lui pose délicatement son Outil de Découpe Universelle. Elle resté ébahie, mais je l'ignore. Je m'avance vers le maître d'arme. " Si vous disiez ce que vous avez à déclarer ?
- Oh ? Vous l'avez remarqué ? C'est surprenant, venant d'une merde telle que vous..." Je me contente de le regarder. C'est un maître, le tuer ne sera pas facile, mais bon... me retenir des rabais, c'est mon quotidien, de toute façon.

" Hé bien, sachez que je ne suis pas là pour faire un cours normal. Je vais vous présentez une Sith, comme vous, qui viens d'acquérir le titre de Dark très récemment, et donc, peu après avoir réussi les épreuves. " Il désigne alors la porte de la salle : " Entre, Dark Lana. " C'est alors qu'apparaît une jeune femme en armure, mais qui sait malgré cela rester aguicheuse. D'un pas déterminé, elle monte sur l'estrade et annonce : " Je suis Dark Lana, mais vous m'avez peut-être croisé en tant qu'apprentie... Sachez qu'à présent je ne suis plus cette personne ! Lorsqu'un Sith obtient un titre, et un nom, vous n'avez pas à m'appelez comme auparavant... C'est clair ?! " La classe impressionnée ne répond pas. Dark Lana reprend alors : " On m'a envoyé ici pour chercher une tête brûlée, pour aider Dark Tifa.
- Qui ça ? lui demande un garçon sur le fond.
- Une inquisitrice Sith de la haute sphère ! " Un éclair de terreur envahi la salle à l'exception de trois personnes. Les deux sur l'estrade, et moi-même, conservont le silence. Mais Dark Lana le brise : " Je pensais avoir à fouiller l'académie en long et en large avant de trouver un bon Sith, mais... " Elle se tourne vers moi : " ...tu devrais pouvoir crevez assez difficilement, le temps d'être assez utile, non ?
- Pourquoi ne t'as-t-elle pas demandé de le faire, si elle veut quelqu'un d'efficace ? " Par ces paroles, Leanna se retrouve complètement déboussolée : alors qu'elle l'a insulté, il lui fait un compliment ! Et en plus de cela... il a raison ! Pourquoi pas elle ? Déchirée par cette contradiction, elle ajoute calmement : " Ce n'est pas de mon ressort. Crève bien vite, histoire que je remplace le plus tôt.
- Je l'aurais fait avec plaisir, mais je tiens à la vie, aussi merdique soit-elle. " Sur ces paroles, je me lève et ajoute devant le visage déconcerté pour une deuxième fois de Dark Lana : " Maître, où puis-je trouver cette Dark Tifa ?
- Elle doit avoir un trône, renseigne-toi à l'académie, ils sauront sûrement là où elle est. " Sur ce, je sors de cette salle, qui ne sait plus quoi faire devant le phénomène que je suis.





La salle reste silencieuse pendant au moins dix minutes, quand une autre femme entre : " Bonjour à tous, et excusez-moi, je suis Dark Tifa et... Oh ? Tu es là, Lana ?
- Euh, oui... je vous ai trouvé un Sith pour ce faire dérouill... euh... pour vous accompagner.
- C'est un kikitoudur, c'est ça ?
- C'est celui qui vient de faire ça, explicite Lana en désignant les pauvres hommes à l'agonie.
- Mais c'est qu'il se débrouille ! 'manque plus qu'à le contrôler mentalement, et ça m'en fera un beau joujou ! " Cette réplique suffit à provoquer un aplaudissement unanime dans la salle, quant au sort qu'on réserve à celui qui vient de sortir. C'est alors que Lana en profite pour demander à Dark Tifa : " Pourquoi chercher vous un apprenti ici, alors que vous pouvez choisir parmi les personnes que vous connaissez déjà, et être sûre qu'elle fera l'affaire ?
- Depuis quand les Sith font-ils confiance ? " lui renvoie-t-elle. Lana acquiesce alors, car c'est en effet une règle qu'elle connaît très bien. " Hé bien, il est parti dans les couloirs, pour vous chercher.
- Parfait, s'il repasse par ici, dites lui de me trouver sur mon trône : j'ai à faire. Et puis, si y'a d'autres candidats, dites-leurs d'attendre que j'étripe celui-là avant. " Seigneur Tifa s'en va alors, sous le rire des individus restant dans la classe, qui ne s'aperçoivent que cinq minutes plus tard, qu'ils ne savent pas si elle était franche, ou si c'était de l'humour...

Tandis que moi, je me relève, ayant écouté toute la discussion, car étant resté à l'autre porte entretemps ; pour suivre Dark Tifa.









La seigneure des ténèbres est assise sur son trône, et consulte un holo-document, quand elle aperçoit à travers ce dernier, une silhouette qui est entrée dans la salle sombre. Elle éteind son appareil, et sans bouger son regard, fixe l'individu.



Un homme étrange, vêtu d'une cape ténébreuse, s'approche de la seigneur Sith. Ses bras en arrière, tenant deux lames, évoquent des ailes à cette créature de la nuit. L'arme de droite émet une lueur caractéristique de la corruption : un rouge ardent, symbole d'une puissance qu'aucun autre sabre ne pourrait égaler. Son autre main tient une vibro-lame trouée, lui permettant de se battre avec deux armes de poids identique.

La démarche lente, mais puissante, il s'approche des marches qui mènent au trône de Dark Tifa. Une fois devant la première, le trait de lumière s'éteint, et le petit homme range symétriquement, et avec une grâce sans pareil, ses outils de guerre à sa ceinture.

Il relève sa capuche et s'adresse à la belle femme, d'une voix sereine : " Quels que soit les milieux, il y a toujours des génies, des conformistes, des héros, des gens de confiance, des corrompus, une foule qui produit la moyenne, et leurs souffre-douleurs. J'en était un, et de par leur faute, il m'on fait goûter au pouvoir sans limite de ma colère. Par la peur, je me ferais respecter, et telle une ombre, je serais insaisissable. "

Le Sith pose alors un genou à terre, relève la tête, fixant de ses yeux verrons la seigneur Sith. " Laissez-moi être votre apprenti, et je ferai en sorte que jamais , vous ne le regretterez. "



Légèrement surprise, Tifa ajoute : " Et bien jeune homme, c'est pas tous les jours qu'on me demande ça... qui es-tu ?
- Votre joujou, comme vous l'avez si bien nommé...
- Oh... je vois, on écoute aux portes. Ne jamais faire confiance aux autres, tu dois connaître. Mais sache que ce n'est pas aussi évident : parfois il faut le faire. Mais ton histoire semble prouver ta possible sincérité. Tu as compris ce qu'était la vraie puissance du côté obscur. Tu seras mon apprenti. Seuls ceux qui ont souffert peuvent faire souffrir leur ennemis véritablement. "

Elle descend de son trône, l'embrasse au front et lui dit :

" Maintenant tu pourras comprendre ce qu'est le côté obscur...

Maintenant tu pourras déchainer ta haine !



- Vous avez une mission, me semble-t-il.
- Oui, je dois tuer un Jedi sur Dromund Kaas. Un chevalier des ombres, qui rôdent autour des hautes sphères de l'Empire.
- Vous avez un vaisseau ?
- Oui.
- Moi pas. Je vous fais de l'auto-stop ? " Dark Tifa esquisse un sourire, et puis me mène jusqu'au hangar où nous partons pour notre première victime.







Alors que la jeune maître et moi-même avançons en direction du hangar, un silhouette reconnaissable s'offrent à nous : Lana nous attends sur le parvis de la porte automatique. " Tiens ! Qu'est-ce que tu fais là, Lana ?
- J'attends des explications ! nous crie-t-elle.
- À quel sujet ? dis-je calmement.
- DE TOI !
- Oh ?
- Lana, c'est quoi le problème ? l'interroge Tifa.
- Pourquoi lui, il part en mission avec TOI ???!!!
- Parce que tu m'y as envoyé, lui renvoies-je. Tu voulais que ça soit un autre ? Tu n'voulais pas ma mort ?
- Oh si, j'n'attends que ça ! " La jeune excitée dégaine son sabre à une allure impressionnante, m'empêchant d'exploser son sabre comme l'autre bouffon. Elle donne un coup, qui se retrouve dans le vide, car j'ai fait un sacré bond en arrière pour éviter son coup, je dégaine mes deux armes quand elle se jette sur moi grâce à la Force. Je pare son assaut en la faisant basculer au-dessus de moi. Prise d'une rage sans limite, elle se retourne et me fusille du regard. Elle se retourne et attends que j'attaque. Sauf que je n'attaque pas. Je reste planté, prêt à me défendre. " Pourquoi tu n'attaques pas ?! Tu l'as bien fait, tout-à-l'heure ! C'est parce que je suis une fille, c'est ça ?
- Non. Parce que tu es seigneure Sith. Défoncer des pequenots à la pelle, j'ai rien contre. Mais des seigneurs, non.
- T'as fini ton hypocrite ?! Arrête de me prendre de haut ! J'te crois pas une seule seconde !
- Outre le fait que je risque plus de me faire défracter, je n'ai aucune raison à te tuer toi, ou plutôt, j'en ai plus pour te maintenir en vie.
- FOUTAGE DE GUEULE !!!" Elle me fonce dessus tout en hurlant. Je pare son assaut, et elle continue avec ses coups. Elle tourne autour de moi, qui essaye de ne pas me déplacer, et finalement, elle se retrouve à un sabre contre un sabre. Puis, nous sentons la même chose par la Force : un autre danger. Mais merde, il y en a un en face que je ne peux pas me permettre d'ignorer, pensons-nous. Sentant l'éclair de Force fondre sur nous, je pare avec mon arme de gauche. Dark Lana et moi tournons la tête pour assister à la parade quand... Hé ?!! C'est la vibro-lame ! ÇA PARE PAS LES ÉCLAIRS !!!



Et vlan, les deux challengeurs se retrouvent au sol.





Tifa s'approche de nous et commente : " Z'avez pas fini, vous deux ?
- C'est lui qui a commencé ! " s'écrie Lana. De mon côté, je me contente de soupirer. " Pourquoi tu ne la dénonces pas ? En plus, tu aurais raison !
- Pas besoin. Et puis, elle s'enfonce très bien toute seule.

- Quoi ??!! " Et alors que Dark Lana s'apprête à prendre son arme pour m'asséner un coup, Dark Tifa la met au courant, au sens propre. " Suffit ! Y'en a marre. Lana, c'est quoi ton problème ? T'es jalouse ?
- Oui ! Je voulais partir avec vous ! Et puis, vous prenez cette sous-merde avec vous, comme si je ne le méritais pas !
- Mais dis-moi... sous-merde tel qu'il est… Il te tient tête, non ? " ajoute Tifa. Lana prend alors le tend d'accuser la réponse, puis se tourne vers l'autre fille : " Mais... Il n'est même pas Dark !
- Et alors ? Montez en grade peu se faire très vite, même pour lui, si besoin. T'en es la preuve, je te rappelle !
- Je ne me sens pas d'acquérir le titre de Dark, ni même de seigneur, sur-le-champ... ça serait trop, leur dis-je.
- C'est quoi cette humilité ?! Maître ! Mais regardez ! Il pue le Jedi ! " Tifa semble alors surprise par ses dires. " Le Jedi ? Il pue, le Jedi ?
- Mais oui, avec ces réflexions à la con, sa nonchalance, et ce regard arrogant ! C'est un Jedi ! Il n'est pas fait pour le côté obscur, il mérite la mort !
- Je vois difficilement comment j'aurais pu être Jedi, n'ayant vécu que sur Korriban et Dromund Kaas, lui avoue-je.
- Qu'est-ce qui t'empêche d'être sur Korriban alors qu'il y avait encore de la république, hein ?
- Arrête, Lana, stop. Tu veux venir ? On doit buter un Jedi, sur Dromund, justement.
- Je... je peux ? C'est vrai ?
- Tu as montré assez de volonté pour m'impressionner, comme toujours... donc, oui. Mais attention, je vous prends tous les deux.
- D'accord, maître Tifa, dis-je.
- C.. Compris, Dark Tifa " ajoute Dark Lana. Tifa me tend la main pour le relever, puis se détourne et avance vers le vaisseau. À mon tour, je tend le bras vers Lana, qui me fusille du regard. Elle tourne la tête, et tente de se lever seule. Mais les éclairs l'ont plus amochée que moi, et elle retombe au sol. Ma main reste à sa hauteur, et finalement, elle me regarde d'un air gênée, avant de prendre ma main. je la lève calmement, et nous nous dirigeons vers le vaisseau de Dark Tifa.





" Bon, les filles, on est partis pour trois jours d'hyperespace. " nous annonce maître Tifa. " Il doit y avoir assez de chambres dans le Fureur pour que vous puissiez vous supportez.
- Oui, lui dis-je.
- L'espace entier ne serait pas assez grand pour nous deux, répond Lana.
- Ahem " termine Tifa. C'est alors que je me dirige vers l'infirmerie, pour guérir les plaies des éclairs de Tifa. Une fois devant la porte, j'entends la voix de Lana derrière moi : " Fais pas un pas de plus !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je passe par l'infirmerie en première.
- Si tu veux, les femmes d'abord, comme on dit.
- Ah non ! Tu n'vas pas recommencer avec ton air supérieur !
- Bon, et bien dis-toi que tu le mérites car tu es plus blessée que moi.
- Ouais, d'accord... Hein ? Mais non !
- Quoi ?
- Y'en a marre ! Pourquoi t'es comme ça ! Tu crois que je ne le vois pas, qu't'es un Jedi camouflé ?!
- Je ne suis pas un Jedi...
- M'en fou ! Tu pues l'Jedi ! Et moi, j'suis une Sith. Donc, tu dégages, et t'as pas intérêt à mater !
- Ça n'risque pas. " En disant cela, je me retourne pour partir. Outrée, Lana ajoute : " Genre, tu m'trouves pas belle ?!!!
- Parce que tu crois peut-être qu'en me criant dessus ça va changer grand-chose ?
- Ben euh...
- Être Sith ne veut pas dire se comporter comme un salaud avec tout le monde, juste avec les mauvais, et donc des Jedi, mais pas que. " Sur ces paroles, Lana se retrouve sans pouvoir rien dire... histoire de ne pas passer pour une idiote, elle reprend le sujet précédent, sur un ton plus enjoué : " Si tu n'me mates pas, j'vais mal le prendre ! " Et elle ferme la porte de l'infirmerie.



J'en connais une qui va très mal le prendre. Je tourne mon regard, et m'aperçois que nous étions surveillés par une sorcière invisible. " Oh, suis-je à découvert ? Tant pis.
- Vous espionner vos propres padawans, maintenant.
- Elle me fait marrer, quand elle est comme ça ! J'payerais des millions pour voir ça tout l'temps ! ... bon, p'être pas autant, j'les ai pas -sauf si je pioche dans le compte de l'académie- mais bon.
- Comme vous êtes capables de vous mettre invisible, ça risque de vous amuser pendant trois jours.
- Oh oui ! Si tu n'veux pas lui faire de la peine, reste juste devant la porte, histoire qu'en sortant, elle croit que tu la matais.
- Mais j'ai pas envie de... !
- C'est un ordre, ajoute Tifa avec humour.
- Merde... " Sur ce, je décide de m'asseoir, dos au mur de l'infirmerie...





Au bout d'une demi-heure, Lana sort de la salle, et m'aperçoit. " Tiens ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Devine.
- Oho... finalement je t'intéresse plus que prévu...
- Imagine ce que tu veux, lui dis-je en me levant pour partir.
- Hé ! Reviens euh... Attends !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Je ne sais même pas ton nom, en fait !
- Phobias. Phobias Orrodia.
- Orrodia ???!!! La grande famille qui préside dans quatre des plus grandes sociétés ayant lien avec l'Empire ? Tu... viens de là ?
- Oui.
- Mais c'est... comment ça se fait que...
- Je peux ? la coupe-je en lui désignant l'entrée de l'infirmerie.
- Ah ? Euh... oui, bien sûr. Mais t'es sûr que je ne te plais pas ? " C'est alors que j'ai eu le malheur de me retourner. Lana prend une pose super aguicheuse, à laquelle peu de personne résisterait. Rooooh, putain ! J'ai pas envie de me battre encore, pas contre elle. Bon, comment lui montrer... J'entends presque les pensées de Maître Tifa qui me disent "mate-la un peu, si tu veux la paix." Mais merde, j'ai pas envie ! Je descends le regard... merde, elle a décolleté, inclus dans l'armure. Je rentre vite fait et ferme la porte automatique. Pfiou ! J'entends alors ses pas s'éloigner.



Bon, ça c'est évité. " Bah alors ? T'aurais pu faire mieux, jeune apprenti !
- Vous êtes là ? lui fais-je remarquer. Je pourrais me soigner de vos attaques électriques, ou alors toutes les filles du vaisseau vont me sauter dessus ?
- Mais non... n'empêche que je la connais bien, mon apprentie, concède Tifa en sortant de son invisibilité. C'est une Sith, une vraie. Et elle aime dominer sur tous les plans, un peu comme moi... Mais pas comme toi, apparemment...
- Apprentie ? Mais elle est Dark, non ?
- Oui, elle cumule ! Mais elle reste mon apprentie, malgré ça. Je t'expliquerais peut-être ça plus tard.
- M'en tape. Ce qui fait... qu'on est deux apprentis, là ?
- Ça ne l'empêche pas d'être forte, fait gaffe !
- J'ai pas envie de vous tuer, ni vous, ni votre padawan.
- Beuh ? Tu ne veux pas plus de pouvoir ? m'interroge Tifa, surprise.
- Lisez le rapport de l'académie. " Alors que ma maître s'apprête à sortir, elle se rend compte d'un petit détail qui pourrait faire la différence : " Ça n'fait pas deux fois que tu as dit padawan à la place d'apprenti ? Comment ça se fait ?
- Un apprenti, ça peut être pour n'importe quoi. Un padawan, c'est dans la Force. Personnellement, je trouve ça plus respectueux.
- Tu pues le Jedi, en effet... me confie Tifa, d'un œil méfiant.
- Vous étiez là quand je l'ai dit à Dark Lana : un Sith n'est pas un pur salaud. Il faut l'être, mais si on le fait tout le temps, il n'y aurait plus de hiérarchie, non ? Si tout l'Empire n'en faisait qu'à sa tête, il n'y en aura pas, ou alors, il n'y aurait qu'un seul individu. Je crains que la République le tuerait dans ce cas-là... " Pendant que je convaincs Tifa, nous marchons vers la porte de la salle, pour finalement terminer sur le parvis. Tifa ajoute alors : " C'est pas faux... Et à propos, tu sais, je n'ai que deux ans de plus que Lana. Je ne te plaîra pas, moi ? " Cette fois-ci, je me contente d'appuyer sur le bouton pour fermer la porte automatique, et la verouiller. 'MARRE !

Après avoir éliminé le poison qu'avait laissé Lana dans la réserve, je me positionne enfin dans la cuve de kolto pour récupérer.

Je soupire... pas facile, la vie avec deux fichues aguicheuses pareilles... J'ai intérêt à montrer mes preuves si je veux être peinard.





J'ai passé le reste de la journée à méditer, et écouter les paroles dans le vaisseau. Maître Tifa semblait bien surprise de mon passé lorsqu'elle a consulté les holo-journaux de l'académie quant à mon sujet, tandis que Lana s'entraînait la plupart du temps. Ayant finalement attendu que Lana et Tifa s'endorme -ce qui fut particulièrement long pour cette dernière- je décide enfin de dormir.



Ayant le sommeil léger, je ressens alors une présence, au bout d'un moment. Quelqu'un a ouvert la porte de ma chambre. " Euh... c'est juste moi, préviens Lana. Je ne te dérange pas ? " Nan mais genre ! Je dors, mais non, tu n'me déranges pas... Mais je me tais. Soudain, je sens un gros poids sur moi. J'ouvre les yeux instinctivement, et constate le fait : Lana s'est assise sur moi, en posistion et tenue très... bref, pleines de sous-entendus. " Mais qu'est-ce qu'il y a ?
- J'ai bien vu comment tu as réagis, alors... je pense que tu mérites quelque chose, non ? me répond-elle d'un ton aguicheur.
- Tu... peux m'expliquer ?
- Genre... tu sais, j'n'ai que seize ans, alors toi, tu dois être pareil, non ? " dis-t-elle en commençant à se pencher vers moi. La situation pourrait être très... chaude, si cela continuait. " Range cette arme, Lana.
- Quoi ? me répond-t-elle calmement. Tu n'es pas obligé de donner des noms pareils à...
- Ton sabre laser. Je le sens. Range-le et sors de ma chambre. " Ayant probablement compris que j'ai compris, Lana prend une mine sévère. " T'es en position de faiblesse, de toute façon. Je vais te tuer, et tu ne peux rien faire. Un duel de Force ne mènerait à rien probablement, mais là, j'ai un avantage de taille, mon sabre est bien mieux placé que le tiens, car il est dans mon dos.
- Lana. Ce que tu sens entre tes jambes N'EST PAS ce que tu crois. J'ai qu'à appuyer par la Force sur le bouton, et tu finis en brochette. " Lana inspire un grand coup, totalement surprise. " Merde. " avoue-t-elle, d'une voix appeurée. " On va passer un accord. Tu n'as pas envie de te faire embrocher, et moi je tiens à ma peau. Je te laisse le choix, tu aggrippes ton sabre, et t'es en deux, ou alors tu te lèves calmement, et tu retournes te coucher.
- Je... vais me coucher... " Lana se lève alors calmement, descend du lit, et marche d'un pas dépité vers la porte. Je me lève ensuite, et la suis. Utilisant la Force pour prendre mon sabre à la main, Lana entend le son et se retourne : " Mais... il était vraiment là ton sabre ?
- Ça, tu ne le sauras jamais !" lui dis-je d'un ton machiavélique, avant de claquer la porte automatique.



Verrouillée, je médite pour écouter les paroles de Lana. Je sens sa colère bouillir de l'autre côté, mais je sens autre chose aussi : " Phobias, tu vas voir ! Fini l'attaque, maintenant. Je vais rester bien sage, et contempler ta chute... et le moment venu, je t'achèverai ! "





Les jours suivants furent plutôt calmes : alors que Lana m'évitait la plupart du temps -pour mon plus grand bonheur- Tifa parcourait le vaisseau en long et en travers. Une fois, Lana est venue me voir pour me défier au sabre. On a commencé par des lames d'entraînement, mais cela donnait un air "scolaire" à l'affaire. Nous sommes passés à un sabre laser chacun, et finalement, cela c'est soldé par une victoire de Lana. Elle aurait bien tenté de m'achever, mais au moment où elle allait le faire, elle s'est prise un sale coup de pied dans les parties sensibles pour une femme. Le combat s'est d'ailleurs fini sur ça. Ah non, j'ai oublié le sermon de Tifa, qui a bien remarqué que je ne me donnais pas à fond. " Si les Sith se tuent entre eux, la République l'emportera factoche. " telle fut la seule réponse que je pu lui donner, mais elle suffit à me permettre de quitter la salle tranquille.



Me voici à présent dans le cockpit du Fureur, en train de guider le vaisseau vers Dromund Kaas, en train de suivre un vaisseau qui semble s'y diriger également...




Dernière édition par Kiràly le Mer 4 Juil - 13:56, édité 2 fois

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La Traque des 10 : chapitre 1 -> Le Respect à gagner

Message  Kiràly le Mar 20 Déc - 11:31

Alors que je contemple l'allure du Fureur, en train de suivre un second vaisseau, j'entends Maître Tifa qui s'approche derrière : " Tu t'es mis au pilotage, Phobias ?
- Pas spécialement. La vitesse subliminique est finie, on voit Dromund Kaas d'ici. On y sera d'ici vingts minutes.
- Dis-moi, il me semblait que tu te battais, au corps à corps, pas que tu faisais joujou avec la Force.
- Pourquoi me dites-vous cela ?
- Tu t'es contenté de méditer durant le voyage, pas d'entraînement physique. Or, le combat à deux armes n'est pas chose aisée !
- Je ne pourrais m'exercer que lorsque que j'aurais un deuxième sabre laser.
- T'avais qu'à le voler à celui que tu as tué en classe ! me clame Lana qui arrive par derrière.
- Ce n'était pas le sien : il l'a volé à une fille de la classe, lui fais-je remarquer.
- Et tu lui as rendu ! ajoute Lana.
- Nan ??!!! T'as fait ça ? Oh ! J'en ai raté une belle, j'aurais bien aimée être là pour voir sa tête ! nous concède notre maître.
- Je veux prendre un bon sabre. J'en veux un taillé par un Jedi.
- Hein ? Pourquoi, Phobias ?
- Lana a raison, pourquoi une telle idée ?
- Pour deux choses : un, cela prouvera que j'en ai tué un, permettant de fixer le respect à ceux qui sont au courant. Et de deux, si j'allume un sabre de Jedi au milieu de Coruscant, qui me poursuivra ? Personne. C'est l'outil ultime de camouflage.
- Pas bête, avoue Lana.
- Complètement idiot, me rabaisse Tifa. Un vrai Jedi reconnaîtra de suite que tu es un Sith ! Pas besoin d'attendre de voir la couleur du sabre ! " Mais pendant que Tifa déblatère sur les capacités des Jedi, Lana remarque quelque chose à travers la vitre : " Hé ! Regardez dehors !
- Hum ? Le vaisseau ? Bah, vu qu'on va à Dromund Kaas, et que celui-là avait l'air d'y aller, j'ai décidé de le suivre.
- Bravo Phobias. Tu sais ce que c'est comme vaisseau ? me demande Tifa.
- Un transporteur ?
- DE LA RÉPUBLIQUE !!! me hurle Lana.
- Quoi ? Merde !
- On va le flinguer ! ordonne Lana en mettant sa main sur le bouton de tir.
- Non Lana. On va faire mieux, nous avoue Tifa, avec un sourire machiavélique. On va le suivre pour savoir où il allait. Une fois au sol, on verra où ira son chargement, et on fouillera au passage le vaisseau.

- Ça me paraît une bonne idée, maître, ajoute Lana.
- Mais comment vous faites pour le voir, ça, les filles ?
- Là, sur le bord, il a l'insigne républicain, certes, effacé comme si c'était un vieux cargo, mais il y est, m'explique ma maître.
- Mais... si c'était vraiment un vaisseau volé ? Donc aux mains de l'Empire, à présent ? leur demande-je.
- Euh... Bah tu sais quoi ? On fait comme, et puis, si y'a un Jedi qui se balade dans Dromund Kaas, et bien ça sera de ta faute, annonce Lana.
- Quoi ? Mais non !
- Calme-toi Phobias, me rassure Tifa. On le prend en chasse, et on voit sur place. " Et c'est alors que nous nous détachons du convoi pour suivre le vaisseau cargo douteux. Un troisième vaisseau s'écarte lui aussi de la voie, et ce mini convoi s'approche du port militaire de la base de Dromund.





Finalement, le troisième vaisseau s'écarte pour aller vers le département politique, et notre vaisseau reste à bonne distance du gros, qui se pose sur la plate-forme de la caserne centrale. Les soupçons commencent à se révéler être justes. Notre Fureur se pose sur la plate-forme pour petit vaisseau, dans un bâtiment à côté. Nous descendons en vitesse, équipés, et prenons positions à l'entrée de la plate-forme. Les miliciens nous ont signalé que personne n'en était encore sorti. Nous prenons place de part et d'autre de l'entrée, et le temps passe.



" Mais qu'est-ce qu'ils foutent ? demande Lana.
- Ils préparent le déchargement. Ça peut prendre du temps. Ou alors ils se foutent de nous, et ce sont des républicains, nous explique Tifa.
- Peut-on tenter d'aller voir ? Si ce sont des Sith, et bien, on repart, et sinon, on les poutre, leur propose-je.
- Moui... mais attendons un peu, ordonne Tifa. Autant de temps perdu, c'est pas logique... "





Au bout d'une quinzaine de minutes, nous sommes tous les trois à bout. Telle une seule personne, nous nous relevons, et avançons d'un pas déterminé vers le vaisseau. C'est alors que Tifa aperçoit la passerelle : " C'est fermée ??
- Beuh ? C'est quoi ce traquenard ? demande Lana.
- J'suis l'premier surpris...
- Bon, on va employer les grands moyens ! " déclare Tifa. Elle tend les bras vers le vaisseau, et des éclairs jaillissent de ses doigts. Elle fouille via la foudre les recoins électroniques, jusqu'à parvenir à ouvrir le sas de force -ou de Force, devrais-je dire- qui s'abat devant nous. Un soldat de l'Empire sort la tête d'un côté, et nous regarde : " C'est vous qui avez fait ça ?
- Oui, pourquoi ? répond notre maître, tandis que nous avançons tous les trois sur la passerelle.
- Bah, j'vais prévenir les techniciens que c'est ouvert ! Ça fait une demi-heure qu'on est bloqués là à cause de cette fichue passerelle !
- Vous vous foutez de moi ??!!! s'écrie Dark Tifa. Vous n'êtes pas capables d'ouvrir un sas ? Comment ça se fait que l'Empire se retrouve avec des incapables pareils ?!
- Mais ce n'est pas notre vaisseau ! Nous l'avons volé à la République, et il se révèle un peu plus compliqué que prévu... Et comme nous n'avons pas de chalumeau à bord, impossible de défoncer la porte que nous avons endommagée durant le combat spatial..." Lana tourne la tête vers la droite, Tifa oscille la sienne entre la gauche et la droite, tandis que le regarde les deux filles à ma gauche. Une seule pensée vient à nous : MEEEEEEERDE !!!!



" Ça vous dérange si on inspecte légèrement le vaisseau ? demande Tifa, qui a encore un doute.
- Bien sûr que non, lui répond le soldat. Vous voulez qu'on vous guide ?
- Pas la peine. " termine Lana. Nous commençons a traverser les salles en regardant vite fait s'il y a quoi que ce soit. Mais cela semble désespéré. Le couloir central : aucun républicain. Tourelles et autres armements : non plus. Cockpit : RAS. Salle de contrôle intérieure : toujours rien. Sas spatial : devinez quoi ? Bah rien... Alors que nous étions sur le point d'inspecter la réserve d'arme et la marchandise, une explosion se fait entendre au loin. Mais très loin. Illico, nous courons pour atteindre le Cockpit, qui était dans la direction du son. " Que s'est-il passé ? interroge Tifa.
- C'était quoi cette explosion ? ajoute Lana.
- Vous voilà ? Ce n'est pas nous, nous préviens le capitaine. Regardez là-bas." Nous levons le regard vers la vitre, qui donne sur des bâtiments ministériels. De la fumée s'échappe au loin. " L'explosion vient de là-bas, déclare le pilote.
- Quoi ?! Bon, les filles, on va sur place ! " nous ordonne Tifa. Nous prenons très vite un bon rythme de course pour sortir du cargo républicain volé.



Sur le trajet, Lana réalise le traquenard : " Y'avait pas un autre vaisseau, qui justement, était parti vers là-bas quand on a suivi le cargo ?
- Si. Oh merde, à tous les coups, c'était eux ! affirme Tifa. Putain, dire qu'on a suivi ce vaisseau à la place...
- On prend un taxi, ou alors on fait tout à pied ?
- Avec tous les véhicules anti-incendie qui vont arriver, inutile d'encombrer la zone, Phobias, m'informe Tifa.
- Et puis, on arrive dans cinq minutes " ajoute Lana. Et en effet, cinq minutes plus tard, nous arrivons sur les lieux. Une énorme explosion a atteint les murs des bâtiments alentours, et mis le feu aux plus fragiles. Le temps de regarder autour, Tifa s'interroge: " Étrange, tout ça. Pourquoi exploser ici ? Ils auraient pu atteindre le ministère, plutôt ?
- Qu'est-ce qu'il y a, comme bâtiment là ? demande-je.
- Le ministère de la culture " décrit Lana. Puis en se tournant, elle désigne et nomme les autres : " Là, ce sont des habitations de la haute sphère, ici, la bibliothèque, et là... les grandes archives impériales. Ou plutôt, le stock non-identifié... OH PUTAIN !!!
- Mais oui, Lana ! L'explosion a ouvert une brèche directe vers le sous-sol ! constate maître Tifa.
- Ils voudraient prendre des objets non-identifiés ? Quelle valeur ça a, si on ne sait pas ce que c'est ?
- À première vue, je serai d'accord avec toi, Phobias, mais... ce sont peut-être des objets volés, et donc les républicains cherchent à nous le reprendre, m'explique Lana.
- Je sais entre autres ce qu'il y a à l'intérieur, les filles, et donc ON VA PAS RESTER PLANTÉES LÀ ! ordonne Tifa.
- Qu'y a-t-il ? lui demande-je en la suivant.
- Secret défense." Sur cette parole, Lana et moi sommes convaincus, et nous dirigeons de plus belle à l'intérieur.





Les quelques décombres laissent un passage direct au sous-sol, et une grande salle s'offre à nous. " Ils peuvent être partis dans n'importe quelle direction... qu'est-ce qu'on fait, maître Tifa ?
- Tu sais, parfois, 'faut pas se poser de question : on fonce tous dans le tas !
- Euh, j'propose de se séparer pour améliorer la recherche ! " déclare Lana. Tifa hausse les épaules, et part vers la droite. Voyant Lana courir tout droit, je décide de prendre par la gauche.

Les rayons d'une bibliothèque farfelue sont un véritable labyrinthe, qui plus est quand les seuls écrits sont des étiquettes incompréhensibles qui pendent à certains objets -'tin, ils auraient pu mettre de l'Aurabesh, au moins !- ce qui ne m'aide absolument pas pour me repérer.

J'arrive enfin à une porte. Je l'emprunte et j'arrive dans un vaste escalier montant et descendant. Entendant quelques cliquetis vers le bas, je me dirige vers eux. Super, trois issues. Bon, plutôt que de faire au hasard, et de me faire avoir comme à chaque fois, je vais suivre les instincts de Tifa : à droite.



Une autre salle obscure. Toujours des rayons et des rayons d'objets pouraves, et quasiment pas de lumière. Génial : l'entretiens à Dromund Kaas mérite bien sa réputation. Alors qu'une seule source de lumière éclaire à peine l'immense pièce, j'avance en regardant tout autour. Des passerelles métalliques jonchent le plafond, et leurs barreaux de fers invoquent des ombres mouvantes sur le sol si peu éclairé. J'avance dans la pénombre, quand quelques pas discret se font entendre. Je m'arrête et cherche aux alentours ce qui a pu faire ce bruit. " Plus un geste ! " Me crie-t-on dans mon dos, alors qu'un sabre rouge s'allume devant mes yeux, en oblique. Cerné, je suis, la lame presque sur le cou. " LANA ?!!!
- Grr... tu m'as vite reconnue.
- Bah, en même temps, des adeptes de la Force avec un sabre rouge qui veulent ma peau, je n'en connais pas trente-six.
- Quoi ? T'as fait cette réflexion avant de trouver ?!
- Non, à ta voix, je t'ai reconnue. Donc, discrétion raté, si c'est ce que tu cherchais...
- Non, ce que je cherchais, c'est ta mort, maudit Jedi ! "


Avec sa lame sur mon cou, difficile de dégainer pour parer, alors je tente un truc, en espérant qu'elle aura le réflexe de survivre avant celui de me tuer. Je me lance en arrière, à la renverse, de tout mon poids, sur elle. La puissance de ma chute volontaire la fait tomber également, et le mieux, c'est que Lana a lâché son sabre dans le feu de l'action ! Sa tête frappe contre le sol, avec un bruit désagréable, puis je l'écrase de ma propre masse. Nous nous retrouvons sur le dos, moi sur elle. Je me lève d'un bon et lui vole son sabre au sol par la Force. Je me retourne et regarde mon assaillante : au sol, elle a baissé la tête pour me fixer avec un regard haineux. " Qu'est-ce t'attends pour m'achever ?
- D'avoir arrêté les républicains, peut-être ? Je te rappelle qu'on a une...
- Tant pis pour toi ! " C'est alors que Lana me propulse en arrière d'une puissance insoupçonnée. Mon dos frappant une étagère remplie, je lâche le sabre de Lana avant de m'effondrer au sol. La guerrière récupère son sabre avec un autre vague de Force et se jette sur moi d'un seul bond. Mais autre chose m'écrase déjà : le rayon d'archive. Dark Lana arrive alors debout, sur le meuble tombé à l'horizontal. " Alors ? Tu fais moins le malin, hein ? T'es tellement naze que tu n'mérites même pas d'être un Sith ! " Alors que Lana me critique, j'essaye de me relever, mais impossible : c'est trop lourd. Un bruit au loin se fait entendre, et j'entends Lana lâcher un petit cri de surprise avant de partir sur le champ. Je décide de ne pas bouger, et d'écouter ce qui se passe. Des pas. Plusieurs individus qui semblent chercher quelque chose. Finalement, ça s'éloigne...



J'attends bien dix minutes avant de propulser par la Force l'immense étagère, de sorte qu'elle se brise sur le plafond. Elle heurte une passerelle et en touchant les câbles, fait s'éteindre la lumière.

L'éclairage de secours s'enclenche, mais grésille. Des petites lueurs rouges clignotent, donnant un aspect parfaitement lugubre à l'endroit. Un mouvement trahi la présence de celle qui veut ma mort : " Lana tu es là ! Je sais que tu es encore dans la salle ! " Mais elle ne répond pas. J'entends par contre des mouvements de toute part. Elle s'élance de passerelle en passerelle, et la salle est si grande que cela résonne de partout. Impossible de la localiser convenablement. " Très bien, puisque que tu veux passer aux choses sérieuses... je vais te faire regretter de vouloir la mort d'un allié ! " J'allume alors mon sabre, et me mets en posture défensive.

Le rythme des sauts s'accélère. Lana s'impatiente, elle cherche probablement une faille dans ma défense. Je me tourne fréquemment pour éviter une attaque sournoise, quand j'entends un câble métallique céder. La passerelle descend en arc de cercle, prête à me choper au passage. Pff... pitoyable, je peux aisément me retourner et la couper avant d'être touché... MERDE C'ÉTAIT SON BUT !!!!

Je me retourne d'un coup et voie Dark Lana fondre sur moi à une vitesse affolante. Je n'aurais pas le temps de parer les deux attaques, alors j'utilise une autre solution : d'un immense bond, je m'élance au plafond, et contemple le crash de Lana sur la passerelle, toutes les deux lancées à pleine vitesse. Attaché à un câble, je lance mon sabre pour éteindre la lumière qui trahi ma présence, et éteins mon arme. Lana se relève et gronde de colère, mêlée à de la douleur : " Je t'aurais, Phobias... je t'aurais !
- Si c'est la haine que tu cherches, saches que tu pleureras quand tu l'auras trouvée en moi !
- Ne me fais pas rire ! Tu ne fais pas le poids contre moi !
- En effet, je n'ai pas une paire de protubérances qui m'encombre : ça fait du poids en moins. " Sur cette réflexion, Lana me lance un regard des plus haineux, bien qu'elle ne sache pas exactement où fixer. Puis, elle s'élance dans l'ombre. " Lana, tu te crois plus obscure que moi ? Je suis curieux de voir ce que tu feras, dans les ténèbres les plus totales ! " En disant cela, je pointe ma main vers une des lueurs clignotantes, et provoque un court-circuit. Étant branchées en séries, cet acte plonge la salle dans le noir absolu.





Je saute de la passerelle pour atterrir sur un des rayons d'archives. Je marche en essayant d'être aussi silencieux que possible. Pour semer la confusion, j'allume et lance mon sabre sur les câbles des passerelles. Sauf que je le fais tournoyer pour toutes les faire chuter, et je le laisse tomber sur le sol, à cinq mètres de moi. Je perçois des pas qui se dirige dans cette direction, et éteind de loin mon outil de découpe universelle, avant de le faire virvolter jusqu'à ma main. Les pas s'arrêtent. Hé ? Si je passais pour plus idiot que je ne le suis ? Par la Force, je manipule mon O.D.U. et le fais descendre à hauteur d'homme, en partant du sol -et non plus du rayon, là où je suis- et enclenche le bouton. La lumière me permet de le guider, et je le poste à un croisement, légèrement en retrait. Les pas de Lana s'avancent, discrètement, mais pas imperceptibles. En même temps, elle est la seule faire du bruit dans la pièce... Réfléchissons... Comment la frapper sans sabre laser ? Elle a son armure qui la recouvre intégralement, sauf la tête. Ah ? La tête. Vais-je devoir la frapper ici ? À moins que...

Lana arrive enfin à l'intersection, et frappe au niveau du coeur... mais de là où je serais si j'étais descendu ! Je ne lui laisse pas le temps de réagir, je lui saute dessus, pieds en avant, et lui tombe sur le seul endroit que son armure de défend pas : son décolleté ! De tout me poids, je l'éclate au sol, se tête se fracassant contre le métal, et ses mains lâchant se qu'elle tenait. Ça t'apprendra à être aguicheuse !!! À force de mettre des décolletés même en armure, ça te fait un point faible ! Je fais léviter les deux sabres rouges pour qu'ils viennent dans mes mains, et me déplace lentement au dessus d'elle. Je l'entends gémir, ainsi que son sang couler. Debout au dessus d'elle, je positionne les deux O.D.U.s en ciseaux, autour de son cou, prêt à la décapiter. La porte automatique juste devant moi s'ouvre, et trace un rectangle de lumière au sol, désignant la scène tel un assassinat en action, mais une ombre dans une cape cache le centre. Nous regardons tous les deux la porte. Un homme en habits bruns se tient en face de moi, et une parole s'en échappe : " Maître Léana ? "



L'homme se rend compte alors de ma position de force, et en un instant tend le bras avec vigueur dans ma direction, pour me projeter une vague de Force. Celle-ci m'envoie jusqu'à l'autre bout de la salle : c'est-à-dire au moins deux cent mètres plus loin !! Je me prends plusieurs rayons d'archives, et je fini éclaté au mur. Je tombe au sol, et tente tant bien que mal de rester conscient. Grâce à la Force, j'écoute les paroles des deux restés à l'autre bout de la pièce.

L'homme s'est rapproché de Lana, et commence à s'occuper d'elle : " Léana, vous allez tenir ? Je vais chercher maître Tridifat pour vous soigner.
- Qui ça ? répond-elle, surprise de voir un Jedi l'aider, mais sous le choc en même temps.
- Ce Sith a dû vous frappez puissamment au crâne, j'ai l'impression... Mais ne vous inquiétez pas : je lui ai réglé son compte à cette petite merde. " Lana se redresse alors -car elle n'est pas aussi blessée que le Jedi le croit- et réfléchi un instant. J'ai comme l'impression que Lana va jouer la poufiasse avec tout le monde. " Ça devrait aller, j'irai le voir plus tard... Je n'ai plus mon sabre. Vu votre puissance sans, serait-il possible que je vous l'emprunte, le temps que je le récupère sur le sale Sith qui me l'a volé ?
- Ce n'est pas par la Force que je suis le meilleur, loin de là, lui répond le Jedi. Mais tenez, si vous voulez. " Et il lui tend un sabre double. Lana le regarde, déconfie, puis s'en équipe. " Ça vous dérange si on vérifie la mort de ce Sith ?

- Bizarrement, absolument pas. Allons jeter un œil à cette sous-merde. " Et alors que les deux marchent dans ma direction, le Jedi s'interroge : " Dites-moi, maître Léana, que faisiez-vous sur Dromund Kaas ? " C'est alors que cette dernière allume le double-sabre pour trancher le Jedi. Mais ce dernier perçoit le mouvement et l'esquive. D'un coup de poing dans la figure, il arrête net les élans de Lana. Surprise, il en profite pour récupérer son arme, et la plaquer au sol d'un croc-en-jambe avec son pied. De nouveau au sol, Lana voit la lumière verte s'abattre sur elle : " T'es aussi pourrie que lui, Sith !

- C'est de MES apprentis que tu parles ???!!!!!! "



Le Jedi s'arrête net dans son mouvement, et regarde celle qui a dit ces paroles. Mais Tifa ne lui laisse pas le temps de faire plus que ça : un énorme éclair de Force jailli de sa main, et propulse le pauvre Jedi au loin. Il rebondi deux fois avant de s'immobiliser. Il se relève vite, et dégaine son double-sabre vert. Tifa le regard d'un air supérieur insupportable, et le Jedi décide de rejoindre les ombres. Dark Tifa gronde dans toute la salle : " Si tu touches à un cheveux de mes apprentis, je te CAR-BON-NISE !!!! " Mais, visiblement, la menace fait suffisamment effet.

Amoché, je me déplace en direction des deux filles, et Tifa m'aperçoit : " Tiens ! T'as l'air en forme, toi !
- Merci de votre soutien...
- Maître Tifa, ce que vous lui avez dit... c'est vrai ? questionne Lana.
- C'est un Jedi, crétine. C'est notre ennemi. Donc, tous les prétextes sont bons pour l'étriper.
- Je pense que la question de Lana était plutôt : et si ça n'en était pas un ? " Ma réplique figea le temps. Lana se rend bien compte de ma compréhension, mais par derrière, je ne la dénonce pas. Et Tifa, incontestable sorcière Sith, se rend bien compte de l'ambiguïté de la question. Mais finalement, elle nous répond : " Vous le saurez quand le cas se présentera. " Et sur un sourire, elle nous mène vers une autre salle.

Boitant légèrement, cela se fait sentir chez les deux filles, qui s'arrêtent et me regardent : " Bah alors ?
- Alors je me suis pris un sale coup, maître Tifa ! Vous m'excuserez, mais je préfère faire un peu de bruit, et d'être en vie, que l'inverse.
- Ouais, mais t'avais qu'à mieux prendre son coup ! Si on est repérés, ça sera de ta faute ! ajoute Lana.
- Tu aurais préféré qu'il n'intervienne pas ?! lui rétorque-je.
- Ben... euh...
- Chut, les enfants : y'a du monde, plus bas. " nous ordonne Tifa. Sur ce, nous progressons plus silencieusement, et arrivons sur les passerelles métalliques d'une autre salle.

Cette dernière est sombre, et les lumières proviennent des passerelles, laissant le plafond -et nous-même- dans l'obscurité. Les meubles sont dans un bazar bien plus complet : comme si personne n'avait jamais rangé quoi que ce soit, là-dedans. Des voix s'élèvent un peu plus loin. Nous nous approchons, furtivement, et arrivons à portée d'audition. Quand nous arrivons, quelqu'un semble les rejoindre. " Vous voilà, maître Ascléyos.
- J'ai une mauvaise nouvelle, maîtres, prévient Ascléyos. Des Sith nous ont repérés. J'en ai vu trois, et ils me traquent sûrement dans le bâtiment.
- Tu n'as pas été suivi, au moins ? demande un femme.
- Non, Kala, rassure-t-il. La Force m'a permit de me soustraire à leurs regards, pour m'enfuir.
- Revenons sur le sujet, ordonne calmement un grand individu. La masse d'information est trop importante, nous ne pouvons la stocker dans un seul holocron.
- C'est pourquoi nous avons décider de la diviser en plusieurs partie, ajoute un autre homme.
- Exact, reprend l'armoire à glace. Comme l'a dit Trifidat, nous comptions séparer les données. De plus, elles seront cryptées. Enfin, pour éviter les poursuites, et il y en aura, nous nous diviserons le fardeau : nous sommes dix, et chacun aura un holocron.
- Le but n'est-il pas de remettre cela au conseil le plus rapidement possible ? interroge Ascléyos.
- Absolument pas, conteste le grand homme. Cela nous mènerait à la perte des données : les agents de l'Empire sont partout, et le temps d'y arriver, ils seraient déjà là, prêts à nous voler ces données.
- La question était de savoir, qu'allons-nous faire, alors ? demande une autre femme, twi'lek visiblement.
- En tant que maître du secret, je pense que nous cacher cela sera la meilleure idée, non ? propose Ascléyos.
- Mais nous devons analyser ces données sur Coruscant ! insiste un mirialan. Ces données sont peut-être d'une importance capitale !
- Vous préférez vous faire trouer par un tireur d'élite dès qu'on aura fait un pas en dehors du vaisseau ? " rétorque une autre femme. C'est alors que la discussion s'enflamme, sur ce qu'il faut faire. Nous en profitons pour nous avancer et écouter ça de plus près. Au bout de cinq minutes, les tensions tombent, car il n'y a aucune issue. Un Jedi brise le silence qui s'était placé : " Seule la voix de la sagesse peut nous sortir d'ici. " C'est alors qu'un individu immense, tellement haut qu'il toucherait presque les passerelles métalliques, se place au centre des Jedi, et ouvre enfin la bouche, lui qui s'était tu : " Nous devons appliquer le plan prévu. Minimisant ainsi les risques de poursuite par la politique, nous devons ensuite éviter ceux qui se moquent de la politique. Une fois partis de Dromund Kaas, nous irons chacun dans un système différent, pour ralentir nous éventuels poursuivants. Et pour gagner du temps, chacun d'entre nous décodera ses propres données. La Force nous guidera. " Sur ces paroles d'une puissance inimaginable, tous acquiescent, et commence à manipuler des artefacts.

Ascléyos discute alors avec sa voisine : " Maître Leana est ici.
- Oh ? Tu veux rester pour t'en occuper ?
- Il ne faut pas mettre en péril notre mission.
- Rooh, ne me fais pas croire ça ! Tu as toujours été très proche des membres de ce groupe. Tu ne penses pas un mot de ce que tu dis.
- Ascléyos, intervient le grand balèze, si tu veux tenter quelque chose, libre à toi, tant que cela ne met pas en péril la mission.
- Bien." C'est alors que je fais le lien entre ces paroles, et celles que j'ai entendues tout-à-l'heure. Les Jedi se dispersent, et nous suivons les passerelles pour sortir d'ici.



Une fois dans les couloirs, je me tourne vers Lana -qui remarque ma surprise immédiatement- et lui demande : " Ton nom, ce n'est pas par hasard Léana, avant d'être Dark Lana ?
- Je ne réponds plus à ce nom, désormais ! me rétorque-t-elle.
- Où tu veux en venir, Phobias ? me demande maître Tifa.
- Donc si c'est bien toi... Pourquoi t'as-t-il nommée maître Léana ?
- Phobias, il parle d'une autre personne, intervient Tifa. Léana n'est pas un nom unique dans la galaxie, tu sais...
- Mais il l'a appelée comme ça, toute à l'heure ! Avant que vous n'arriviez, quand il nous a vu, c'est la première chose qu'il a dite.
- Hé, oh, calme-toi, le parano, me balance Lana. C'est pas la première fois que ça m'arrive. " Et elles se tournent pour continuer à avancer. " Pas la première fois ?
- C'est bon, t'es pas mon père, Phobias, alors arrête de suite de surveiller mes faits et gestes ! proteste Lana.
- Et comment ça se fait qu'un Jedi te reconnaisse ? Et en tant que Jedi, en plus ? " Cette fois-ci, Lana s'arrête. " Tu ne t'es même pas posé la question, la dernière fois ?!
- Bah non... c'est...
- Phobias, Lana : on oublie ça, et on suit les Jedi, d'accord ? tente Tifa.
- Ça ne vous intéresse pas de savoir ? C'est comme cela vous dérangeait plus qu'autre chose !
- Parce que tu crois peut-être que je sais pourquoi il l'a appelée comme ça, Phobias ??!! me rétorque-t-elle, éprise d'une colère montante.
- Mouais... pas faux. " Sur ce silence, Tifa reprend la marche discrète vers la porte d'où sont probablement sortis les Jedi. Je la suis, et aperçois sans problème le visage empli de questions de Lana.



Nous arrivons à l'entrée en question, laissée ouverte. Tifa jette un bref coup d'œil et conclu qu'il n'y a en effet personne. Nous prenons la suite du couloir, qui nous amène très vite à un escalier. Un escalier montant, mais bien plus court que celui que j'ai emprunté pour descendre. Une fois à l'étage supérieur, nous arrivons dans un dédale de couloirs. En tentant de prendre le chemin le plus simple, nous arrivons à un ascenseur. " C'est celui que j'ai pris, nous averti Tifa. Et il est en haut. Conclusion ?
- Ils l'ont emprunté, répond Lana.
- Ils nous devancent, dis-je.
- Oui, bon, on a compris, Phobias... allez, go ! " Nous l'utilisons à notre tour, pour arriver dans d'autres rayons d'archives. Tifa ayant pris ce même chemin, elle nous guide sans problème vers la faille qui nous a permis de rentrer. " Ne faudrait-il pas avertir les autorités, à propos de l'intrusion de dix Jedi dans la capitale ?
- C'est le meilleur moyen de donner le prestige de les avoir tués à la milice, Phobias, me rétorque Tifa.
- Euh... ouais, mais ils sont dix quand même.
- Pfff... alors là, vous me faites honte, les filles ! ajoute Tifa. D'accord, vous êtes des apprentis, mais vous êtes MES apprentis ! Or, je ne prends pas des tapettes, si ?
- Euh, non. Mais une tarlouze, oui, ajoute Lana en me désignant.
- Tu sais que la tarlouze peut te tuer, t'en a eu la preuve directe, je te rappelle !
- Oh ? Phobias, t'as failli la tuer ?! Rââh... j'ai raté quelque chose, là !
- Non, maître Tifa, il...
- Je quoi, Lana ? lui fais-je remarquer.
- Tarlouze. " termine Lana, quand nous arrivons enfin aux décombres. Le temps d'escalader, et nous arrivons sur la place.





Dix Jedi, cinq hommes, et cinq femmes, prêts à embarquer dans leur vaisseau. Telle est la vision à laquelle nous nous attendions tous les trois. Sauf qu'il n'en est rien ! La place est vide. Seuls des débris de l'explosion jonchent le sol. " Et merde ! Maintenant qu'ils sont à la surface, ils ont pu partir dans n'importe qu'elle direction ! jure Tifa.
- Ils doivent forcément rejoindre un vaisseau, s'ils veulent partir d'ici.
- Quelle brillante conclusion ! ironise Lana. Non seulement rien ne les empêche d'être déjà partis, mais même si ce n'était pas le cas, s'ils ont pu rentrer, ces Jedi sont sûrement doués pour se mêler à la foule. Va les retrouver sur Dromund Kaas ! Et pour les empêcher de partir, il faudrait fouiller tous les vaisseaux en partance, alors ? Autant mettre la planète en quarantaine ! Elle est bien bonne !
- Ils sont venus dans un vaisseau -qu'on a pas suivi sur le coup, mais bon- ils reprendront sûrement le même. Encore faut-il qu'il ne soit pas trop tard." C'est alors que Tifa tourne le regard dans ma direction, et remarque ma fouille. " Qu'est-ce que tu fous, Phobias ?
- Ils n'emprunteront pas le même vaisseau.
- Bah tiens ! Et tu la sors d'où, celle-là ? ajoute Lana.
- C'est une pièce de vaisseau, leur dis-je en désignant une partie métallique arborant le symbole républicain. Or, comme les traces le prouvent, il a explosé.
- Quoi ? Mais pourquoi ils auraient fait sauter leur seul moyen de repartir ?! interroge Lana.
- Pour faire sauter le mur d'enceinte, faire passer ça pour un attentat, et pendant que tout le monde fouille le ministère, les Jedi récupèrent ce qu'ils veulent, leur avoue-je.
- Et ils ont donc un autre moyen de partir, souligne Tifa.
- Un autre vaisseau ? Il faudrait qu'il arrive sur Dromund Kaas, et d'ici là, nous avons le temps pour poutrer les Jedi ! conclu Lana.
- Sauf s'il est déjà là, ajoute Dark Tifa.
- Un autre vaisseau est-il arri..." c'est alors que Lana réalise : " Mince ! Le cargo !
- Mais on l'a fouillé, ça ne peut pas être lui !
- Non, Phobias, l'explosion qui nous attirés ici a eu lieu alors que nous allions pour fouiller...
- LA SOUTE !!! ajoute Lana en coupant son maître.
- TOUS À LA CASERNE !!!! ordonne Tifa. Et sur-le-champ, nous courons pour rattraper les Jedi avant qu'il ne soit trop tard.





À une bonne distance de là, la caserne a vu ses effectifs transformés en saucissons, ligotés par des soldats républicains camouflés. Les dix Jedi arrivent et font leur rapport au commandant de bord : " Nous partons le plus vite possible.
- Très bien, maître. J'ai cependant une mauvaise nouvelle : la porte de principale a été endommagée quand les Sith sont venus, et nous sommes encore en train de la réparer.
- La chance jamais ne nous sourira... ajoute l'immense Jedi.
- Combien de temps devons-nous attendre ? questionne le baraqué.
- Je pense qu'un maximum de cinq minutes est une bonne estimation, affirme le commandant.
- Très bien, nous patienterons, et si nous pouvons faire quelque chose en attendant, nous le ferons. " ajoute maître Kala. Quasiment tous entrent et certains aident les soldats républicains. Ascléyos s'asseoit sur la passerelle, pour contempler le paysage de Dromund Kaas.



Bien que le temps soit relativement couvert, la vue sur la ville est nette, et l'horizon paraît si éloigné... Maître Kala arrive dans son dos et lui demande : " Toi, tu as quelque chose en tête.
- Oui, Kala. Je sens... comme une présence dans la Force, ainsi qu'une volonté de se battre. Pas toi ?
- C'est peut-être ton destin. La Force sait quand il faut se séparer, Ascléyos.
- Je me demande si les trois Sith que j'ai croisés remonterons la piste jusqu'à ce vaisseau.
- TU PEUX PARLER AU PRÉSENT, CRÉTIN !!!!" Et Ascléyos se prend les pieds de Lana qui s'est jetée sur lui en criant. Je saute et atterrit juste devant la maître Jedi Kala, armes dégainées. En bas, Ascléyos se relève et dégaine son double-sabre, prêt à se battre contre Dark Lana : " Et bien, j'ai de nouvelles surprises tous les jours. Je comprends enfin le destin que la Force m'a donné.
- Mourir sous ma main, c'est pas très glorieux, en effet, ajoute Lana. Mais c'est parfait pour un Jedi ! " Et alors que le duel commence en bas, Kala me projette au sol avec une vague de Force, et me fait chuter de la passerelle. " Alerte ! Aux Sith ! " crie-t-elle. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, des soldats républicains sortent du vaisseau et nous encerclent Lana et Moi, le dernier quart du cercle étant rempli par la seule présence de maître Ascléyos. Je prends alors le temps de compter le nombre de fusils pointés vers nous : facilement cinquante. Aïe. " Euh, Lana, on est dans la merde.
- T'inquiète pas, on a un atout dans la manche, froussard !
- Présente ! répond Tifa, décontractée, en sortant de son invisibilité.
- Quoi ?! Mais pourquoi vous cassez tout dès maintenant ? On fait quoi maintenant que vous vous êtes mise avec nous ?!! " Les soldats nous tiennent en joue, prêts à faire feu. Maître Ascléyos clame alors : " Bien tenté, tous les trois. Mais il va falloir vous rendre, si vous tenez un tant soit peu à la vie...
- Quoi ? Vous aussi ? demande Tifa. Rôôôh... c'est pas croyable qu'on me sous-estime autant. " Elle lève alors les bras en direction des soldats, et balance un barrage d'éclairs qui foudroient tous les républicains, à l'exception d'Ascléyos. " Et voilà. Je pense que c'est vous, qui allez devoir vous rendre, cher Ascléyos, si j'ai bien écouté. " menace Tifa. Ce dernier voit sa voie vers le vaisseau barrée par les trois Sith que nous sommes.



C'est alors que les réacteurs du cargo s'allument. Le vaisseau prend à peine son envol, et la maître Jedi Kala crie à Ascléyos : " Viens, vite !
- La Force a voulu que je reste ici ! Tu sais pourquoi ! Partez sans moi, je m'occupe d'eux et je m'en irais par un autre moyen ! " Lana en profite pour lui bondir dessus, mais Ascléyos esquive et la laisse se rattraper dix mètres derrière. Le vaisseau s'envole alors, la passerelle se refermant sur le visage de maître Kala. Tifa foudroie le vaisseau dans l'espoir de désactiver un système et l'empêcher de voler. Mais en vain. Elle se retourne alors et lance à Ascléyos : " Et bien, mon grand, tu t'es jeté dans la gueule du loup. T'espère pas t'en sortir vivant, si ?
- Ce n'est pas comme si il y avait une menace : vous êtes bien la seule qui risque de me donner du fil à retordre. Et encore.
- Il est à moi, je vais le tuer !!! proclame Lana.
- Tu m'aurais oublié ? lui dis-je en prenant une position de combat.
- Pff, ce n'est pas un incapable tel que toi qui risquerait de m'égratigner ! " me lance-t-il. Et alors que Lana saute pour le trancher de dos, il s'entoure d'ombres et disparaît à vue. Lana passe à travers ce nuage noir, et me rentre dedans, me projetant au sol. " Aahahahahah ! Vous m'faites marrer, les Sith, vous êtes pitoyables ! se moque Ascélyos en revenant dans la lumière.
- Je vous laisse vous débrouiller, et je le finirais si besoin, les filles, ajoute Tifa qui s'assoit sur un milicien Sith ligoté.
- Je me le farci toute seule ! proclame Lana.
- Vérifions ça tout d'suite " termine Ascléyos en se positionnant enfin pour le combat au sabre. Lana saute directement sur lui, et le maître Jedi pare l'assaut sans difficulté. Alors que les deux assaillants tournoient, je profite d'un instant d'inattention pour attaquer Ascléyos. Celui-ci esquive de peu, mais se retrouve entre Lana et moi. Nous commençons alors à le frapper à un rythme effréné, mais impossible de le toucher. Son double sabre pare la moindre lame. Au bout d'un moment, nos coups commencent à faire vaciller son sabre. Confiant, je continue d'attaquer, jusqu'à ce que je remarque qu'il ne tenait son sabre qu'à une main : son autre main canalisait la Force pendant ce temps. Et alors Ascléyos décharge l'énergie accumulée, provoquant une onde qui vous propulse au sol. Le Jedi se relève et fixe Tifa : " Vous vouliez m'arrêter ? C'est votre tour, je crois.
- Oh non, ils ont encore de l'énergie à revendre, lui répond Tifa. Et puis, je n'ai pas fini moi, donc, continuez.
- Fini quoi ? lui demande Ascléyos, interloqué.
- De décrypter ça. " répond Tifa, qui tient une pyramide gravée. Ascléyos regarde alors dans son manteau, et remarque qu'il s'agit bel et bien de son holocron. " Je vais te le reprendre sur le champ !
- N'en sois pas si sûr !!! " crie Lana en bondissant sur lui, son sabre laser en avant. Celui-ci se retourne et attrape à mains nues la lame, protégées par une aura de Force. Lana étant surprise par cet exploit, il en profite pour la soulever et l'expédier par-dessus lui, de l'autre côté de la zone d'atterrissage. Étalée sur le sol, elle commence à se relever quand un morceau de bâtiment lui tombe dessus, envoyé par le maître Jedi. " LANA !!!
- Ça, c'est fait, ajoute Ascléyos. Et toi qui crie son faux nom, ne me dit pas que tu tenais à elle ?
- Foutu Jedi... vous prônez le bonheur, le Bien, et tout... mais en fait, vous êtes comme les Sith !
- Non, mon grand, c'est juste votre haine qui vous aveugle. Et quelqu'un comme toi ne rejoindra jamais le côté lumineux, vu comment sont tes préjugés.
- Comme si j'avais envie de vous ressembler !
- Oh... c'est mignon, continue Ascléyos. Un Sith qui hurle à la mort de sa petite copine qui vient de se faire écraser.
- Elle ne m'intéresse même pas !
- Ah oui, là je confirme, quand même... ajoute Tifa, qui s'est discrètement approchée de Lana.
- Et bien, tu n'es même pas capable de l'apprécier en plus ? T'es une merde jusqu'au bout ! " Je décide de ne plus répondre oralement : à mon tour, je m'élance, ma vibro-lame et mon épée laser en croix. Ascléyos pare en mettant son sabre au point de croisement de mes lames. Puis une vague de Force surpuissante me projette au sol pour de bon. " Pfff, t'es pitoyable, t'es pire que ta copine. Je te mets au tapis encore plus vite qu'elle. Bon, à présent, si vous me rendiez cet holocron ?
- Qui ? Moi ? rétorque Tifa. Vous espérez vraiment que je dise oui ?
- Sait-on jamais ?
- Et bien... JAMAIS !!! " crie-t-elle en lui balançant une série d'éclairs en pleine face. Mais la lumière verte de son arme les attirent et les rendent inefficaces. " Vous êtes tombée sur la mauvaise personne, je le crains. " Prise d'une grande colère, elle tisse alors des arcs électriques entre ses bras. Ceux-ci s'intensifient à vue d'œil, et commencent à remplir le ciel. " Tu vas regretter d'avoir croisé la route de Dark Tifa, Ascléyos.
- Si vous saviez comme j'ai peur, ironise-t-il.
- Prends-ÇA !!!! " Et elle envoie toute cette énergie accumulée en direction du Jedi, qui se contente de lever un bras. Toutes les foudres se retrouvent écartées de part et d'autres de lui, et Ascléyos reste debout, indemne. " Belle tentative. Cela m'aurait sûrement tué, si je n'avais pas... ceci !!! dit-il en montrant ce qu'il tient dans la main. C'est un artefact de Force. Il a accumulé les pouvoirs de dizaines d'adeptes, et son possesseur peut les invoquer pour posséder une puissance incroyable.
- Tu te fiches de moi. Un tel pouvoir n'est pas aussi facilement atteignable, et aucun Jedi ne peut le posséder !
- C'est vrai, il faut que les âmes en questions donnent leurs pouvoirs.
- Ah. Et bien je n'ai rien à craindre, alors, venant d'un Jedi.
- Tu crois ça ? " Alors Ascléyos prend le temps d'exécuter les gestes pour faire une vague de Force, et lorsque celle-ci est invoquée, sa puissance dépasse les estimations. La puissance est telle que Tifa est propulsée dans le vide, mais elle se rattrape comme elle peut à se qui arrive. Le bloc du bâtiment tombé sur Lana est projeté également, défonçant la structure dans la caserne, et tombant du plateau. Lana, allongée dans un cratère causé par les dommages des combats, ne subi rien, mais contemple la puissance en action. Une fois la vague passée, Tifa se relève lentement, et constate le spectacle : ils étaient préparés, ces fichus Jedi. Et là, nous n'en avons qu'un seul sur le dos. " Alors ? Contemple ma puissance, Sith ! Tu ne fais pas le poids contre moi ! Ni même aucun autre sur Dromund Kaas. Grâce à cet artefact unique, la Force est avec moi, et bien plus puissante que dans vos mains !
- Espèce d'enflure... rage Tifa.
- Tu veux venir te battre ? Le temps que tu arrives, je te propulse dans le vide derrière toi. " Fier de cette situation, Ascléyos, lance une stase de masse. Celle-ci affecte Lana, affaiblie par l'écrasement, mais Tifa, résiste aux premiers abords. Ascléyos sort alors l'artefact, et rien n'empêche la barrière de Force de bloquer les mouvements de Tifa. Ascléyos s'avance, mais il entend mes pas derrière lui. " C'est pas vrai ? T'es encore en vie, la sous-merde ?
- Tu crois que je vais me laisser abattre si facilement ?
- Je vais me faire un plaisir de te défracter au corps à corps, alors ! " Il dégaine alors sabre laser, et me fonce dessus. Les lames s'entrechoquent, tandis qu'Ascléyos sent ma détermination à travers mes coups. Il frappe alors à un rythme croissant, et sa puissance augmente de façon exponentielle. " Tu n'es qu'une merde, Sith ! Regarde comment je te maîtrise ! " Il commence à prendre l'ascendant sur le combat, et profite de cette situation pour rajouter : " Regarde comme tu es faibles ! Tu nous pourras jamais me battre ! Tu n'as pas pu sauver celles qui t'accompagnaient, et maintenant, je vais te tuer sous leurs yeux !
- Jamais !!!
- Ne me fait pas rire ! Tu es sans doute le Sith le plus pitoyable que je n'ai jamais combattu !!
Regarde comme le moindre de mes coups ajoute une égratignure à ton faible corps !!!
Même parmi les Sith, je suis sûr que tu ne vaux pas un clou !!!!



Mais oui ! C'est ça ! Tu es un paria jusqu'à la moelle !!!!!


Tu n'es rien !!!!!!


TU NE MÉRITES MÊME PAS DE VIVRE !!!!!!!






Et sur le dernier coup, il brise ma garde, et explose ma vibro-lame. Mais il se rend compte de ce que j'ai fait : son artefact est au sol et la pointe de mon sabre laser est pointée dessus.





NOOOON !!!!! NE FAIS PAS ÇA !!!!!







Mais il est trop tard : je plante mon arme, et une explosion d'une puissance insoupçonnée en jaillit.











La déflagration a soufflé les vitres des trois façades restantes. Des nuages d'une noirceur absolue on couvert le ciel. Une aura surpuissante envahi les environs. Les quelques débris, aussi gros soient-ils, se sont envolés, et la stase de Tifa -bien que fortement endommagée par les éclairs de celle-ci- ainsi que celle de Lana se sont dissipées. Le brouillard se dissipe et au centre de la scène se trouve un homme debout, et un autre au sol, paniqué. Lana et Tifa assistent à la scène, avec une impression étrange, comme si celui qui les avait accompagné ne s'était jamais révélé à elles. Étrangement, le maître Jedi est blessé de toute part, tandis que mon corps n'a rien subi. Tel une puissance céleste, je me dresse en fixant Ascléyos au sol, qui perd tous ses moyens. Le sabre se lève lentement, mais inexorablement, tandis que le Jedi bafouille : " Tu... tu... non, n'écoutes pas c'que je disais ! C'est pas ... " Il remarque alors qu'il n'est aucunement écouté. Levant le sabre au-dessus de ma tête, Ascléyos se pisse dessus, de par la douleur qu'il sent venir : " Naaaaan ! Pitié ! Ne fais pas ça !! " Mais seul le silence lui répond.

La lame ardente s'élance du pommeau, et alors un éclair écarlate joint le ciel et le sabre. Il s'intensifie. Prend une ampleur démentielle, au point ou la lame semble à peine pouvoir contenir toute cette puissance, et cette haine. Quand enfin la puissance atteint son paroxysme, Ascléyos, qui n'a pas pu bouger depuis, en perd toute son élocution, et ne lance qu'un ultime cri de détresse, mais qui passe inaperçu, couvert par le tonnerre de la lame, provoqué par l'incantation de Force. J'abats la lame sur mon ennemi, et une seconde explosion se produit, dans un vacarme assourdissant si puissant qu'on pourrait l'entendre partout sur Dromund Kaas.







Une fois de nouveau le brouillard dissipée, les filles constatent les dégâts, à commencer par la fissure, qui a tranché la roche même de là où se trouve la plateforme, et laissé une trainée qui a également découpé le bâtiment d'en face.. Un bruit d'un corps qui chute se fait entendre. Mais ce n'est pas celui du Jedi : le corps d'Ascléyos a littéralement été désintégré, à l'exception de ce qu'il ne tenait plus en main, c'est-à-dire son sabre laser. " J'aime ça. " ajoute Tifa, en regardant les dégâts causés par son apprenti. Lana s'approche alors du centre de l'explosion. Une fois à côté du corps, elle allume son sabre laser. Elle lève son arme, mais hésite à m'abattre. Elle regarde alors son maître, qui sourit et lui demande : " Tu veux le tuer ? " Lana prend le temps de réfléchir, mais elle est interrompue. Je me lève d'un coup, et l'étrangle en la soulevant, à la force de mon bras droit. Lana lâche son sabre et tente de se défaire de ma main, mais impossible de faire quoi que ce soit. "Phobias ?!" me demande Dark Tifa, surprise de cette réaction de ma part. Je prends alors le temps de redresser la tête, et d'observer le visage de Lana, prise de panique. Elle regarde alors les yeux démoniaques, et comprend la puissance, la haine et la tension qui s'y cache. Mais alors qu'elle sent la venue de sa dernière heure, je la repose délicatement, et desserre mon étreinte. Je range mon sabre, attrape par la Force celui d'Ascléyos, et lui tend : " Tu le veux ?
- Tu ne le veux pas, toi ? m'avoue-t-elle, à moitié surprise de ma réaction.
- C'est un double-sabre. J'en cherche un simple, et construit par un vrai Jedi.
- Tu l'as pourtant mérité, intervient enfin Tifa.
- Il ne nous sera pas utile, si j'ai bien compris : vous vous battez chacune avec des sabres simples. Mais on en fera peut-être quelque chose plus tard. " Et sur ces paroles, nous suivons Tifa qui se dirige vers le Fureur. " On ne devait pas tuer quelqu'un sur Dromund Kaas, à la base ?
- Si, Phobias, me confirme Tifa. Mais c'était un des Jedi du groupe des 10. Il devait être déjà sur les lieux avant l'arrivée des vaisseaux.
- Donc, on a fait une pierre deux coups ! ajoute Lana.
- On peut dire ça... " termine maître Tifa. Nous prenons donc le chemin du retour.





Alors que Lana s'est empressée de passer à la cuve de kolto, Tifa est venue me rejoindre dans ma chambre pendant ma méditation. " J'ai fait démarrer le vaisseau. Nous rentrons à Korriban, mister Orrodia.
- Qu'y a-t-il dans l'holocron ?
- Des données cryptées. Il nous faut la clé, et je ne serais pas surpris qu'un des dix Jedi la connaisse , ajoute-t-elle. J'ai bluffé Ascléyos pendant le combat, il n'y a vu que du feu !
- Donc il ne reste plus que neuf Jedi. Que faisons-nous ?
- Oh, je pensais faire une demande pour continuer la traque. D'ici là, quartier libre.
- Vous reviendrez me voir pour la mission ?
- Exact. Et Lana viendra aussi : elle a des questions à poser m'a-t-elle dit. " Elle se lève de mon lit, et sort avec un sourire en coin. Je reprends ma méditation pour écouter les vibrations du vaisseau.







Mmmhh, finalement, j'ai dégôté un sacré apprenti. Pas question de le lâcher, celui-là !






Fin du chapitre 1


Dernière édition par Kiràly le Mer 4 Juil - 14:02, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:06

Rédigé par Tifa. Point de vue de Lana.


Chapitre 2 : Celui qui croyait à la paix






Korriban est le berceau ancestral des sith, l'un des emblèmes de l'Empire l'Académie sith. Je m'entraîne dans la salle d'arme attendant mon Maitre, je dois choisir l'un des autres apprentis de la classe pour se battre contre moi : "Qui se propose comme punching-ball ?"
Un garçon lève la main et marche doucement vers moi pour me dire : "J'ai une envie de te faire fermer ta gueule pour toutes les fois où tu m'as rabaissé.
- Toi la sous merde qui n'arrive même pas à faire une projection de force, moi aussi j'ai toujours voulu te tuer, mais bon taper dans la merde éclabousse, » dis-je d'un ton amusé.
Il se précipite vers moi un sabre rouge à la main, il tient mal son sabre, il le laisse trainer en arrière. Je ne dégaine pas mon sabre il ne sera pas utile pour le combat. Il donne un coup latéral, mais j'esquive en me mettant à sa droite et je serre son poignet. Il lâche son sabre et je donne d'une grande habilité un coup de poing dans le cœur pour enchainer avec un balayement qui le fit tomber. Je dégaine mon sabre et lui donne un coup dans le cœur et je dis d'un ton serein : « Suivant. »
Je balaye la salle d'un regard, mais personne ne lève la main. Le silence fut interrompu par mon maître qui entre dans la salle. Elle s'avance vers moi et dit : "Lana si tu as fini de faire joujou on pourrait aller traquer les jedi : le conseil noir m'a donné l'autorisation.
- J'attends ce moment depuis ce matin, dis je.
- On doit d'abord aller chercher Phobias, dit Dark Tifa.
Je partis à la recherche de Phobias avec mon Maître, mais j'avais des questions à lui poser : « Maître, je me demandais comment les jedi me connaissaient ?
- Tu as été enlevée par les jedi quand tu étais petite, mais un groupe de sith réussi à te sauver et à te ramener sur Korriban.
- Ouais, mais il m'a appelée maître et ce n'est pas la première fois, dis-je.
- Il a sûrement dû te confondre avec une autre Léana. Comme je l'ai dit ce prénom est courant, dans la galaxie. Au fait tu trouves comment Phobias ? Tu peux me le dire on est entre filles… personnellement je le trouve assez mignon.
- Je le trouve assez mystérieux, il a une puissance insoupçonnée… ne lui dites pas ce que je viens de dire ! Vous lui avez déjà posé la question sur moi, car je sais qu'il ne dira pas devant moi que je lui plais. Quand je prends des postures aguicheuses il est tout embarrassé, dis-je.
- Nan, mais pourquoi tu veux le savoir ? Il te plaît ? dit Tifa.
- On est arrivées, dis-je.
- Bien on va rentrer dans sa chambre. »
Phobias est sûrement dans sa chambre pour méditer. J'entre dans sa chambre avec mon maître, la chambre est dans l'obscurité, ne laissant aucune lumière y pénétrer. Phobias est assis au milieu de sa chambre méditant. Il ouvra les yeux et se leva pour saluer Dark Tifa : "Nous partons traquer les jedi, dit Tifa.
- Sur quel planète ? dit Phobias.
- Ord Mantell, nous devons arrêter une muraille vivante."
Nous allons vers le hangar, pendant le chemin je regarde Phobias et je souris. Je passe devant Phobias et le bouscule, il dit : "Pourquoi tu me bouscules ?
- Bah… je n'ai pas fait exprès, dis-je.
- Tu n'as pas fais exprès la fois où tu voulais me tuer dans ma chambre ? rétorqua Phobias.
- Bon, vous allez arrêter ?! On est arrivés : montez dans le Fureur, dit Tifa."
Je monte dans le Fureur et m'installe dans ma chambre. On est repartis pour trois jours d'hyperespace.

Pendant les trois jours je ne fis que m'entrainer et Phobias méditer. Mais Tifa je ne l'ai pas vue pendant les trois jours. Je pars dans la chambre de Phobias et lui dit : "Phobias tu as pas vu Maître Tifa ? dis-je.
- Nan, je ne l'ai pas vue depuis qu'on est montés dans le vaisseau, dit Phobias.
- Tu viens la chercher avec moi ? dis-je.
- Ouais… si c'est pas encore pour m'assassiner."
Je fouille le vaisseau avec Phobias, mais aucune trace de Tifa. Phobias me regarde et me dit : "Pourquoi tu m'a donné une claque ?
- J'ai rien fait, dis-je.
- C'est ce qu'on va voir."
J'essaye de prendre un fruit sur la table, mais il bouge et je dis :
"Phobias arrête d'utiliser la force pour prendre le fruit.
- Je n'ai rien fait ! dit Phobias.
- On est seuls : qui aurait pu le faire ? dis-je.
- Bah je sais pas… mais c'est pas moi " dit Phobias.
Je regarde autour de moi et voit un sabre laser double s'allumer. Le sabre laser m'attaque, mais je pare l'attaque avec mon sabre laser. Il attaque ensuite Phobias qui pare lui aussi et il me dit : "C'est maître Tifa qui s'est rendue invisible.
- C'est pas maître Tifa, elle ne manie pas de sabre double, c'est celui du jedi.
- Mais je l'ai tué ! " dit Phobias.
Le jedi sorti de son invisibilité avec une aura fantomatique et dit : "Tu as tué mon corps, mais mon âme a survécue !"
Le jedi donne un coup de sabre vers Phobias, mais je pare. Phobias attaque, mais le jedi pare, nous poussons par la Force le jedi contre le mur et on récupère son sabre par la Force. Le jedi changea d'aspect et eu la même apparence que Tifa. Elle ajoute : "Je vous ai bien fait peur : c'est moi qui vous embêtait depuis tout à l'heure.
- Vous pouvez changer votre apparence ? dit Phobias.
- J'ai appris cette technique il n'y a pas longtemps. »


Dernière édition par Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:56, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:15

Rédigé par moi. Point de vue de Phobias.


"Et ça vous amuse de nous faire douter d'avoir tuer un jedi ? Déjà qu'il était assez coriace...
- Attends, c'est TOI qui dis ça ? me répond Tifa. Je te rappelle qui l'a buté d'un magnifique coup de sabre ?
- C'est vrai que... personne ne s'attendait à ça, nous concède Lana.
- Et bien, vous êtes prévenues. Bon, si on parlait de choses un peu plus utiles ? Qui est la cible ?
- Et bien, chers apprentis, il s'agit d'un des neufs jedis ayant fui. En l'occurence, on en a repéré un sur Ord Mantell." Tifa sort d'une de ses poches un disque grand comme la main, et appuie sur le bouton latéral pour laisser apparaître l'hologamme d'un jedi. Une véritable armoire à glace... bon, à échelle réduite, mais il n'est pas difficile de l'imaginer en vrai. Une armure doré le couvre intégralement, le tout sous une cape chataîn. " Et comment s'appelle ce gaillard ? interroge Lana.
- Lévél Bebud." Lana et moi laissons échapper un gloussement. Puis elle explose de rire. "Mouarfarfarfarfarfarf ! Lévél Bebud !!!! Oh c'est trop !!! J'en peux plus...
- Et beh... il n'est pas aidé. C'est donc maître Bebud ?
- Pas tout-à-fait, Phobias. Apparemment, ces jedis avaient un grade particulier, me précise Tifa. Ce sont les mains de la Force.
- Les mains de la Force ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? demande Lana qui a retrouvé son sérieux.
- Ils forment deux groupes de cinq personnes, comme deux mains à cinq doigts. Leur but est d'agir là où d'autres ne le feraient pas. Bref, se salir les mains. Nous avons tué le pouce, Ascléyos, et nous nous attaquons à l'index à présent : Bébud. C'est un véritable rempart. On raconte qu'il a vaincu une armée impériale sans jamais frapper : il a attendu que les soldats soient morts de fatigue. Le combat a duré une semaine.
- Quoi ? Une semaine de combats en non-stop ? Et beh... c'est pas la joie, commente Lana.
- Il était seul." Après cette dernière information de notre maître Dark Tifa, une atmosphère très... tendue, se pose délicatement sur les épaules du groupe. "Il n'est pas mort d'inanition, de soif, ou de manque de sommeil ?
- Non. Ce fils de pute n'a rien mangé, rien bu, ne s'est jamais assoupi : il a passé son temps à parer les tirs qui venaient de tous les côtés. Ayant fait en sorte d'empêcher l'armée de partir, elle a fini par mourir... de faim.
- Quoi ? Mais c'est quoi ces cons ?! Dark Tifa, je proteste ! Ça ne peut pas être des impériaux pour être aussi nuls !
- Tu sais, l'idiotie n'est pas réservée à la République, fais-je remarquer à Lana.
- C'est tout ce qu'on a comme info. Enfin, outre qu'il possède un artefact, mais on est là pour lui voler." Nous acquiesçons et Lana retourne s'entraîner. Tifa se dirige du cokpit, et je la suis.


Alors qu'elle vérifie que la destination est bien la bonne, elle remarque ma présence et me lance :" Bah, voilà que c'est moi que tu mates, à présent.
- Vous le faites exprès ou quoi ? Un garçon ne peut pas regarder une fille sans la mater, dans ce monde, ou quoi ?
- Mais si Phobias... à condition qu'elle soit moche.
- Grrr... considérez que toutes les filles que je croise le sont alors....
- QUOI ????!!!!! " Tifa dégaine son sabre rouge et se prépare à me tenir en joue. D'un geste, je dégaine le mien et pare, mais la situation reste à son avantage :" Mais... 'faut vous calmer !!!!
- Re-dis moi ça, pour voir !
- Qu'il faut vous calmer ?
- Idiot !
- Mais... raaah... mais je ne sais pas, moi ! Dites-vous que je ne cherche pas à être avec autrui ! Ou alors qu'aucune fille n'est mon genre... Mais arrêtez de le prendre comme ça ! " C'est alors que Tifa esquisse un sourire, avant de rengainer son arme : " C'est curieux, alors que ton comportement n'est pas digne d'un sith, cela me fait presque plaisir.
- J'pensais vous avoir cernée, mais c'est pas gagné...
- En effet. Cela dit... bah, pourquoi t'es là, en fait ?
- Ah ? Euh... ah oui : à propos de ces mains de la Force.
- Oui ?
- Je n'en avais jamais entendu parlé, vous peut-être, mais j'aimerai en savoir plus." Tifa s'installe alors près d'une vitre, et regarde dans l'espace. Après une grande inspiration, elle narre alors : " Hé bien, cette organisation a été découverte... par 3 siths, purement par hasard. Ces siths étaient là pour trouer un jedi -qui se trouve être leur chef- mais ils sont tombés sur quelque chose de bien plus grand.
- C'est nous ? " Tifa confirme par un hochement de tête, puis elle reprend : "L'administration de Dromund Kaas et de Korriban ont effectué des recherches éclairs sur nos données, et une conclusion... imprécise, est venue : les mains de la Force seraient là depuis une bonne décennie, mais ils sont restés inexistants aux yeux de la galaxie. L'un d'entre eux a réuni neuf jedis pour former un escadron mixte, capable d'effectuer n'importe qu'elle tâche, au nez et à la barbe des impériaux. Et ça a bien marché, car des nombreux évènements ont été retracés, mais impossible de faire le lien entre eux, jusqu'à aujourd'hui. Maintenant, nous savons qu'ils ont trouvé des artefacts sans doute très puissants. Il faut les récupérer. Après tout, ils se sont bien cassé le cul pour trouver l'existence de ces objets, retrouver leur traces, et oser aller sur Dromund Kaas. Ce serait du gâchis de ne pas leur priver de cette joie d'arriver à leur fins.
- C'est sadique, comme comportement, dites donc... mais j'aime bien.
- Bien. L'idéal serait qu'on trouve la clef pour déchiffrer le tout au plus vite...
- Tout-à-fait d'accord, mais même eux l'ignorent." Puis ni Tifa ni moi ne trouvons quelque chose à dire. Au bout d'une dizaine de minute, ma curiosité me fait reprendre les questions : "Qui est leur chef ?
- Un Dieu.
- Pardon ?
- Le jedi le plus puissant dont je n'ai jamais entendu parler, après Satele Shan, bien sûr.
- Hein ? Mais pourquoi ?
- Tu sais pourquoi l'Empire requiert les services de chasseurs de prime ?
- Pourquoi s'en priver ? lui propose-je.
- Nous avons perdu tous nos escadrons d'élite de choc. Il nous reste bien sûr les agents de Dromund Kaas, mais pas ceux de Mustafar.
- Ah ? Ceux-là ? Mais... je croyais que c'était une série d'éruptions mal placées qui avait ravagé nos...
- Moi aussi, mais mes supérieurs m'ont avoué la vérité. Un jedi. UN putain de seul et unique jedi est venu. Trois mois plus tard, l'administration s'est rendue compte qu'on avait plus aucune nouvelle de Mustafar. Alors un vaisseau a été envoyé. Tout a été
décimé. Les vidéos montrent un spectre vivant. Une ombre lumineuse parcourant l'espace tel un vent céleste. Ce type est un véritable mythe, dont on a tout fait pour cacher l'identité.
- Mais pourquoi ? Ce n'est qu'un jedi !
- Jedi qui pourrait à lui seul faire tomber Dromund Kaas, s'il le voulait !" C'est pas vrai ?! Je me tais et attend une autre phrase de Dark Tifa. Mais rien. " S'il était là, pourquoi n'a-t-il rien fait, alors ?
- Personne ne sait. Tout ce qu'on sait, c'est qu'on a une grosse menace sur le dos. La république n'est pas si désarmée que ça... mais je ne comprends pas pourquoi... c'est comme si, même la république ignorait cela.
- Et ce mythe vivant a un nom ?
- L'empire lui a donné un nom, en fonction de ce qu'on voyait lorsqu'il a réduit les bases de Mustafar en cendres :


Sabres Blancs


Et sous ces paroles, nous arrivons à portée de vue de notre destination : Ord Mantell.


"Et dire que j'ai accepté une mission pareille !
- Hein ? De quoi vous parlez, maître ?
- À la base, on avait aperçu un jedi sur Dromund Kaas. C'est alors que la haute sphère de Korriban m'a envoyé sur mon holotransmetteur une vidéo de notre cible. Or ce gars, c'était Sabres Blancs !
- Ah ouais... Et vous avez accepté une mission pareille ?
- C'est ce que j'ai dit, Phobias.
- Ah oui, pardon.
- Mais je ne savais pas encore qui c'était... j'étais loin de me douter.
- Ce sont les mêmes qui vont prévenus pour son identé, après ? lui fais-remarquer.
- Et bien... c'est pas... impossible, répond-elle en prenant conscience de la chose. Si ce sont en effet les mêmes, ça change toute la mission.
- Hein ???
- Bah oui. S'ils sont différents, c'est -enfin, c'était- une mission d'assassinat sur notre propre territoire. Dans le cas contraire, c'est de l'élimination...
- Entre éliminer et assassiner, y'a pas beaucoup de...
- C'est NOUS qu'on a envoyé au casse-pipe, crétin !!!! " Je réalise alors. Meeeerde. Mais pourquoi ? Pff... question idiote : la tradition sith. C'est alors que Dark Tifa reprend, rassurée : "Cela dit, on peut faire preuve d'un peu de paranoïa. Donc, on oublie.
- Et notre cible actuelle ? Si ce ne sont pas les sith qui nous tuerons ainsi, on va toujours au casse-pipe.
- Non, non, ne t'inquiète pas, m'explique-t-elle. Lévél Bebud n'est pas de la même trempe que Sabres Blancs !
- Ouf... enfin, si c'est un de ses disciples, ça ne sera pas de la tarte.
- Mais t'as fini de te plaindre, Phobias ?! Je ne me souviens pas avoir pris sous mon aile une lopette !
- C'est pourquoi je suis là, histoire de remonter le niveau ! déclare Lana, accoudée au mur.
- Nous arrivons à la surface, nous annonce Tifa. Sortez vos armes, et serrez bien les fesses : ça va chauffer !"


Ord Mantell. Une guerre sur toute la surface. Et beaucoup de républicains. Un vrai paradis, on est là pour les massacrer en masse ; dirait Dark Tifa. Et parmi eux se glisse un jedi. Un meneur d'hommes, un leader né, une flamme d'espoir inéteignable, un rempart de la République. "Sa défaite sera vraiment géniale, alors !!! termine notre vaillante maître. Pas vrai ?
- Oh oui, je le sens bien, moi !
- Est-ce qu'on a la moindre idée de là où il se trouve ? les interroge-je.
- Ici même sur Ord Mantell ! me balance au tac au tac Lana.
- Très drôle... c'est pas Coruscant, mais s'il faut visiter la planète entière pour le retrouver...
- Phobias, resaisis-toi, me reprend Tifa. La prochaine fois, je t'électrocute.
- Quoi ?! Vous voulez me tuer ou quoi ?
- T'étais pas au courant ? Il me semblait pourtant que je te l'avais annoncé comme tel, pour la première mission...
- Déjà, souligne Tifa, mais ensuite, je pense qu'on a tous vu ce dont tu es capable. Tu vas nous faire le plaisir de rester ce sith qui peut trancher du maître jedi.
- Tssss... c'est toujours mieux que de crever inutilement par vos éclairs." Et à partir de ce moment, je conserve un air profondémment sévère. Nous sortons tous les trois du vaisseau pour entrer dans les rues de la ville.

La première cantina est notre premier arrêt : le Climp'star. Il semble plutôt vide, tant mieux pour nous. Installés à une table au fond, l'oeil agard, nous cherchons quiconque pourrait savoir ce que l'on cherche parmi ceux qui vont et viennent. Ne voyant que peu de personnes correspondant à nos critères, Tifa m'ordonne :" Va emmerder la serveuse, et demande lui si des gens bien renseignés passent de temps en temps ici. " Sans un mot, je me lève et avance dans sa direction. Lana et Tifa semblent surprises de ma réaction, et observe la scène. Je m'approche sans un son derrière la serveuse, qui, lorsqu'elle se retourne, prend peur. Elle se ressaisi et enchaîne avec la formule habituelle :" Excusez-moi, vous voulez quelque chose ?
- Une chope d'ambroisie tiédie au feu de bois, avec des feuilles de Taris parfumée. Au shaker, pas à la cuillère.
- Euh...
- Vous croyez vraiment que je serais venu rien que pour ça ? Qui vient ici ?
- Comment ça, qui ? " me répond-elle apeurée. Je la prends par le col et la plaque au mur. " Parmi les membres des hautes sphères de cette planète, il y a bien des personnes qui descendent de temps en temps boire un verre, dans votre bar ?
- Je... je suis désolée, mais mon boulot implique de ne pas divulguer leur identité... " Mais le videur arrive et tente d'arrêter le grabuge :" Qu'est-ce qui se passe ici ?
- Je... c'est moi, désolé, je suis un peu en manque, ces temps-ci, m'excuse-je. Pour la prostitution, il faut voir qui ?
- Raah... pauv' gars. Et bien, faut voir avec l'intéressée, mais c'est cher ! me prévient-il.
- Très bien, merci...
- Et aller faire ça ailleurs ! " Je prends la serveuse et l'emmène dans les toilettes. Grâce à une astuce de Force, je nous enferme incognito dans un cellule. Je fais assoir la serveuse que j'ai rendue aphone temporairement, avant de m'accroupir devant elle. Je retire son mutisme et lui dit calmement :" Si tu tiens un tant soit peu à ta vie, tu as intérêt à jouer le jeu.
- Vous... vous allez me violer ??
- Non, je ne suis pas comme ça. Dites-moi qui.
- Ça se paye comme ren... " j'allume ma lame rouge et la braque sous son cou. " Un sith, réalise-t-elle.
- Je ne me répèterais pas.
- Il y a un colonel, de la caserne sud, qui passe souvent. Toniu Tarka.
- Bien. Comment peut-on le trouver ?
- Quand il n'est ni ici ni au travail, son passe temps est la course de fonceur. Il adore les regarder.
- Vous voyez que votre langue peut se délier.
- Vous... vous allez me relâcher ? espère-t-elle.
- C'est quoi ton p'tit nom ?
- Clasona Bright.
- Merci. "


Arrivant dans la salle principale, j'aperçois Tifa et Lana qui me font signe. Je m'approche du barman et il me demande :" Et bien, t'as fait vite, mon gars. !" Je lui lance une pièce en disant : " C'est pour le ménage." avant d'arriver à la table des filles. Je m'assois et constate leur regard surpris. " Hé ben alors, tu nous as fait quoi ?
- Je sais qui interroger pour trouver maître Bebud. Un colonel républicain. Un certain Toniu Tarka.
- Tu t'es bien amusé, alors ? m'annonce Lana en me regardant de manière... pleine de sous-entendus.
- T'as qu'à aller voir : ils n'ont pas fait le ménage.
- Très bien. On décampe, nous. " annonce Tifa. Lana se dirige vers le lieu de la scène, tandis que je m'approche du barman.

Après avoir vu les traces de sang que j'ai faite sur les murs, Dark Lana sort et aperçoit Tifa qui l'attendais. Elle tourne la tête vers le barman et moi. " Vous avez viré votre serveuse Clasona Bright.
- J'ai viré Clasona Bright, ma serveuse.
- Il vous en faut une, sinon, vous serez en manque d'effectif.
- Il faut que j'engage une autre serveuse... " Je me détourne et le barman accoste Lana :" Vous avez un boulot ? Parce que j'ai une serveuse qui vient de décamper.
- Moi ? Euh... non, ça ira. " Puis elle se presse pour nous rejoindre.

" Putain, quand t'es en colère, ça se voit, toi, m'annonce Lana une fois que nous sommes hors de toute écoute.
- Dis-toi que je ne le suis pas.
- Tu l'as vraiment fait ? J'ai bien fait de te requinquer alors !
- Mais, maître... il l'a tuée ! lui fait comprendre Lana.
- Genre ! ajoute Dark Tifa qui n'y croit pas.
- Si, j'ai vu tout le sang que tu as laissé sur les murs, bravo la discrétion ! me félicite-t-elle.
- J'ai payé pour le ménage, lui rétorque-je.
- Mais c'est du sang ! Crétin !
- Dis-toi que c'est du jus de myrtille, et arrête de me faire chier. " Lana s'arrête net, et me fixe en tentant de comprendre. Mais en vain, apparemment. Tifa change de sujet : " Où peut-on trouver le colonel ?
- Aux courses de fonceur, lui précise-je.
- Parfait ! Pour une fois, on va officialiser un fait : les paris sont dangereux et peuvent nuire à votre santé... " annonce Dark Tifa en souriant. Nous partons alors nous occuper de cet informateur potentiel.




Dernière édition par Kiràly le Sam 25 Fév - 18:50, édité 2 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:53

Rédigé par Tifa. Point de vue de Tifa.


Je regarde Phobias et Lana pour ajouter :
"Je me souviens la dernière fois que j'ai regardé une course de Fonceur : je faisais une partie de Pazaak, le gars à côté de moi m'a accuser d'utiliser la force. Il a été jeté dans l'arène à des rancors. Je me souviens que j'ai toujours aimé la compagnie des rancors : je trouve ses créatures trop chou. J'ai toujours rêvé dormir sur le dos d'un rancor.
- Je dois faire quoi, Lana ? dit doucement Phobias.
- Souris ou on va se prendre un éclair."
Nous avançons vers le Tunnel d'Ord Mantell, le lieu où ce passe les courses. Un garde est à l'entrée, il semble que le Colonel soit bien protégé. Je tends la main à Lana avec un poison dans ma main et dit : "À toi de jouer Lana, il nesemble pas être trés intelligent.
Lana avance toujours en tenue aguicheuse vers le garde puis l'embrasse et nous rejoint. Le garde tombe dans un profond sommeil et nous entrons dans les gradins et Phobias dit :
"Lana a appris ça où ?
- Bah c'est moi qui lui est appris, en fait, c'est tout à fait son style. Il ressemble à quoi, le colonel, selon vous ?
- Bah c'est lui, désigne Phobias du doigt un homme assis dans les gradins.
- Il est beau, je vais me faire un plaisir de passer un moment intime avec lui.
- On vous laisse faire, dit Phobias."
J'avançe vers le colonel, ma tenue aguicheuse fait détourner son regard. Je me place à côté de lui puis dis :
"Vous avais déjà parié pour la prochaine course ?
- Non vous pouvez me conseiller ?
- Oui parier sur lui, dis-je en désignant un fonceur.
-J'espère que votre beauté me portera chance."
La course commence, je regarde si aucun jedi n'est dans les gradins et me concentre sur le fonceur à gauche du mien et grâce à la force je le pousse contre le mur. Les deux restant je les fais exploser entre eux.

" Le speeder 1 est le gagnant, le colonnel remporte 1000 crédits.
- Je vous l'avez dit, dis je.
- Merci, j'organise une soirée ce soir, ça vous dit de venir ?
- Oui mais je ne sais pas où elle ce déroule.
- Prenez cet holo-enregistrement, dit le colonnel."
Le colonel tend la main et je prends l'holo-enregistrement. J'avance vers Phobias et Lana et dit :
-Je suis invitée à une soirée organisée par le colonnel, nous passerons à l'attaque ce soir. Je vais vous expliquez mon plan, dis-je.
- Vous êtes sûre que ce type a un lien avec Lével Bedub ? dit Phobias
- Bah oui, Tarka fournit des hommes à Bédub en échange de certains services, qui me sont inconnus.
- Pourquoi Bédub a besoin d'hommes alors qu'ils à vaincu une armée à lui seul ? dit Lana.
- Bah réfléchis, un jedi qui est censé ne pas apparaître en public a besoin d'informateurs, dit Phobias.
- Bien joué Phobias, je vais vous expliquer mon plan : Lana tu devras te renseigner sur le colonnel, Phobias tu devras éliminer la garde et moi je vais m'occuper de lui."

Je me prépare pour la soirée, Lana et Phobias semblent encore se disputer je devrais aller voir.
" Pourquoi c'est toi qui va te battre et moi qui doit chercher des informations ? dit Lana.
- Tifa en a décidé ainsi, c'est notre maître : nous devons exécuter les ordres pour atteindre notre objectif, dit Phobias.
- Phobias a raison, nous devons arriver à notre objectif, on y va " dis-je.

J'avance au côté de Phobias et Lana. Le colonnel est un homme assez beau, je pense l'avoir déjà vu mais je ne m'en souviens pas où. Je devrais en savoir plus avec les informations que Lana va me rapporter. Quelle service Bedub rend à Tarka, je ne vois pas, peut être des informations sur l'Empire lors des escapades de Bedub sur Dromund Kass. Les agents impériaux n'ont pas remarqué la présence de 10 jedi sur la planéte capital de l'Empire. J'avance et aperçois le domaine du colonnel, il est grand. Le domaine semble trés sécurisé, des gardes à l'entrée et à l'intérieur.

"Phobias à toi de jouer, reviens pour l'interrogatoire. Toi Lana, rends-toi dans les données du colonnel " dis-je.
Phobias se dirige vers 2 gardes et dit : " J'ai vu deux sith par là ! Suivez-moi ! "

Phobias a eu une bonne idée mais il ne peut pas faire ça pour les dix gardes. J'espère qu'il a un autre plan. Lana se dirige discrètement vers un salle, je fais un tour du domaine.
Le domaine est recouverts d'artefact, des souvenirs de guerre, d'armes. La salle de réception est immense, tous les invités écoutent une chanteuse twilek. Les soldats discutent de guerre, les politiciens discutent de traité. Le domaine compte plusieurs chambres, toutes décorées de souvenirs de guerre ou d'armes. Je trouve le colonnel au bout d'un long moment.

" Je vois que vous avez répondu à mon invitation, vous êtes charmante.
- Merci, je vous trouve charmant pour un homme de guerre, dis-je avec amusement.
- Pourquoi, vous m'imaginez avec des balafres et autres cicatrices ? dit Tarka.
- Bah c'est ce que je pensais, mais vous devez bien avoir des souvenirs de guerre ? dis-je.
- J'en ai, mais je peux vous les montrer dans un endroit plus intime, dans ma chambre ? dit Tarka.
- Si vous voulez, je vous rejoindrai après : attendez moi " dis-je d'une voix sensuelle.
Le colonnel se dirige vers sa chambre, je dois trouver Phobias et Lana avant de continuer. Lana est dans la salle des données à côté. Elle sort me regarde d'un air déconcerté et me dit : " Désolé je n'ai pu trouver aucune information : classé secret défense.
- Je ne comprend pas, quel lien il a avec Bedub pour être si important ? Où est Phobias ? dis-je.
- Je suis là, je n'ai pu éliminer que quatre gardes, dit Phobias essoufflé.
- Suivez-moi on va le faire avouer " dis-je.
Je rentre dans la chambre du colonel avec Phobias et Lana. Il me regarde surpris et dit : " Vous pouvez me dire qui sont ces personnes ? " dit Tarka.
Je le pousse sur le lit d'un geste brutal.
- C'est nous qui posons les questions, dis-je. Qui êtes vous ? Quel lien avec vous avec Lével Bedub ?
- Je ne réponderai pas, dit Tarka.
- Bah je vais employer la manière forte " dis-je.
Je m'asseois sur le colonnel et l'embrasse, il se met à pousser un cri de douleur. " Elle lui fait quoi ? dit Phobias en évitant de regarder la scène.
- Bah elle utilise le kiss, elle l'embrasse et fait passer de l'électricité dans ses lèvres pour l'électrocuter " dit Lana.
Je l'embrasse de nouveau, mets mes mains sur ses joues et envoie des éclairs. " Vous répondez à mes questions ? dis-je.
- Non je ne dirai rien ! " dit Tarka.
Je me lève et lui envoie des éclairs, je prends mon sabre laser et le mets à son cou. " Vous répondez à mes questions ? dis-je.
- Je suis un agent impérial : Prodotés Taxiarchos, j'ai pour mission de découvrir ce que fais Lével Bédub. Je n'ai pu rien dire pour mener ma mission à bien. Lévél Bedub m'a donner comme mission de vous arrêtez.
- Pourquoi ne pas nous avoir dit la vérité ? dis-je étonnée.
- Je sais que vous êtes un seigneur sith, mais mon identité devait restés secrète.
- Je sais que Lével Bedub est encore sur cette planète, où est-il ? dis-je.
- Je devais le rencontrer pour lui donner des hommes, dit Tarka.
- J'ai un plan, nous irons à la rencontre de Bedub, dis-je.
- Il va vous reconnaitre, dit Tarka.
- Nous allons nous déguiser en jedi que vous aurez recrutés, dis-je d'un ton assuré.
- Je dois le rencontrer dans une heure, dit Tarka.
- Je vais nous chercher des bures jedi dans le Fureur " dis-je.

Je sors de la chambre de Tarka vraiment étonnée : c'était un agent impérial, je savais que je l'avais déjà vu. Tarka doit travailer pour les services secrets ou pour le compte d'une ou plusieurs personnes. Je prends trois bures jedi beiges, je rejoins Phobias, Lana et Tarka. Je tends les bures à Phobias et Lana et dit : " Enfilez ces bures, nous en aurons besoin.
- Vous pensez le duper si facilement ? dit Tarka.
- Non, je vais le surpprendre, nous y allons " dis-je.
Je vais au point de rencontre avec Phobias Lana et Tarka. Je porte une bure jedi beige, la capuche cache mon visage. Je distingue Lével Bedub : un maître jedi à l'armure dorée et à la cape beige. Il a aussi une pierre autour du coup. Il a réussi à vaincre une armée à lui seul, il doit avoir un artefact comme Ascelyos. Lével Bedub nous regarde et Tarka dit : " J'ai recruté trois jedi qui sont prêts à vous aider.
- Bien, je dois vite me rendre sur Tython, je suis Lével Bedub, maîtres jedi.
- Je suis Tifa maître jedi.
Nous enlevons nos bures et Lana d'un geste rapide active son sabre et attaque le jedi. Il pare l'attaque et regarde Lana avec surprise et dit : " Maitre Léana, pourquoi m'attaquez-vous ?
- Je suis Lana. "
Le jedi ne comprend pas vraiment et après un moment de réflexion il regarde Lana et dit : " Vous êtes une ennemie, je dois vous éliminer.
- Je te tuerai ! " dit Lana.
Lével Bedud donne un coup de sabre laser vertical vers la tête de Lana. Elle pare avec habilité, mais est repoussée à plusieurs mètres par la force de Lével Bedub. Phobias active son sabre laser et me dit : " Je présume qu'on va devoir se débrouiller sans vous comme la dernière fois ?
- Oui, je vous aiderai si vous êtes en mauvaise posture. "
Phobias fait un hochement de tête et cours au combat, il attaque Lével Bedub d'un coup vertical vers le cou. Lével esquive l'attaque et riposte avec un coup de pied qui propulse Phobias à plusieurs mètres. Lana donne un coup latéral vers le coeur du jedi, il pare avec une attaque verticale. Lana pare mais est propulsée par la puissance de Lével. Phobias se relève et dit à Lana : " Il faut l'attaquer en même temps, il est trop puissant.
- Tu as raison on y va. "
Phobias donne un coup horizontale avec son sabre et Lana donne un coup latéral. Lével Bedub esquive l'attaque d'un saut, Lana et Phobias donne un coup silmutanné, mais le jedi saute, il retombe et d'un geste de la main crée une onde de choc. Phobias et Lana sont propulsés et tombent au sol. Lével Bedub me regarde et dit : " Vous allez intervenir Seigneur sith, ils n'ont pas le niveau.
- Vous voyez Phobias ? Il a tué votre ami Ascelyos d'un seul coup.
- Ascelyos n'a donc pas réussie à s'enfuir...
- Le combat n'est pas fini ! " dit Phobias.
Phobias donne un coup de sabre latéral, mais Lével Bedub n'est pas blessé. Phobias et Lana regardent le jedi avec surprise et attendent une explication, Lével Bedub les regarde et dit : " Je vois que vous avez remarqué que les attaques ne me font rien, c'est grâce à l'artefact que je porte autour du coup, il rend mon armure invincible.
- Vous devez détruire son artefact si vous voulez avoir une chance contre lui ! " dis-je.
Phobias essaye de donner un coup de sabre laser sur l'artefact, mais Lével Bedub d'une grande rapidité fait un saut derrière Phobias et lui donne un coup latéral dans le dos. Phobias tombe, Lével Bedub avance vers lui pour lui porter un coup latéral dans le dos de Phobias. Lana para et dit à Phobias : " Tu ne peux pase battre sans 2 sabres, je vais le tuer."
Phobias acquiesce d'un sourire et me rejoint, Lana regarde Lével Bedub dans la yeux. Elle est determinée à le battre. Lével donne un coup de sabre horizontal. Lana esquive d'un saut, la tête vers le bas, et riposte avec un coup de sabre vers le coup du jedi. Il esquive le coup, mais Lana enchaîne avec un autre coup. L'artefact ce brise, une lumière jaillit nous aveuglant tous, Lével Bedub est debout et ne dit rien, il se contente d'enchaîner une série de coup. Lana réussi à parer les coups, Lével Bedub se concentre pour soulever deux rochers par la force et les lance. Lana esquive d'un saut le rocher et découpe l'autre, elle finit son saut par un coup dans le torse de Lévél Bedub et l'empale. Il la pousse pour lui donner un dernier coup, mais elle l'empale de nouveau et Lével Bedub lui dit : " Tu m'a vaincu... Léana."
Le corps inerte du jedi tomba au sol, Lana tend le sabre à Lével Bedub à Phobias et lui dit : " Prends son sabre Phobias.
- Non, je ne l'ai pas tué. Prend-le comme trophée.
- Je te félicite Lana ! dis-je.
- Je pars pour Dromund Kaas : ma mission est terminée " dit Tarka.
Lana prends l'holocron cryptée que Lévél Bedub gardait sous son armure. Je monte dans le Fureur avec Phobias et Lana qui se dirige vers l'infirmerie.
Je me demande pour qui travaille Tarka, je vais peut être le découvrir...


Dernière édition par Kiràly le Sam 25 Fév - 19:06, édité 2 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:56

Rédigé par moi. Point de vue de Phobias.


Chapitre 3 : La Lumière




Depuis que je possède une chambre, je passe mes journées à méditer, à écouter, par la Force, tout ce qui englobe Korriban. Malheureusement, quiconque tente de me cacher quelque chose y parvient, je ne suis pas un maître en la matière, mais cela reste utile…

Tenez : cette semaine, Lana a voulu faire fort, très fort : elle a organisé un tournoi dans l’académie –qui, au passage, m’a renvoyé… enfin, officieusement, certains élèves me cherchent encore– contre tous les kikitoudurs, comme elle le dit si bien. Mais ceci cache une intelligence bien machiavélique : ce ne sont pas des combats à mort, mais le perdant doit donner un objet du choix du gagnant. Un professeur servant d’arbitre, les abus semblent limités –mais n’importe qui d’assez "sith" aura compris par là qu’il faut un pot-de-vin ou autre pour obtenir quelque chose de plus intéressant. Et bien évidemment, les gagnants remportent les objets de tous ceux qui ont été vaincus par ce même adversaire. Ou par autre chose d’équivalent. C’est là que ça devient intéressant : Lana ne prend que des objets qui n’intéresse guère les autres –quels idiots…– et donc ne risque pas de perdre quelque chose d’important. J’ai dû l’influencer un iota : il y a quelques temps, elle n’aurait pas fait preuve de cette prudence, car elle serait assurée de sa victoire. Et bref, cela dure jusqu’à ce qu’elle remporte le tournoi –vous vous y attendiez ?– et se retrouve avec des bribes d’armures. Car oui, elle en profite pour se concevoir une nouvelle armure, le soir venu. Et histoire d’embrouiller les pistes, elle se permet parfois de prendre tout un stock d’objets sans valeur à ses yeux, de perdre au premier round, et grâce aux matches retours, remporte une mise équivalente à la finale –et laisse les objets pourris à l’autre finaliste–.

Bref, pendant que ma chère Dark Lana se prépare une nouvelle armure, Tifa semble bien occupée : l’administration korribane est une horreur, et tenter de trouver un renseignement précis et un cauchemar. Alors oui, elle leur administre de l’énergie en masse, mais ce qu’elle cherche –des autorisations m’a-t-elle dit– paraît comme quelque chose de… secret défense.
Cette fois-ci, elle a fait appel à quelqu’un qui semblait s’y connaître, un surnommé X-A. Je n’en ai jamais entendu parler, et je n’arrive absolument pas à cerner ce type. J’ai demandé à Lana durant une de ses visites dont elle me fait l’honneur –il faudra qu’elle comprenne un jour que je sais pertinemment que son armure est en jeu, bien qu’elle fasse passer ses tests de solidité pour des tests de… pff, je n’sais même plus, tellement c’était évident– mais elle n’a jamais entendu son nom, elle non plus.

Je sens Tifa, ravie d’avoir obtenu ce qu’elle cherchait, sur son trône. Elle se lève et part chercher Lana dans les couloirs de l’académie. Elle la surprend en train de parler avec… Sahino ?! Mais qu’est-ce que tu fous là, toi ? Merde ! " Je cherche un élève esseulé, à l’air triste, un genre de perdant… Tu n’en connaîtrais pas un, par hasard ? demande-t-elle.
- Euh… t’as pas son nom, plutôt ?
- Si… lui répond-t-elle en s’approchant de l’oreille de Lana. Phobias…
- Ah ! Mais si, je le connais ! Tu lui veux quoi ?
- Juste lui dire un mot, tu penses pouvoir lui faire passer le message ?
- Je t’écoute… ajoute Lana dans un élan de curiosité.
- La colombe est dans la cage sans barreau, et le pénitencier ouvrira ses portes si le shérif s’en approche avec conviction.
- Hein, quoi ?! " La jeune fille recule dans un sourire, puis ajoute à Lana. " Merci de le lui dire ! C’est pas grave si tu ne vois pas la signification, lui, il la verra. " Et l’adolescente sort en trottinant, heureuse d’avoir accompli sa mission. Raah, il faudra vraiment que je vous le dise sans code secret, que je peux vous entendre de nulle part. Cela dit, ces paroles me soulagent, et je me prépare à sortir.

Après que les deux Darks s’aient saluées, elles traversent l’académie et sortent du secteur pour rejoindre ma chambre. Tifa entre en brisant la porte d’un éclair. " C’est ouvert !
- Maître… vous payerez les réparations, s’il vous plaît. Butez-moi cette porte autant de fois que vous le désirez, mais à condition que vous m’en payez une pour la remplacer à chaque fois.
- Oh ? C’est vrai, tu me laisseras la détruire ? me demande-t-elle, enjouée.
- Si et seulement si je peux me retirer dans l’ombre une fois la mission terminée. On part où ?
- Mais comment t’es déjà au courant, toi ? s’interroge Lana.
- J’écoute Korriban.
- J’ai un message de la part d’une fille, pour toi.
- Je le connais déjà : La colombe est dans la cage sans barreau, et le pénitencier ouvrira ses portes si le shérif s’en approche avec conviction. " Cette dernière me fusille du regard avant de nier : " N’importe quoi ! En plus, ça n’a pas de sens ! Non, c’est juste qu’il y a une fille de l’académie qui veut sortir avec toi.
- Tu as son nom ?
- Elle n’a pas voulu me le donner… Hé ! Attends ? T’aurais dis " oui " ?!
- Quoi ?
- Ça t’intéresse, de savoir qui veut sortir avec toi ?
- Et toi ? Comment va ta nouvelle armure ? Elle résiste bien aux chocs des vibrolames ? » Lana grogne en fixant, tandis que Tifa sort de son éclat de rire : « Vu qu’on est tous au courant, go au Fureur, j’ai hâte d’y être !
- Où ça ? demande Lana.
- Bespin. "



Bespin est une planète gazeuse dans la bordure, absolument vide de terre. Et donc, sans structure naturelle. Mais des stations artificielles… ah ! Ça pullule ! Pas trop mal de raffinerie, quelques pompes d’extractions à l’échelle… gargantuesques. Mais surtout : la station Quialkua !
Cette station est une sorte de… rêve : vous imaginez une croisière spatiale ? Et bah, voilà, c’est pareil, en mieux : on peut y voir de vrais coucher de soleil, et on peut prendre un bon grand bol d’air frais sans craindre d’être à sec. Bon, après, n’y étant jamais allé moi-même, je ne sais pas du tout quels délices nous y attendent, mais Tifa nous donne le ton une fois l’atmosphère atteinte : " Certes, ce sont des vacances rêvées, mais on n’y est pas pour ça. Un jedi s’y cacherait.
- Un de nos jedis ?
- Oui, Lana. Et parce qu’il a joué au con : il est sorti de sa cachette pour aider une pauvre personne en détresse, qui a hurlé son nom. Et comme notre jedi est un… ange gardien, –coureur de jupons sur les bords à mon avis– il est venu se mettre en danger pour nous, ici.
- Attends, il a fait ça ? Mais quel con ! l’insulte Lana.
- Le plus drôle dans cette histoire, c’est que la princesse, c’est une de nos agents : Sylrianis. Elle a aussitôt profité de la situation pour appeler The Dead Light, tandis qu’elle le maintient ici… et nous voilà !
- Le rapport avec notre mission initiale ? m’inquiète-je.
- Oh… et bien, je tiens de sources… très hautes placées, que c’est un des membres des Mains de Force, me répond mon maître.
- Notre agente le sait ? demande Lana.
- Sylrianis n’en connait pas l’existence : on lui fera la surprise ! propose Tifa.
- Quelle est cette source ? l’interroge-je.
- C’est assez compliqué : un sith me l’a dégoté l’enregistrement d’un des conseils, de Korriban, et disons qu’ils ont été… bavards.
- Qui vous a donné ça ?
- Tu le ne connais pas, Phobias. Je l’ai déjà croisé quand j’étais à l’académie. Et ayant été surprise de le voir, on a… tapé la causette. Je ne sais plus comment on en est arrivé à tout ça, mais bref, j’ai obtenu l’enregistrement.
- Et comment il l’a eu, cet enregistrement ?
- T’as qu’à écouter le truc en entier, tu comprendras très vite : il y a des aveux ! Et ça, il aime. " N’ayant aucune envie de perdre autant de temps, je fais confiance à une Dark qui sait y faire. " À l’académie, il a ton âge, alors ? l’interroge Lana les yeux pleins de sous-entendus.
- Euh… non. Je le croisais dans les couloirs, mais ce n’était ni un prof, ni un élève. Pas la peine de me demander ce qu’il faisait, même le directeur l’ignorait à mon avis ! " Après quelques descriptions sur la discrétion sensationnelle –comprenez par là qu’Aslcéyos faisait mieux– de cette connaissance, nous atterrissons enfin sur la plate-forme des vaisseaux cargos légers.

À la sortie du vaisseau, un majordome vient nous recevoir : " Que puis-je pour vous, messieurs dames ?
- Nous sommes venus prendre des vacances. Une amie nous a conseillé de venir en ce moment, comme quoi il n’y aurait pas trop de monde, explique Tifa.
- Euh… et bien, certes, il n’y a pas grand monde ces derniers temps, mais vous savez que nous ne prenons que les personnes ayant réservé…
- Vous allez nous laissez passer, lui ordonne Tifa.
- Je… vais vous laissez passer.
- Vous allez vous occuper vous-même des formalités pour régulariser notre venue, ajoute-elle.
- Je vais m’occuper des formalités pour votre séjour.
- Merci de ne plus nous emmerder.
- Désolé de ce contretemps, je ne vous dérangerais plus. » Sur ce, il s’écarte et nous entrons dans les bâtiments de la station.

" Ça, c’est vil ! commente Lana.
- Bah, hé, on n’va pas s’gêner, quand même ! proteste Tifa.
- Sylrianis nous a donné un point de rendez-vous précis ? lui demande-je.
- Pas pour l’instant, je comptais la joindre durant la journée, m’explique Dark Tifa. D’ici-là, on est en vacances ! Mais faites gaffe, n’importe quoi peut arriver.
- Ça marche ! " lui répondons Lana et Moi.

Très vite, je pars m’installer à l’hôtel, ferme les rideaux, réinstalle quelques meubles et plonge ma chambre dans les ténèbres, avant de m’asseoir en tailleur sur le lit, et d’entrer dans une méditation d’écoute. Mmh… tout semble… flou, perturbé. Comme s’il y avait… quelque chose qui… brouillerait tout. J’en parlerais à maître Tifa… En attendant, je tente de suivre les mouvements d’une personne, mais le parasitage est si intense que je ne peux même pas voir ce qui se passe dans la chambre d’à côté. Je sors.
Je croise Tifa qui tient un communicateur dans sa main. " Raah, mais c’est impossible ! Qu’est-ce qu’elle fout ?
- Il y a un problème ?
- Notre chère agente a décidé de faire le silence radio, m’explique-t-elle.
- Le jedi l’aurait mise à jour ?
- Peut-être, mais uniquement si c’est un membre extrêmement puissant dans la Force : elle a appris à leurrer n’importe quel jedi, m’informe Tifa.
- Est-ce que quelqu’un d’extrêmement puissant comme vous le dites, pourrait causer un trouble général sur la station ?
- Un trouble… de quel genre ?
- Impossible de méditer, et d’écouter, quoi que ce soit sur Quialkua. Voire Bespin toute entière. " Tifa prend alors un temps de réflexion. Puis elle ferme son communicateur, avant de marcher vers la sortie de l’hôtel. Je la suis, et elle me dit : " Il faut trouver pourquoi la station est si peu peuplée selon le type à l’entrée, et on commence la fouille intégrale de la station.
- Ça marche.
- Va prévenir ta copine.
- Très drôle… où est Lana, d’ailleurs ?
- À ton avis ? "


En même temps, j’aurais dû m’en douter. Si un lieu de vacances est aussi prisé, il y a de fortes chances pour que lieu héberge une piscine. Et donc, me voilà sur les bords de cette mer artificielle, à traquer du regard une allumeuse de premier ordre. Impossible de la trouver elle, mais un attroupement de mecs… c’est d’une simplicité ! Je m’en approche, et je fais très vite une drôle d’impression : normal, je ne me trimballe pas en maillot, moi ! Lana est allongée sur le sable, et les autres la regardent en bavant, tentent d’attirer son attention, et les plus courageux ont osé lui parler. Mon arrivée s’accompagne d’un silence général. " Lana, ‘faut que tu viennes, lui fais-je calmement en montrant derrière moi.
- Ah ? Bon, bah d’accord. " Elle se lève et une tronche dépitée peut se lire sur les visages de tous les garçons qui la désiraient. Elle s’approche de moi –un peu trop à mon goût, mais bon, je ne suis pas à ça près– et finalement, un homme ose enfin poser la question : " Mais… Lana, c’est qui, lui ?
- Mon petit copain ! " lui rétorque-t-elle dans un grand sourire. Putain, merci. Toi, je vais te passer un savon… Et alors que nous quittons le groupe, celui qui semble avoir l’orgueil le plus haut placé nous barre la route. " Toi ! Tu te crois où, à venir comme ça ?
- Bouge de là avant que je m’énerve, lui conseille-je.
- C’est ça, c’est ça… viens te battre ! Je suis cinquième Dan dans trois arts martiaux différents ! " Et moi, j’ai la Force, crétin… " Je peux savoir ton nom ?
- Krayk Dia ! Et toi, t’es qui ? " Je me redresse et bombe le torse, avant de lui envoyer un flash d’obscurité : l’espace d’un instant, le ciel –et pour lui, l’intégralité de son champ de vision– se voile d’épaisses ténèbres. De plus, mes yeux s’illuminent aux couleurs de mon sabre. Et pour lui répondre, je lui lance d’une voix machiavélique à souhait : " Ton pire CAUCHEMAR !!!!! ". Le pauvre s’enfuit à toutes jambes, créant un élan de panique parmi le groupe.

" Bon, toi, tu t’habilles.
- Rôôh… tu n’aimes pas mon maillot ?
- Enfile plutôt ton armure, ça risque de chauffer, ce soir.
- Ah, ouais. Je vois. " Lana entre dans une cabine et ressort en quatrième vitesse avec les vêtements de toute à l’heure. " J’ai posé mon armure avec mes autres vêtements dans ma chambre.
- On va à l’hôtel, de toute façon. Tifa nous attends, ou alors on l’attendra sur place. " Nous pressons le pas tout en restant silencieux, et arrivons enfin à nos chambres. Tifa ne semble pas être revenue, nous nous posons dans le salon de notre suite –qu’on a eu gratuitement grâce à notre chère maître– et je commence à lui expliquer nos impressions. « Je vois, donc c’est un type… genre l’équivalent de Tifa, mais version tapette… Enfin, jedi, quoi.
- Bref. J’ai autre chose à te demander.
- Quoi donc ?
- D’où est-ce que tu sors que je suis ton p’tit copain ?!!
- Ah… bah, j’n’allais pas dire que, tu étais un apprenti, comme moi.
- Tu leur as dit que t’étais une sith ?
- Bah non, raison de plus.
- Ouais, ‘faute d’être une sith, t’es une soth.
- Une sotte ? C’était une couverture, boulet !
- Et petit copain, c’est le seul truc qui t’est venu à l’idée ?
- Non : Maître, mais t’es trop jeune, esclave, mais ça craint, frère, mais vu ta gueule, ça ne serait pas crédible, père, encore moins…
- Parce que petit ami, c’est crédible ?
- Bah oui, tu n’trouves pas ? " Elle me fixe d’un regard demandeur, comme si je devais lui avouer quoi que ce soit. Mais non. Je n’ai rien à avouer, ma petite. Je garde un regard froid, confirmant mon opinion. Nous restons bien quarante secondes comme ceci –et croyez moi, ça fait long, quarante secondes dans le blanc des yeux– avant qu’elle n’abandonne et détourne son regard. " J’me sens pas bien, me dit-elle.
- Qu’est-ce qu’il ne va pas ? m’inquiète-je.
- Je ne sais pas… en te regardant, j’ai eu cette impression.
- J’ai pas changé entretemps, pourtant. " Elle se glisse dans sa chambre, et ses pas trahissent son malaise. Beuh ? Elle découvre seulement maintenant que j’ai une sale gueule ? Tsss. Je retourne dans ma chambre et prends mes derniers équipements, histoire d’être prêt à partir sur-le-champ.
Tifa arrive enfin en déclarant une fois la porte fermée : " Ça va être la merde pour trouver Double K !
- Qui ça ? demande Lana en sortant de sa chambre équipée de sa nouvelle armure plus aguicheuse que jamais.
- Notre cible, précise notre maître.
- C’est pas un nom, ça ! proteste-je.
- Notre informatrice m’a dit que ça suffirait pour trouver la personne en question, nous informe Tifa. Remarquez par ailleurs que cela la couvre elle, et nous avec, avec ce jeu de mots.
- Vous l’avez eu entretemps ?
- Toujours pas, Phobias, hélas…
- Bon, on va chercher cette merde ? propose Lana.
- Ce jedi fait partie des Mains de Force, ce n’est pas quelqu…
- Mais non, c’est son nom, crétin ! " me coupe-t-elle. Pff… très drôle… j’aurais pas crû que tu serais arrêter sur ça. Enfin bon, Tifa reprend d’un air sérieux : " Je sais pourquoi la station est si vide : il y a eu une attaque.
- De quel genre ?
- Des Gormaks, Lana. Ils n’aiment ni la République, ni l’Empire, et ce sont attaqués à une source de plaisir pour les deux factions : ici, la station Quialkua. L’arrivée du jedi semble les avoir calmés, mais il paraît qu’ils rôdent encore dans les couloirs de service. Bref, là où peu de gens vont.
- Et ils n’ont pas annulés les séjours ici ? lui fais-je remarquer.
- Non… ça serait une trop grosse perte d’argent. Ils ont donc décidé arbitrairement que tous les voyageurs n’ayant pas réservé ne seront pas admis –pour leur sécurité– tandis que les autres… n’y verront que du feu. C’est un bon compromis, pour eux.
- Tss… donc, on fait quoi ? reprends-je.
- Le jedi semble avoir calmé la situation en grosse partie. Il doit donc être en train de s’occuper des Gormaks, conclu Tifa. Alors, en bons siths, nous allons les retourner contre lui, et lui piquer l’artefact sur son cadavre !
- Ça marche ! J’suis partante !
- Et moi parti. » Et nous partons.


Nous traversons les couloirs réservés à la maintenance, et débarquons dans des salles grisâtres, sombres, et mécaniques. En même temps, quel intérêt de décorer cette partie-là de la station ? Aucun vacancier n’y met les pieds. Enfin, à peine la structure s’annonce à nous que Tifa nous propose : " On se sépare ?
- Et on fait quoi ? demande Lana.
- Si vous trouvez les Gormaks, vous essayez de les retourner contre le jedi. Si vous trouvez le jedi, faites-le poireauter et prévenez les autres, histoire qu’on se le farcisse à trois, et sinon : continuez de chercher. " D’un signe de tête, les deux apprentis acquiescent, et nous nous séparons. Curieux, ceci dit, je m’attendais à quelque chose du genre : si vous tombez sur le jedi, butez-le. Tifa prendrait-elle soin de ses apprentis, à présent ? Enfin, bon, d’abord, il faut le trouver.

J’ai pris la direction plein est. Les filles, j’en sais rien –et je m’en fiche un peu– mais vu la taille de la station, on ne tombera pas les uns sur les autres avant longtemps.
Des dédales interminables. Des machines incommensurables pour créer un faux décor. Une mécanique incompréhensible. Un bruit de fond métallique. Bref… une usine monstrueusement labyrinthique. Et je dois trouver des Gormaks, ou un pauvre jedi surnommé Double K. Tss… s’il est un tant sois peu puissant, il doit être capable, comme Tifa, de se rendre invisible, ou encore de changer d’apparence. Ah ! voilà pourquoi l’informatrice a dit Double K, ça doit y être lié. Si je peux trouver une liste avec le nom de tous les individus sur la station, je devrais pouvoir le retrouver. Je me retourne et prend le chemin du retour, en empruntant un trajet parallèle, histoire de visiter un maximum, quand même. Tifa pourrait sans doute en avoir entendu parler, vu le monde qu’elle a dû croiser –ou devrais-je dire, manipuler–. Et alors Lana, encore pire. Bon, moi, sur le coup, c’est pas génial, le seul gars dont j’air retenu le nom était l’autre clampin de Krayk Dia… Merde. Les voilà les deux K ! Bon, sang, il a sûrement compris que j’étais un sith ! Quel idiot ! Avec comme couverture son cinquième Dan dans trois arts martiaux, il pouvait se battre sans dénoncer sa nature de jedi. Et il a fuit pour garder sa fausse identité.
Alors que je suis plein de remords sur le retour en marchant à grands pas, j’entends un petit bruit pas très loin. Je m’arrête –encore heureux que je marche silencieusement !– et tente de saisir la source de ce son. À ma gauche. J’écoute à la porte, et entends un quelque chose. Il y a quelqu’un… quelqu’une pour être exact. Elle marmonne. Vite. Sa respiration est irrégulière. Tant pis, j’entre. En ouvrant la porte d’un geste, j’arrive dans une sorte de décharge, et parmi les décombres se trouve une silhouette d’une jeune femme, blottie sur elle-même. Je m’avance et elle me distingue enfin : " Pho… Phobias ?
- Qui êtes vous ?
- Je… " et alors elle plonge sa tête dans ses genoux, les sanglots suivant l’action. Je ne supporte pas voir une femme pleurer. Et dans le sens jedi du terme. Je m’approche et m’accroupi à ses côtés. " Qu’y a-t-il ?
- Que dois-je faire ? Phobias, tu es un sith, tu dois l’avoir eu, cette situation, non ? me demande-t-elle dans un dernier espoir.
- Comment me connaissez-vous ?
- Je suis Sylrianis… de The Dead Light. Et… c’est moi qui ait attiré tous les adeptes de la Force sur la station en ce moment, m’explique-t-elle entre deux larmes. Et je n’aurais jamais dû le faire.
- Calmez vous. Où est le problème ?
- J’ai vu la lumière, Phobias. Et je ne veux plus la quitter. "

Les histoires sur la Force parlent de tout. Les plus célèbres –chez les siths, en tout cas– parlent de jedis ayant basculés du côté obscur. Le Côté Obscur. On le voit comme une nuisance, qui ronge, petit à petit, inévitablement. Et les siths ont maîtrisé ce pouvoir. Seuls les jedis le craignent. Les siths leur sont supérieurs en cela. La trahison, la douleur, la corruption… tout un tas d’outils de puissance, qui sont d’une efficacité sans conteste. Mais qui a dit que les siths n’ont jamais été rongés, à leur tour ? Le monde entier. Les jedis se baignent dans le mythe comme quoi ce même côté obscur nous détruit –et il faut admettre que les siths se tuent entre eux– mais ce n’est pas de cela que je parle.
Il y a autre chose. Aucun sith n’en a l’impression, car aucun ne voudrait croire à une telle… émotion. Ou plutôt, l’opposé de pulsion. Sous leurs yeux se cache cette puissante chose, et tente de les ronger un à un. Sauf que les siths sont les rois de l’élimination arbitraire, et donc, personne n’a réussi à voir cela suffisamment longtemps pour y croire. Sauf moi. Et je l’ai devant mes yeux. Quand la sagesse mène à un endroit qu’on a juré ne jamais approché, le commun des mortels sombre dans l’oubli, dans le néant, à ne savoir plus quoi faire. Voilà pourquoi on n’avait aucune nouvelle de sa part. Voilà pourquoi elle nous a trahi, comme elle le croit. Voilà pourquoi, tiraillée dans son fort intérieur, elle recherche un espoir impossible. Mais… il existe une solution. Une solution très précise, pour laquelle j’ai passé des années à m’entraîner pour l’administrer. L’agente de The Dead Light est tombé sur moi. Ou plutôt, la Force m’a guidé jusqu’à elle pour que j’accomplisse mon devoir. Sans hésitation.

Que la Lumière rejoigne les Ténèbres !





Dernière édition par Kiràly le Lun 27 Fév - 10:17, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:58



Une fois m’être occupé de ce cas, je me relève et retourne à ce que je faisais tout à l’heure : traquer le jedi. Plus la peine de chercher une liste débile : ce n’est pas Krayk. Je ferme les yeux, et essaye de sentir les flux de Force. Quelques secondes à peine me suffisent, et la Force me guide. J’avance tout droit, plein nord.
J’arrive finalement dans une grande salle, disposant d’accès sur tout le contour. Et Tifa débarque un peu plus à ma gauche. " Tiens, t’es là, toi ?
- Oui. Vous avez trouvé quelque chose ?
- Rien du tout, dégoûtée… Sauf des cadavres de Gormaks.
- Vous les avez tués ?
- Absolument pas. Ce sont des tirs de blaster qui ont mis fin à leur vie. Et ça date. Ça doit être les premiers morts. Et toi ?
- Rien de spécial, la routine, pour une fois.
- Pour en finir avec les Gormaks, le fait que je sois tombée sur leur cadavre n’est pas anodin.
- Ah oui ?
- S’ils sont encore là, c’est que personne n’a fait le ménage.
- Oh, miracle, même moi je ne m’en saurais pas douter ! lui dis-je ironiquement.
- Ça veut dire que les techniciens de surface craignent encore cet endroit ! Il y a quelque chose qui les effraie !
- Mmh… pas faux. Ou alors, ils attendent que le jedi finisse le travail. " C’est alors que l’holotransmetteur de Tifa se met à sonner. Elle sors le disque et le place devant nous sur le sol. Lana apparaît dans une lueur bleutée. " Maître ! Ah ? T’es là aussi ? Bon, très bien.
- Qu’y a-t-il, Lana ? demande sa maître.
- Je suis remontée dans la partie joyeuse de la station, pour trouver la liste des personnes présentes.
- Tu as toi aussi cherché Krayk ? lui demande-je.
- Ouais, mais c’est pas lui.
- Je sais.
- Qui ça ? nous interroge Tifa.
- Un clampin qui tournait autour de Lana en maillot de bain... Et comme il avait deux K dans son nom, on a fait le même rapprochement, mais qui se trouve être faux, lui explicite-je.
- Mais y’a autre chose qui m’inquiète plus : de plus en plus de vaisseaux s’en vont, là, en ce moment.
- Pourquoi ?
- Impossible de savoir. Je n’ai croisé personne. Mais voilà, je voulais prévenir. Vous avez trouvé quelque chose ?
- Des Gormaks morts, et c’est tout, lui répond Tifa.
- Si ça continue, on va finir tous les trois, seuls, avec toute la station rien que pour nous !
- C’est ça, rêve, ma grande, ce n’est pas près d’arriver…
- On continue de traquer notre jedi, alors ?
- Serais-tu pressé, Phobias ? me rétorque Dark Tifa.
- Pas spécialement, curieux, plutôt.
- Bon, je vous rejoins. Je passe par le haut. " Le communicateur s’éteint alors. D’un regard, Tifa et moi partons dans le même élan, en direction d’une des portes, derrière nous –sûrement là par où serait arrivée Lana si elle avait fouillé le sous-sol comme nous–. Et devinez sur quoi nous arrivons : le placard à balais.
" Raah, zut alors.
- Il nous reste une, deux… trois portes. Tu veux commencer par où, mon grand ? me demande Tifa.
- Ouest, ça te va ? " Elle acquiesce et nous marchons en direction de la porte en question. La salle faisant au moins un diamètre de trois cent mètre, cela met plus de temps qu’on pourrait le croire. Une fois devant, Tifa entre sans précaution, et débouche sur l’obscurité. J’appuie sur l’interrupteur, et une machinerie s’offre à nous. " Ça mène ailleurs ou pas, à ton avis ?
- J’en sais rien. Je ne vois pas de porte d’ici. Mais je vous avoue que ce truc m’intrigue plus qu’une sortie.
- Quoi donc ? me demande Tifa en s’avançant.
- Un genre de barre épaisse. Avec ce bouton qui clignote lentement.
- Mmh… c’est branché au reste du mécanisme. Je le laisserai en place, à mon avis, de crainte de débrancher un truc important, pour la station.
- Mouais…
- Bah, écoute, si le personnel a quitté la station, mais a laissé ça comme ça, c’est bien parce que c’est important.
- Oui, dit comme ça… "

Au bout d’une dizaine de minute de fouille, une écoutille s’ouvre bruyamment vers le haut de la grande salle. Tifa et moi nous sortons, pour nous en approcher, et Lana descend des échelles du centre. " C’est moi, vous voilà !
- Non, non " ironise Tifa, en contournant les divers amas de métaux. Je m’avance vers Lana, pendant qu’elle descend les cinquante mètres –au moins– d’échelle. Tifa s’adosse au mur, et lance à son apprentie : " Tu as vu quelqu’un d’autre, sur le chemin ?
- Non, c’est pour ça que j’ai été si rapide. Et de votre côté ? Toujours pas de jedi ? nous interroge Lana.
- C’est de moi qu’on parle ? " ajoute une voix précédée de l’ouverture de la porte dans le dos de Tifa. Cette dernière se retourne brusquement et se retrouve nez à nez avec un individu immense, dans un manteau rouge très sombre. Pour une fois, Tifa avait de quoi se sentir petite. Très petite. Ce type est si grand qu’il doit se baisser pour passer la porte. Profitant de cette situation, Lana se fait la plus discrète possible, immobile sur les barreaux de l’échelle. Je m’avance calmement, mais il m’a déjà dans son champ de vision –bien que son visage soit en grande partie camouflée par sa capuche. Dark Tifa recule, instinctivement, et lui rétorque : " Qui êtes vous ?
- Kiràly Kardfehér.
- Tu viens de signer ton arrêt de mort, mec ! " Et d’un geste, elle projette une vague d’éclairs dévastateurs en direction du jedi, et à bout portant, qui plus est ! Mais en vain. À l’instant où sa décharge allait prendre forme, la maître sith se retrouve projetée à l’autre bout de la pièce. Une série d’éclairs, combinées à une vague de Force, lui permet d’atterrir sans encombre. " Voici donc les sith venus me tuer.
- En même temps, t’en connais beaucoup, des sith venu faire le ménage ? lui dis-je en fonçant vers lui, mon sabre laser en avant.
- Pas encore, mais si tu veux mordre la poussière, continue comme ça. " dit-il en me fixant. Je me retrouve projeté à côté de Tifa. N’ayant pas les mêmes aptitudes de Force qu’elle, je me viande en beauté au sol. Mais j’ai vu un détail important : il ne bouge pas d’un pouce.
Lana profite de cet instant d’inattention pour sauter de là où elle se trouvait et lui asséner un coup dévastateur. Mais il esquive d’un pas élégant, et son coup tombe dans le vide. La guerrière ne se laisse pas intimidée, et le prend de vitesse en enchaînant un coup de sabre laser. Mais au moment où elle le frappe, la pauvre Lana se rend compte qu’il n’y est plus.
Trois mètre plus loin, debout, notre double K commente : " Vous semblez être les trois sith qui nous ont vu sur Dromund Kaas.
- Et toi un des dix jedi, ajoute Tifa en s’approchant. Au fait, vos Mains de Force ont été amputées.
- Vous ne m’apprenez rien.
- Et c’est l’heure d’enlever un troisième doigt ! " crie Lana dans une charge inarrêtable. D’un mouvement furtif, Kiràly se courbe, et l’expulse sur le sol au centre de la salle. Comment il a fait ça ? Lana s’écrase alors au sol, dans une grimace de douleur, à plat ventre. Pendant ce temps, le jedi bondi en direction de la jeune fille, et atterri sur ses vertèbres, dans un son particulièrement désagréable. Lana hurle de douleur, mais le jedi lui répond : " Ta moelle épinière est intacte, tu vivras. " Et une de moins. Putain, c’est mal barré. Debout, je m’approche de lui, mais Tifa me retiens par l’épaule : " Mauvaise tactique. Observe un peu. " Elle monte sur une des machines qui jonchent le tour de la pièce, et déclare : " Tu m’excuseras, Kiràly, mais nous sommes venus chercher un jedi, pas une tapette qui fait des roulades.
- Si tu ne vois pas de sabre laser, c’est parce que je n’en ai pas besoin.
- Tant pis pour toi ! " Ravie de savoir qu’il n’a pas de quoi se défendre, elle projette un véritable orage sur lui. Mais oui ! Sans sabre, il ne peut pas parer une telle attaque d’énergie ! Enfin, c’est ce que je croyais… Une bulle invisible s’est comme formée autour de lui, barrant la route à l’attaque de Tifa. Cette dernière, ivre de colère, concentre sa puissance et intensifie le tout, provoquant l’explosion des engins égratignés par ses traits d’énergie. La détonation ne déstabilise personne. Et le champ de force invisible ne bronche pas. " Tu ne peux rien, contre moi. " L’être déverse alors de sa puissance, réduisant à néant les assauts de Tifa, et la bousculant en arrière. Alors qu’il la regarde chuter, j’arrive à la hauteur de Kiràly dans un bond, mon sabre rouge quasi sur sa gorge. Mais il se baisse, et m’envoie au plafond d’un coup de pied. Je me rattrape en catastrophe sur l’échelle. C’est bien cela, il ne se vante de rien, au contact. Je constate alors que ma lame a découpé le pilier qui maintient les barreaux. Je tombe à mon tour en direction de la dernière salle que Tifa et moi avons visité. Le mur au dessus de la porte magnétique s’effondre, et va percuter un tube. Et pas n’importe quel tube : celui avec un bouton clignotant. Au moment du contact, une déflagration envahi les deux pièces.

Couché au cœur des décombres, je fais mine d’être enseveli. Tifa a rejoint Lana en rampant, et discrètement, lui lance : " Ne bouge pas, tu veux ?
- Vous pouvez me soigner ça ? demande Lana, les yeux pleins de douleur mêlés à l’envie d’en découdre.
- Je n’ai jamais pu soigner qui que ce soit, c’est pas mon truc, ça…
- Noooon… " Tifa se lève alors d’un bond, sors des décombres et atterri sur un tas de trucs rouillés. " Où es-tu, connard ?!
- N’insulte pas ceux que tu crains, de peur que tes cauchemars deviennent réalité. " Elle foudroie son sabre et projette une onde électrique jusqu’à lui. Mais elle s’écrase sur le mur d’en face, et provoque une autre explosion. Cette fois-ci, Tifa n’a pas bronché. Elle scrute frénétiquement les environs, en espérant trouver ce Kardfehér. Il est assis, sur le barreau le plus bas de l’échelle coupée. Comment il est arrivé là ? Il y a au moins quarante mètre en le sol et là-haut ! Tifa lui clame : " Ah… je vois… un sacré illusionniste que voilà ! Impossible de sortir de sabre laser, ni de se battre vraiment au corps à corps, hein ?
- Crois ce que tu veux, cela ne changera pas la réalité.
- Viens là, s’pèce de lâche ! " crie-t-elle en électrifiant le haut de la structure, détachant ainsi l’échelle. Kiràly saute et arrive debout, avec élégance sur le sol, près des débris. Je charge hors de ma cachette, sabre en avant. Mais il m’enchaîne un croc-en-jambe, suivi d’un coup de poing au dos pour me plaquer au sol. Je me retourne, saute pour me relever, mais son pied attendait ma tête, et me propulse en arrière, dans un salto, et je m’écrase, la tête la première, sur l’armature de ferraille. Lana crie de surprise : " Phobias ! " tandis que Tifa fusille du regard le jedi. " Double K, t’as fini tes tours de passe-passe ?!
- Je ne porte pas ce surnom.
- M’en fiche ! crie Tifa dans une explosion d’électricité. Prend ça ! " Elle dirige son tonnerre coloré en direction du jedi, qui semble ignorer totalement l’attaque. Cette dernière atteint le mur d’en face. " Grr… tu veux jouer à ça ? Très bien. " C’est alors que Dark Tifa montre alors ce qu’elle a dans le ventre, elle prend le temps de charger son attaque en se courbant. " Tu vas te détruire en faisant cela. " Mais Tifa ne prend pas ses menaces au sérieux. Dix secondes plus tard, son regard s’illumine de puissance, et elle déverse son côté obscur partout dans la pièce. Une véritable tempête s’abat sur la moindre parcelle de métal, et ainsi, Tifa espère atteindre Kiràly. Des milliers d’arcs électriques remplissent la salle, mettant feu à toute chose combustible, mais parmi les objets atteints se trouve un autre tube clignotant, juste derrière elle, et un déflagration monumentale l’abat au sol, quinze mètres plus loin.



L’incendie a envahi la salle, et la chaleur étouffante s’engouffre tel un four. Je lève la tête et aperçoit Double K de face, au loin, entouré des flammes. Intact. Intact. Il se retourne lentement, et rejoint le brasier tel un fantôme imperturbable. Kardfehér !!! Reviens là, s’pèce de lâche ! Mais je n’arrive pas à crier ma rage. Seul le crépitement et l’alarme sourde font écho.
Alors que je tente de me relever dans la douleur, je réfléchi à la situation. Ce qui m’intrigue le plus, ce sont ces tubes… Tifa en avait touché un, me semble-t-il. Et si c’était ça, qui avait causé l’explosion ? Mais oui ! Ce sont des charges Gormaks, prêtes à exploser. Voilà pourquoi la station se vidait ! Je me déplace en boitant, et retire enfin les pièces métalliques qui m’entravent. Lana s’aperçoit alors de ma présence, et me dit : " Phobias ? Où est Krade-fait-chier ?
- Parti. Et nous aussi : la station va sauter. On a trouvé des charges, Tifa et moi. On a dû rater l’alarme quand nous sommes descendu dans les sous-sols.
- Quoi ?! Merde !
- Je suis le seul qui peut marcher, et Tifa est dans le coma, lui dis-je en m’approchant d’elle gisant sur le sol.
- Mais… qu’est-ce que tu fais ?!
- Ça n’va pas t’plaire. " Et alors qu’elle hurle de panique, je lui faire perdre conscience avec un coup d’une violence insoupçonnée, achevant son cri. Je pousse alors les décombres principaux qui risquent de me gêner le plus, en usant de la Force. Chargé comme ce n’est pas permis –surtout dans mon état– je me traîne à l’extérieur de la salle. Craignant que l’explosion générale n’arrive trop tôt, j’essaye de garder mes sens éveillés, mais très vite, je constate que mon seul moyen de m’en sortir est de foncer –bien qu’à très lente allure– de toutes mes forces, et de toute ma Force, en ignorant tous les détails du chemin.
Ces minutes semblent interminables, mais j’arrive enfin à la plate forme. Une fois débarrassé d’un poids, je retourne à l’hôtel prendre les affaires à sauver. Ma chambre a juste été déplacée, mais mes holocrons personnels, je tiens à les récupérer. Donc c’est vite fait. Viens au tour de la chambre de Lana. Pff, il n’y a que sa valise de vêtements, à peine ouverte... Et Tifa, c’est encore mieux, elle a tout laissé dans le vaisseau. Pas la peine de perdre un temps fou. Je récupère tout –c’est-à-dire pas grand-chose, retourne au Fureur, et m’installe dans le cockpit.
Je décolle et sors de l’atmosphère de la planète. Une fois en orbite juste au-dessus de la station Quialkua, je m’arrête et envoie un message crypté à Sahino. Un vaisseau de la taille d’un destroyer léger émerge dans le coin de la fenêtre. Je ne connais pas ce type de… oh ? Un vaisseau Gormak ? Mes soupçons me donnent raison : une escadrille de chasseur se lancent à ma poursuite. Le temps qu’ils arrivent, je programme l’hyperespace vers Korriban. Les premiers lasers m’atteignent, sans faire fléchir le bouclier. C’est alors qu’une explosion sensationnelle retentie à la surface de Bespin : bien que je ne l’entends ni la ressent, une tache de feu s’illumine clairement là où se trouvait Quialkua. Les coordonnées pour Korriban se chargent, pour les cinq jours de voyage. Pendant la minute d’attente qu’il me reste, je prend les commandes, et tente d’abattre les chasseurs ennemis.
Le premier que j’abats –quel idiot en même temps, il était pile devant le turbolaser !– provoque une retraire de la part de l’escadron. Ils réalisent peu après qu’il ne s’agit pas d’une canonnière non plus, et donc refoncent vers moi à toute berzingue. Le temps d’un abattre un second, et l’hyperdrive est prêt. Je me positionne et disparaît dans le néant.


Le vaisseau semble bien vide. Je passe mon temps à m’occuper des bandages, passer un peu de temps dans la cuve de kolto, vérifier la trajectoire, et tenter de dormir. Chose difficile, pour moi, en se moment. Alors, pour passer le temps, je planche sur l’artefact de Tifa. Je note mes hypothèses dans mon holocron, et j’avance petit à petit. Très petit, quand même. Et le pire, c’est que je n’ai aucune assurance comme quoi je vais dans la bonne direction. Les cinq jours se passent dans un silence incroyable. Alors qu’il ne reste que quelques heures avant d’arriver à bon port, le Fureur s’anime enfin.




Lana ouvre les yeux sur une lumière aveuglante. D’un blanc pur. Elle les referme et comprend enfin. " Alors c’est ça ?
- Tu parles tout haut.
- Hein ? " La sith rouvre ses yeux, qui s’emplissent de lumière, floutant son champ de vision. Le brouillard se dissipant peu à peu, elle distingue une sombre silhouette assise. " Qui est là… ?
- L’être que tu n’as jamais attendu. " Sur ces paroles, la pauvre apprentie panique sur son sort, et, impuissante, perle quelques larmes. Un bout de tissu les essuie, provoquant la surprise de la jeune fille. Mais elle garde ses yeux fermés, de crainte de voir ce que le châtiment lui a réservé. Elle tente de s’accrocher à quelque chose, mais la seule chose qu’elle trouve est le corps de la silhouette. C’est au tour de Tifa, qui, dérangée par les bruits, ouvrent enfin ses yeux. " Merde… où suis-je ?
- Là où tu n’aurais jamais cru être. " Cette fois-ci, elle reconnaît l’individu en question, et se jette dans ses bras, à moitié assise. " Ça me fait plaisir de te revoir, tu peux pas savoir à quel point !
- Chut… calme-toi, tu es blessée.
- Quoi ? Phobias ? " Lana réalise enfin qu’elle se trouve tout simplement dans l’infirmerie du Fureur, agrippée à moi, tout comme Tifa. " Et bien, les filles : je ne vous savais pas si câlines.
- Tu ne vas pas t’en plaindre, si ? me répond Tifa.
- Je te croyais dans un bien pire état, lui confie-je.
- Non, et je suis la première surprise, m’informe-t-elle.
- Mais… que s’est-il passé ? " interroge Lana en se détachant. Mais son mouvement touche sa colonne, et elle se courbe de douleur. " Ne bouge pas, ta colonne ne s’est pas entièrement remise.
- Je ne suis pas une poupée de porcelaine non plus… enfin bon, ça va déjà mieux que dans mes derniers souvenirs, nous concède Lana dans un sourire.
- Tu as perdu connaissance à quel moment, Lana ? s’interroge Tifa en se levant calmement.
- Quand Phobias m’a assommée, lui explique-t-elle. J’ai bien cru que tu voulais me tuer, cette fois-ci.
- Non, ce n’était pas pour ça. Disons que je pensais que… tu ne supporterais pas ce que j’allais faire.
- C’est-à-dire ? demande Tifa.
- Le jedi. " Je me lève alors et laisse tranquille mes deux blessées. Cela dit, ma curiosité me pousse à méditer pour écouter le vaisseau. " Il nous a transportées jusque dans le Fureur ?
- Et en plus, tout devait sauter… La station ?! réalise Lana.
- Elle a dû sauter, à mon avis. Je te laisse la cuve de kolto. J’irai après si ça ne va pas mieux. " Et Tifa sors me rejoindre dans le cockpit.

" Tu as osé, me dit-elle.
- Faire quoi ?
- Si tu devais résumer tes actes en un mot, ça donnerait quoi ?
- Oh… Ça va pas te plaire…
- Dis-le, Phobias.
- Je vous ai… sauvées ?
- T’as un problème avec ce mot ou quoi ?!
- Je le devrais. C’est le problème. " Le silence traverse la salle. Pour une fois, Tifa ne sait plus du tout quoi dire. Un sith ne sauve pas. Il achève. Et là, j’ai fait… le tabou, presque. Sauf que les concernées ne vont pas s’en plaindre. Elle s’approche de moi, lève la tête et me dit : " Regarde moi dans les yeux, Phobias.
- Pourquoi ?
- Fais-le. " Une fois que je la regarde bien en face, elle tente : " Pourquoi nous as-tu sauvées ?
- Je… ne voulais pas vous laissez comme ça. Je ne le peux pas.
- Pourqu… " Mais elle s’arrête. Puis détourne du regard. Elle cligne des yeux et me concède : " C’est bien la première fois que ça me fait ça.
- De ?
- Je me sens étrangement mal à l’aise.
- C’est un peu contre l’idéologie sith, en même temps…
- Mais ça ne peut pas être ça ! me dit-elle.
- Pardon ?
- Dis-moi autre chose. Hors sujet. Et rien de choquant. " Et elle se place en face de moi pour se regarder les yeux dans les yeux. " Mon sabre laser est rouge sang. De même que le tiens.
- Merde, je ressens la même chose, conclu-t-elle en regardant ailleurs.
- Lana m’a dit la même chose à l’hôtel, quand on vous attendait.
- Vous faisiez quoi ?
- Elle… me fixait. Tentant de me faire avouer un truc faux. Puis, elle a réagit comme vous.
- Mmh… attends, ne bouge pas. " Et elle se remet en face de moi, et fixe mon visage, en scrutant. Elle ferme un œil. Le rouvre et ferme l’autre. Puis se tourne pour ne plus être dans mon regard direct, tout en fixant mes yeux. " Continue de regarder dans le vide. " Elle se tourne pour me voir de profil. Change de côté. Puis se remet de face. " Pourquoi n’ai-je cette impression que quand tu me regardes de face, ou presque ?
- Comment pourrais-je le savoir… je vous jure, je ne fais rien avec la Force.
- Je te crois. " Elle s’assoit, puis se relève, décidée à comprendre. Elle me fixe, et puis je lui lance : " Si ça vous prend assez souvent, je suppose qu’il y en a eu, des sith qui vous dit que vous aviez de beaux yeux bleus ?
- Ouais, je sais, les tiens sont oooooaaaaaahhhhhh !!!!!! " Prise de surprise, elle s’écarte et reprend après : " T’as les yeux verrons !!!
- Euh, oui, gris et châtain… c’est si étrange que ça ?
- Putain, mais tu ne te rends pas compte ! Ça fout les j’tons grave !
- Vous êtes bien la première à qui je fais ça.
- Lana aussi, je suppose. Mais attends, personne ne t’a jamais dit ça ?
- Mes sœurs, si, mais ça ne leur faisait pas aussi peur. Mes parents ne le savent pas, les connaissant. Et puis après, personne ne me regarde, de toute façon.
- Mmh… en fait, on est les deux seules filles qui te regardent dans les yeux, hein ? conclu-t-elle.
- On arrive sur Korriban, lui dis-je pour changer de sujet.
- Quoi ? Déjà ? Mais attends… c’est cinq jours de trajet hyperspatial !
- Exact. On arrive d’ici une heure à peine.
- On a sacrément pioncées… Bon, je vais la voir, tu t’occupes de l’atterrissage ? " me demande-t-elle. J’incline simplement la tête et prends les commandes.

Au bout d’une demi-heure, j’entends Lana et Tifa qui discutent dans le couloir. Et puis soudain, Lana lance : " Quoi ?! C’est pas vrai ??!!! " suivie d’une course effrénée de Lana qui débarque. À peine je me retourne pour la voir arriver qu’elle est pile devant moi, en train de me fixer. " Lana ? " Mais sa seule réponse est sa bouche béante. Puis elle tombe en arrière, sur les fesses. Je n’ai pas réussi à la rattraper –en même temps, je ne m’attendais pas à ça !– alors je m’excuse : " Désolé de te faire autant d’effet…
- T’as vraiment les yeux verrons, et je ne m’en étais même pas aperçue !
- Pfff ! T’inquiète pas, c’est pas grave, même mes parents ne le savent pas ! lui dis-je pour la rassurer.
- Tu ne t’es pas trop fait mal ? La chute était rude, annonce Tifa en arrivant.
- Euh… si, quand même ! " Je la relève, et elle ajoute : " Merci. Je sens qu’il va me falloir encore un peu de kolto, si je veux être au top.
- Y’aura de quoi faire sur Korriban, lui dis-je en désignant la planète.
- Déjà ? Putain, t’as dû frapper fort pour que je dorme autant !
- Euh… oui… mais bon, vu que t’étais pas en bon état non plus… ça a dû renforcer…
- Pas la peine de t’excuser, Phobias, me rassure Tifa. Une fois là bas, on va prendre ton sauvetage comme quelque chose de bien.
- Hein ? Mais ça l’est ! Enfin… par pour des sith, des vrais, mais bon…
- Calme toi, Phobias. On s’en occupera, de ce problème. On te doit bien ça.
- C’est vrai ça : à l’académie, comment ils vont le prendre ? réalise Lana.
- J’ai été viré, Lana, lui fais-je remarquer.
- Ah ouais ? J’étais même pas au courant, avoue-t-elle.
- Normal, c’est de la corruption, et c’est officieux " lui explique Tifa. Comme personne ne sait plus quoi dire, nous descendons en silence jusqu’au hangar de Tifa. Ah si, Lana sait quoi dire : " J’arrive toujours pas à croire que t’as les yeux verrons ! "

Une fois sortis du vaisseau, nous reprenons nos affaires et chacun rentre chez soi : nous sommes arrivés en pleine nuit.



Dernière édition par Kiràly le Lun 27 Fév - 10:42, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 9:59




Le lendemain matin, je me lève, et un message de Tifa s’affiche sur le communicateur, comme quoi il faut que j’aille la voir. Et bien sûr, elle est à l’académie…
Une fois devant le bâtiment, c’est une sacrée surprise qui m’attend. Non seulement on me laisse entrer, comme si je n’avais jamais été viré –ça, c’est du Sahino !– mais en plus, certains que je connais que de vue m’adresse la parole : T’étais bien en mission avec Dark Tifa et Dark Lana ? ou alors Tu ne m’avais pas dit que tu avais tué Ascléyos !, j’ai eu droit à un Whao ! T’es allé sur Quialkua ! Ça doit être magnifique comme endroit ! mais bref… n’ayant jamais eu la langue dans ma poche en face d’une foule –sachant qu’à partir de trois personnes, c’est une foule– j’ai pu difficilement leur répondre. Finalement, un professeur m’indique que je suis attendu dans le grand amphithéâtre. Merde… J’arrive dans la salle. Encore heureux qu’elle est sombre, sinon on m’aurait vu fastoche. C’est alors qu’un monde fou commence à remplier la salle déjà presque complète.
Bientôt dix heures, ah. Je ne le sens pas du tout, moi…

Le rideau se lève, et Tifa est debout, derrière un micro sur un bureau de scène : " Salut à tous ! Vous me connaissez, je suis Dark Tifa, mais j’aimerais beaucoup vous présentez une autre fille… vous la connaissez tous, c’est votre star qui anime l’académie en permanence. Je parle bien de… Dark Lana ! " Sous un tonnerre d’applaudissements, la célébrité s’avance hors des coulisses, et prend le micro : " Salut les filles, ça gaze ?! " Et des sifflements ainsi qu’une ovation lui répondent. " Je suppose que certains d’entre vous l’ont compris, ce n’est pas la première fois que je pars –comme d’autres plus âgés, d’ailleurs– et cette fois-ci, c’était la troisième ! Sachez que c’est loin d’être la fin, car, en effet, je suis en mission. Régulièrement. Me demandez pas ce que je fais, je devrais vous tuer ensuite ! " La salle est prise d’un fou rire. Lana reprend ensuite : " Sachez que je suis régulièrement en danger, expliquant ainsi pourquoi je vous éclate tous au sabre, les mecs ! " On sent la tension de la salle sur le sujet, entre ceux qui pensent la battre, et ceux qui admettent difficilement la vérité. " Et bien, j’ai trouvé plus fort que moi. Enfin, on ne s’est pas amusé à se tuer, mais bon… nous sommes tombés sur un jedi incroyablement puissant. Si, si, ça existe. Je ne sais pas comment ils font, mais celui-là, c’était du lourd ! Bref, et bien vous savez quoi ? Qu’est-ce qui aurait été triste, à votre avis ? Que je meure sur le champ de bataille ? " La salle se tait complètement, comme si c’était en effet quelque chose d’extrêmement grave. Lana rajoute : " Pire encore. Imaginez que Tifa y reste ! " Un oh se fait entendre de partout. " Et le paroxysme de l’horreur, que nous mourrions toutes les deux, face à un même putain de jedi ? " Là, c’est le scandale oral. C’est impossible, personne n’en serait capable ! accompagné de Pourvu que ça n’arrive jamais ! " Et bien, je vais appeler quelqu’un sur scène. Phobias ! M’oblige pas à dire : au pied. "

Noooooon ! Pourquoi ?! Tsss… Raaah, c’est pas vrai ! Je me lève sans un son, et saute sur la scène. Discrètement, je me place en retrait, bien derrière. Lana et Tifa me font signe d’avancer. Je le fais, en tremblant mais personne ne le remarque. " Et bien… tout le monde. Sachez que ce cauchemar a failli devenir réalité. " L’attention de toute la salle est soudainement captée. " Sans Phobias, je serais morte à l’heure qu’il est. Idem pour Maître Tifa. " Cette fois-ci, même les mouches ont refusé de faire du bruit.

La catastrophe… Je n’aurais jamais dû venir. Je le savais. Je le sens. Le sauvetage n’a rien de sith, toute l’éducation impériale est basée contre ce genre de fait. C’est complètement immoral, et mes remords me rongent déjà… Mais quelque part, je sens que j’ai bien fait… Je l’ai pourtant voulu ! Et j’ai passé tant de temps à le dissimuler, pour me protéger et protéger les autres ! Cela devait-il être mis au grand jour ? Pourquoi ? Non !! Comment cela va-t-il finir ?! Que dois-je faire ?!!




J’ouvre enfin les yeux. Je me disais aussi, un truc pareil, ça ne peut être qu’un rêve... J’ai eu une peur bleue ! ‘tin ! Je remarque alors un message sur mon holotransmetteur. Et c’est exactement le même que celui du rêve. J’appelle Tifa sur-le-champ. " Salut ! Bien dormi ? me fait-elle.
- Annule tout, je ne viens pas.
- Quoi ? Comment ça ?
- J’ai vu ce qui allait se passer dans un rêve. Mon heure de gloire sur la scène de l’académie. Laisse tomber.
- Comment tu… rah, mais pourquoi ? Ça va être génial ! Et puis, comme ça…
- Si mon arrivée aux portes de l’académie se fait de la même façon, je me tire. " Et j’éteins mon communicateur.

Je fais ensuite précisément le même chemin, pour arriver à la même heure. Une fille s’approche de moi en disant : " Attends, tu n’étais pas le sith parti avec Dark Tifa et Dark Lana, en mission ? " Bon, je vais me tirer. Vu qu’elle est seule, j’en profite pour discuter, les suivantes seront toujours en groupe. " Si, comment tu le sais ? lui demande-je.
- Lana et d’autres filles parlent de toi : t’as fait des miracles, paraît-il.
- Du genre, chevalier sauveteur digne des romances ?
- Euh… je ne sais pas exactement, mais vu le ton, ça en avait l’air ! C’est bien Phobias, ton nom ?
- Ne prend pas la peine d’aller au rassemblement dans l’amphithéâtre, il n’y aura rien à voir. " Et alors je me dirige vers la sortie. La jeune adolescente me rattrape et semble insister : " Je te fais peur ou quoi ?
- Non, c’est pas avec les filles que j’ai des ennuis sociaux, en général… Mais je sais que la suite ne va pas me plaire.
- Il paraît que tu as tabassé un jedi super bourrin à toi tout seul ? me chuchote-t-elle pleine de curiosité.
- Euh… oui. Enfin non, je n’étais pas tout seul : Lana et Tifa ont fait une bonne part du boulot… Et j'ai littéralement servi à rien contre Bébud. " La jeune fille sourit et se confie ensuite : " C’est marrant, d’habitude, les autres garçons sont tous à se la péter. Ta modestie fait plaisir à voir ! Enfin, c’est pas très sith, tout ça…
- Personnellement, il y a beaucoup de choses que les jedi font et qui sont parfaitement acceptables, même pour nous. Il faut arrêter de se dire : des jedi le font, donc c’est nul. " Mon interlocutrice semble alors réaliser que je viens de mettre en mot quelque chose qu’elle a toujours ressenti, mais jamais su dire. Elle fini par me dire : " Je suis entièrement d’accord. Tu fais quelque chose, ce soir ?
- Je traque un dénommé Kiràly Kardfehér. Donc, tu peux limite m’oublier, lui dis-je en partant.
- Ah bah non ! Il paraît que tu allais revenir à l’académie, ça serait dommage…
- Que je crève ? la coupe-je. Si je me mettais à sortir avec toutes les jolies filles qui le tenteraient, je serais déjà avec toi, Tifa et Lana. Alors, autant éviter les malheurs, et mourir seul sous le sabre d’un jedi, plutôt que de faire une veuve prématurée. " Mes paroles la cloue sur place, et je prends ensuite la direction du centre ville.


" Si vous vouliez me perdre, tué par des sith jaloux de ce que j’ai fait, c’était le meilleur moyen.
- Comment tu… ! Le rêve se confirme ? me demande Tifa.
- Le moindre détail, tant que je respecte ma part. La première académicienne que j’ai croisée ayant dit la même chose mot pour mot, j’ai compris ce que j’ai eu.
- C’est-à-dire ?
- Un rêve prémonitoire. " Tifa garde alors le silence et reprend ensuite. " Tu t’es donc enfui ?
- Non, j’ai tapé la discute avec elle, histoire d’en savoir plus. Mais bref, j’ai fais demi-tour. Où puis-je trouver le siège de The Dead Light ?
- La tour rouge avec une rainure noire. Si tu as ton passe, tu entreras sans déclencher les alarmes. Mais attends… tu as discuté avec une inconnue ?
- Euh… je l’ai déjà croisée, de vue, à l’académie.
- Moi qui te prenait pour un gros asocial !
- Disons que j’ai moins de difficulté pour parler avec des filles qu’avec des mecs. Et puis, c’est celle à qui j’ai rendu le sabre, avant notre mission sur Dromund Kaas, lui avoue-je.
- Ah, bah voilà, tu la connaissais plus que ça. J’aurais bien aimée voir ça ! Dommage que tu ne viennes pas. Je te rejoins à The Dead Light, je laisse Lana rattraper ta connerie.
- C’en est pas une. " Tifa raccroche, et je me presse pour arriver au siège de l’organisation.


Mon passe fonctionne, et me donne l’accès à un ascenseur. Troisième étage : bureau des renseignements. Je m’adresse à l’agente qui s’occupe de la bibliothèque durant ses temps libres : " Bonjour, je suis Phobias. Je pourrais consulter les archives ?
- Tiens ! C’est la première fois que je te croise ici ! Tifa m’a raconté ce qui s’est passé sur Quialkua. Un grand merci pour Tifa et Lana. Au fait, vous n’avez toujours pas des nouvelles de ma sœur ?
- Votre sœur était sur place ?
- C’est Sylrianis, celle qui vous a prévenu de la présence de Double K.
- Je… crains, que vous pouvez lui dire adieu. " La femme ne sait plus comment réagir. J’ajoute ensuite : " Kiràly Kardfehér, on a quelque chose dessus ?
- Les dossiers sont par ordre alphabétique, me répond-elle machinalement, toujours sous le choc.
- Merci. " Je m’écarte et commence mes recherches.


Dix minutes plus tard, Tifa débarque : " Coucou ! Mais qu’est-ce qu’il s’est passé dans ton rêve pour que tu refuses de venir, bon sang ?
- Imagine que tu te retrouves dans une situation que tu ne supporterais pas, car… je ne sais pas moi, c’est contre ton éthique.
- Sauvée par un jedi, qui me veut du bien, en plus.
- Bah voilà, c’est pareil, en changeant quelques rôles…
- En tant que supérieure –héhé, t’as pas accepté de monter en grade !– je t’ordonne de m’expliquer.
- Tss… attendez. Vous vouliez me pistonner ?
- Tant pis pour toi ! me coupe-t-elle. Bon, reprends tes explications.
- Hmm… vous vouliez que je sois acclamé pour ce que j’ai fait. " Ma réponse la fige sur place. Elle cligne des yeux, et finalement me lance : " Oui, logique –en même temps, j’viens de cracher le morceau. Mais alors ?
- Alors non. C’est pas mon truc.
- Et bah alors ? Tu nous joues les timides ?
- Vous le savez, pourtant. Et la réalité n’est pas aussi heureuse que le début laisserait supposer, la préviens-je.
- Où est passé ce sith, sans peur ni reproche, qui tuera quiconque se moquera de lui ? me rappelle-t-elle. C’est bien ce sith là que j’ai pris sous mon aile.
- J’ai tué Ascléyos, qui m’a bien pris pour une merde.
- Mais pas Kardfehér, qui t’a fait passer pour une merde.
- Très bonne transition, Tifa : je cherche un moyen de me venger.
- Ah ! Et ?
- Rien. Ce gars n’existe pas.
- Pardon ?
- Enfin, si, il existe, et c’est son nom. Mais on a un truc qui le mentionne, genre tel jedi existe et puis basta. Aucun fait d’armes. Aucune trace de lui.
- Bon… c’est mal barré, m’avoue-t-elle. Au moins on sait que ce n’est pas l’équivalent de Satele Shan… Mais qu’est-ce qu’on sait de lui ?
- On a vu que c’était un genre d’érudit, sans sabre.
- Oui, un grand maître de la forme Tràkata, m’explique-t-elle. Je t’avoue que c’est bluffant. Mais ce n’est pas vraiment une preuve de danger pour nous.
- Oui, c’est pourquoi il utilise la Force pour se battre, complète-je.
- Et la Force… ce n’est pas le truc à utiliser contre lui, ajoute-t-elle. Vu comment il se défend contre elle.
- À quoi peut servir un sabre, lui qui n’en a pas ? lui demande-je.
- À parer au corps à corps.
- Mais il m’éclate comme il veut, avoue-je d’un regard dépité.
- C’est un illusionniste, tu frappais dans le vide, Phobias.
- Et les vertèbres de Lana, c’est du faux ?! Non, Tifa, c’était vraiment lui, car il frappait, mais vu la puissance, il doit sans doute utiliser la Force à fond.
- Mouais… Oh je sais !!
- Quoi donc ?
- Quand nous sommes sur un champ de bataille, à quoi sert notre sabre durant les premières minutes ?
- Mmh… je dirais… parer les tirs ?
- Tu vois ce que je veux dire, Phobias ?
- S’il possède un holocron comportant des informations importantes, il s’est sans doute planqué dans un endroit où il n’y a pas de champ de bataille, s’il n’est pas idiot, lui fais-je remarquer.
- Oui, sûrement. Donc s’il n’est pas là où est le champ de bataille, il suffit de l’amener à lui… "




Un sith gagne en prestige lorsqu’il vainc son adversaire. S’il est aidé, ce n’est pas vraiment la gloire, bien que cela soit vicieux. Mais qui a dit qu’il fallait laisser une trace de la vérité ? Tifa m’explique alors son plan. Grâce à The Dead Light, on recherche toutes les têtes brûlées, les incapables à notre goût, et autres personnes sachant manier un blaster, sans être importante à nos yeux, pour former un véritable bataillon. Entre les trois sith qui s’occuperont de modérer ses pouvoirs de la Force, et l’armée qui lui fera feu de toute part, il n’aura aucune chance de survie. C’est à l’étape suivante que ça se complique un tantinet : se débarrasser de ceux qui ont tué le jedi pour nous. S’ils ont buté Kiràly, nous tuer de front sera aussi chose aisée. Alors que la seigneur sith réfléchi sur un moyen efficace –comme faire sauter leur cargo durant le voyage retour– pour s’en débarrasser, Lana débarque : " Salut tout l’monde ! Hé devinez quoi ?
- Tu as une armure en cortose, lui lance-je au hasard.
- Non, deux !
- C’est pas vrai ??! lui demande Tifa.
- Je les obtenues… d’une manière bien sith, nous concède-t-elle, mais je ne m’expliquerais pas plus !
- La question, Lana, c’est que va-t-on faire de la deuxième ? ajoute Tifa.
- Alors là, vous vous débrouillez pour savoir qui la met ! nous informe Lana.
- J’n’en veux pas.
- Moi non plus. " Lana nous regarde alors d’un air dépité. " Bon, bah… on verra une autre fois. Entretemps, j’en fait quoi ?
- Conserve-là, lui dit Tifa. On a un plan pour faire la peau à Kiràly.
- Cool, allons le trouer ! s’exclame Lana. Vous m’expliquerez en chemin.
- Euh… d’abord, ‘faudrait le trouver, lui dis-je.
- Et ça, c’est pas gagné, ajoute Tifa.
- Mais si, mais si… " termine Lana dans un grand sourire. Elle nous tend alors un détecteur, qui affiche des coordonnées. " Je lui ai mis un mouchard quand j’étais au sol et lui sur moi. À moins qu’il n’ait fait tomber ses bottes dans l’acide, il n’est pas prêt de s’en débarrasser !
- Lana, t’es la meilleure ! " lui confie Tifa.




Après une étude approfondie des diverses coordonnées de l’émetteur, nous arrivons à retracer le chemin qu’a emprunté Kiràly. De Bespin, il est parti sur Tatooine, puis est remonté vers Kashyyyk, et se trouve à présent sur Taris. Trouver des têtes brûlées avec The Dead Light est chose facile : tous les recalés seront ravis de participer à une mission spéciale. Cinq cents hommes. Enfin, y’a aussi des femmes. Mais bref, les cinq cent derniers qui voulaient entrer à The Dead Light alors que ce sont des boulets de première. Un cargo impérial pour le transport, tandis que nous conservons le Fureur de Tifa. Tout semble parfait. Nous sommes restés à peine une semaine sur Korriban –le temps que les blessures de tout le monde disparaissent complètement, ainsi que de trouver toutes ces personnes– avant de partir pour Taris. Les coordonnées ne changeant point, ça doit être la planque qu’il s’est faite depuis les évènements de Dromund Kaas. Cette fois-ci, le trajet est plus court : deux jour seulement. Dans le Fureur, nous passons notre temps à évaluer un moyen de buter Kiràly : encerclé de partout, tandis qu’on gère ses pouvoirs ? Sniper pour tout le monde, et lors d’une diversion, pan ? S’il vient au contact, qu’est-ce qu’on fait ? Peu à peu, nos stratégies prennent de l’envergure, et la confiance règne. Ceci sera l’assassinat le plus court de l’histoire des jedi. Il ne va rien comprendre.
Ce qui inquiète les filles –et moi avec, d’ailleurs– est le retour. Faire sauter le vaisseau ? Trop voyant. Les tuer un par un, après que le ménage soit fait ? Trop long, et ils pourraient se douter que quelque chose. Tifa pense qu’au pire, on improvise. Elle peut sans problème en buter à la pelle avec ses éclairs, tandis que nous nous occupons des autres. Un deuxième entrainement se fait suivre dans le vaisseau : apprendre à survivre au milieu d’une armée. Et bien c’est d’une difficulté sans précédent. Des tirs de partout, on a déjà du mal avec trente sphères d’entraînement –donc trente ennemis–, qu’est-ce que ça sera avec cinq cent ?


" Sommes-nous en train de faire une connerie ? doute Tifa.
- De quel genre ?
- Lana, tu sais comment faire disparaître cinq cent personnes d’une mission spéciale ? lui explicite Tifa.
- Qu’est-ce qui nous empêche de prolonger la mission ? propose-t-elle. On fait autre chose, qui risque de les tuer, et puis basta.
- Si ça risque de les tuer, ça risque de nous tuer avant, répond Tifa.
- Qu’est-ce qui pourrait tuer une armée, mais pas des adeptes de la Force ? demande alors Lana.
- Le Côté Obscur, leur dis-je.
- Phobias ?
- Le Côté Obscur possède une puissance croissante à la colère, la haine, et la souffrance de la personne, leur explique-je. Si nous voulons tuer ses hommes, nous devons nous perdre au côté obscur.
- C’est marrant, la façon dont tu le dis… Ça donne l’impression que nous sommes des jedi, remarque Tifa.
- Où plutôt que ce n’était pas une évidence… " Mes paroles posent une silence dans la salle. Oui. Cela fait un bail que nous commençons à être… moins sith. Et cela, elles viennent de le comprendre. Le sauvetage. Tifa qui perd en sévérité à mon égard. Lana qui troque sa compétitivité contre un air taquin. Mais est-ce qu’un sith doit sauver les siens ? Doit-il réduire à néant son propre empire, pour mettre en place le sien ? Je regarde mes deux amies, et finalement Tifa tape du poing en disant : " Ouais, bah, on s’est relâchés, alors on va se venger ! Fichus jedi de merde ! Que le Côté Obscur soit avec nous !
- Ouais, bien parlé ! Montrons-leur, et surtout lui, ce dont nous sommes capables ! " rajoute Lana. Mais mon silence les inquiète : " Phobias ? T’es avec nous, sur ce coup là ? me demande Lana.
- Ça ne va pas ? ajoute Tifa, plus censée.
- Je me sens… seul. Mais ce n’est pas grave. J’ai été idiot de croire l’inverse. " Lana redresse un sourcil, douteuse, tandis que Tifa, au contraire, fronce les deux, d’inquiétude. Histoire de les rassurer, je reprends, avec plus de pêche : " Bon, on se lance quand ? J’ai hâte de voir l’holocron de Kiràly.
- Ah ouais, pas faux. J’l’avais presque oublié, celui-là ! nous concède Lana.
- On ira l’buter quand on sera sur Taris. Soit patient " me dit Tifa en me montrant discrètement le couloir de son regard. Je cligne de l’œil pour lui signaler la réception du sous-entendu. Maître Tifa s’écarte alors, et disparaît dans le couloir. Je laisse Lana aux commandes, et rejoint par un chemin détourné l’endroit indiqué.
Tifa ferme la porte, et commence : " Un doute ?
- Pardon ?
- La seule fois où je t’ai vu aussi bizarre, c’était à cause d’un rêve mystérieux un peu trop proche de la réalité. Serait-ce le seul, Phobias ?
- Comment ça ? Non, je ne l’ai eu qu’une seule fois.
- Mais d’autres ? C’est là, ma question.
- Ah. " Je prends le temps de réfléchir calmement à ses paroles, et finalement, je lui avoue : " Aucun ne s’est déroulé le jour même où je l’ai eu.
- Donc ?
- Bah, vous n’avez jamais rêvé ? C’est pareil. Il n’y a à s‘inquiéter que dans le cas où il se reproduirait mot pour mot. " Sur ces paroles, Tifa se contente d’incliner la tête, pour marquer son approbation. C’est Lana qui nous interrompt. D’un cri, elle nous appelle sur le pont : " Venez voir ! " Une fois arrivés, elle reprend : " Regardez, y’a un vaisseau sith qui part de Taris.
- Et pas n’importe lequel. Un croiseur de The Dead Light, me semble-t-il, leur confie-je.
- C’est le destroyer dans lequel sont partis Dark Ryukai et Dark Phenhor ! s’exclame soudain Tifa.
- Cool ! On va leur faire un p’tit coucou ?
- Idiote ! Ils étaient sur Taris pour tuer des jedi ! l’informe Dark Tifa. À tous les coups, ils se sont farcis Kiràly sans nous en laisser un bout !
- Mais non… la rassure Lana. Regardez, j’ai encore le signal de Kardfehér. Il est quasiment à l’opposé de là où a attaqué La bande à Phenhor.
- De Phenhor. Mouais, on peut toujours leur demander, mais je crains qu’ils n’aient pas pris la peine de demander le nom à chacune de leur victime, ironise Tifa.
- Y’a qu’à aller vérifier. " Sur ma proposition, les filles acquiescent, et nous descendons jusqu’en orbite. Un message transmit au croiseur cargo qui nous suit, et Tifa en profite pour passer une communication aux sith de The Dead Light. " Ici Dark Tifa, comment ça va, les gars ? " L’hologramme présente un commandant, accompagné d’un sith encapuchonné dépassant le mètre quatre-vingt. L’officier s’avance et répond : " Très bien : la mission est un succès. Non seulement ces imbéciles n’ont pas remarqué que notre manœuvre a permis la prise de Quesh, mais en plus, ils ont perdu un sacré lot de Jedi.
- Que nous vaut ton appel, Dark Tifa ? l’interroge le sith.
- Dark Ryukai ! Je prends déjà des nouvelles de votre mission, et puis… " Tifa s’arrête et se rend compte de l’absence de Dark Phenhor. " Je ne vois pas Phenhor. Ne me dites pas qu’il y est resté ! s’inquiète-t-elle.
- Dark Phenhor a perdu ses jambes, mais ça se soigne, grogne Ryukai.
- Le seigneur sith Phenhor s’est fait estropié par des jedi. Nous nous dirigeons vers Dromund Kaas pour lui rendre sa capacité à marcher, l’informe le commandant impérial.
- Je vois le topo. Encore une excellente raison d’haïr ses… républicains. Vous en avez tué combien ?
- De jedi ??? Oulà, je n’ai pas été sur le champ de bataille, mais il y en avait une bonne quantité, si on suit le rapport, avoue l’impérial.
- Pourquoi ? demande alors Ryukai.
- Vous n’auriez pas croisé un jedi immense, sans sabre laser, qui use juste de la Force ? leur décrit-elle.
- Euh… un jedi sans sabre laser ? Mais c’est un con ou quoi ?! souligne Ryukai, surpris.
- Oui, c’est d’ailleurs grâce à ça qu’on comptait le tuer… Sauf qu’on vous voit sortir de là où il se planquait ! l’averti Tifa.
- Mmmh… Et bien, non, infirme Ryukai. Nous avons attaqué un camp de la République. Je ne l’ai pas vu personnellement, mais vu le nombre de morts qu’on a fait, il se cache peut-être parmi les cadavres…
- Un campement, tu dis ? " Tifa se tourne vers nous, hors du champ de la communication. " Le signal est vers où ?
- Très au sud de la planète, l’informe Lana.
- J’ajouterai que rester au plein milieu d’un groupe de jedi est le meilleur moyen de perdre sa furtivité. Enfin, s’il tient toujours à planquer son artefact, précise-je. " Tifa acquiesce et se retourne vers le membre du cercle noir : " Votre intervention a eu lieu où ?
- Près de la partie civilisée, répond l’officier. Dans les ruines de la Taris réduite en miette par Malak.
- Bref, pas là d’où sort le signal de Lana, si c’est bien elle, ajoute Ryukai
- Bonne ouïe, le félicite Tifa.
- Héhé… Cet idiot sans sabre –excuse-moi mais ça me fait bien marrer !– s’appelle comment ? lui demande Ryukai.
- Kiràly Kardfehér, les informe-t-elle.
- Jamais entendu parler… " avoue l’officier. Ryukai se contente de tourner la tête pour montrer que lui non plus n’en sait rien. " Bah merci les gars…
- Nous vous sommes inutiles sur ce point, seigneur Tifa, s’excuse le commandant.
- Désolé ma p’tite, complète Dark Ryukai.
- Répète ça, pour voir ! s’énerve Tifa.
- J’vais gêner, tiens !
- S’il vous plaît ! intervient l’officier. Pas de conflit entre la flotte de Phenhor…
- Et un intercepteur Fureur ! le coupe Ryukai. Oh zut, c’est vrai, on a peur…
- Je suis pleine de surprise, Ryukai ! commente Tifa.
- Dark Tifa. Y a-t-il autre chose, ou ça sera tout ? demande le commandant.
- Il y a autre chose, en effet, les informe-t-elle. Le croiseur que j’ai emprunté, y’aurait-il moyen qu’un des membres de votre vaisseau le prennent pour le retour ?
- Hein ? Je ne comprends pas, qu’y a-t-il à l’intérieur ? interroge l’officier.
- De la chair à canon. Et leur voyage est préparé sans retour, précise Tifa.
- Oh… la vicelarde ! s’étonne Ryukai.
- Nous vous enverrons des volontaires avant de partir en hyperespace, propose le commandant.
- Parfait. Dans une demi-heure, nous serons au sol et loin du cargo. À partir de là, ils pourront s’envoler.
- Bon, très bien, message reçu, confirme l’officier.
- Encore merci " leur dit Tifa en raccrochant. Puis elle s’avance en nous ordonnant : " Tous à la surface !
- Ça marche ! lui répond Lana aux commandes.
- Kiràly, tu n’vas rien comprendre ! " Sur le slogan de Tifa, nous amorçons la descente sur Taris, et bientôt, la mort de Kiràly Kardfehér.


Une fois au sol, nous sortons du Fureur, et la troupe nous attends, prête à partir. Tifa s’avance et proclame son discours : " Le jedi sans sabre n’est plus très loin. Les coordonnées du mouchard nous donnent un signal au plus profond de cette station. Nous aurons besoin du moindre blaster, pour que vous prouviez votre valeur à The Dead Light ! Pas la peine de surveiller le vaisseau. Nous allons vider cette station désaffectée, et il n’y a aucune trace de civilisation dans les cent kilomètres environnants, donc nous ne craignons rien. Tout le monde avec moi… pour :
- The Dead Light ! " Tss… c’est même pas ça, le cri de guerre de la guilde… Enfin bon, tant qu’ils y croient. Nous pénétrons donc dans le futur tombeau de Kiràly, dans une forme olympique, et rien, ne pourra nous arrêter.


Dernière édition par Kiràly le Lun 27 Fév - 14:18, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Jeu 22 Déc - 10:01




La construction possède une structure en double cône : vu de l’extérieur, elle a la forme d’un gigantesque tas de sable, mais le sous-sol fait exactement la même forme, inversée, bien sûr. Très vite, Tifa coordonne le bataillon, et nous organisons une descente progressive vers le fond de la structure. Lana nous guide, armée du détecteur, qui suit les bips du mouchard. Fermant la marche, j’envoie un message de confirmation aux volontaires envoyés par Dark Ryukai, et cinq minutes plus tard, le vaisseau cargo s’envole, sans laisser de trace.
Au fur et à mesure que la distance avec l’émetteur se rétréci, Tifa disperse les troupes pour prendre en tenaille le jedi. Un rapide coup d’œil à un plan de la station confirme la position de Kiràly : il s’est enfoncé dans la salle la plus profonde. Une pièce circulaire, ayant un total de huit accès. Arrivés quasiment à l’endroit tant attendu, Tifa part en éclaireur, usant de ses nouveaux pouvoirs : elle prend l’apparence d’une femme, équipée telle une exploratrice. Elle descend par la porte principale, tandis que Lana et moi la suivons de loin, se cachant dans les ombres par la Force. Les tireurs, eux, avancent silencieusement, et s’apprêtent à encercler la scène, dans le seul but de ne laisser aucune chance à Kiràly. D’autres se sont d’ailleurs postés dans les étages supérieurs, dans le cas où il tenterait une fuite. Tifa avançant telle une traqueuse de trésor –donc sans la moindre discrétion– suivie ses deux apprentis, cachés dans l’ombre, le piège se referme sur le pauvre Kiràly, au fond de la dernière salle.

Il s’agit d’une grande salle, illuminée que par un unique projecteur central, dirigé par le centre. Les portes qui suivent les points cardinaux mènent directement au niveau le plus bas, tandis que les quatre autres donnent accès à des passerelles, reliées en cercle les unes aux autres, surplombant l’espace. Près de la porte, dans l’obscurité absolue, Lana et moi regardons Tifa faire. Celle ci avance, une lumière sur son casque, en mimant une recherche d’objets. Quand elle arrive enfin au cœur, elle aperçoit le pilier centrale, grand comme un piédestal. Mais un tout petit objet y git. " Oh merde ! C’est le mouchard ! s’écrie Tifa, déçue, en se tournant vers ses apprentis.
- Vous venez de dénoncer vos alliés. " La voix sort de l’ombre, et la silhouette élancée de Kiràly apparaît sous la lumière. " Pourquoi tant de haine à mon égard ? Cette bataille n’a pas de raison d’être.
- Parce que tu as volé un artefact sith ! lui répond Tifa en annulant sa couverture. Et je suis curieuse de savoir pourquoi.
- Ce qui attire les jedi attirent les sith.
- T’as fini avec tes airs et tes phrases ? T’es le jedi le plus bizarre que j’ai rencontré, tu sais ?
- Chaque être est unique.
- Et voilà, rebelote… bon, j’en ai entendu assez. " Elle lève le bras. Ce signal provoque l’allumage des néons, et laissant la salle dans une faible lumière, mais suffisante. Lana prend le réflexe de se relever, équipée de sa nouvelle armure –qui n’est pas aguicheuse, pour une fois !– tandis que je reste à l’écart, commençant à encercler Kiràly. " Tu peux faire ta prière, Kardfehér !


FEU !!!!


Tous tirent alors en direction du jedi. Au moins trois cent tirs d’autant de blaster en direction d’un jedi sans arme pour se défendre. Et, les bras croisés, Tifa contemple alors la mort de notre troisième cible. Désirants lâcher un feu nourri, les mercenaires continuent les tirs, et la salle s’empli d’un épais nuage de fumée, dû aux brûlures du métal qui compose le sol.
Tifa en profite alors pour reculer. " Psst, vite ! " Nous nous écartons sur le bord de la salle et notre maître reprend discrètement : " Ces idiots ne vont pas s’arrêter, profitons-en pour dégager !
- Il y aurait moyen de tout faire sauter ? " propose Lana en chuchotant. Les blasters cessent enfin. Tifa et Lana, craignant d’avoir été entendue, restent figée sur place, scrutant les visages des mercenaires. Mais aucun mercenaire ne nous regardent. Les propos de Lana et Tifa n’ont été entendues que par nous trois. Par contre, les mercenaires semblent intrigués. Tifa se relève et se retourne.

" Quels que soient vos moyens, ils ne sont rien. Ces machines futiles ne vaudront jamais… la Force. " C’est pas vrai ???!!!! Tous les trois tournés vers le centre de la salle, nous voyons sans problème le maître jedi, debout, et toujours sans égratignure. " La Force te permet dévier des tirs de blaster ? En effet, j’ignorais la compensation de ton défaut par cette… capacité, lui avoue Tifa. Mais cela ne suffira pas ! Ta victoire précédente n’était due qu’à un coup de malchance, et nous ne ferons pas les mêmes erreurs !
- Veuillez m’excuser, je vous ai sous-estimés. Il est temps que je me batte à une autre mesure. Seigneur Dark Tifa Aora : Votre cauchemar n’en est pas un. Il est réalité. " Lana s’élance alors, sabre dégainé, en direction du visage de Kiràly Kardfehér. Ce dernier esquive alors d’une vitesse telle qu’on ne pourrait le croire. Lana le manque et s’arrête un peu plus loin. D’un salto arrière, elle l’attaque, mais il prend sa main et l’envoie au sol, à trois mètres devant lui. La guerrière ne se fait pas avoir une seconde fois : elle atterrit sur ses pieds, et relève la tête en direction du jedi. Mais une aura arrête son élan.


Comme si l’atmosphère entière nous comprimait, nous observons la scène : Kiràly Kardfehér dégaine les poignées de ses sabres, et les allume, bras penchés en arrière, tels de ailes inclinées vers le bas. Les lames grandissent à un rythme effroyablement lent, avant de finir au ras du sol. Deux lumières blanches viennent de naître sous nos yeux.
Tifa tombe alors sur ses genoux. Son visage arbore une expression d’horreur. Son regard vide contemple l’impuissance dont elle fait preuve, ainsi que toutes les personnes présentes dans la salle. " C’est… c’est…
- Sabres Blancs est le nom que vous, impériaux, m’avaient donné. Laissez-moi en faire honneur.
- J’sais pas qui t’es, péquenot, mais je vais te dézinguer ! " lui crie Lana. Elle lui projette son sabre en pleine figure, et des éclairs d’énergie accompagnent le mouvement de Force. Mais Kiràly abat son sabre sur la lame, et l’impensable se produit : la lame de Lana se détruit sous le choc, comme si, trop faible, le faisceau s’éteignait. Le manche s’écroule au sol, et l’embout donnant naissance à la lame se disloque. " Ton sabre est faible. Et aujourd’hui, il n’est plus. " Ne sachant que faire, je donne une claque à Tifa pour la sortir de son état, alors que Sabres Blancs s’avance lentement vers Lana. Ma maître prend conscience de la situation, et je lui dis : " Ressaisissez-vous ! Ce n’est qu’un mythe, rien de plus ! Un mythe ! " Sur ces paroles, Tifa me renvoie un regard, et acquiesce. Elle se relève et dégaine son arme. Je fais de même et nous préparons au combat.
Kiràly s’arrête alors à quelques centimètres de Lana. " Tu n’as plus d’arme. Rend-toi. Tu ne peux m’arrêter.
- Bien au contraire ! Et notre combat ne s’arrêtera que lorsque tu seras mort ! " lui crie-t-elle en lui donnant un coup de poing en pleine face. Mais il s’écarte et déclare finalement : " Vous m’obligez à vous tuer. C’est bien dommage. Mais la Force m’a fait venir pour cela. " Il frappe alors Lana avec ses deux sabres. Celle-ci s’élance vers lui quand elle sent son armure se rompre à la chaleur des lames. Projetée en arrière, elle s’écrase plus loin. " Même le phrik n’est plus assez résistant. Bien tenté tout de même. " Le phrik ? Mais non, c’est du cortose, selon Lana ! Mais alors qu’il nous prévient de la puissance de ses lames, un chef autoproclamé parmi les mercenaires déclare le feu, histoire de tuer le jedi. Pour esquiver les tirs, Sabres Blancs bondit alors sur les passerelles. D’un envol spectaculaire, Kiràly plane jusqu’à une foule de chair à canon, et fait tournoyer ses sabres pour découper ses adversaires. Tifa, d’une roulade rapide, se place au centre de la salle, et déchaine sa foudre sur l’endroit où se trouve Kiràly. D’un sabre, il pare les éclairs et les envoie sur les mercenaires. Puis il fonce tel un spectre, à travers les soldats, les découpant au passage comme s’ils n’existaient pas. Un autre éclair de Tifa le fait s’arrêter sur un câble de soutient, avant de s’élancer à une vitesse folle sur elle. À peine son électrochoc arrive à destination que le visage de Kiràly se dessine à deux centimètres du sien. Et d’un unique coup, il brise le sabre de Tifa, qu’elle avait instinctivement mis en position de parade. Étalée au sol par l’inertie de son adversaire, Tifa réalise la raison du fantôme : il est trop rapide pour être arrêté. D’un appui, il s’élance à travers les rangs des engagés. Deux lueurs blanches traversent les individus, et alors je brise les câblages retenant les passerelles. Ayant aperçu celui qui vient de provoquer sa chute, il bondi sur moi. Et je sens alors toute la puissance acquise par sa vitesse dans mon sabre, et je glisse sur trois mètre, avant de l’arrêter. " Ton sabre tient encore ? Tu es plein de surprise. " Je ne réponds pas, j’enchaîne un autre coup. Il prend son envol et mon attaque coupe le vide. Il revient par derrière moi, et j’utilise sa propre inertie pour l’envoyer sur le côté. Imperturbable, il continue son trajet, avant de rebondir sur le premier obstacle, et de me charger encore une fois. Mais Lana est dans le coup : son coup de pied arrive précisément là où Kiràly doit arriver. Le jedi prend alors appuie sur mon sabre lorsque le contact se fait, et de la force de ses bras, s’élance, les pieds vers le haut, en direction du sommet de la salle. Les traits de blaster continuent de pleuvoir, mais rien n’y fait. Il les pare tous, tuant à chaque fois le tireur. Tifa prépare alors une attaque chargée : Kiràly étant occupé par l’exécution des derniers mercenaires, elle se concentre en paix. Cinq secondes –et soixante tués– plus tard, elle déverse un rayon électrique d’une intensité incroyable. Sabres Blancs, au sommet de la pièce, le renvoie en direction du sol, provoquant la mort des derniers mercenaires de la salle, et l’explosion de la structure porteuse. Ayant vu les dégâts, les quatre adeptes de la Force s’élancent à de multiples bonds vers la salle supérieur. Son trajet et le mien se croisent, provoquant de fortes étincelles, et la montée reprend de plus belle. Tifa, de son côté, foudroie le moindre endroit où Kiràly semble s’arrêter. Mais à chaque fois, il arrive à esquiver les traits d’énergie. Lana tente de l’entraver, aussi bien par sa résistance –son armure encaissant tout de même un peu les chocs– que par ses coups dignes des sœurs échanis.
L’étage inférieur s’étant écroulé, nous arrivons à quatre dans une autre section, en traversant le plafond. Les dix recrutés postés à cet étage délivrent leur puissance de feu sur la cible, mais Kiràly arrive avant cela à hauteur de leur cou, et les tranche d’un seul élan. Les explosions se poursuivant au sous-sol –à cause des divers détonateurs des têtes brûlées–, le bâtiment tremble et la course poursuite vers le ciel continue. À un moment, Tifa concentre une vague d’énergie cynétique, mais en prenant le maximum de temps qu’elle le peut. Pendant que Lana et moi distrayons Sabres Blancs, les minutes s’écoulent. Kiràly tue absolument tous ceux qu’il peut : aucun mercenaire ne meurt écrasé par les chutes de métaux, mais tous sont découpés sans comprendre par le spectre blanc qui parcoure la tour. À plusieurs reprises, je manque de perdre un membre, mais à chaque fois, Lana et son armure de cortose se place entre les épées du lumière et moi. Bien que l’alliage se fait entailler, il permet à Lana de subir plusieurs coups sans être amputée. C’est alors que nous arrivons au dessus de la surface, toujours dans les dédales de couloirs en chute. Kiràly foncent sur Lana et moi qui nous étions temporairement rapprochés, et le choc nous fait perdre quelques mètres de hauteur… quand Tifa arrive. Pile entre nous deux, qui accusons du choc, elle profite de cette garde baissée pour libérer la puissance de son attaque : " Rejoins le ciel ! " Et une décharge incommensurable jaillit de ses mains, propulsant verticalement Kardfehér. Il se redresse et découpe les plafonds qu’il traverse avant de disparaître de notre champ de vision à une vitesse subliminique. Nous nous arrêtons un instant : " Putain, c’était quoi, ça ?
- Il a rejoint le paradis ! me répond Lana dans un sourire.
- Allons vérifier son cadavre en haut ! " nous ordonne Tifa. Le sérieux nous gagne, et nous bondissons d’étages en étages, jusqu’à arriver finalement au sommet.



Un escalier nous mène à une plate forme circulaire, où ruissellent divers tubes métalliques. Un trou en cercle s’est formé dix mètres plus loin, et à côté de lui se tient Sabres Blancs. " Plus coriace, tu meurs ! balance Lana.
- Avouez que vous êtes aussi des entêtés qui tiennent à leurs vies, nous répond-t-il.
- On est pour une fois, tous d’accords, clame Tifa. Mais ta fin est proche !
- Tu ne nous fais plus peur, Kardfehér ! Mon sabre ne se brise pas sous les tiens. Nous pouvons te vaincre, et tu le sais ! ajoute-je.
- C’est d’ailleurs une curieuse chose, me concède-t-il. Où l’a tu trouvé ?
- Euh… c’est un sabre basique de l’académie…
- Et tu lui dis, en plus, crétin ! m’engueule Lana.
- Mais le mien aussi vient de là, ajoute Tifa. Je ne l’ai jamais amélioré, car je me bats avec la Force. Mais pourquoi a-t-il explosé, alors ?
- Si ce sont les artefacts qui vous intéressent, je suppose que vous avez trouvés les deux que possédait Ascléyos, nous dit-il.
- Nous lui avons pris celui qui appartient aux sith, lui dit Tifa. L’autre… euh…
- Je l’ai détruit, avant de réduire à néant votre ami. " Le silence se fait alors. Mais notre ennemi ne semble pas affecté par la nouvelle : " Ascléyos n’était pas mon ami. Les larmes des âmes auraient-elles été guidées ?
- Euh… si tu parles de la puissance qui s’en est sorti… elle semblait souffrir de toute part, lui explique-je. Mais elle ne s’est pas dissipée, elle a juste, montrée qu’elle était là, avant de se calmer.
- Tu l’as absorbée, me corrige-t-il.
- Quoi ? s’exclament les filles.
- Elles ont enfin trouvé le repos, dans ton arme. Ton sabre est bien plus puissant que tu ne le crois, à présent. À ta place, je le conserverais intact, de crainte que l’union des matériaux qui le compose ne soit rompue, et brise cette puissance que tu as légitimement acquise. " Nous restons sans voix. Cela explique tout. Sauf un détail : pourquoi nous le révèle-t-il ?! Il espère qu’on l’épargne, après cela ? " Tu espères qu’on te laisse la vie sauve, parce que tu nous a dit ça ? lui crie Lana.
- Vous ne pouvez m’ôtez la vie, cette question n’a pas de sens.
- T’as fini avec tes fichus airs de jedi ? ajoute Tifa. On va te poutrer, malgré tout ce qu’on dit sur toi.
- On ne dit rien sur moi. Seules des rumeurs volontaires peuvent parvenir à vos oreilles. Je dirige tout, tout fonctionne comme je l’ai prévu, et la Force me guide.
- Ah ouais ? T’avais qu’à dire que t’avais prévu de te faire surprendre par nous trois sur Quialkua ! rajoute Tifa.
- En effet. " Merde. " Attends, c’est quoi, ce bins ? se demande Tifa.
- La Force parcourt l’espace à la recherche des perles. Sombres perles sont les égarées, qui par la malchance de la naissance, ne sont pas à leur place. Je suis cette Justice, qui parcourt l’univers, et rend à l’ombre ce qui est à l’ombre, de même que la lumière doit rejoindre les siens. Mais plus important : le clair-obscur ignoré par tous abritent une multitude de sages, qui ne savent quel sera leur avenir.
- Là, c’est officiel, il a pété les plombs, conclu Lana.
- Meurs, jedi ! " lui hurle Tifa en lui propulsant une tornade d’éclairs. Imperturbable, il s’élance dans notre direction, et d’un double coup, nous balance au sol. Je me relève d’un bond, quand il me traverse une nouvelle fois. Mon sabre pare les siens, et encore heureux qu’il continue son chemin. Lana se redresse, et un assaut inesquivable la propulse en arrière. Puis vient le tour de Tifa, qui lâche son éternelle foudre dans le ciel, vide de Kiràly. Le fantôme se déplace telle une lueur vivace, tournoyant en permanence. Ses pas de danse rendent sa marche irréelle, et tandis qu’il s’envole dans le néant, il abat sa puissance sur quiconque se trouve sur son chemin. Violement repoussés, nous accusons de ses attaques sans trop savoir quoi faire : Lana tient le choc, mais recule d’un mètre à chaque coup. Tifa également, mais elle s’effondre sur le sol, tandis que ses éclairs balayent une zone déjà vide, avant qu’elle ne retrouve sa posture debout. Et moi, je pare comme je peux avec le seul objet efficace : mon sabre laser. À un moment, je l’envoie à Lana, qui assène un coup dévastateur, garde baissée, s’appuyant sur la résistance de son armure. Les sabres blancs se plantent dedans, tandis que la guerrière frappe la tête de Kiràly. Mais il esquive, et seule sa capuche se fait légèrement entailler. Le visage de Kardfehér s’offre alors enfin à nous, l’espace d’un instant. Mais merde ! Il me ressemble, en plus ! Une peau pâle, le visage fin, des cheveux bruns, lisses et mi-longs. Et surtout, un regard contenant toute la détermination de la galaxie. Mais cette seconde s’efface inéluctablement face au danger qu’incarne Sabres Blancs.
D’une acrobatie, il camoufle à nouveau son identité sous la capuche entaillée de sa toge. Prenant conscience du danger que Lana représente, le jedi concentre ses assauts sur celle qui vient d’égratigner sa tenue. D’une dextérité qui dépasse l’entendement, il évite le moindre mouvement de Lana, et arrive finalement par lui porter une attaque frontale qui l’éclate au sol : son armure se disloque par endroits, et le son du choc nous indique que ce n’est pas la seule chose qui se brise. Un trait électrifié fait immédiatement bouger Sabres Blancs, me permettant de faire voler mon sabre jusqu’à moi. Ayant remarqué les deux menaces, il se place entre nous, et commence à se battre contre nous deux. Son bras droit contre moi, tandis que Tifa essaye tant qu’elle peut de parer les coups de sabre avec la Force. Mais rien n’y fait. Il finit par libérer une vague de Force nous lançant tous les deux à terre. Je me relève le premier, mon sabre en avant, pour parer son assaut. Or ses sabres ne sont pas seuls : il lance son pied à une vitesse fulgurante, à tel point que je sens tout mon corps emporté par la frappe. Je m’effondre au sol, et glisse jusqu’au bord du disque. Je manque de tomber, et me retient avec mes bras, tandis que mes jambes sont dans le vide. Tifa a profité de la situation pour récupérer mon sabre, et attaque sournoisement dans le dos de notre unique adversaire. Trop lente. Il se retourne et esquive d’un salto. S’ensuit alors un formidable combat au contact, dont je n’aurais jamais cru Tifa capable. Électrifiant à plusieurs reprises le sabre, elle déchaine des vagues d’orages sur tous le disque, et par-delà. Très vite, les nuages avoisinant se chargent, et le ciel vire au noir. Des éclairs naturels accompagnent ceux de Tifa, et elle sent alors que la Force est avec elle. Un brouillard se forme, et les deux combattants l’usent tant qu’ils le peuvent. C’est-à-dire très peu, car le contact est omniprésent. D’un côté, la colère monumentale d’une sith surpuissante, et de l’autre, un jedi que personne n’aurait soupçonné. À un moment, Tifa subit une attaque qui la propulse au centre du disque, et celle-ci s’arrête cinq seconde. Elle lève alors l’arme qu’elle détient, et sert de paratonnerre à l’éclair tombant. L’arme se chargeant en énergie, Tifa l’amplifie de sa propre foudre, avant de lancer des arcs électriques rien qu’en abaissant mon sabre. Elle dispose enfin d’une arme mortelle contre Sabres Blancs, et elle ne s’en prive pas. Elle voit bien que ce dernier passe son temps à esquiver –bien que ce salopard ne s’est pris aucun coup, pour ainsi dire– et cela le retarde dans le sort qu’il nous réserve. Des ondes d’énergies traversent le terrain du combat, tandis que le fantôme court dans tous les sens. Un éclair retentit au loin. Tifa s’énerve enfin. Elle prend le sabre dans ses deux mains, et envoie une quantité colossale d’arcs électriques en direction du jedi fuyant. La vitesse d’exécution dépasse tous les mouvements que j’ai vus de ma seigneure, car la colère l’envahit complètement à présent. Et le miracle se produit soudain. Elle atteint Kardfehér, et le propulse dans le brouillard dans un bruit sourd. J’arrive enfin à relever sur le disque qui compose le sommet de la tour, et je cherche du regard les belligérants. La respiration emplie de colère de Tifa couvre les principaux sons, et je la vois, se tenant au centre du disque, près de son apprentie gisante. Je fais un pas vers elle, mais mon regard est interrompu. Kiràly Kardfehér se tient debout, au bord du disque, et fixe Tifa, avec un regard déstabilisant : une lueur blanche aussi vive que ses sabres siège au cœur de ses yeux. Dark Tifa se retourne, et lui sourit, prête à en découdre.
La célérité. Pire encore. Je ne trouve pas de mot pour définir cette vitesse. Mais il l’a atteinte. À présent, il se tient quatre mètres derrière elle. Mais l’espace d’un instant, d’une image, je l’ai vu. Je l’ai vu en face de Tifa, ses deux sabres immaculés plantés au haut du buste de celle que j’ai suivie jusqu’ici. Et seulement maintenant, l’inertie de son attaque survient sur la tempête qui nous entoure. Le vent souffle dans la direction de son assaut, tel un typhon, et balaie le paysage. En une minute, le ciel se dégage, laissant seules les plus grosses vapeurs, qui nous contemplent à des kilomètres au-dessus de nous.
" Tu… tu… tu vas payer !!! " D’un bond, je m’élance vers, lui, tandis que mon sabre revient dans ma paume. Il se retourne, et d’une attaque en croix, coupe mon élan, avant de partir tournoyer autour de moi. Imitant ses mouvements, je pare ses assauts, et contre-attaque de plus belle. Très vite, son regard change, et il change de mouvements continuellement. Mais je continue, dans une vitesse inconnue, je perçois sa dextérité, et me bat tel son ombre. Mes attaques manquent de le toucher, mais aussi bien lui que moi sentons la même chose : je n’ai jamais été aussi près de l’avoir. Kiràly effectue alors un enchaînement remarquable : son sabre droit pare le mien, et son autre lame me fait lâcher la mienne, avant de terminer par un coup de pied qui me fait voler verticalement. Puis il me rattrape dans le ciel, et tournoie horizontalement, avant de me frapper pour amplifier ma chute. Je m’écroule au sol, dans une douleur atroce. Mon sabre tombe ensuite, la lame vers moi, et se plante à deux centimètre de mon crâne. La lame s’éteint automatiquement, et le manche se couche.
Trop faible pour bouger, je vois alors l’ultime jedi se placer au dessus de ma tête, le visage à découvert. Le mythe n’en était pas un. C’est la fin.

" Jedi oubliée. Toi qui cherches la vérité, je n’ai qu’une chose pour toi. " Un petit objet tombe dans un cliquetis.

" Sith trahie. Si c’est la clé du néant que tu poursuis, je te la délivre. " Un tintement d’un objet métallique se fait entendre.

" Miraluka. Il te manque quelque chose de crucial. Je te le lègue. " Il lève son sabre laser, et le laisse tomber. Le choc fait résonner la plateforme métallique, dans l’immensité du sombre ciel.

Son regard fixe le mien, et alors Kiràly remet sa capuche. Puis, se détourne avant de disparaître. Viens enfin mon tour, celui de ma conscience, de se taire dans le néant...


« Tu ne veux pas mourir »
« Non »
« Tu ne le mérite pas »
« Pourquoi ? »
« Tu cherches des réponse à tes questions »
« Je cherche ma place dans ses ténèbres »
« Comme Kiràly les Sabres Blancs, tu es un passeur »
« On ne peut me comparer à quelqu’un d’aussi puissant »
« Ce combat a perdu son sens »
« Je n’ai jamais aimé me battre »
« Car les maîtres confondent les vertus que chacun prônent »
« Mais ils ne veulent que ça ! »
« Le Mal et le Bien ne se définissent plus par des camps »
« Je veux leur parler ! »
« Sauf que le monde l’a oublié »
« J’ai peur »
« Et seuls ceux qui ouvrent les yeux peuvent le voir »
« Je m’enferme dans cette noirceur qui me protège »
« Tu possèdes ces yeux »
« Car le seul moyen de leur parler est de me battre »
« Comme d’autres que tu n’as jamais connus »
« Pourquoi n’écoutent-ils que la violence ? »
« Mais ils sont si peu par rapport à ceux qui ne se posent pas de question »
« Cette peur m’angoisse »
« Le seul moyen de se faire entendre est de jouer leur jeu »
« Cette angoisse me trouble »
« Et c’est en y jouant que ce pourquoi nous nous battons s’écroule »
« Ce trouble est ma colère »
« Alors doit-on garder le silence ? »
« Je veux rejeter cette colère »
« Ou alors agir pour et contre une même vertu ? »
« Mais je ne peux pas »
« Ces actes ne sont jamais perçus comme on le voudrait »
« Alors je la déteste »
« Ces perceptions différentes, on ne peut les interdire »
« Et cette haine grandit en moi »
« Mais on peut les ouvrir »
« Et ça me ronge »
« Et enseigner la sagesse pour les partager »
« Et ça me ronge toujours »
« Car il y a une chose qu’il ne faut jamais oublier »
« Et ça me ronge sans jamais s’éteindre »
« Quoi qu’il arrive »
« Et j’en souffre »
« Qu’importe ce qu’on peut en dire »
« Je pleure »
« Un acte reste un acte »
« Et je pleure »
« Il a été accompli avec une pensée »
« Et je meurs »
« Et c’est la seule qui compte »
« Quoi ? »
« Il est temps de prendre les faits avant les interprétations »
« Qui es-tu ? »
« Il est temps d’arrêter de se voiler la face »
« Toi qui es sage, guide moi ! »
« Et de permettre aux gens comme toi de vivre »
« Où sont-ils ? »
« Autour de toi »
« Comment les reconnaître ? »
« Lis leur âme »
« Puis-je le faire ? »
« Ils sont en vie »
« Serait-ce ma voie ? »
« Ils auront leur chemin »
« Sera-t-il différent du mien ? »
« Peut-être, cela dépend de leur choix »
« Je veux les voir »
« Le monde est petit »
« Laissez-moi revenir »
« Le chemin de chacun est semé d’embûches »
« Ne me quittez pas »
« Il faudra les surmonter »
« Je veux le faire à leur côté »
« Alors qu’attends-tu ? »
« Je ne sais pas »
« Rejoins-les »
« En suis-je capable ? »
« Elles sont en vie »
« Je veux les rejoindre »
« Elles ont perdu un outil »
« Je veux leur en donner un plus bel encore »
« Elles n’attendent que toi »
« Où sont-elles ? »
« À portée de tes doigts »
« Je veux être à leur côtés »
« Dis-le plus fort »
« Je veux vivre ! »
« Tu n’es pas mort »
« Ni elles alors ? »
« Ta volonté s’accompli »
« Mais la tienne ? »
« La mienne ? »
« Qui es-tu ? »
« L'unique réalité qui arpente les esprits »
« Luraë, c’est la première fois ? »
« Oui, mais l’expérience peut se renouveler »
« J’aimerai juste te dire une chose, avant de revenir »
« Oui ? »
« Merci »




Dernière édition par Kiràly le Lun 27 Fév - 15:05, édité 2 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 0:05




Chapitre 4 : Les symboles de la Force



Je me réveille sur un lit que je connais bien : celui du Fureur. Lentement, je me lève, et sors de la chambre. Je suis le couloir et entends du bruit dans l’infirmerie. J’y pénètre.
Lana se tient à un ordinateur, et se tourne vers moi : « Ah, tu es réveillé ! Tu vas bien ?
- J’ai connu des jours meilleurs. Mais comment…
- Tu as dormi une semaine, m’explique-t-elle. Je me suis réveillée il y a trois jours : j’ai le mieux encaissé le combat.
- Et Tifa ?! réalise-je soudain.
- Elle est en vie, me rassure Lana. Elle a été transpercée par deux fois, mais aucun organe vital n’a été touché. Je l’ai mise dans la cuve de kolto immédiatement.
- Ouf… attends, ça fait trois jours, tu dis ? Nous arrivons à Korriban, alors ?
- Non, nous sommes encore sur Taris. Le vaisseau ne peut pas décoller : on nous a volé le carburant. Et pas que d’ailleurs. Les sabres lasers d’Ascléyos et de Lévél Bébud ont aussi été pris.
- Tsss… forcément… J’irai en chercher dans la station, il y en a peut-être, lui propose-je.
- Dans ton état ? Mais ça va pas ?! Non, tu restes ici.
- Que… quoi ? Tu t’inquiètes ?
- Bah oui, c’est pas norm… ? » Lana se rend compte alors de la chose. Après un temps de réflexion, elle reprend : « Reste ici à t’occuper de la guérison de Tifa. Je vais chercher du carburant.
- Très bien… j’ai compris. » Les journées qui suivirent défilèrent au ralenti. Alors que Lana inspecte les ruines de la station, dans l’espoir de trouver assez de carburant pour faire fonctionner le Fureur, je reste au vaisseau. Je m’occupe de la cuve de Tifa, et elle sera sur pied avant le retour sur Korriban.

Je remarque alors que Kiràly nous a donné trois objets. Un petit truc métallique autour d’une chaîne –donné à Lana–, l’artefact qu’il possédait, c’est à dire un holocron, et enfin… Son sabre laser ????!!!! Et c’est à moi qu’il le donne ??? Je contemple le don que Kiràly m’a fait. Un magnifique manche, lisse, très agréable dans la prise en main, avec une ligne d’inscription :


Kiràly les Sabres Blancs



Kiràly les Sabres Blancs, hein ? Voilà le nom que tu te donnes. Si conserver ton sabre est ton désir, je l’accomplirai, et ferais de cette arme, la mienne. D’ailleurs, en parlant de sabre, j’en connais deux qui voudront sûrement s’en tailler le manche dans l’armure de cortose en rab’. Pas la peine d’attendre que Tifa sorte de la cuve pour comprendre quelle sera notre prochaine mission, une fois rentrés sur Korriban.

Nous partons finalement grâce à du carburant trouvé dans la station. Lana aux commandes, je m’intéresse à l’holocron. Oh miracle, il n’est pas crypté. Et pire encore : c’est la clé de cryptage. Avec la clé en main, j’en profite pour déchiffrer l’artefact d’Ascléyos.

Le lendemain du départ, les blessures de Tifa se sont refermées, et elle s’éveille. « Et bien, vous en faites une tête. On aurait cru que je serais morte.
- Je vous avoue que je l’ai cru…
- Phobias ! me reprend Lana. T’aurais dû voir ton état. C’était toi le pire !
- Quoi ? Mais maître Tifa s’est faite transpercée ! lui fais-je remarquer.
- Oui, mais toi : t’es un apprenti. Et en plus, t’es pas solide. Donc…
- Merci Lana… » Tifa sourit enfin, et s’assoit sur une chaise un peu plus loin. « J’ai raté quoi, entretemps ?
- Kiràly s’est enfui, en laissant tomber des trucs à lui...
- Il nous les a donné, coupe-je Lana.
- Quoi ? T’étais conscient à ce moment là ? s’étonne l’apprentie.
- Oui. Il a posé ça à côté de toi, je suppose, vu que j’ai vu les autres. » En disant cela, je lui tends l’espèce de pendentif. « Et le reste ? demande Tifa.
- C’est pour vous, lui réponds-je en tendant l’artefact.
- T’as le droit de me tutoyer, tu sais… C’est son artefact ?
- Oui.
- Attends attends !!! nous crie Lana. C’est quoi ce bins ??? Un jedi qui donne des objets à des sith. Sith qu’il a vaincus, et qui le traquent. Et il donne le but de notre traque ? Il y a anguille sous roche, c’est pas possible !
- Pire, ajoute-je. C’est la clé de cryptage, son artefact.
- De surprise en surprise, commente Tifa.
- Je me suis permis d’identifier celui d’Ascléyos.
- Merci Phobias, t’aurais pu nous attendre ! me gronde Lana.
- Et bien justement ! Je ne vais pas vous raconter ce qu’il y a dedans, vous ne me croirez pas ! » Les filles se taisent mais me regardent d’un air surpris et suspicieux. Je me lève et pars chercher l’holocron et la clé. Je reviens, pose l’holocron sur une autre chaise, et place l’artefact-clé au-dessus, pointe contre pointe. « Qu’est-ce que tu branles, Phobias ? me demande Lana.
- Regarde, et écoute. » Je force un peu, et les coins s’ouvrent. La clé tombe aussitôt, et un rayon de lumière jailli de l’holocron d’Ascléyos. Puis un personnage en bleu apparaît, debout.




« Ici Dark Malgus. Si vous trouvez cet enregistrement, veuillez écouter au moins l’introduction. Cet holocron, je l’ai volé à un jedi nommé Kiràly Kardfehér. Il s’agit d’enregistrements faits par lui-même, sur ce qu’il s’est passé. J’espère qu’il y en aura un, sur Dromund Kaas, qui aura le temps de décrypter entièrement ce qui suit, et qui prendra le temps d’ajouter cela aux renseignements sith. »

Dark Malgus disparaît, puis un grand jedi que nous reconnaissons sans peine prend place. Il appuie sur un objet et le pose, avant de dire :

« Les Mains de Force.


Je suis ici pour vous parler de leur création, et de leur but. Tout d’abord, je vais vous montrer un enregistrement du conseil des jedi sur Tython. Pas l’officiel, un secondaire, ayant les mêmes droits, mais pas les mêmes responsabilités. »

De la lumière s’échappe de l’objet posé, et remplace l’image précédente. Nous voyons à présent un cercle de personnes, assises, et au centre se tient Kiràly.
« Savez-vous pourquoi vous êtes convoqué ici, maître Kardfehér ?
- Personne n’a pris le bon sens de venir m’en informer. Je suis venu de moi-même, sachant que vous vouliez me parler de Luraë.
- Maître Kivansag, s’il-vous-plaît, le corrige un jedi.
- Arrêtez, reprend Kardfehér. Ne me faites pas croire que vous appelez les jedi avec qui vous êtes proches par leur nom de famille. Vous faites comme moi, vous utiliser leur prénom.
- Le fait que vous soyez ici est lié à ceci, explique un jedi.
- Exact. Savez-vous pourquoi ? ajoute un autre.
- Vous tenez vraiment à me poser des questions pareilles à chaque fois ? leur renvoie-t-il.
- Euh… non, lui concède une jedi.
- Comme chacun ici le sait, vous entretenez de bons rapports avec maître Kivansag, introduit un premier jedi.
- En quoi est-ce un problème ? rétorque Kiràly, toujours aussi calme.
- Vous… hésite un second.
- Et bien… vous êtes trop proche d’elle, ose un troisième.
- Pardon ?
- Comprenez-nous, maître Kardfehér…
- Et bien voyez-vous, je ne comprends pas, dit-il.
- Vous n’ignorez pas que l'amour mène au côté obscur, reprend un des membres du conseil.
- Oh, mince, vous croyez que j'en suis amoureux ? rétorque Kiràly.
- Euh, non, pas spécialement... se retient un jedi.
- Votre tempérament général en prouve l'impossibilité, nous l'avons constaté, complète une autre jedi.
- Mais le problème est autre, vous voyez ? reprend un des membres.
- Evitez les questions idiotes, nous pouvons lui parler directement, lui fait remarquer un autre jedi.
- Votre rapport avec elle est… inacceptable.
- Je la battrais comme le font certains humains ne possédant pas la sagesse des jedi, je comprendrais, mais là, avouer que je suis l’antipode de ceci.
- Exact. Vous tenez trop à elle.
- Comment ça ? Trop ? les interroge Kardfehér.
- Aucune taquinerie. De la douceur sans jamais en demander en retour. Aucune dispute depuis que vous vous êtes connus, à vos arrivés ici.
- Rien, absolument rien de néfaste !
- Et vous vous en plaignez ? les coupe Kardfehér.
- Certes… dans un cas général, cela ne serait pas un problème.
- Voir tous les couples normaux pareils serait un rêve, d’ailleurs.
- Mais vous êtes un jedi.
- Et vous l'avez dit vous-même : je ne suis pas en couple, rappelle Kiràly.
- Si vous la perdez, le choc sera terrible. » Le silence se fait dans la salle. Kiràly prend un ton légèrement plus agressif : « Vous envisagez sa mort ou quoi ?
- Euh… non…
- Et bien alors, maintenez-là en vie, d’abord, avant de craindre sa mort ! Luraë est une jedi surpuissante. C’est maître Satele en personne qui vous l’a amené ! Et comme si cela ne suffisait pas, c’est une guérisseuse sans équivalent !
- Là n’est pas la question.
- Vous n’êtes pas d’accord avec ses capacités, peut-être ?
- Non. Sur ce sujet, elle fait l’unanimité.
- Bien. Quelle est votre crainte, alors ?
- Si elle meurt, votre... sympathie pour elle vous mènera au chagrin. Et vous sombrerez du côté obscur.
- Je n’en reviens pas que vous puissiez arriver à de telles hâtives conclusions.
- Kiràly. Vous êtes… dangereux, sur le côté obscur.
- Ah bon ? leur demande-t-il, entièrement surpris.
- Oui… vous l’avez déjà côtoyé.
- Tiens ! On ne me l’avait jamais faite, celle-là. À quel moment, je vous prie ?
- Là n’est pas la question, intervient un jedi forcé de couper cet élan de vérité de la part de l'accusé. Vous ne pouvez pas continuer de la voir. Il faut que le lien qui vous unisse faiblisse.
- Attendez, attendez. Est-ce que vous vous rendez compte de la manière dont vous arrivez à un tel fait ? Moi ? Obscur ?
- Nous désirons bien évidemment éviter cela. Aucune trace d’obscurité sur Tython, tel est le règlement des jedi.
- Vous me parlez d’obscurité… mais vous vous êtes regardé ? Vous neuf, ainsi que vos neufs disciples respectifs, qui ont suivi le même enseignement. Votre façon d’agir est déjà plus obscure que vous ne le croyez.
- Ça suffit, vous n’êtes pas là pour discuter, mais uniquement pour acquiescer ! lui dicte un jedi agacé.
- Je vous demande pardon ?!
- Sur ordre du conseil, nous vous bannissons : Vous n’avez plus le droit de vous approcher de maître Kivansag. » Ces paroles jettent un froid sur la salle. Kiràly regarde alors chacun d’entre eux. Puis enfin, il ajoute : « Ce n’est pas un ban, alors. Vous m’interdisez juste de voir Luraë, en fait.
- Ne commencez pas à nous prendre de haut !
- Vos paroles sont emplies de mensonges. Vous êtes un conseil subsidiaire, je vous rappelle.
- Cessez cette violence, maître Kardfehér. En tant que membres du conseil des jedi, vous nous devez le respect.
- Si vous vous croyez plus puissant que nous, sachez que c’est totalement faux. Nous sommes le conseil.
- Oui, nous ne craignons personne. Et notre autorité est la plus haute
- Vous ne craignez personne ? J’allume mes sabres lasers, et vous vous pissez tous dessus, de crainte que l’idée de vous effleurer puisse me traverser l’esprit. » Et sur ces mots, il s’en va à grands pas.
Un des membres pousse alors un immense soupir, et ajoute : « Le pire, c’est qu’il a raison sur toute la ligne… »


Peu après entre une jeune femme magnifique. Elle se place au centre et provoque la surprise du conseil : « Luraë ? Que faites-vous ici ?
- Vous êtes pitoyables.
- Comprenez-nous, maître Kivansag…
- Oh, mais ne vous inquiétez pas, le coupe-t-elle. J’ai parfaitement compris. La question est : pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi un tel choix ! reprend-elle.
- Luraë… si jamais le pire arrivait, pensez-vous que la République tiendrait ?
- Qu’appelez-vous le pire ?
- Que vous décédiez, et que de chagrin, Kiràly rejoigne le côté obscur, et l’Empire, pour détruire la République.
- Avouez que c’est une chose qui relèverait du miracle ! Enfin, façon de parler… Disons que c’est quasiment improbable.
- Mais même. Un tel danger doit être prévenu. À cause de tels évènements, la galaxie entière serait très rapidement sous le joug des sith.
- Vous rendez-vous compte de ce que vous dites ?
- Imaginez qu’un second Malgus apparaisse sur les champs de bataille ? Maître Satele ne pourrait pas les vaincre, et la République perdrait son ultime rempart…
- Deux Malgus ? Vous allez loin ! Kiràly n'est pas aussi puissant !
- Et bien… sinon, nous ne serions pas autant prudents…
- Pourquoi ne pas l’envoyer auprès de Satele Shan, alors ? Pour le coup, c’est l’Empire qui subirait une cuisante défaite.
- Nous… non. Il n’a pas été choisi par…
- Ah ouais ??? Parce que moi, j’ai été trouvée par Satele, j’aurais peut-être un jour le droit de combattre à ses côtés, si je deviens assez puissante, mais lui –qui l’est déjà– non ?
- Le fait qu’il n’ait pas été choisi en est la preuve…
- Vos propos sont absolus, tels des sith. » Luraë jette un froid sur toute la salle. Après qu’ils aient accusé du choc, la jedi reprend : « Vous êtes déjà en train de sombrer. Mais vous craignez qu’un jedi bien plus lumineux que vous ne rejoigne le côté obscur. Kiràly a parfaitement raison : vous et vos anciens apprentis êtes déjà les proies du côté obscur.
- Vos accusations sont tout de même bien graves, maître Luraë. De tels propos méritent l’exclusion…
- Oh mince alors ! J’ai été trouvée par Satele Shan en personne ! Vous n’allez pas contester son autorité, si ?
- Euh… non…
- Je suis hiérarchiquement au-dessus de vous. Vous ne pouvez rien m’infliger.
- Admettez que c’est…
- Faux ? Vous êtes dans le faux, pas lui.
- Pouvez-vous nous prouvez que notre acte était digne du côté obscur ?
- Oui. » De surprise, les membres se taisent tous, comme s’ils pensaient ne jamais être soupçonnés. « Vous admettez que vos ex-apprentis ont suivis vos enseignements de manière très strict, et que donc, ils agissent de la même manière que vous, leur propose Luraë.
- Oui, tout-à-fait.
- Et bien prenons-les, et menons-les droit au côté obscur.
- Quoi ??!!!!
- Oui. Regroupez-les, tous les neuf, et faites-les intervenir contre l’Empire. S’ils sont aussi loin du côté obscur que vous pensez l’être, ils n’auront rien à craindre.
- Et Kiràly, alors ?
- Faites-lui menez les opérations. Formez ce groupe. Si Kiràly sombre, il aura neuf jedi très puissants pour l’arrêter, non ?
- Euh… Tout de même… Kiràly est plus dangereux que ça, proteste un jedi. S’il rejoint le côté obscur, il sera plus puissant et les enverra au tapis.
- Et bien donner-leur vos artefacts de Force ! S’il faut ça pour vous rassurer. Il n’y aura plus qu’à attendre que l’un d’entre eux sombre. Vous saurez alors qui est véritablement le plus proche du côté obscur. » Le conseil subsidiaire conserve le silence. L’idée de Luraë est bonne. Ainsi, ils seront fixés. « Il faut absolument qu’aucun des dix jedi ne sache quoi que ce soit sur le véritable but de cette organisation. En particulier Kiràly.
- Je rêve. Vous le faites exprès ? Vous ne pouvez rien cacher à Kiràly. Il le sait déjà, leur fait remarquer Luraë.
- Comment cela est-il possible ? Vous lui avez parlé avant d’entrer au conseil ? lui demande un des membres, agacé.
- Kiràly est omniscient. Il lit dans la planète. S’il médite –et il lui suffit un moment de calme. Il peut même le faire en se déplaçant– il peut savoir tout ce qui se dit à des milliers de kilomètres à la ronde.
- Quoi ? Mais c’est impossible !
- Ne me faites pas rire ! C’est grâce à ce pouvoir qu’il est arrivé sur Tython. Il est temps de vous dire que ces rumeurs étaient parfaitement vraies. Et puis, pour votre information, il s’agit de son idée.
- Tss… bien, soit. Le fait qu’il soit au courant gâche un peu le but de cette mission, avouez-le.
- Pas sur le plan que vous croyez. Et puis, ainsi, il y aura encore moins de chances pour que Kiràly rejoigne le côté obscur, non ? » Après une courte délibération, un des membres clame officiellement la fondation des Mains de Force.



Une autre scène arrive. Luraë et Kiràly sont face à face, à une table. « Les Mains de Force sont à toi, à présent.
- C’est triste d’en arriver là, lui avoue Kiràly.
- Je suis la première déçue. Tu vas devoir mener à la mort ses neufs corrompus, explicite Luraë.
- J’aimerais tant qu’il y ait un moyen de les faire raisonner. Ce ne sont que leurs anciens élèves, bon sang ! Ce sont leurs maîtres qui ont été mauvais, sur le coup, souligne Kiràly.
- Tu sais comme moi que ces maîtres jedi ne renieront jamais l’enseignement qu’ils ont reçu, Kiràly.
- Alors, si même toi tu acceptes leur mort, ils périront par la main qu’ils ont toujours combattue. Qui sait ? Peut-être que certains retrouverons la véritable lumière, dit-il dans un espoir.
- Tu veux mon avis ? Il y en aura, lui concède-t-elle. Mais pas forcément parmi les neufs disciples…
- Si seulement le conseil savait le véritable but des mains de Force…
- Leur révéler que la mort de leurs ex-apprentis est ce but les fera sombrer immédiatement.
- Oui… » Kiràly se lève et se tient à une barre juste un plus loin. La jeune femme le rejoint, et se colle à lui. « Tu crains quelque chose ?
- J’ai l’intime sensation que malgré la mort de ses neufs apprentis, je vais devoir tuer les membres du conseil subsidiaire.
- Laissons les choses se faire. On verra cela ensuite. Ne parle pas de malheur. » L’hologramme s’éteint.



Revient alors la première image de Kiràly, debout. Le maître jedi reprend calmement : « J’espère que les jedi qui verront ces images comprendront la vérité. À l’heure où je vous parle, les mains de Force sont composées des dix jedi suivants :
- Maître Kala Riyannu.
- Maître Dw’yni Flo.
- Maître Ratanté Mozen.
- Maître Adelphè Troquamoria.
- Maître Zwanady Sraa’Tho.

- Maître Ascléyos Diatral.
- Maître Trifidat Osbtacos.
- Maître Lévél Bebud.
- Maître Aa’Rysto Schaalèp.
- Et moi même : Kiràly Kardfehér. » Il appuie alors sur un artefact, et l’image s’arrête enfin.






Les filles se tournent alors l’une vers l’autre. Je m’approche de l’artefact pour le refermer. « Attends, si j’ai bien compris… Ils veulent qu’on les tue ? Être un jedi commence sérieusement à perdre de prestige, si en plus il faut être con comme ses pieds ! remarque Lana.
- Donc, que faisons-nous, maître Tifa ? reprends-je.
- Se passer de les tuer leur permettrait éventuellement de rejoindre la République pour de bon. Les tuer nous assure qu’ils ne seront jamais nos ennemis.
- Et les corrompre ? Ça serait si amusant ! propose Lana.
- Tout-a-fait, rien ne nous empêche de tenter de les faire rejoindre nos rangs. Mais attention, c’est quand même la voie royale pour nous infiltrer !
- eux ? Nous infiltrer ? Vous les pensez capables de cela ?
- Lana, il faut se méfier des jedi. Ils sont-à-fait aptes à faire ce genre de magouille pour nous faire gober ça. De plus, si Malgus avait rencontré Kardfeher, nous serions à la poursuite d’un fantôme, en ce moment.
- On n’est plus vraiment à sa poursuite… il a retiré le mouchard. Impossible de savoir où il est, à présent, l’informe Lana.
- Tant pis, on s’en farcira d’autres en attendant, conclue Tifa. Personnellement, je doute que tous ces enregistrements soient vrais : vous avez vu leur conseil subsidiaire ? Même nous, on voit clairement qu’ils abusent !
- Et le rapport de Malgus, au début ? C’est du flan ? rétorque Lana.
- Tu marques un point, avoue Tifa. Mais qu’est-ce qui les empêcherait d’en faire un faux ?
- Mouais… » Tifa regarde alors dans le reste de la salle. Finalement, elle me demande : « Tu en penses quoi ?
- Que nous sommes impuissants.
- Je te demande pardon, Phobias ?
- Selon Kiràly et Luraë, ils disent en gros que quelqu’un rejoindra la lumière, que ce soit les neufs autres jedi des Mains de Force, ou bien… un autre individu.
- Bah, euh… C’est du délire de Jedi, ça ! ajoute Lana.
- Sauf que Kiràly est sage, c’est indéniable. De plus, Luraë existe.
- Ah ? Tiens ? Tu l’as déjà croisée ? me demande Tifa.
- Je… D’une certaine façon. Mais j’en reste impuissant contre elle.
- Bon. Génial. Ça nous avance vachement, ironise Tifa. Mais on fait quoi, à présent ?
- On rentre sur Korriban.
- Okay, encore combien de temps de voyage ?
- Deux jours, l’informe-je.
- Parfait ! Au fait, Lana, c’est quoi, ton objet ?
- Un genre de collier, lui répond-elle.
- Hein ? Montre ! » Lana lui tend alors le pendentif. Gros comme une montre, il s’ouvre sur le côté, laissant place à deux écrans éteints. Tifa appuie sur le petit bouton sur le côté, et deux hologrammes apparaissent : deux visages. Deux petites filles, l’une brune aux yeux bleus profonds, l’autre a des cheveux roses et des yeux cyan. « Qui est-ce ? demande Tifa.
- Pas la moindre idée, avoue Lana.
- Moi non plus. » Tifa rappuie alors sur un bouton, et les visages s’effacent. Une ligne de coordonnées s’affiche alors. « Une destination ? dis-je.
- Pourquoi Kiràly veut-il nous donner les coordonnées d’un lieu ? s’interroge Lana.
- Un piège, dicte Tifa.
- Comment ça ? reprend Lana.
- Détruis-le immédiatement ! Il veut nous faire croire qu’il nous aide, avec cette indication, mais à coup sûr, il y a une balise à l’intérieur !
- Putain merde ! s’écrie Lana.
- Non ! Ça ne peut pas être ça ! intervient-je.
- Phobias ? Mais c’est pourtant évident, non ? me rétorque Tifa.
- Kiràly nous veut du bien. Il nous a laissé en vie…
- Les jedi sont tous complètement inconscients, tu le sais ! me rappelle mon maître. C’est pas la première fois qu’un jedi épargne un sith !
- Et ça, c’est du flan, peut-être ? » Je leur tends le cadeau que m’a fait Kiràly Kardfehér. Quand elles aperçoivent le sabre laser, elles restent bouche bée. Tifa arrive à prononcer : « C… C… Co… Comment ça se fait ???!!!! Il t’a donné son sabre ???!!! Son sabre qui peut briser n’importe quel autre sabre pas assez puissant ???!!!
- J’suis trop jalouse ! clame Lana.
- S’il me l’a donné, alors que j’ai perdu, cela ne peut pas être pour me faire du mal. Même vous, vous admettrez que la pure connerie ne peut pas expliquer un tel comportement. Pas venant de Kiràly.
- Tss… Voilà maintenant que tu le loues, Phobias, me fais remarquer Lana.
- N’empêche que ça le fait mieux de se dire qu’on s’est fait battre par un dieu, que par le premier des crétins, lui balance Tifa.
- Ah, oui, je ne l’avais pas vu comme ça…
- En parlant de sabre, il va falloir qu’on s’en trouve, nous deux, l’averti Tifa.
- Ouais. Bah je sais, moi, je vais me le tailler dans l’armure en cortose ! annonce Lana.
- Garde des pièces pour réparer celle que tu portes : le combat contre Kiràly l’a bien esquintée, lui conseille Tifa.
- Pour en revenir aux objets, la clé des artefacts –qu’il a lui-même nommée clé du néant– vous revient, informe-je mon maître.
- Oh ? Et bien, j’en suis ravie, dit-elle en la prenant.
- La question est : continuons-nous de le traquer, bien que nous avons ce que nous cherchions, ou pas ? demande-je.
- Phobias, un sith ne se pose pas ses questions, m’informe Tifa. Il le traque.
- Et si on compte le fait que le combattre, c’est la mort assurée ? rajoute-je.
- Là, il marque un point. J’suis d’accord avec Phobias ! clame Lana.
- Mais bien sûr… ça devient évident !
- De quoi, Tifa ? l’interroge Lana.
- Nos craintes semblent claires, à présent : on a bel et bien tenté de nous tuer, en nous envoyant contre Kiràly ! explicite notre maître.
- Génial. Qui pourrait bien le vouloir ?
- N’importe quel sith, Phobias, me répond-elle.
- Plus particulièrement, je sous-entendais.
- Je pense avoir une petite idée… »




Dernière édition par Kiràly le Sam 3 Mar - 16:53, édité 2 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 0:06



Nous arrivons rapidement sur Korriban. À peine le Fureur posé dans le hangar de The Dead Light que nous sortons à vive allure du l’appareil. Je pars ensuite en direction du service de renseignement de Korriban.

Sans aucune difficulté, je parviens dans le centre que je cherchais. J’apprends que le patron du service est en ce moment dans son bureau. Une dizaine de minutes d’attente sur une chaise à côté, et le sith ouvre la porte : « On m’a dit que vous vouliez me voir ?
- Oui, je me présente : Phobias Orrodia, lui dis-je en tendant la main.
- Entrez, je vous prie. » Le bureau est bien spacieux. Un rayon d’étagères remplies de divers objets d’arts décore la droite de la pièce. Quelques statues, et autres objets de valeur. Bref, le genre de gars qui s’y connaît, et ne prend pas de la camelote. Il me fait s’asseoir et me dit : « Vous êtes venu sur rendez-vous ?
- Non non, pas du tout. En fait j’ai une bonne amie, qui se trouve être sith, qui est partie en mission il y a pas mal de temps. Or je n’ai eu aucune nouvelle. Je me disais que le bureau des renseignements devait savoir où est-ce qu’elle est.
- La standardiste de l’accueil vous a renvoyé direct me voir ? Pourtant ce genre de renseignement n’a pas besoin de ma juridiction. Enfin bon, puisque vous êtes là… Comment s’appelle votre amie ?
- Il s’agit de Dark Tifa. Elle m’a dit qu’elle partait en mission, pour traquer un type nommé… euh… Karlos Krade-fait-chier.
- Kiràly Kardfehér, me corrige-t-il. Vous voulez boire quelque chose ?
- Hein ? Euh, et bien, c’est très agréable de votre part, mais… non merci.
- Autre chose ?
- Je ne comprends pas, là… pourquoi ?
- Vous étiez proche d’elle ?
- Euh… oui. Elle m’a enseigné deux-trois trucs sympathiques, qu’elle garde secret, en général. Mais… » Je constate alors la grimace de mon interlocuteur. Je garde le silence. Il arrive finalement à dire : « Je la connaissais peu. Hélas. Je suis sûre que l’Empire lui aurait réservé une bonne place dans les hautes sphères.
- Je ne comprends pas, monsieur…
- Dark Tifa était une sith. Elle est partie en mission sur Bespin pour tuer un jedi, nommé Kiràly Kardfehér. Or, lors de mes recherches, j’ai découvert –trop tard, hélas– qu’il s’agissait d’un jedi extrêmement puissant.
- Ce n’est pas possible…
- Si… Nous n’avons perdu toute trace d’elle. Il y a des chances pour qu’elle y soit… restée.
- Dark Tifa ne mourrait pas si facilement !
- Calmez-vous, monsieur Orrodia. Moi non plus je ne souhaite pas y croire ! Mais je compatis également, car c’est moi-même qui lui aie donné la position du jedi qu’elle recherchait !
- Quoi ?
- Oui, et hélas, lors de me recherches postérieures, j’ai vu qu’il s’agissait de Sabres Blancs, un jedi presque aussi puissant que Satele Shan ! Il n’y a aucune chance qu’elle soit encore en vie, à présent.
- Vous mentez… je ne peux pas vous croire !
- Hélas, en partant le tuer, elle s’est ruée inéluctablement vers sa propre mort… me concède-t-il tristement.
- Elle avait ses apprentis à ses côtés, pourtant ?
- Aucune chance, même avec Dark Lana, et… son autre apprenti –dont j’ai oublié le nom– ils n’auraient jamais pu survivre…
- C’est dommage, lui dis-je sereinement.
- Oui… euh ?
- Que vous ayez oublié son nom.
- Vous vouliez prévenir sa famille ?
- Pas la peine : il s’appelle Phobias Orrodia. » Le sith réalise alors qu’il est tombé dans le magnifique piège que Tifa, Lana et moi avons tissé. Il se lève d’un bond, mais une lame rouge s’allume devant sa gorge. Tifa sort de son invisibilité, et clame : « Tu ne t’y attendais pas, à celle-là, hein ?
- La preuve que non, dirais-je pour ma défense, lui répond-il.
- Qui t’as dit de nous envoyer au casse-pipe contre Sabres Blancs ?
- Comment savez-vous que…
- Merci de l’info ! le coupe Lana en entrant par la porte qu’elle surveillait.
- Bande d’enfoirés !
- Alors maintenant qu’on sait qu’il y a quelqu’un au dessus de tout ça, tu vas nous faire le plaisir de nous dire qui, le questionne Dark Tifa.
- Plutôt mourir !
- Et bien meurs. » Tifa lui tranche la tête. Le corps tombe, tandis que la maître sith tient la tête par les cheveux. « T’avais une sale gueule, en plus…
- Je ne pense pas qu’il vous réponde, à présent, lui dis-je.
- Mmh, non. Mais j’en sais suffisamment, nous rassure Tifa. S’il préfère mourir que de subir le joug de son maître, c’est que ce dernier doit être remarquablement cruel… Et là, ça réduit vite le nombre.
- Des sith cruels ? Il y en a plein ! leur fais-je remarquer.
- Au point que la mort soit préférable ? Bien moins que tu ne le penses, m’informe Lana. Il aurait chougné au dernier moment sinon.
- Oui, son maître a clairement l’air d’être un salopard. Enfin bon. Phobias, merci pour le sabre, me dit Tifa en me rendant mon sabre.
- De rien, il ne me servait pas à grand-chose dans cette histoire.
- N’empêche que… quel jeu d’acteur ! Il n’y a vu que du feu ! me complimente Lana. Je n’aurais pas fait mieux !
- Euh… oui… c’est euh… gentil, balbutie-je en rougissant.
- Et bah alors ? Ce n’est pas la première fois qu’on te fait un compliment, rassure-moi ? » me demande Lana. Je me contente d’incliner la tête pour répondre. Je me glisse sur le côté ensuite : j’aime pas ce genre de situation. Heureusement que Tifa me sauve en changeant de sujet : « Bon allez, on a encore quelque chose à faire ! » Elle fait voler le sabre laser posé parmi les objets personnels du cadavre, et l’allume. Une grande lame rouge, et surtout –ce qui semble plaire énormément à Tifa– de magnifiques ornements sur le manche. Doré, des courbes en lame sortent sur l’extrémité. Des cristaux rougeoyant ornent l’embout inférieur, et les lignes élégantes assurent une bonne prise en main. « Phobias, c’est l’instant de vérité.
- Ça marche. » Je dégaine le sabre blanc. Face à face, nous donnons un coup d’une grande puissance, mais que nous pouvons sans problème esquiver. Les lames s’entrechoquent, et le nouveau sabre de Tifa tient bien la route. « J’adoooore ! Je prends ! nous dit-elle.
- Très bien. Vu qu’on n’a pas de mission en ce moment même, j’en profiterai pour me forger le mien ! indique Lana.
- Il faudrait trouver un bon cristal, pour la lame, lui dis-je.
- Assurément. » Nous sortons enfin du bureau, et descendons de l’immeuble. Une fois en bas, je lance un crédit à la standardiste en lui disant : « C’est pour le ménage ! » Celle-ci attrape la pièce, et regarde sans comprendre le sith qui est entré seul, et reparti avec deux poulettes –si on sortait cette image de son contexte–.

« La seule chose que j’ai à vous dire, c’est que vous avez quartier libre. Dès que j’ai des infos sur un jedi des Mains de Force, on part le traquer. » Et sur ce, nous reprenons notre vie de routine.



Ma routine est devenue… peu originale, depuis quelques temps. Et donc extraordinairement embarrassante, pour quelqu’un comme moi. Lorsque je passe à l’académie, les yeux affutés me repèrent, et commencent à s’intéresser à mes exploits auprès de Dark Tifa. Bon, il y en a toujours qui tentent par te les moyens de se railler de moi, et ils ravalent leur fierté peu après en général.

Je n’ai encore jamais montré mon nouveau sabre –celui que Kiràly m’a offert– à l’académie. Ni ailleurs, d’ailleurs. Je ne l’utilise que lorsque je m’entraîne chez moi. Ces séances acrobatiques sont ponctuées de temps de méditations. J’essaye, à ma façon, de voir ce qui se passe, comme le faisait Kiràly aussi, apparemment. J’écoute ce qui se dit dans les environs, et j’étends mon ouïe petit à petit. Lana passe le plus clair de son temps dans l’atelier académique, sur des rabiots de cortose. Elle modèle son manche pour son futur sabre laser. Assez long pour être pris à deux mains, mais suffisamment court pour ne pas l’encombrer pour autant. Quels ornements pour accompagner le style de son armure –qu’elle a précédemment restaurée– lorsqu’il pendra à sa taille. Des courbes simples, mais élégantes. Pris dans ses mains, son futur sabre respire la terreur. Ses talents de mécanicienne lui permettent de finir les pièces séparément, pour pouvoir assembler le sabre une fois un cristal trouvé. Et ça, ça sera une toute autre histoire…

Tifa, elle, tente de camoufler un peu plus ses actes. Une brume générale l’accompagne. Il me faudra du temps avant d’être omniscient comme Kiràly. Lui, même des maîtres jedi du conseil ne peuvent rien lui cacher. Ah ! Cette fois-ci, je la tiens ! Tifa est venue voir son apprentie, pour lui donner quelques conseils à propos de la création de cristaux de sabre laser. Bref, peu de choses très intéressantes. Quoique…


« On est sûres de ne pas être espionnées, ici ?
- Normalement, oui, lui assure Lana.
- Très bien, alors voilà : on va ouvrir l’autre holocron, l’informe TIfa.
- Quoi ? Et Phobias ?
- Tss, c’est pas grave. Il le regardera lui-même une autre fois. Et puis, il ne s’est pas privé de déchiffrer le premier ! » Lana acquiesce et les filles s’installent. L’holocron s’ouvre alors grâce à la clé du Néant, et il délivre alors son mystérieux contenu.



« Ici l’agent impérial numéro 713 998 999 Therin Kalo’ks. Je suis en mission d’espionnage sur Dromund Kaas, à propos de l’individu suivant : Frogia Tardehnso.

Cet iridonien est officiellement un soldat de l’Empire. Les rapports de l’armée indique qu’il s’en engagé il y a précisément 974 jours. Je considère le premier jour comme le jour où l’iridonien a signé son contrat avec l’armée. Le 769ème jour, il a semblé avoir disparu de la circulation. Le 902ème jour, l’agent du B.S.I. Gryuc’ Kaa l’a aperçu sur un champ de bataille dans le système d’Ord Mantell. Remarque importante : il était dans le camp de la République.

1er jour de mission : les renseignements au sujet de la cible démontre qu’il a déjà, par le passé, fait preuve de doute, d’hésitation à la tâche, de compassion et autres sentiments mitigés envers des ennemis. Ces antécédents ne possédant aucune faute grave, son cas a été ignoré, et l’iridonien est retourné en formation de cruauté. Le résultat est sans effet apparent.

5ème jour de mission : arrivée sur Ord Mantell. Ma nouvelle identité me permet d’infiltrer les rangs républicains sans difficulté. Après une journée entière de fouille, l’individu Frogia Tardehnso n’a pas été localisé.

6ème jour de mission : premiers contacts avec un camarade de l’iridonien. Les informations tirées de cette source sont superflues à l’exception d’une seule : il soupçonne que l’iridonien, je cite : « ne [soit] pas vraiment un républicain pur et dur. » Il aurait été aperçu chez des impériaux il y a trois ans.

7ème jour de mission : l’officier supérieur commence à se méfier de certaines recrues, moi y compris. Je crypte et dissimule l’holocron de rapport. Je ne sais pas quand le prochain rapport aura lieu.

27ème jour de mission : l’administration supérieure m’a rendu, je cite : « cet objet incongru, inutile dans une chambre de soldat. » Départ à bord du vaisseau de classe Fantôme pour le système Tatooïne.

28ème jour de mission : je profite de mes cinq jours de voyage intersidéral pour expliciter les évènements qui ont eu lieu durant les vingt jours de confiscation.

Une recherche avancée dans un ordinateur républicain m’a permis de trouver les antécédents du soldat Frogia Tardhenso. Ils se complètent avec les rapports de Dromund Kaas. Une seconde connaissance de l’iridonien m’informe que ce dernier est parti pour Tatooïne récemment avant ma venue, pour cause d’instabilité mentale, l’empêchant de se battre efficacement sur le champ de bataille.

33ème jour de mission : arrivée sur Tatooïne dans la ville nommé Mos Caylei. Début des recherches intensives de Frogia Tardhenso. R.A.S.

35ème jour de mission : une serveuse dans la cantina « Darranta’s Place » m’informe avoir vu l’individu recherché à deux reprises. La première était il y a très exactement 155 jours : l’individu a eu un échange avec une jeune femme, humaine, blonde, aux cheveux longs et lisses, âgée probablement entre 21 et 28 ans. La dernière était la semaine dernière, où il a rencontré cette même femme une seconde fois. Cette dernière a refusé de, je cite : « l’emmener comme l’autre fois ». La serveuse pense qu’il y a eu un échange caché supplémentaire, mais n’a pas les preuves de l’attester.
Les consultations des rapports d’atterrissage des hangars indiquent qu’un cargo corréllien de type XS léger serait parti en direction de Dantooïne.

39ème jour de mission : arrivée sur le système Dantooïne, près de l’ancienne académie jedi, détruite par Dark Malak. Recherches intensives du moindre renseignement sur l’arrivée de l’iridonien. R.A.S.

43ème jour de mission : rencontre avec la collègue numéro 713 999 000 Akui Namida, agente impériale ayant reçu le diplôme officiel juste après moi-même. Elle m’informe que sa mission est un échec, et qu’elle doit retourner immédiatement sur Dromund Kaas. Sa mission consistait à, je cite : « repérer au moins 377 individus étant potentiellement capables d’être des ennemis de l’Empire dans un futur inconnu. » Elle n’en a repéré que 346, et parmi eux se trouvent les individus suivants : Frogia Tardhenso et Caeli Amentia. Cette dernière lui a été aperçue à plusieurs reprises sur Dantooïne, apparemment effectuant de la contrebande humaine vers une destination inconnue des rapports officiels.

44ème jour de mission : j’infiltre le vaisseau cargo correllien de type XS léger de Caeli Amentia. À son bord se trouve également l’individu Frogia Tardhenso. Aucune possibilité de sabotage ou autre travail technique n’est possible à bord.

46ème jour de mission : le vaisseau s’est posé dans un territoire inconnu. Le spatio-radar localisateur semble brouillé, je n’ai donc aucune coordonnée du lieu sur lequel je me trouve.
Une planète semble être la possibilité la plus logique, car le lieu dispose d’un ciel et d’une atmosphère respirable. Les paysages sont semblables à ceux de Tython, à l’exception de l’architecture. Divers groupes d’individus semblent vivre ici, et tous semblent plus au moins au courant du fait que cet endroit se déplace. Un dialogue entre deux individus non-répertoriés indique que ce lieu se nomme, je cite : « Le lien. » À sa tête hiérarchique semble se trouver une maître jedi.

47ème jour de mission : la maître jedi m’a démasqué, mais ne sait pas quelle est ma mission. Rapports strictement incohérents entre sa faction supposée et la mienne : aucune animosité de la part de la jedi. J’apprends de sa part que d’autres adeptes de la Force demeurent ici. La moindre action de ma part sera interprétée comme une attaque, et, je cite : « on s’occupera de [mon] cas. »

48ème jour de mission : la maître jedi se désigne sous une appellation ne permettant d’être décrite dans un rapport. Elle prend cependant le temps de m’expliquer ce qu’est Le Lien.
L’organisation et le lieu nommés Le Lien sont un accès indirect entre la république et l’empire. Selon cette même jedi, des impériaux ont fondé cette organisation il y a trois ans de cela. Depuis, quelques jedi se sont infiltrés, et ont, je cite : « mis leur pierre à l’édifice. » Apparemment, les personnes qui viennent dans ce lieu sont toutes sujettes à des incohérences mentales, des instabilités morales, et/ou des hésitations sur des choix importants. Et ce lieu aurait pour but de leur servir de thérapie, pour qu’ils règlent leurs problèmes moraux, et choisissent une nouvelle voie de vie.

49ème jour de mission : rencontre avec l’iridonien Frogia Tardhenso. Le déserteur est abattu selon les lois en vigueur de Dromund Kaas.

50ème jour de mission : retour sur Dantooïne, clandestinement à bord du vaisseau de la pilote Caeli Amentia, un cargo correllien de type XS léger.

Liste des personnes ayant une probabilité à confirmer de lien avec l’organisation Le Lien :
- Le déserteur Frogia Tardhenso, abattu sur ordre de Dromund Kaas.
- La pilote Caeli Amentia, passeuse.
- Les individus tenant le bar « Darranta’s Place ».
- La bureaucrate Jil’Géa Draay.
- Ses filles Sahino et Mélona, qui semblent être là depuis l’origine.
- Le haut conseil des jedi.
- La maître jedi Ariana Jeth.
- La maître jedi Kivansag, son prénom est inconnu, apparemment haute placée dans les fonctions du Lien.
- Son mari, supposé maître jedi Kivansag.

Fin de rapport. »


« Euh… okay… c’est quoi ce délire ? demande Lana.
- Un rapport impérial sur un truc… intrigant, complète Tifa.
- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre, en fait ?
- Tu ne disais pas être en quête de cristaux pour ton sabre laser ? lui rétorque son maître.
- Euh… si. Pourquoi ?
- Parce qu’il y en a sur Dantooïne. On peut faire une pierre deux coups, propose la seigneure sith.
- Mouais. Et la mission ?
- On n’a pas de jedi des Mains de Force en vue, en ce moment, lui affirme Tifa en haussant les épaules. Et puis, j’ai envie d’en savoir plus… »


Je cesse ma méditation observatrice. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !!!! C’est la catastrophe monumentale !!!! Je ne connais pas cet agent, mais il a fait un boulot de professionnel, d’où mon problème. Il faut A-BSO-LU-MENT que je trouve un moyen de ne pas aller sur Dantooïne. Et c’est mal parti. Pressé comme jamais, je quitte mes appartements pour rejoindre le bâtiment de The Dead Light.



Alors que je fouille dans les rapports de la bibliothèque, une voix s’élève dans mon dos : « Phobias ? » Je me retourne et aperçois une femme que je reconnais sans problème : Sylrianis. Je me lève, lui couvre la bouche et l’emmène dans le placard à balais le plus proche.

Une fois hors de toute écoute, je lui relâche la mâchoire et lui demande : « Qu’est-ce que tu fous là, toi ?!!
- Tu ne peux pas savoir comme je suis… heureuse de te savoir en vie, m’avoue-t-elle. J’aurais cru que…
- Que Kiràly nous tuerait, la coupe-je. C’est déjà fait. Par contre, si tu traînes ici, Sylrianis, tu risques d’attirer tout un tas de prob…
- Héééé ! intervient-elle. Calme. Zen. T’as pas besoin de stresser autant.
- Bon… Je suppose que tu as croisée ta sœur, alors ?
- Ah bah ouais. Et –désolée, mais je ne pouvais pas l’savoir– elle te prend pour un sale menteur, à présent.
- Tss… disons que je ne suis plus à ça près. Y’en a-t-il d’autres qui en sont sortis ? lui demande-je.
- Mmmh… pas que je sache. Tes sœurs font un boulot remarquable.
- Merci, je sais… comment es-tu revenue ici ?
- Caeli m’a amenée. Elle est trop forte, elle peut traverser n’importe quel blocus sans que personne ne s’aperçoivent de quoi que ce soit !
- Bon, très bien… » Je m’assois alors. Sylrianis n’a aucun mal à voir l’empressement qui me guide à cet instant. Elle ajoute alors : « Quelque chose te tracasse ? À propos du Lien ?
- Tifa et Lana viennent d’avoir l’idée d’aller sur Dantooïne, si tu vois la catastrophe que ça annonce…
- Oh putain ! Ah oui, c’est un sacré problème…
- Vu que t’es agente impériale à la base, t’aurais pas une personne à éliminer, ou autre, je-ne-sais-quoi, bref, un truc !
- Euh… la dernière personne douteuse que j’ai croisée, c’était la jedi Kala Riyannu, au Lien.
- T’as dit qui ???
- Kala Riyannu. Tu la connais ?
- Elle est grande comme Tifa, plutôt mince, avec un bandage au-dessus du front ? Cheveux clairs, attachés, et en tenue bleue ? lui décris-je.
- Exactement. Elle semblait avoir quelques mots avec Luraë.
- Qui ça ??
- Luraë. Celle qui dirige plus ou moins tout l’aspect psychologique de… » Mais je l’empêche de parler. Quelqu’un vient. Nous faisons silence. Des pas réguliers traversent le couloir, sans prêter attention à quoi que ce soit. Une fois que le calme est revenu, j’annonce : « Continue ta vie ici, comme si tu n’avais jamais séjournée au Lien. Oublie-moi d’ici mon retour. Et pas de gaffe.
- Hé, j’suis une agente impériale, tu m’prends pour qui ? » Mais sa réponse part dans le vide. Je suis déjà en train de rejoindre le vaisseau Fureur de Tifa.



Je passe tout de même par mon humble temple pour prendre les affaires nécessaires, et file direct aux hangars. Je croise alors Tifa et Lana qui se dirigent vers l’académie. Cette dernière me lance : « Tiens t’es là toi ! On avait prévu…
- On va sur Dantooïne, l’interrompt-je.
- Beuh ? T’es encore au courant ? Bah tant mieux, on part demain, nous renseigne Tifa.
- On part sur-le-champ, lui rétorque-je.
- Hein ? C’est quoi cette histoire ? s’inquiètent-elles.
- C’est un ordre. » Je m’éloigne d’elle pour déposer mes affaires et préparer le voyage. Quelques minutes plus tard, les filles embarquent. Et nous décollons immédiatement.


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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 0:06




Alors que le Fureur traverse les étoiles, je m’entraîne avec mes deux sabres à un rythme effréné. Je suscite de ce fait la curiosité des filles. Tifa entre dans ma chambre : « Tu prends très au sérieux cette histoire, vu comment tu t’appliques. Tu nous prépares quelque chose ?
- Je crains qu’il va falloir qu’on se sépare, lui confie-je.
- Ah ? Et nous alors ? On n’a pas grand-chose à faire…
- Aidez Lana à concevoir un beau cristal pour son sabre, je ferais autre chose, et ensuite, je vous rejoindrais, lui explique-je.
- Revoilà que tu me vouvoies. Toi et Lana, ‘faut que vous intégriez…
- Il y a autre chose dont vous vouliez me parler ? la coupe-je.
- Mmmh. J’ai ouvert l’autre holocron.
- Et ?
- Disons qu’il y a des infos… croustillantes, me dit-elle d’un regard amusé.
- Vous voulez faire quoi ?
- On est censé tuer dix jedi précis. Mais qu’est-ce qui nous interdit d’en tuer d’autres ? Dark Jossaac serait toujours plus fier.
- Je vois… et bien, faites-le avec Lana.
- Si tu veux partir en mission, en solo, tu sais, tu as le droit, remarque-t-elle.
- Je n’ai pas de vaisseau.
- Demandes-en un, ou achète-le, j’en sais rien.
- Le voler ne vous caresse pas l’esprit ? » Sur ces paroles, Tifa s’arrête net. Encore touché. Ça commence à faire nombreux, le nombre de fois où je lui fais remarquer ce genre de chose. Finalement, après un temps, Tifa reprend, souriante : « Fais-donc ! Prouve que tu es un sith, puisque tu le penses si bien. Après, je te demanderais juste de ne pas voler celui là ! » Nous rions quelques secondes, et j’enchaîne : « Ne vous inquiétez pas. Et pour l’instant, je me débrouille très bien en vous suivant. » Elle acquiesce, et sort.

Le lendemain, Lana passe la journée aux commandes, pendant que j’affronte Tifa au sabre laser. Elle reste quasi-systématiquement sur la défensive, et remarque très vite que maintenant, je la bats au corps à corps. Enfin, c’est surtout parce qu’elle n’utilise pas sa foudre sur moi. Lana aurait été un bien meilleur adversaire, mais sans sabre, difficile de se battre. Mais quelque part en moi, je suis rassuré de savoir que je peux battre Dark Tifa, à présent. Enfin, façon de parler.



Le trajet s’enchaîne rapidement, entre entraînements et méditations, quand finalement, nous arrivons à destination. Euh, enfin, c’est ce qu’on croyait : « C’est quoi ce bazar ? demande Tifa.
- Un blocus ?
- Non, Lana, regarde : il y a des vaisseaux impériaux et républicains, lui signale-je. Nous sommes arrivés en pleine bataille.
- Et sous des feux croisés ! » crie Tifa avant de tirer le manche du Fureur et de redresser le vaisseau. Après un looping, nous constatons que nous avons été attaqués par un vaisseau semblable. « C’est une blague ou quoi ?
- Ah bah, c’est du pur sith, Phobias ! me fait remarquer Lana.
- Regarder le chaos, les enfants : y’a pas un seul vaisseau qui sait ce qu’il fait, nous informe Tifa.
- Hein ? » Nous nous penchons à la vitre du cockpit, et surveillons les faits et gestes de chaque objet en mouvement.

Une bonne dizaine de croiseurs, qui se tirent les uns sur les autres. Et pas impériaux d’un côté, républicain de l’autre, non. Là, c’est tous les tirs sur tout ce qui bouge ! De même, les escadrons de chasseurs forment des nuées difformes qui s’entrechoquent les unes les autres. Les corvettes attaquent leurs propres escorteurs, et d’autres bâtiments se font canarder par leur entourage. Bref, en un mot, la confusion complète. « Personne ne nous suit ? m’inquiète-je.
- Apparemment, celui qui nous a tiré dessus est parti ailleurs, constate Lana.
- Profitons-en pour rejoindre la surface, nous ordonne Tifa.
- On passe par où ?
- Le pôle sud de la planète semble être le plus vide de vaisseau, Phobias. On passe par là, et une fois l’atmosphère traversée, bah…
- Quelqu’un sait où aller ? demande Lana.
- Des grottes à cristaux, je sais qu’il y en a, nous avoue Tifa. Après, où précisément… Phobias, tu sais où tu dois aller ?
- Oui, pas d’inquiétude.
- Bah on y va, dicte Tifa en prenant les commandes, droit vers le pôle sud de la planète.
- Ah non ! Laisser-moi m’occuper de mes histoires tout seul !
- Mais au moins qu’on sache où te déposer ! me supplie Lana.
- Je ne le sais même pas moi-même, souligne-je.
- Ah. Mais tu veux faire quoi ? m’interroge Tifa.
- Une fois à la surface, je trouverai un moyen d’aller là où je dois aller.
- Et si t’en trouves pas ? rétorque-t-elle.
- Cela ne faisait pas partie du sous-entendu. » Ne sachant que dire, et face à mon imperméabilité, les filles haussent les épaules.


Nous arrivons sans trop nous faire repérer dans l’atmosphère de Dantooïne. Puis nous traversons les champs infinis de la planète à vive allure. Ne sachant où vraiment aller, Tifa propose l’ancienne académie jedi, celle d’il y a trois cent ans, bombardée par Dark Malak. En effet, si des jedi se sont installés dans un lieu précis, il y a des chances pour qu’une caverne cristalline s’y trouve.


Sur le bon millier de kilomètres survolé, aucune trace de civilisation n’a été trouvée. Tifa propose alors de se poser dans une ville ayant une trace radar, et de chercher des renseignements ici bas. Proposition acceptée. Une fois le Fureur posé illégalement –enfin, pas aux yeux du pauvre gardien, qui n’a rien compris aux tours de Tifa– je me sépare des filles. Une fois qu’elles sont hors de vue, je cherche un endroit bien perdu dans cette ville minière –dont je n’ai pas noté le nom– entres deux bâtiments. L’agglomération ne semblant pas très active, nombreuses sont les ruelles vides d’hommes.

J’arrive entre deux murs, près d’une barre métallique servant d’antenne pour tout le bloc d’habitations. De bonds en bonds, je grimpe jusqu’en haut de la plus haute des deux structures. Les toits de la ville, sur plusieurs hectares. Mmmh… Là, je peux encore monter. Je saute par-dessus le vide entre deux bâtisses, escalade des câbles de fer verticaux, et gravit toutes sortes d’épaves avant d’arriver au sommet de la ville, sur une tour.


Je me pose contre l’antenne du centre, et allume mon communicateur. « Caeli, c’est Phobias. Tu m’entends ? » Mais aucune réponse de sa part. Je retente : « Caeli, ici Phobias. Est-ce que tu me reçois ? » Toujours rien. Raaah, c’est pas l’moment !! Je joue à faire passer mon communicateur entre les doigts, pour essayer de déstresser. Mais rien n’y fait. Vingt secondes plus tard, je recommence : « Hé ! Ho ! Caeli ! T’es où ?! C’est Phobias ! » N’entendant pas de réponse, je grogne : « Mais c’est pas l’moment ! Pourquoi tu me fais ça, à moi ?
- Parce que j’adore me faire désirer par les beaux garçons, qu’est-ce que tu crois ? me répond une voix familière.
- Caeli !!! Mais euh… attends, tu m’as vraiment fait…
- Écoute un peu derrière moi : j’ai des tirs de blaster au fesses, et ils ne veulent pas me lâcher –je les comprends, en même temps– donc j’ai pas pu répondre sur-le-champ.
- Vise l’ordinateur de contrôle à côté d’eux, ça te permettra de fuir.
- Ce sont des droïdes : leurs senseurs ne seront pas leurrés par un truc aussi faible, m’informe-t-elle entre deux volées de tir.
- Un truc en suspension qui pourrait tomber pour bloquer le passage ? lui propose-je.
- T’es un génie, Phobias ! » Puis j’entends le bruit de chute d’un énorme objet métallique. « Voilà ! Merci Phobias ! Comment t’as eu une telle idée ?
- Combat contre un jedi en pleine structure s’écroulant. Comment ça va ?
- Dans une merdre noire, comme d’hab’ ! Hihihi !
- Une livraison spéciale serait envisageable ?
- Ah ? Tu dois y aller ?
- Et vite, rajoute-je.
- J’annonce de suite la mauvaise nouvelle : ça n’va pas être pour tout de suite.
- Je suis sur Dantooïne, précise-je.
- Ah ! Merci, ça fait du chemin en moins ! La dernière fois, c’était Korriban, et donc, carrément galère !
- Je sais. Quelle est ta position ?
- Vaisseau amiral Gormak, me répond-elle au tac-au-tac.
- Pardon ?
- Tu as vu la bataille générale dans le ciel, en arrivant ?
- Oui, mais c’était impériaux contre républicains, non ? l’interroge-je.
- Oh non, c’est bien plus compliqué que ça ! C’est chacun pour sa pomme, et les Gormaks finissent le travail. Enfin, essayent. Avec ce sabotage, ils seront eux aussi dans la panade.
- Attends, attends… C’est toi qui as provoqué un tel chaos ?
- Et bien non ! m’avoue Caeli. Et je ne sais pas qui c’est, d’où mon infiltration.
- Tu penses pouvoir me prendre quand ?
- Mon dernier commanditaire m’a demandé de saboter une certaine quantité de vaisseau. Une fois ma mission finie, je m’occupe de toi. Tu pourras attendre jusqu’à demain ?
- ‘pas trop le choix… Tu veux que j’aille où, histoire de gagner du temps ?
- Astroport de Khoonda. On pourra faire ça discrets et peinards.
- Si je n’y suis pas, parce que j’ai des problèmes entretemps, file ailleurs.
- Comme d’hab’. » Bon, bah j’ai plus qu’à patienter, maintenant…



J’observe l’étendue verte qui contourne la ville, et prend le temps d’examiner les détails de la moindre affaire. Plongeant finalement en méditation, j’écoute les environs. Ne trouvant pas grand-chose sur lequel m’intéresser, je change ma zone d’attention et vise le ciel. Très haut. J’atteins même la bataille stellaire qui prend place au-dessus de nous.

Un chaos de métal. Quelques vaisseaux ont choisi l’immobilisme, tandis que tous les petits tournoient dans tous les sens, à la poursuite d’une cible. En essayant de comprendre exactement ce qui se passe, je cerne petit à petit la position des vaisseaux. Apparemment, les croiseurs amiraux impériaux, républicains et Gormaks se sont écartés du champ de bataille, et tentent de vain de comprendre ce qui se passe précisément. De leurs côtés, escorteurs, chasseurs et corvettes enchaînent manœuvres de combat, tirs, et repositionnement, pour essayer de survivre. J’essaye de mon concentrer sur un vaisseau de la république, et d’écouter tout ce qui se dit sur le pont. Et il y a comme une incohérence. Pourquoi voient-ils… ? Ah, bah ils viennent d’abattre un chasseur allié. Enfin, non, puisqu’ils sont contents de l’avoir explosé. Y aurait-il des traîtres ? Mais non… attends… ce sont des républicains ! L’autre chasseur serait-il le traître, alors ? La corvette se déplace et commence à canarder des vaisseaux de tout horizon. Un chasseur allié leur tire alors dessus. Mais ils sont fous ou quoi ? Je me concentre sur le pilote… « Aha ! Fichue corvette impériale !! Qu’est-ce que t’en dis de ça ! » Ah ? Euh… bon… et la corvette en question… « C’est pas vrai !!! Encore un chasseur impérial !
- Laissez tomber, capitaine, ils sont trop nombreux ! Je ne vois plus de chasseurs alliés sur les radars.
- On ne va quand même pas sonner la retraite ?! » Héééé !!! C’est quoi ça ? Tous les deux pensent que l’autre est un impérial ? J’essaye de me focaliser sur des vaisseaux sith, et le même constat s’applique. Aïe. Ils ne voient que des républicains… Mais ! Caeli m’a dit qu’il y avait des Gormaks ! À tous les coups, ils y sont pour quelque chose ! Voyons… à quoi ça ressemble, un chasseur Gormak. À ça. Beuh ? Voilà qu’il voit normalement, lui. Quoique… Héééé ! Ses alliés sont un coup impériaux, un coup républicains ! Je crois que je comprends : les radars ont dû tous être brouillés, et chaque vaisseau pense que tous les autres sont des vaisseaux ennemis. Bravo le bordel. Et l’unique croiseur Gormak ? Oùlà ! Il vient de perdre un flan ! Hé ! Mais c’est Caeli ! Elle vient de faire sauter un bon paquet de charges… ça explique tout ! Elle court de corridor en salle à moitié défoncée, pour rejoindre son vaisseau dans le hangar. Accompagné de trois personnes, elle abat tous les Gormaks qu’elle croise. Mais… Ah ! Merde, ça s’écroule ! Caeli fait gaffe !!! D’un sursaut, elle entend quelque chose, et évite le morceau de structure qui s’effondre. Pfioou… Hein ? Qu’est-ce qu’elle dit ? « Tu m’as dit quelque chose ?
- Non, Caeli, pourquoi ? lui répond son allié.
- J’ai cru entendre quelqu’un me criant de faire gaffe. Bah, ça doit être une interprétation de ma chance ! » Et sur un élan, elle repart. Euh… elle m’a entendu ?! C’est quoi ce délire, maintenant ?! Mais mes questions s’arrêtent : on m’appelle.


D’en bas, je vois les filles qui me font un signe de la main. Je me relève, et bondit vers le bas. De toit en toit, je descends pour finir enfin sur le sol. « Tu faisais quoi, là haut ? me demande Lana.
- Je dansais la rumbala, lui rétorque-je.
- Phobias, on sait où trouver des cristaux, pour Lana, m’annonce Tifa. Et toi ?
- Mon taxi ne viendra que demain –en espérant que ça ce calme, là-haut–. Donc je peux vous accompagner, si vous voulez.
- Génial !!! s’exclame Lana.
- Retour au Fureur » ordonne Tifa. Une fois en vol, nous nous dirigeons bien plus vers le nord de la planète.

Alors que Lana dirige le vaisseau, je discute avec mon maître. « Vous avez déjà utilisé la Force pour voir ?
- Oui, souvent. Le noir n’est pas un obstacle pour moi.
- Euh, c’est pas de ça que je voulais parler… De voir loin, lui explicite-je. Comme par exemple, d’ici, vous contemplez la bataille spatiale.
- C’n’est pas ma spécialité. Mais je sais que certains jedi l’ont fait.
- Et… c’est quelque chose de difficile à atteindre ?
- Je sais que la jedi Bastila Shan avait un don pour ça, et elle pouvait influencer une bataille entière. Après, comment ça se passait exactement… et bien, je pense qu’elle devait communiquer un peu à tout le monde.
- Ouais ! C’est la méditation de combat ! annonce Lana depuis le cockpit.
- Mmh…
- Pourquoi, Phobias ? me demande Tifa.
- Je… je crois, que j’ai… partiellement, réussi à atteindre quelque chose qui… pourrait, s’apparenter à cela, lui avoue-je.
- Quel manque de confiance ! Dis simplement : je sais faire de la méditation de combat ! me lance Lana.
- Pas mal. Intéressant. ‘faudrait voir ça en action. Et sous les regards de Dark Jossaac. Il serait sûrement intéressé par ça.
- Il s’y connaît, en méditation de combat ?
- J’en sais rien. Par contre, en direction d’armée de la guilde… oh oui !
- D’accord… je change de sujet : on se dirige vers où là ?
- Tu nous dis où tu veux aller en échange ! marchande Lana.
- Près de l’ancienne académie jedi, m’informe Tifa. Y’a quasiment plus personne, mais une caverne aux cristaux… il y en aura sûrement !
- Rôôôôhhhh… pourquoi vous lui avez dit !
- Tu veux savoir ? Aujourd’hui, je ne sais pas où il faut que j’aille. Demain par contre, je sais que je dois aller à X. Et pour y aller, je dois me rendre sur Dantooïne.
- Ça m’avance vachement…
- Tu parlais de la bataille spatiale, Phobias, commence Tifa. Tu as remarqué quelque chose ?
- Ouais : tout le monde a l’impression que la zone est couverte d’ennemis. Et donc, ils tirent sur tous les vaisseaux, conclue-je.
- D’où le chaos. HÉ ! réalise soudain Tifa. Quand on sortira de la planète, on cherchera un vaisseau esseulé !
- Hein ? Pourquoi ? demande Lana.
- Au passage, ils ont tous l’impression d’être seul, lui fais-je remarquer.
- Une telle illusion ne peut être que le fruit de la Force, nous explique notre maître. Je veux savoir quel jedi ou sith le fait. Non seulement pour le buter, mais aussi pour lui prendre son pouvoir, si je peux ! » Sur cette idée, nous nous approchons de Khoonda, et nous posons non loin, dans les prairies.



Nous sortons du vaisseau et nous dirigeons sur les collines environnantes. Tifa nous explique alors : « Il y a une grotte à cristaux réputée, par ici.
- Ah ? Des adeptes de la Force célèbres y sont allés ? l’interroge.
- Exact. Devinez qui, nous propose-t-elle.
- Mmmh… quelqu’un de puissant et connu… oh ! Je sais ! Malgus ! tente Lana.
- Perdu. Plus ancien.
- Exar Kun ?
- Trop ancien, là, Phobias…
- Dark Malak ! retente Lana.
- C’est pas impossible. Mais ce n’est pas à lui que je pensais, indique Dark Tifa.
- Ah ? Dark Revan ? ajoute-je.
- Yes ! me félicite mon maître. Et l’Exilée en prime !
- Whouao ! J’ai intérêt à un trouver un bon cristal si je veux être aussi forte que l’était Revan !
- C’est pas gagné, lui concède-je. Sauf si on trouve un moyen comme il l’a fait, l’Exilé : Il est passé de sombre inconnu à un type méga-balèze.
- Euh, il me semble que c’était une femme, comme Revan, me reprend Tifa.
- Une femme ? Revan ! Mais non, c’était un mec ! J’te rappelle que Satele est sa descendante ! lui dicte Lana.
- Euh… tu peux avoir des descendants, que tu sois homme ou femme, tu sais, Lana…
- Déjà, sur ce point, Phobias a raison, complète Tifa. Mais comment s’appelle Satele ?
- Bah. Satele, tu viens de le dire ! lui fait remarquer son apprentie.
- Satele Shan ! Comme Bastila Shan qui était… avec Revan.
- T’as comme un doute, lui dis-je.
- Bah oui, on n’a pas de preuve, à ma connaissance, donc…
- Donc Revan peut très bien être une femme, et cette Bastila a couché avec je ne sais quel pauv’ type que l’histoire a oublié ! conclue Lana.
- Mais l’Exilée, je suis sûre que c’était une femme ! reprend Tifa.
- Il n’y avait pas eu des problèmes, avec la maître jedi Atris, à l’époque ? me souviens-je. Il me semblait qu’il avait séduit plus ou moins Brianna, une servante échani qui était dévouée à Atris avant –et Visas Marr craquait pour lui, par la même occas’– alors à moins qu’elles n’aient eu des tendances particulières…
- T’es dégueulasse, Phobias ! commente Lana.
- C’est ça, ou c’était un mec, averti-je Lana.
- On n’a aucune archive sur l’identité de la personne de l’Exilée. Et puis pour les problèmes avec Visas et Brianna, euh… j’suis même pas sûre que ça se soit déroulé ainsi, nous confie Tifa.
- Mouais… n’empêche que, si c’était un mec, c’est comme ça que ça se serait passé, à mon avis, avoue-je.
- Avec des « si », on pourrait mettre Coruscant en bouteille, me corrige Tifa.
- Bon ! Hommes ou femmes, jedi ou sith, on s’en fout ! Z’étaient balèze, et ce qui m’intéresse, ce sont les cristaux !! » nous rappelle à l’ordre Lana. Nous acquiesçons, et débutons les recherches.



Durant la marche, une meute d’araignées Kinrath se jette sur nous. Le temps à Tifa de prêter son sabre à Lana pour qu’elle puisse se défendre, et de quelques attaques, nous les mettons en pièce. Une seule en survit, et se fuite nous guide droit vers la grotte que nous recherchons.
La lumière pénètre avec difficulté dans les couloirs de roches. Tifa explique alors à ses apprentis comment distinguer les choses par le côté obscur, chose qu’elle fait déjà habituellement. Étrangement, je ne me retrouve pas incommodé de la noirceur qui nous entoure, et Lana comprend très vite la manière de faire de son maître. Sabres éteints, nous avançons silencieusement au milieu des gouttes tombantes. Au bout d’une dizaine de minute, notre présence attire un groupe d’araignées kinrath. D’une vague d’éclairs, Tifa nous en débarrasse. Le dédale qui s’offre à nous semble disposer de plus d’entrelacs que nous ne pourront en visiter. Mais Tifa fait confiance, pour une fois : « Va là où tu le sens, Lana. C’est toi qui nous guides, pour ton sabre. » Et finalement, nous débarquons dans une grande salle.

Tel un dôme formé dans la roche, une voute s’ouvre à nos regards. Mais si seulement ce n’était que ça… Des émergences cristallines tapissent les murs, les stalagmites et même jaillissent du sol par endroit. Pour couronner le tout, une faible lumière parvient jusqu’à nous, en passant par les quelques endroits translucides qui ornent le plafond. « Whaou…
- J’en perds mes mots, ajoute Tifa.
- J’allais le dire…
- Tss, ‘pas possible Phobias. Tu parles déjà trop peu ! me rétorque Lana.
- Bon, bah, je ne sais pas moi, hésite-je. Cet endroit est magnifique, ça te va ?
- Tout de suite, l’autre… répond-t-elle.
- J’en aurais presque envie d’y toucher, lui concède.
- Tant que je trouve de quoi faire, j’n’vois pas pourquoi je t’en interdirais ! m’avoue Lana. Je suppose que c’est aussi votre intention, maître ?
- Seigneure Tifa ?
- Euh, pardon. Une absence, nous précise-t-elle.
- Vous perdiez vraiment les mots de la bouche ! complète Lana.
- Non, rien à voir, mais bon... Alors ? Tu penses trouver ton bonheur ? change de sujet Tifa.
- Y’en a tellement que je me sentirais mal à l’aise, d’être la seule à piller cet endroit, lui dis Lana.
- Je ne vais pas me gêner, alors ! ajoute-je.
- Priorité à Lana. Mais après, quartier libre. Que la chasse soit bonne ! » Nous nous dispersons, à la recherche d’éventuels cristaux. Comme tout sith qui se respecte le sait, il n’existe pas de cristaux naturellement rouges. Les cristaux rouges sont issus de modification sur un cristal existant. Bref, un sith se doit de le façonner lui-même. La grotte semble pleine de gisement translucide, plus ou moins purs, et quelques-uns colorés. Bleus pour la plupart, et vert pour le reste, au premier coup d’œil. « Y a-t-il un rapport entre la couleur et la rareté des cristaux, maître Tifa ?
- Oui, plus ou moins. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’existe pas un cristal bleu, ou un cristal vert. Chaque cristal fait sa propre lumière. Si on pouvait les comparer avec un regard particulièrement affuté –du genre, hors de portée des humains– on constaterait des différences dans le moindre sabre. Mais pour faire général, en classifiant dans les grandes couleurs, il faut admettre que le bleu est le plus présent. On raconte que le premier cristal vert était vu comme une bénédiction, et fut donné au plus sage des jedi –enfin, c’est ce qu’on apprend à l’académie. Je n’ai consulté aucune archive pouvant certifier ces légendes– pour qu’il les guide. Par la suite des cristaux jaunes, déjà bien rares, sont entrés dans le marché des cristaux, la plupart n’étant pas utilisé pour des sabres lasers.
- Et les cristaux violets ?
- Oùla… c’est méga-rare, à la base ! m’avoue Tifa. Pour être exacte, il y aurait deux cristaux violets, les modifiés et les originaux. Les premiers sont issus de la manufacture de cristaux, à partir de cristaux bleus. Les seconds, sont trouvés à l’état naturels –comme celui que je tiens, là– mais sont d’une rareté sans précédent.
- Vous avez un cristal violet ?!
- Non… c’est juste que celui que je viens de trouver est naturel. Sans couleur, il peut cependant intensifier la lame.
- Et argenté ?
- Les couleurs métalliques, argentés, dorés, ou encore bronze, sont des cas particuliers des cristaux jaune, orange et blanc. Voire cyan, plutôt.
- Des dérivés ?
- D’une certaine façon. Les cristaux naturels n’émettant jamais la même lumière, certaines déviances sont plus marquées, comme c’est le cas avec des cristaux cyans, particulièrement puissants, et des cristaux bronze, doré et argenté.
- Et blanc ?
- Ceux de Kiràly sont les premiers que je vois. Il doit s’agir d’un cristal argenté dérivé, encore une fois.
- Ce qui en ferait une déviation du cyan, et du bleu à l’origine ?
- En gros. De même, on parle de certains cristaux viridiens, qui sont une dérivation du vert.
- Vous avez déjà vu des cristaux noirs ?
- Et bien… par définition, une lumière ne peut être noire, donc, je te dirais non. Mais, il doit bien exister un moyen d’avoir une lame qui s’y ressemble le plus. Pourquoi, tu en as vu, toi ?
- Juste une histoire, d’un cristal dangereux ne serait-ce que de vue, tel sa puissance serait grande. Le même effet qu’une lumière trop intense, mais dans le sens contraire.
- Je vois qu’on invente des belles légendes, chez les Orrodia…
- Difficile de les vérifier quand on a quatre ans. » Alors que nos recherches n’avance qu’à petits pas –c’est à dire trois cristaux potentiellement intéressant dans les mains de Tifa, et aucun pour moi– Lana s’écrie de joie vers l’autre bout de la grotte. Nous la rejoignons et découvrons son butin : « Ils ne sont pas beaux ?
- Bah… euh… personnellement, y’a pas un seul qui m’a intéressé, donc…
- Non, ils ne le sont pas, l’infirme Tifa. Si tu veux un sabre du tonnerre, il faut que tu trouves des cristaux puissants, des vrais !
- Rôôôôh… regardez celui-là ! Il a l’air cool, au moins, non ?
- Mmmh… j’aime bien sa forme. Bleu bien foncé. Son reflet est intrigant. Je suis bien d’accord avec toi, lui avoue-je.
- Dis-toi que tu dois en trouver des similaires, ma p’tite, lui averti Tifa.
- Ça va être galère…
- C’est pas donné à tout l’monde d’avoir un sabre génial… » Sur ces paroles de Tifa, nous retournons cette dernière et moi, discuter vers le fond de la grotte.

Alors que mes doigts touchent quelque chose à la forme intéressante, j’interroge mon maître : « Vous avez eu un rêve, n’est-ce pas ?
- Plein, comme tout le monde.
- Je veux dire, lors de l’inconscience suite à notre défaite face à Kiràly.
- Euh… pourquoi ?
- Ce rêve-là semblait plus vrai que les autres, non ?
- Si tu veux me faire croire à un rêve prémonitoire, sache que même toi, c’était après plusieurs jours.
- Non, pas la première défaite. La seconde. Vous avez vu quelque chose que vous pensiez ne jamais voir ?
- Bonne question. Oui. Je n’avais jamais vu un truc pareil, mais…
- Vous avez parlé à Luraë ?
- Qui ça ?
- J’en conclu que non… vous avez vu quoi précisément ?
- Un genre de situation, plutôt embêtante. Je me souviens que Kiràly était de notre côté, et qu’on affrontait des jedi. Neufs, pour être exact.
- Les autres des Mains de Force ?
- Non, d’autres. Mais rien qu’être à côté de Kiràly, c’est…
- Génial !
- Enrageant au plus haut point !
- Pardon.
- Pas grave. En même temps, s’il rejoint la cause de l’Empire, la République est dans la merde.
- Vous pensez que Lana a vu quelque chose ?
- Un autre rêve, elle aussi ? Pourquoi pas… Je suppose que c’est aussi ton cas, alors ?
- Disons qu’il était si particulier… c’est pourquoi je dois me séparer de vous temporairement, en fait. J’ai des choses à vérifier –et des conneries à réparer– si vous voyez ce que je peux sous-entendre. Oh ! » Je sors ma main des débris, et amène à la lumière une pierre translucide d’une grande pureté, dont les formes rappellent inexplicablement l’harmonie. « Puissant, y’a pas à dire. Le genre de cristal qu’il faut pour Lana, commente Tifa.
- Beuh… je pensais le prendre pour moi.
- ‘faut voir avec l’intéressée. »


Après un long périple où Tifa a ramassé un total de quinze cristaux –dont une dizaine minimum qui seront revendus– alors que je n’en ai que deux, Lana s’amène avec le nombre hallucinant de quarante-trois gemmes. « Bah ? Où est le problème » nous rétorque-t-elle. J’en vois pas, mais bon. Je conserve les deux miens dans ma sacoche, de même que Tifa, qui compte en vendre pour les plus faibles, et après examination de son nouveau sabre. Nous assistons alors à la nouvelle que nous annonce Lana : « Je veux les fusionner.
- Quoi ?
- T’as pas froid aux yeux, ma grande, commente Tifa.
- Bah, si on prend tous ces cristaux, ils ont chacun un truc de bien, et le reste est moyen. Si j’arrive à en tirer le meilleur de chacun, en les unissant, et bien… ça fera un truc du tonnerre ! nous assure-t-elle.
- Si tu le dis. J’veux bien t’aider, mais je ne garanti rien, moi ! proteste-je.
- As-tu la moindre idée de la façon dont tu vas t’y prendre ? s’intéresse Tifa.
- Vous avez des sabres lasers ? On va les faire fondre avec cette chaleur. J’utiliserais la Force pour le façonner, et une fois le tout bien concentré, je sortirai un cristal Made By Lana ! C’est pas la classe ?
- Et bien… en cuisine ! » ordonne notre maître. Nous sortons donc de la grotte, pour rejoindre le Fureur.



Alors que Lana pose des questions à tout va à son maître, Tifa se tâche d’apporter les quelques réponses, et paradoxalement, de suivre les indications de son apprenti –après tout, un sabre, c’est bien quelque chose de personnel– alors que je passe mon temps à vaquer aux ordres des filles. Je récupère du rab de cortose, à la demande de Lana, et à l’aide de mon sabre blanc, je le modèle dans le but de faire un récipient résistant à la chaleur des autres sabres. Grâce à la Force, Lana et moi lui donnons la forme voulue, et le réceptacle est prêt. Par la suite, Lana s’entoure d’un anneau stellaire de roche, composé des cristaux qu’elle a récupérés. Tifa allume alors son sabre, et le plante dans la marmite, la chauffant immédiatement, sans pour autant la faire fondre. De même, je couple cet acte de mon sabre rouge, pour intensifier la fusion. Notre guerrière plonge donc un de ses cristaux à l’intérieur des faisceaux rouges. La pierre s’illumine, et, au milieu des étincelles, se liquéfie. Lana y envoie par la Force un second caillou, et le liquide qu’il forme s’unit avec le premier.

Prenant deux gemmes dans les doigts, elle les rapproche ensuite, sous la chaleur du sabre de Tifa, pour ensuite les manipuler, et créer un ruban de lave entre les deux roches. Avec ce ruban lavique, et attrape environ cinq cristaux qui passaient par là autour d’elle, et elle les repli les uns vers les autres. Grâce à la Force, elle enchaîne les formes diverses et variées avec la mixture, rajoutant de temps en temps un cristal pour raviver la couleur.

Conservant cet amas au-dessus de la jatte de cortose, elle s’en prend à la mixture liquide qui y gît, en y mixant d’autres pierres récoltées. Sans jamais les toucher, elle touille les grumeaux pour tenter d’obtenir une pâte homogène. Telle la lueur qui se reflète dans ses yeux, Lana éclaire son objectif au fur et à mesure de la conception. D’une montée conique, elle fait se rejoindre le liquide cristallin avec l’amas chaotique de gemmes qui lévite au-dessus. Tifa et moi redressons nos sabres laser pour augmenter la chaleur du mélange à présent en hauteur.

Lana y lance enfin toutes ses trouvailles, créant un agrégat indescriptible de pierres et de liquide en fusion. Des bulles explosent à la surface de la sphère, tel un soleil bouillant, mais rien ne semble déconcentrer Lana. La passion illuminant son regard, elle guide la réaction chimique telle une déesse guide son peuple. Elle saisi par la Force son mélange, et commence à le torturer, le retourner, le compresser, le faire passer dans le moule de cortose, le lisser… bref tout un tas d’étapes aux effets visuels forts attrayant. Nous tentons de conserver nos sabres dans la même position, et Lana fait passer sa mixture là où elle le désire, pour créer ce dont son esprit s’est bâti : un cristal bien personnel.

Elle commence enfin à se débarrasser des fragments inutiles : telles des vagues de flammes, Lana évide sa sphère avec une houle de Force à la surface de son projet. Puis elle laisse tomber les rebuts dans le moule de cortose, avant de reprendre les tiraillements sur la structure principale. Elle me demande d’allumer mon nouveau sabre laser, et de le planter dans la boule de pierre en fusion. Je m’exécute, et commence à inonder de chaleur sa construction. Des débris chutent dans le bol, et Lana accroît la vitesse de ses manipulations sur les cristaux. Les mouvements deviennent de plus en plus intenses, son regard de plus en plus déterminé, et sa sphère de plus en plus concentrée. À grandes vagues de Force, Lana taille l’amas et sélectionne le meilleur, le cœur, pour finir avec un fragment lumineux de la taille d’un poing fermé. Nous retirons nos lames de lumière sous ordre de Dark Lana, pour la laisser aiguiser son produit à elle seule. En rassemblant ses mains, elle extrait une petite pierre dont une intense lueur chaude jaillit. Oubliant le reste, elle se focalise sur son trésor : un cristal taillé sur mesure pour rentrer dans son sabre. Tifa l’interrompt alors : « C’est le moment de faire de ce cristal, le tiens !
- Quoi ?
- Insères-y ton âme ! Fais-lui ressentir qui tu es ! Et il te protègera toujours par la suite, lui explique Tifa.
- Je vais essayer ! » Elle agit alors comme un demeuré : elle saisit son produit à mains nues ! Mais alors que j’aurais cru la voir se brûler, elle s’immunise de la chaleur par une membrane de Force, et malaxe sa gemme dans ses mains. Puis, Lana se tourne vers son sabre laser, et l’assemble devant nous, en complétant par son tout nouveau cristal, qui a pris le temps de refroidir entretemps. Vient alors l’instant de vérité : elle allume son arme, qui illumine le Fureur de sa bordure rouge sang, et le lance sur mon sabre blanc. Le résultat est clair : il ne bronche pas. Conclusion : Lana est ravie au plus haut point, et nous remercie du plus profond de… euh, ça ne le fait p’t’être pas, donc je vais me taire…


Alors que nous commençons à ranger le petit bazar qui s’amoncèle dans le Fureur, Lana reçoit une communication sur son holotransmetteur. Ou presque : « Mais… si c’est pas mon holotransmetteur, qu’est-ce qui a pu faire ce bruit ?!
- J’en sais rien, mais moi, il ne fait pas ce bruit-là, se défend Tifa.
- De toute façon, personne ne m’appelle. Donc ça ne peut pas être moi, proteste-je.
- Hé, attendez ! C’est pas mon communicateur… c’est le collier !!! réalise soudain Lana lorsqu’elle le sort de sa poche.
- Je croyais t’avoir dit de le détruire ! lui reproche Tifa.
- ‘Pas envie !
- C’est pas la question ! les interromps-je. Il sert à quoi, ce truc ?
- Bah… normalement, il y a deux têtes dessus, et des coordonnées. Là, j’ai un autre bip, qui…
- Te dit d’aller de faire foutre ! la coupe Tifa. Brise-moi ça !
- Non… de venir, la corrige-t-elle. Pas loin, en plus. Vers l’ancienne académie jedi.
- Mmmh… quand ?
- La seule réponse que j’ai, c’est bip, alors…
- Ça veut dire maintenant » précise Tifa, dans un sourire machiavélique.


Alors que Lana contemple son nouveau sabre, j’incère dans mes deux manches les cristaux qui me semblant intéressant, pour booster ceux qui y sont déjà présent. Tifa, elle, examine ceux de son nouveau sabre, et constate que seuls deux ramassés peuvent véritablement faire office de soutien aux cristaux originaux. Elle vendra donc les treize autres, qui n’ont que peu de valeur, pour des sith expérimentés tels que nous. Enfin prêt, les adeptes de la Force entière que nous sommes avons enfin l’artillerie lourde des combats. Et en plus, Lana a quelque chose à faire…



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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 21:36



Chapitre 5 : Le Lien




La nuit est tombée sur Dantooïne. L’appel qu’a reçu Lana lui indique une position proche des ruines à l’Ouest. Nous nous dirigeons furtivement en dehors du vaisseau de classe Fureur. D’un pas rapide et élancé, nous atteignons des murs en débris, vieilli par le temps. Les franchir à grands coups de sabre n’est d’aucune difficulté.
Nous pénétrons dans les vestiges jedi, dans une immense bibliothèque. « Les filles, c’est là que je vous quitte.
- Quoi ? Mais je croyais que tu partais demain !
- C’est plus compliqué que cela, maître Tifa. Et puis, qu’est-ce qu’il va se passer, hein ? Tu crains quelque chose ?
- C’est juste que… ça va faire vide, sans toi, m’avoue Lana.
- Vide ? Alors que je parle le moins ? Alors que je suis un jedi planqué ?
- Quoi ? Mais non !
- Tu restes dans le coin ? me demande Tifa.
- Je ne sais pas. On peut rester en connexion via le communicateur, jusqu’à un certain moment –je ne sais pas quand– où je vous préviendrais de mon inaccessibilité.
- Compris. » Je regarde alors Lana et Tifa partir sans moi. J’attends bien dix minutes le silence, pour me tourner vers un rayon d’holocrons.



Un coin tranquille hors de vue, et je m’installe. Commençant ma méditation, je ressens immédiatement un grand trouble. Merde, on n’est pas seuls. Des vaisseaux jedi ce sont posés pendant que nous aidions Lana à former son cristal de sabre laser. Et quelques autres d’autres factions un peu partout. Bref, ça va se castagner dans peu de temps. Dans le tas, je repère sans problème la présence d’autres adeptes de la Force, à commencer par la maître Jedi Kala Riyannu. Enfin… Vous êtes là. Et ? Oh ? Vous cherchez un vaisseau pour partir… au Lien ?! Merde. Celle-là, tu ne l’auras pas volée. Je t’aurais coûte que coûte ! Mais avant de courir, pour rattraper mon ambition, j’essaie d’isoler les informations que je perçois, et me concentre sur Lana et Tifa, pour savoir où elles sont.

Ayant parcouru un certain trajet, elles atteignent diverses salles, assez grandes, toutes dans l’obscurité. « Mais pourquoi ce truc te donnerait un signal, hein ?! Avoue que ça pue le piège !
- Mais maître ! Il ne le faisait pas avant, et on ne va pas tomber dans un piège aussi banal, quand même !
- C’est ce qu’on est en train de faire, lui rétorque Tifa.
- Pfff… admettez que c’est étrange.
- De quoi ?
- Que Kiràly m’ait donné ça.
- Par moments, il ne faut pas se poser de questions : les jedi sont des abrutis, c’est pour ça qu’ils sont jedi. S’ils étaient intelligents, ils seraient devenus des sith, lui explique Tifa.
- C’est rassurant… donc on s’est fait poutrés, à trois contre un, qui plus est, est un idiot.
- Je te rappelle qu’il a fondé une organisation pour tuer d’autres jedi, nommée les Mains de Force. Et ça… soit c’est con, soit c’est digne d’un sith.
- Ah oui… j’avais oublié ce point-là, se rappelle Lana. Ce qui nous fait une raison de plus de croire en lui ! Et donc de suivre où ce pendentif essaye de nous menez !
- Tu sais pourtant qu’on ne peut faire confiance à personne, Lana…
- J’ai confiance en vous et en Phobias !
- Oui, mais nous sommes un cas particulier, s’explique Tifa. Rôôôh, et puis merde, on y va, à ton truc. J’m’en fiche de ce qui peut se passer.
- Vous avez changé d’avis ?
- De degré de curiosité, précise Dark Tifa.
- Bon, bah de toute façon, on s’y dirigeait. » Elles ouvrent une vaste porte de sas, pour arriver dans une immense salle.


Vide de lumière, la pièce se rempli petit à petit de la lueur sortant du passage ouvert par les filles. « On est où, là ?
- Dans l’académie jedi. Bien perdues, d’ailleurs » lui répond Tifa. Elles avancent doucement pour atteindre l’éventuel centre de la salle. Leurs pas résonnent dans la salle, et leur solitude est troublée à un moment parfaitement inattendu. Tout est soudainement plongé dans le noir. « Merde » proteste Tifa. Mais il n’y a qu’un petit bruit de pas un peu plus loin.

Des néons entourant l’immense dôme s’illuminent, et éclairent la salle d’une faible lueur. Au sol se trace un grand disque, dans lequel les filles viennent de s’arrêter. À l’autre limite se tient une jeune femme aux cheveux roses, dans une tenue simple mais élégante. « Kiràly avait raison… marmonne-t-elle.
- C’est qui celle-là ? s’interroge Lana.
- J’en sais rien, mais le piège, c’est pour tout de suite » lui chuchote Tifa en s’écartant. À peine un mètre plus loin, Tifa sens la Force qui tente de l’empêcher de partir. Depuis ma méditation, je ressens les jurons qu’elle cracherait. Mais maître Tifa se retient, avant de se retourner.

Lana, curieuse, et loin d’être impressionnée, monte le ton et clame à son interlocutrice : « T’es qui, toi ?! » La jeune femme s’avance alors. Calmement. Elle se tient bien droite, déterminée, et fixe Lana de tout son corps. Et sa parole semble emplies de vérité.


« Léana… Je suis Ariana, ta sœur ! »


Sa voix résonne encore dans l’immense salle. Tentant de se remettre de ces émotions, Tifa lui répond tout en gueulant : « À d’autre, tu la fais, okay ? Nous, ça prend pas !
- Les deux filles sur le pendentif, marmonne Lana.
- Vous êtes la sith Dark Tifa ? Kiràly m’avait prévenu que vous serez sans doute la plus grosse barrière à traverser.
- Oh ? Quelle magnifique métaphore pour me dire que vous tenez à vous battre contre moi ! commente-t-elle pleine d’ironie.
- Pas spécialement, mais une telle réaction ne m’étonne guère, venant de la part de la fautive, s’explique Ariana.
- Comment ça ? s’intéresse Lana, toujours dans la surprise générale.
- Tu es une jedi, Léana ! l’informe Ariana en montant le ton. Certains d’entre eux t’ont sûrement reconnue, avant de se rendre compte que tu n’étais plus la jedi qu’ils ont connue !
- Léana est une sith ! Son nom est dorénavant Dark Lana, c’est clair ?! lui hurle Tifa. T’as fini d’essayer de la manipuler ?!!
- S’il y a une manipulatrice ici… c’est toi ! » La dernière syllabe chante pendant bien dix secondes, avant que Lana ne réagisse : « Tifa… c’est quoi cette histoire ?
- Tu vas me faire le plaisir de tuer cette menteuse, d’accord ?
- Quoi ? Mais… ! Non… Tifa, explique-moi !
- Tu me déçois beaucoup, Lana ! » En disant cela, Dark Tifa l’éloigne légèrement avec la Force, et s’avance en fixant Ariana. Des éclairs jaillissent de ses mains, et la sith les faits passer de l’une à l’autre, en augmentant l’intensité à mesure que le ton de sa parole devient sévère : « Je pense qu’il y a une fille de trop ici. Et c’est toi ! Tu vas comprendre, fillette, ce que c’est de provoquer la colère d’une sith ! » D’un geste de la main, Tifa projette son énergie en direction de la sœur de Lana. D’un bond fulgurant, elle esquive l’assaut, avant de dégainer son sabre laser d’un ton vert jungle. « Oh ? Une jedi, en plus ! J’adore les bonnes surprises !!! » Dark Tifa sort alors son arme, et fond sur son adversaire. Le choc semble bien violent, quand la jedi, d’un geste de la paume, fait s’envoler en arrière la sith, qui se rattrape sans difficulté. « Tu préfères la Force, toi aussi ? Alors mange ! » Un torrent d’éclairs décolle des bras de Tifa pour atteindre Ariana. Elle se positionne de façon à intercepter l’électricité avec son sabre, mais elle sent bien qu’elle n’y arrive pas. Finalement, elle lâche et recule de deux mètres par le choc. Tifa en profite pour asséner une nouvelle série de foudre, histoire de la laisser au sol, d’écarter le sabre et d’avoir le temps de se jeter sur elle. Son ennemie étant en mauvaise posture, Tifa bondit par la Force, sabre rouge en avant, pour empaler Ariana.

Un choc d’une intensité effroyable l’interrompt dans sa course, et la projette en arrière, contre le mur de la salle à trente mètres de distance. Lana crie de surprise, avant de remarquer l’apparition d’une autre personne : « Assure-toi que tes ennemis n’ont pas d’ange gardien avant de les tuer. » Kiràly ! Mais qu’est-ce qu’il fout là ?!!! Ariana se relève avec difficulté avant de rejoindre le jedi. « Votre coup de pied est toujours aussi salvateur, maître !
- Toi, tu as croisé Luraë, pour t’être remise à m’appeler ainsi.
- Euh… Kiràly ? Mais…
- Ne t’inquiète pas, Léana, ou Lana, comme tu veux. Je ne tuerais personne ici présent.
- C’est ça, fiche-toi de notre gueule ! Tu ne veux pas tuer des sith, mais alors, quand ce sont des jedis, tu ne te prives pas ! lui rétorque Tifa en arrivant.
- Désolé d’avoir été si violent, mais c’était le seul moyen de vous arrêter à temps, s’excuse Kiràly. Mais je n’ai pas plus l’intention de tuer des jedi que des sith.
- Laisse tomber Kiràly, on a vu l’holocron sur la fondation des Mains de Force, l’averti Tifa. Ça ne prendra pas. Ariana, c’est d’ailleurs le genre de gars que vous devriez éviter, si vous tenez à la vie.
- Quoi ? Un type qui débarque depuis l’autre bout de la galaxie pour me sauver, je devrais le craindre ? Cette fois-ci, c’est toi qui veux nous faire gober n’importe quoi ! lui renvoie Ariana en souriant.
- De l’autre bout de la galaxie ? interroge Lana, entre les deux camps.
- Kiràly, t'as fait une connerie en venant ici ! Un sabre en moins, et moi, encore plus puissante qu'à l'époque. Cette fois-ci, je ne te laisserais pas la vie sauve !!!!
- Toujours la guerre... jamais vous ne vous arrêterez pour parler ? lui réponds dans un soupir Kiràly.
- Parlez de quoi ? Vous êtes des jedi, et nous, des sith ! La seule chose qui peut y avoir entre nous, c'est la bataille ! clame Tifa. Deux maîtres, deux apprentis, si j'ai bien compris... Lana, il est temps de leur montrer de quel bois on se chauffe ! Je me charge de Kiràly !
- D'accord ! répond Lana dans un premier temps. Mais ! Ariana ?
- Je ne suis pas venue jusqu'ici pour te perdre à nouveau, lui dit cette dernière.
- À nouveau ?
- Lana, ne les écoute pas ! Tu as bien vu les enregistrement des holocrons ! Tu sais de quelles tromperies les jedis sont capables ! lui rappelle Dark Tifa.
- Très bonne idée, la complimente Kiràly. Je vais vous faire le plaisir de vous montrer l'holocron qui était en la possession de maître Kala Ryannu.
- Hein ? C'est une blague ? " ajoute la seigneure sith, surprise. Sabres Blancs lui lance alors un holocron pyramidal, qu'elle attrape sans difficulté. Après un temps de réflexion, elle sort la clé du néant, et ouvre l'artefact.



Une salle d'entraînement que Tifa reconnaît immédiatement. Une statue impériale indiquant que les deux individus au centre de la pièce sont en territoire sith. Une structure décorative que Tifa comme Lana cotoyent chaque jour : celle de l'académie de Korriban.

Au centre se tient deux femmes. La première a le teint pâle, les cheveux bruns, l'autre, un teint glabre, et des cheveux d'obscurité. Cette dernière, sabre rouge à la main, foudroie la jedi à plusieurs reprise, dans un combat intense. La statue, au bout de quelques minutes d'assaut répétés, cède et s'effondre. Puis vient au tour de la jedi de se courber devant la puissance de la sith. Les éclairs de cette dernière sont d'une puissance indomptable, et mette à terre la jedi.

S'approche alors un homme calme, en tenue sith, qui demande : "Elle est encore vivante ?
- Oui, elle est en stase " lui précise la victorieuse. Et après un sourire machiavélique, elle rajoute : " Nous allons lui effacer sa mémoire, et la prendre comme alliée..." L'homme ramasse le corps inerte de la pauvre jedi, et l'amène hors de portée de l'enregistrement.

On change de salle, pour arriver dans une pièce de torture. Sur la table d'opération gît la jedi. Celle qui l'a défaite prononce des paroles inintelligibles, sauf pour la locutrice, puis ajoute en basic :

" Tu es une site nommée Léana.
Tu es une novice au service de Dark Tifa et Dark Phenhor.
Tu as une haine démesurée envers les jedis qui ont tué ta famille.
Tu seras entraînée à l'académie sith pour devenir une vraie sith.
"

La jedi se relève alors, et, d'un ton soumis au plus haut point, répond :

" Oui... maître ! "



L'hologramme s'éteind alors devant les regards de Tifa et Lana, qui se sont reconnues toutes les deux. Lana, en proie au doute le plus complet, tourne lentement sa tête vers son maître : " Tifa... ?
- Kiràly, tu as osé... ! crache Tifa en direction du jedi.
- C'est... vrai ? reprend en larmes Lana.
- Oui. Ces enregistrements doivent rester secrets, aux yeux des sith, de craindre que la vérité face s'effondrer nombre d'entre eux, l'informe Kiràly.
- Jamais tu n'aurais rejoint le côté obscur, sans qu'on t'y force, ajoute Ariana.
- Vous allez vous taire, oui ???!!! " gueule Tifa. Mais elle a perdu toute sa crédibilité, à présent.

Fusillant du regard les deux jedi, elle se tourne enfin vers Lana, qui, les yeux inondés, comprend la trahison. En hochant la tête, elle recule, devant le visage impuissant de son maître, pour finir par courir en direction d'une sortie. Tifa crie son nom, mais rien n'arrête la détresse de celle qui vient de perdre toutes les confiances.



D'un sursaut de survie élémentaire, je bondis au plafond, cessant ma méditation, avant de me retourner en me rattrapant, sur mes gardes. En face de moi se tient une jedi, qui vient de rater une exécution en bonne et due forme. Une seconde plus tard, et ma tête aurait été tranchée par les deux lames roses qu'elle arbore. Je reconnaît alors la maître jedi Kala, qui m'avait projeté hors du vaisseau sur Dromund Kaas. D'une expression digne d'un génie du mal, elle m'avoue :

" Je savais bien qu'en venant ici, je trouverais un sith à tuer !!! "

Je dégaine immédiatement mes deux sabres, rouge et blanc, et fait face aux deux sabres roses de Kala. " Hein ? Un sabre blanc ?! Voilà maintenant que tu fais honte aux jedi !
- Si vous saviez... je suppose que vous m'avez reconnue, mademoiselle Kala ? lui rétorque-je.
- Tu es l'incapable qui était sur Korriban. Celui que j'ai projeté au sol... comme ceci ! " et elle emploie ses vagues de Force en espérant me faire trébucher. Mais cette fois-ci, ça ne prend pas. D'un bond, je me déplace hors de portée du trait de vent qu'elle m'envoie.

"Mmmh, je vois qu'on apprend de ses erreurs, commente-t-elle d'un regard hautain.
- Ne vous inquiétez pas, ma victoire sur Ascléyos m'a beaucoup appris.
- Ta... victoire ?!
- Oui : Ascléyos est mort de ma main, lui délivre-je. Si, comme lui, vous ne pensez qu'à me prendre de haut, je vous tuerais comme lui.
- Mensonge ! Ascléyos était puissant dans la Force ! Alors que toi... tu n'est qu'une merde !! me crache-t-elle.
- Vous commencez déjà à me sous-estimer. Faut-il que je comprenne par là que vous ne tenez plus à la vie ?
- Je ne te sous-estime pas : je te considère, toi quoi comme les autres sith, à leur juste valeur : c'est-à-dire rien du tout ! " Là, c'est trop pour moi. Je m'élance droit face à elle, sabres en croix, avant de la percuter. Mais cette fichue jedi tient le coup. " Tu espérais vraiment me battre à ce petit jeu là ? On la fait à d'autres, mais pas à moi !
- Comme qui, par exemple ? Lévél Bebud ? Il est mort pitoyablement, lui aussi !
- Arrête avec tes mensonges, sith ! Il était invincible !
- Lana l'a défait seule. Il était limite plus simple qu'Ascléyos à faire tomber.
- Tss... Léana était une puissante maître jedi. Cela ne m'étonne guère. Ce qui me surprend plus, c'est toi !
- Héhé... je suis plein de surprises ! " D'une acrobatie, j'esquive le coup qu'elle vient de me porter, avant de me poser à haute distance. Je regarde ensuite la salle dans laquelle je me trouve. Et surtout, les éclairages. Ils sont peu nombreux. Très peu nombreux. J'éteind alors mes sabres, et d'un geste de la main, augmente la combustion des lampes, faisant griller leur filament, et plongeant la bibliothèque dans le noir.


Kala semble fort destabilisée, et conserve ses deux sabres allumés. 'pas maline, à ce que je vois. C'est le meilleur moyen de se faire repérer. Tant pis pour toi ! J'use de la Force pour atténuer les sons émanant de moi, ainsi qu'assombrir les environs de mon corps. Ainsi, même à proximité d'elle, je demeurerai invisible. Elle avance sans savoir où aller. Je bondis à cinq mètres d'elle environ. Sans un son, je me rapproche d'elle. Quand enfin, elle me tourne le dos, j'allume mes sabres, qui la transpercent inéluctablement. L'image se dissipe et je me retrouve seul. Un leurre ! " Raté, boulet ! " me crie-t-elle en bondissant vers moi. Je me retourne, et dans mon élan, lui projette mon pied en pleine face. Ce prenant le coup sans comprendre, elle dérive sur la gauche avant de s'étaler au sol. Je m'élance pour l'empaler au sol, mais elle roule et fait tomber une poutre d'acier là où je frappe à présent. " Tsss... Ordure !, Je t'aurais ! me crie-t-elle.
- En même temps, vous l'avez cherché ! " Je la vois en plein envol dans ma direction. Je réalise la différence qu'il y a eu avec Kiràly. Elle est lente. Très lente. Par rapport à lui. J'en profite pour jouer à son jeu. Je lève mon bras, et l'envoie en arrière. Et ça fonctionne. Incapable d'arrêter mon attaque de Force, elle tombe en arrière, avant de se rattraper sur un rayon de la bibliothèque.


Elle me regarde alors d'un oeil empli de haine, avant de m'hurler : " Quoi qu'il arrive, tu mourras ici.
- Oh là là ! Qu'est-ce que j'ai peur !
- La bataille qui se déroule au dessus des nuages et en train de cesser, pour rejoindre le front au sol. Tu ne pourras rien face aux forces de la République !
- Des forces de la République ? Vous me faites rire ! j'ai bien vu qu'il ne restait que des vaisseaux impériaux... sauf un " lui dit-je en me rappelant de ce que j'ai vu. Le visage de mon adversaire montre bien que je l'ai eu en plein dans le mille : elle s'est fiée aux radars et à ce qu'elle voyait. Et donc, seul son vaisseau était républicain. " Et bien alors ? On a perdu sa langue ? Pourtant, elle était bien pendue !
- Connard !!!! " Elle bondit sur moi sabres en avant. Je saute sur ma droite pour la laisser atterrir au sol, avant d'enchaîner avec une attaque retournée. Kala se baisse pour esquiver, roule pour s'écarter, et se relève, face à moi. Je me positionne, les sabres en ciseaux, verticaux, tout en la fixant. " Vous ne me faites absolument pas peur. Et si vous m'en voulez à en mourir, je vous tuerais sans problème.
- Héhé... Dis-moi, pourquoi craindrais-je quelqu'un qui n'a même pas de nom ?
- Il vous faut un nom pour trembler d'horreur ? Et bien... je suis Phobias.
- Phobias... marmonne-t-elle, pleine de surprise. Phobias." Puis elle sourit, et je comprends sa joie : " Détruire le Lien serait si dommage, n'est-ce pas ?
- QUOI ?!!!! " J'écarte mes sabres, provoquant un frottement entre les lames d'énergie, et une trainée ardente apparaît, l'espace d'un instant. " Qu'avez-vous l'intention de faire ?
- Un jedi connaît de multiples moyen de tuer un sith. Rien ne m'empêche de laisser ces derniers te trahir, vu ce que tu leur as fait...
- Je vous interdis de... !
- De quoi ? me coupe-t-elle. Parce que tu crois vraiment que je vais t'obéir ?
- Si vous tenez à la vie, oui.
- Cette fois-ci, c'est toi qui me sous-estime.
- En attendant, c'est vous, qui, de crainte de perdre dans un combat contre moi, complote pour me tuer par derrière... comme le font les lâches !
- C'est ce qu'on va voir ! " Elle prend position, et s'élance à vive allure vers moi.

Quelle conne, voilà ce que c'est de répondre à la provocation. Ayant remarqué aisément qu'elle était vulnérable en plein vol, je l'arrête net, d'un bras, en lui écrasant la gorge. Elle s'immobilise en plein ciel, défiant la loi de la gravité. Le choc lui fait lâcher ses sabres, qui résonnent lorsqu'il percute le métal dont est fait le sol. Elle tente comme elle peut de respirer, mais rien n'y fait. Je l'étouffe à petit feu. " Voilà ce que c'est d'affronter un sith ! Avant de mourir, sachez une chose : il ne faut jamais estimer à tort son adversaire, de crainte que les surprises qu'il vous réservent signe votre arrêt de mort ! "

Alors que je sens la vie de Kala Riyannu s'enfuir, un bruit sourd se fait entendre au-dessus, suivi de l'explosion du plafond. Ne souhaitant pas mourir écraser, j'arrête ma mise à mort, et m'écarte en vitesse. Les poutres métalliques écrasent tout sur le passage, au point de creuser le sol, donnant accès aux 3 étages inférieurs. Putain ! Mais ça vient d'où ?! Je lève la tête et aperçoit le ciel à traver le toit : un vaisseau nous bombarde, et il n'est pas seul ! La bataille est apparemment descendue jusque dans l'atmosphère.

Je prends cinq seconde pour localiser via la Force Tifa et Lana. J'élarge rapidement mon champ de repérage. Arrivé jusqu'à Khoonda, j'écoute une discussion : " Et bien... ça n'a pas l'air d'aller, ma petite !
- Vous... vous êtes la pilote ? demande Lana.
- Oui. Je peux vous emmener quelque part ?
- Amenez-moi ici, pitié ! Je ne... ne veux plus, rester...
- Ne prend pas cette tête-là, la rassure Caeli. Je t'y amènerai, là-bas." Oh ? Alors voilà la fameuse destination qui était sur le pendentif... Rassuré d'avoir compris là où irait Lana, je me lève et part à la recherche de Tifa.


Au bout de dix minutes, mon communicateur sonne. C'est Tifa : " Maître !
- On est dans la merde !
- Je suis au courant... le lieu pullule de jedi. Je vous propose de partir d'ici au plus vite.
- Lana nous a quittés " m'informe-t-elle enfin. Mais je reste sans réponse. Finalement, je lui propose : " Elle a peut-être rejoint le Fureur. Après tout, c'est le seul moyen qu'elle a de quitter la planète, à moins qu'elle ne compte voler un autre vaisseau.
- J'espère surtout qu'elle ne va pas voler le nôtre ! me confie-t-elle.
- Raison de plus pour y aller en vitesse ! " Tifa aquiesce et nous éteignons nos holotransmetteurs. Je prends alors la direction de la surface, que j'attends de bonds en bonds, à travers les trous causés par les bombardements.

Le toit des ruines n'est pas la meilleure idée, finalement. Des dizaines de vaisseau courent en razmotte et manquent de faucher au passage. Je décide rapidement que passer par le sol est une meilleure idée. J'arrive alors dans la bibliothèque de tout à l'heure, et remarque que les étagères ont bougé. Quelqu'un est passé par ici. Ou plutôt, s'est relevé. Je vous aurais la prochaine fois, Kala Riyannu. Sur ce, je me rends à vive allure à l'extérieur des restes de l'académie jedi, pour débarquer dans les plaines.

Mince, on est à découvert complet, ici. Les vaisseaux canardent tout ce qui bouge, et je suis bien placé pour être la prochaine cible. Je prends le temps de m'effacer à la vue des autres, pour ensuite traverser à toutes jambes les collines qui me séparent de l'emplacement du vaisseau.

Au bout de cinq minutes à peine, je l'aperçois en vol, en train de canarder les quelques chasseurs qui s'en approcherait un peu trop. Il reste quasi-immobile à une bonne dizaine de mètre au dessus des herbes. J'essaye de me mettre en face du cockpit, et de faire signe à la pilote. J'aperçois Tifa qui fait baisser le Fureur, et ouvre la passerelle. Je bondis pour atteindre le rebord, me relève vite faite, et rejoint le sas. La porte se referme et Tifa s'envole.

J'arrive enfin dans la salle des commandes. " Te voilà ! Lana n'est pas là.
- Je m'en doutais, lui réponds-je honnêtement. Qu'est-ce qu'on fait, à présent ?
- J'en sais rien, Phobias... Mise à part sortir de ce bourbier.
- Commençons par sortir de l'atmosphère. " Elle accepte ma proposition, et nous amorçons la montée.


Là-haut dans le noir, le chaos spatial règne encore. Tifa s'exclame alors : " Il faut chercher un vaisseau esseulé !
- Vous tenez à votre idée, hein ?
- Comme ça, au moins, on a quelque chose à faire, m'avoue-t-elle.
- Hé ! Y'a pas un Fureur, tout en haut, qui reste immobile ? remarque-je.
- Si... en effet. Alors ça doit être un sith, qui a provoqué tout ceci.
- Et pas un qui est loyal à l'Empire. Sinon, il aurait juste aider ces derniers. Là, c'est juste le genre de gars qui ne pense vraiment qu'à sa poire !
- Tous les sith ne pensent qu'à leur poire, Phobias, me rappelle Tifa.
- Quoi ? Non, pas nous, n'est-ce pas ? " Je décèle sans problème la gène de mon maître. Voyant que je l'ai mise dans l'embarras, je prends l'initiative de l'en sortir : " Vous voulez faire quoi, pour ce sith ?
- FONCER DANS LE TAS !!! " Elle abaisse le levier, et le Fureur augmente considérablement sa vitesse. Puis, la pilote tire sans retenue contre le vaisseau immobile. Ce dernier remarque alors notre présence, et... se place face à nous ???!!!!! Il nous imite et se dirige droit vers nous, lasers sortis. À l'instant où les vaisseaux auraient dû se percuter, Tifa débraye et nous fait décaler, alors que l'autre continue tout droit, augmentant son accélération. " Mais il est malade ???!!!!
- Vous aussi, admettez-le...
- Mais moi je me suis écartée ! Lui, que dalle !!! Soit, il n'a pas peur de mourir, soit, il.... OH !
- Quoi donc ?
- Phobias ! Il faut suivre cet enfoiré ! Il doit connaître un moyen de survivre à une explosion de navette dans l'espace !
- Où est-il ? " Tifa fait un looping et cherche de vue le vaisseau pendant que je sonde le radar. " Raaaaah ! Il n'est plus là !
- Le radar a détecté une entrée dans l'hyperespace. À tous les coups, c'est lui, vu qu'on l'a délogé.
- Hé ! Regarde dehors ! " J'obéi à Tifa, et m'approche de la vitre. " Nous voyons des vaisseaux impériaux, maintenant ! Et y'a même des Gormaks !!!
- Et la République n'a pas disparu pour autant... ATTENTION !!! " Tifa abaisse les commandes assez tôt pour esquiver des traits républicains, avant de me dire : " 'faut se tirer d'ici !
- Vous avez une destination précise ?
- On a perdu l'autre enfoiré, donc, si on pouvait le suivre...
- On n'a hélas aucune coordonnée, l'averti-je. Il peut être parti vers n'importe où.
- Raaaah ! Malédiction ! Ce n'est vraiment pas mon jour...
- Passez-moi les commandes. Je sais où on va.
- Ah ? Euh... on va où ? me demande-t-elle en se levant.
- Là où je devais aller. "



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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 21:43

Les trajets hyperspatiaux sont d'une longueur très variables, au point que parfois, on en souffre de ne pas être arrivé. Ce problème ne se poserait pas avec un tout autre moyen de locomotion, car, dans un vaisseau, tout est inerte dans le silence de l'infini spatial. Sans Lana, on sent bien qu'il manque un petit quelque chose qui mettait de l'ambiance.

Tifa a tenté plusieurs fois de me faire cracher le morceau, mais là, je ne peux pas lui dire où on va. Et puis, de toute façon, elle trouvera bien une fois sur place.
Conclusion : ma maître boude, cloîtrée dans sa chambre, sans doute à étudier des holocrons sur la Force. Même si ce n'est pas cela -elle s'amuse à brouiller les auras, et je n'arrive pas à l'espionner par la Force- elle semble particulièrement occupée. Tout comme moi. Les repas, que nous prenons ensemble, sont silencieux à souhait, et terminent très tôt.


Au bout du cinquième jour, pour le déjeuner, j'ose enfin lui demander : " Maître, vous avez l'air inquiète.
- Phobias... j'suis pas idiote, me rétorque-t-elle mais calmement. Je me doute bien que tu as vu ce qui s'est passé entre Lana et moi. Et donc tu dois savoir dans quelle merde je suis.
- Je vous ai en effet vues avec Ariana, puis Kiràly, mais lorsque Lana s'est sauvée, j'ai été attaqué par une jedi des mains de Force, Kala.
- Ah ? Tu as raté le meilleur, alors... Enfin, façon jedi de le dire, m'avoue-t-elle.
- D'ailleurs, comment ça s'est passé, avec Kiràly ?
- Oh, et bien... j'ai été amèrement surprise. Laisse-moi te raconter tout." Elle s'installe un peu mieux, écarte son couvert, et d'un ton prophétique, commence : " J'ai vu Lana partir, et j'ai voulu la poursuivre. C'est là qu'Ariana l'a appelée pour qu'elle la rejoigne, en vain. J'ai accéléré la cadence, et la voix de Kiràly m'a arrêtée net.
- Sa voix ? lui demande-je, étonné.
- Oui, il m'a juste dit "RESTE ICI TIFA". Mais c'était étrange, d'un côté, je sentais l'injonction, et de l'autre... comme si c'était la chose à faire. Son autorité m'a fait rebrousser chemin, et je me suis tourné vers lui. J'ai crié au scandale, de par sa faute, etc. Et alors il m'a parlé... mais j'y crois toujours pas !
- Comment ça ?
- Comme si on se connaissait, si on était amis, vachement simple, franc et convivial. Inutile de te dire que ça fait bizarre, venu d'un... jedi, dit-elle en insistant haineusement sur le dernier terme. Il m'a demandé à propos de l'holocron, ce que j'avais clamé avoir vu, quoi. Je lui ai parlé de l'holocron de Malgus, et là, de suite, il m'a coupé pour me dire :"Mais, je n'ai jamais croisé Dark Malgus !"
- Quoi ?!
- Et oui, j'étais la première surprise ! J'ai donc sorti l'holocron, et il m'a demandé de l'ouvrir. On a vu Dark Malgus, et de suite, il s'est mis sur la défensive, à clamer qu'il n'a jamais touché cet holocron. J'aurais bien voulu montrer à Ariana la suite, mais elle semblait avoir plus confiance en lui qu'en moi. Tsss, j'enrage encore !
- Quoi ?
- Non seulement il veut tuer des jedi, avec sa magouille, mais en plus, il ment et tout devant la preuve de sa connerie !
- Mais si c'était vrai ?
- Attends, c'est lui-même qui a donné les holocrons, et les jedis sont partis ensuite ! Donc il a vu cet holocron, forcément !!! Il le sait ! me rappelle Tifa.
- Attends, avec un message pareil de Malgus, y'a pas des chances qu'il ait été examiné plus tôt, non ?
- Si, pourquoi ? me demande-t-elle dans le vide.
- Où les ont-ils trouvés ? tente-je.
- C'est vrai que ces rayons d'archives sont censés être plein de trucs insignifiants. Alors que là, direct, avec Dark Malgus...
- Donc y' en effet un problème logique, là, lui fais-je souligner.
- Moui. Mais tu sais, s'ils n'ont pas même ouvert le début, ça devient logique.
- Et que s'est-il passé, alors ?
- Il m'a souhaité bon voyage.
- C'est une blague ?
- Non non ! Il m'a vraiment dit "Bon voyage, Tifa" et il s'est retourné avec Ariana pour partir.
- Gnééé ?! Et vous avez fait quoi ?
- Tu me connais, j'supporte pas vraiment ça, moi. Donc, j'ai lancé un barrage d'éclairs, qu'il a paré avec son sabre. Mais j'ai eu le temps de surprendre Ariana, qui en est tombé sur les fesses. Calmement, Kiràly s'est retourné pour me dire : "L'heure du combat n'a pas encore sonné." Inutile de te dire que j'ai crié l'inverse, surtout qu'il avait un sabre de moins... Mais il n'a pas répondu. Il a sorti le manche d'un autre sabre, et l'a levé vers le plafond. Je l'ai regardé, intriguée. Et j'aurais pas dû.
- Pourquoi ?
- Il a dû s'amuser à manipuler la lumière, ou autre. Bref, il l'a allumé -et je confirme : son deuxième sabre est blanc- et la lumière s'est intensifié... mais un truc de dingue ! J'ai été éblouie, comme pas possible, facilement pendant dix minutes. Et bien évidemment, ils se sont barrés.
- Il a manipulé la lumière ?
- Oui, Phobias... Cela t'intrigue-t-il ? me demande-t-elle sous un tout autre ton.
- Et bien, je pensais que la Force pouvait juste...
- Olà, j't'arrête de suite, mon cher, me coupe Tifa. La Force permet de faire vraiment n'importe quoi. Avec elle, tu peux toucher à tous les éléments, pour faire infléchir le monde sous ta volonté.
- Aha. C'est ce que vous faites avec les éclairs de Force ?
- Exactement. La foudre est une chose à la puissance inimaginable, de l'énergie destructrice à l'état brute ! Une concentration de brûlures, qui généralement met fin à la vie de mes adversaires. Si je mets assez de puissance, bien sûr.
- Et on peu manipuler quelque chose de moins puissant ?
- Je suppose que oui. Tu as des idées ?
- Et bien, durant le combat contre Kala, j'ai fait frotter mes deux sabres, provoquant une petite combustion d'air. Ça s'est arrêté dans la seconde, mais je me disais...
- Tu n'vises pas haut, tu sais ? Le feu... bon, oui, dans l'absolu, c'est puissant, parce que ça brûle et tout. Mais attends, si des milliers de sith ont appris à maîtriser la version la plus puissante de l'énergie -à savoir la foudre- pourquoi se rabattre sur du... feu ?
- Vous pensez...
- Tu.
- Tu... pourrais m'apprendre ?
- Bon, vas-y, montre moi." Nous nous levons pour aller dans la salle d'entraînement.

Une fois au milieu, je dégaine mes lames, et les frotte l'une contre l'autre. Encore une fois, des flammes légères apparaîssent. "Mmmh, je vois... est-ce que tu as senti leur présence, dans la Force ?
- Euh... pour être honnête : pas vraiment.
- Et bien, réessaye et focalise-toi dessus." Je m'exécute, et la flamme se présente. Mais rien. Je recommence, mais toujours rien. " Tu étais contre Kala, c'est ça ?
- Oui.
- Une salope, non ? ajoute-t-elle.
- Un peu, sur les bords, ouais.
- Est-ce qu'il y avait un peu de... haine, Phobias ?
- De sa part, carrément !
- Et pas de la tienne ?! s'inquiète Tifa.
- Ah ? Euh, si, pourquoi ?
- Et là, non, je suppose ?
- J'ai rien à haïr dans se vaisseau." Tifa s'apprête alors à me répondre, quand elle s'arrête net. Elle change totalement de posture, et je contemple le désarroi qui la prend, quand elle s'asseoit. Ah. Apparemment, le fait de ne pas être haïe lui fait... "du bien". Je m'approche d'elle, m'installe à côté d'elle. Sans rien dire, j'essaye de capter la moindre réaction. Au bout de dix minutes, elle me demande enfin : " Phobias... comment... qu'est-ce qu'on va faire, pour Lana ?
- Tu aurais préféré que personne ne voit cet enregistrement, mmh ?
- Et toi, le jedi camouflé, t'arrives même pas à me haïr, même après ça...
- Et tu veux que je fasse quoi ? Ce ne sont plus de mes oignons. Faire en sorte qu'elle reste avec nous, c'est la limite qui me concerne.
- Et donc, t'en a plus rien à battre, maintenant... " Je garde le silence. Tifa regarde alors vers le sol. Elle murmure enfin : " Je... je n'y arrive plus, Phobias.
- Pardon ?
- Je suis faible, m'explicite-t-elle. J'ai toujours réussi à cacher mes sentiments, à être forte, mais là... impossible. Je n'en peux plus...
- Ça passera, je vous le garantie, essaye-je.
- Mais oui, bien sûr ! me dit-elle sur un ton désespéré. On n'arrivera plus à rien. Et maintenant que je suis faible, je n'ai qu'à guetter que tu me trahisses.
- Jamais je ne ferais ça. Et vous le savez, souligne-je.
- Depuis quand un sith a-t-il besoin de faible ? demande-t-elle en songeant à elle-même.
- Sans vous, jamais je n'aurais survécu à toutes les épreuves qu'on a traversé. Oui, la confiance s'installe, et on s'entraide mutuellement. Si on s'y était mis chacun de notre côté, aurions-nous tenus aussi longtemps face à Kiràly ?
- Même à trois, main dans la main, on a eu droit à plusieurs jours d'inconscience, je te rappelle...
- Et on s'est même fait volé dans le Fureur, ajoute-je pour nous enfoncer tous. Ils sont quand même cons !
- Qui ça ?
- Bah, ceux qui nous ont pris le carburant et les sabres. D'accord, c'est utile, mais on avait aussi les holocrons, sous leur nez, et non, ils n'ont rien fait !
- C'était dans une cachette verouillée, en même temps... " J'acquiesce, puis réalise alors un fait : " Mais non !
- Quoi ?
- Ils étaient sur le tableau de bord ! lui explicite-je.
- De ? Les holocrons ? Pas possible, même Lana ne connaît pas mon code !
- Quand était-ce la dernière fois que vous l'avez utilisée, la cachette ? " Tifa se tourne vers moi, et se rend compte alors de la chose. Prise d'une nouvelle énergie, elle se lève, et accoure dans sa chambre. Je la suis et entre dans sa cabine.

Elle lève le lit, sous lequel se cache une commode plate. Une clé lui permet d'ouvrir la boîte en forme de meuble, et alors apparaît un unique compartiment. Tifa enlève le faux fond, et nous arrivons à la porte d'un coffre-fort. Détruite. " Qui a bien pu faire ça ?
- Mise à part après le combat contre Kiràly, le vaisseau à toujours été en sécurité, m'informe Tifa.
- Quelqu'un les aurait donc volés ?
- Et rendus ! souligne-t-elle.
- Kiràly t'a bien dit que l'holocron en question était... impossible ?
- Bah... Kiràly aurait pû rencontrer Malgus et en survivre, vu son talent au combat, me fait-elle remarquer.
- Et si... l'holocron avait été bidouillé ?
- Pour nous voler l'information initiale, et nous donnez celle-là à la place ? complète Tifa.
- Exact.
- Hypothèse... forte probable, conclu-t-elle. Mais le deuxième ?
- Nan, celui-là, il est juste. Pas de modification.
- Qu'est-ce que t'en sais ? " Encore une fois, je lui démontre ma capacité à être atteind de mutisme profond.
Alors que je vais pour sortir, Tifa pique une crise : " Ça suffit les cachotteries, Phobias !
- On arrive d'ici trois jours. Tu sauras une fois-là bas.
- Pourquoi, qui y'a-t-il, là bas ?
- Quand on y sera, je prendrais l'autorité. Pour le bien de tous, il vaudra mieux qu'on reste discret, voire jedi, point de vue respect des choses.
- Pourquoi je ferais ça ?!
- Pour Lana. "


Je n'ai pas spécialement l'impression que mon ordre va beaucoup affecter Tifa, mais bon... Durant les trois jours restant de voyage, je m'entraîne à sentir les flammes éphémères que je produis par frottement de mes lames. Ça, ainsi que que de l'entraînement au sabre, évidemment. Quand je constate la difficulté que j'ai pour manipuler le feu de Force, alors qu'elle fait ce qu'elle veut avec ses éclairs... je me dis qu'elle est encore loin devant moi. Si ça se trouve, il suffit qu'elle utilise ses mêmes techniques au contact, et elle me battrait au corps à corps également.


Finalement, le vaisseau sort de l'hyperespace, et arrivons enfin à destination, perdus dans le vide intersidéral...

Perdus... pas tout à fait. Bien qu'il n'y ait ni planète, ni soleil dans les environs, il y a une masse de matière devant nous.

Une gigantesque structure de métal, dont on voit les ruines apparentes, ainsi que du rafistolage de grande envergure. Tifa reconnaît alors un croiseur de type interdictor, vieux de trois cent ans. Mais il y a comme une différence flagrante : le bec qui forme la structure centrale du vaisseau n'est pas vide : de gigantesques panneaux ferment la mâchoire, pour former comme une bulle de vie. Celle-ci semble contenir un écosystème, car depuis le cockpit, on aperçoit un semblant de nature.

" Qu'est-ce que c'est ?
- Un miracle. " Tifa commence à comprendre que le moment n'est pas aux questions, et je lui en remercie. Manettes dans les mains, je dirige le Fureur vers un hangar. La porte du sas s'ouvre, et les trains d'atterrissage font leur travail. Une petite minute d'attente, le temps que la cloison se referme, et que le vide se remplisse d'air. Nous sortons enfin, et je guide Tifa vers notre gauche. Les dédales sont tout-à-fait empruntables, mais jonchés de débris, quand ce ne sont pas des murs entiers qui sont à nu, câblages sortis et encore en train d'électrocuter toute chose trop curieuse. Nous arrivons enfin à une porte hexagonale, dont les interstices sont comblés par de la végétation. " Comment ça se fait ? me demande Tifa, qui ne s'y attendait pas.
- Regarde juste dehors." Ce faisant, j'appuie sur le bouton d'ouverture, et nous pénétrons dans la bulle.

Une plaine. Des bois. Quelques habitations au loin. Et même des silhouettes crapahutant. Si on ne fait pas attention aux paroies colorées, on pourrait croire qu'on sera à la surface d'une planète. J'avance, et, ne sachant que faire, la maître sith me suit. Presque émerveillée, on lit dans son regard l'attitude d'une jeune fille qui découvre des merveilles. Pour une fois, j'ai véritablement l'impression d'avoir une jeune femme de dix-huit ans à mes côtés. Alors que nous nous approchons de la civilisation, elle me demande : " Quel est cet endroit ?
- Un lieu de paix, d'équilibre, de sérénité, pour les égarés.
- Voilà que tu parles comme Kiràly, à présent, note-t-elle.
- J'ai le regret de t'annoncer que ça risque d'être l'inverse.
- Hein ? " Voyant que je poursuis mon chemin, Tifa remet à plus tard ces questions, pour en entamer d'autres : " Ce lieu à un nom ?
- Le Lien.
- Quoi ? C'est ici ? C'est ça ? Le même lieu qu'a décrit Therin Kalo'ks ? demande Tifa.
- Exact.
- Tu connais cet endroit ?
- En effet. Et je pensais ne pas y revenir. Mais on n'est pas là pour ça. Laisse-moi te rappeler un truc : n'agit pas comme une sith, ici... S'il te plaît." Son regard me fait comprendre qu'elle n'avait pas oublié, et qu'elle aimerait bien comprendre le pourquoi. Je me détourne et m'approche arrive au niveau des habitations.


Deux personnes, sous un arbre, semblent discuter. L'une d'entre elle se lève et me fait un signe de la main, avant de s'avancer. Je m'arrête et lui renvoie, à ma façon : un bref signe de main au niveau du front, deux doigts se décalant sur le côté. Tifa s'arrête de surprise, et observe la jeune femme qui vient vers nous.
" Phobias ! Je croyais que tu ne passais jamais ici ! C'est un miracle !
- Plutôt un cauchemar. Mais je vais le régler. Tu as des nouvelles des derniers arrivant ?
- Pas vraiment... Demande à Mélona, c'est elle qui s'occupe de ça, en général.
- Tu confonds avec Sahino. Mélona est aveugle, comment veux-tu qu'elle se charge de la paperasse ?
- Ah ? C'est Sahino qui voit, ok, je retiens ! " Elle aperçoit Tifa et ajoute : " Oh, bonjour, excusez-moi. Je suis Clasona, et vous ?
- Euh...
- Tifa. Tifa Aora, la coupe-je. Pas la peine de clamer de partout ma présence, je ne fais que passer.
- Oh.. dommage. Préviens-moi avant de partir, alors !
- Si je le pourrais... merci, et... je dois y aller, donc : à plus !
- Oui. Et merci encore ! " Tifa et moi nous écartons, tandis que Clasona nous regarde partir. Enfin hors de portée, mon maître commente : " J'ai l'impression de l'avoir déjà vue.
- Vous l'avez déjà vue.
- Tu peux éclairer ma lanterne ? me demande-t-elle.
- Clasona Bright, ancienne serveuse du Climp'star.
- Ok. " Je reprends la marche, quand soudain Tifa réalise : " Hé !! Mais tu ne l'as pas tuée !!!
- Tu n'as pas vu son fantôme ? ironise-je.
- Mais Lana avait vu dans les toilettes son... jus de myrtille, clame-t-elle en reprenant l'expression.
- C'en était.
- Pardon ?
- J'ai en effet couvert les murs de jus de myrtille, avant de lui ouvrir une issue de secours, pour la sortir de la prostitution forcée qu'elle subissait de la part du colonel Toniu Tarka. " En apprenant la nouvelle, Tifa s'arrête sur le champ, yeux écarquillés. Elle cligne deux, trois fois, avant de me rattraper et de continuer les questions, au milieu des bâtisses en communion avec la nature : " Tu l'as... sauvée ? Alors que tout ce qu'on voulait, c'était trouver une piste ?
- Je ne pouvais laisser la situation ainsi, lui explique-je. J'avais remarqué son manque de fougue pour la tentative de viol -que je n'ai pas faite- et, après avoir eu mes réponses, j'ai étendu ma curiosité. Toniu Tarka se permettait trop de choses, et elle ne pouvait partir, car cela ruinerait le bar : le colonel étant le meilleur client, si y'a plus sa prostituée favorite... Bref, maintenant, elle est ici, et cherche à se refaire.
- Attends attends ! Tu l'as sortie de cette situation, gratuitement, comme ça, sans rien demander ?! Mais d'où tu sors Phobias ? " Je la regarde, puis reprend mon chemin vers le bâtiment central.

Au fur et à mesure que je progresse vers le temple, des gens sortent et nous guettent avec joie. Tifa, se sentant gênée au milieu des regards, s'approche de moi tout en les fixant, et remarquent alors, comme une surprise, mêlée à un remerciement, de la reconnaissance, et autres sentiments qu'on ne croise jamais chez les sith. Elle me demande alors : " Y'en a beaucoup que t'as sauvés, comme Clasona ?
- Si seulement tu savais... " Je laisse Tifa dans ce silence, qui comprend alors la notion qui se cachent derrière tous ses yeux.

Tifa accoure à mes côtés, sans savoir trop quoi faire, alors que je pénètre dans le bâtiment central. J'évite les grands couloirs, histoire de passer inaperçu. Nous montons un étage, et je tombe sur quelqu'un qui me fait un signe de main. Je lui demande où est Sahino, et l'homme me répond qu'il l'a aperçue dans la salle administrative. Je m'y rends en passant par des passages discrets -à la surprise de Tifa- et pénètre enfin dans la pièce.

Un hologramme sphérique en son centre, des rayons d'archives, et des bureaux informatiques. Sur l'un d'entre eux se trouve une jeune femme de dix-huit ans : Sahino. Elle se lève en m'appercevant, avant de nous rejoindre : " Phobias ! Tu t'es finalement décidé à venir !
- Mais... j'ai comme l'impression de vous avoir déjà vue, non ? lui lance Tifa.
- En effet, elle part souvent sur Korriban, lui réponds-je. Sahino, j'ai des choses à faire, et on organisera quelque chose que celle-ci finie.
- Ah. Je vois. Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Le vaissea de Caeli est-il arrivé ? Il a dû nous précéder de quelques heures à peine.
- Oui, elle vient d'arriver. Elle m'a dit qu'elle t'avait raté, mais finalement...
- Elle a une cargaison, la coupe-je. Je sais : je suis là pour ça. Où est-elle ?
- Caeli lui a conseillé d'aller dans les bois tribord, histoire de tomber sur Luraë, me précise-t-elle.
- Merci... Qui ça ???!!!
- Luraë. Ah, mais oui ! C'est vrai, tu ne l'as jamais vu, puisque tu n'es jamais revenu...
- C'est pas celle dont tu m'avais parlé, Phobias ? m'interroge Tifa.
- Si. Mais je n'avais aucun moyen de confirmer quoi que ce soit. Tifa, on y va, lui dis-je en partant à vive allure.
- Elle a un belvédère dans la clairière ! Tu ne peux pas la rater, même si tu ne voies pas le chemin ! " nous crie Sahino alors que nous sortons de la salle.

J'empresse le pas, et m'approche d'une fenêtre. Je l'ouvre. Personne. Tifa me regarde en tentant de comprendre. Je bondis jusqu'en bas, et poursuis mon chemin. Mon maître lance un petit cri de frustration, avant de me rejoindre. Ayant évité les foules, je m'écarte, et rejoins les bois tribords. " Ces arbres semblent si... comme s'ils avaient toujours été là.
- Or ce n'est pas le cas. Le lien n'a que cinq ans, l'avertis-je.
- Oh, et des arbres ont été importés sur la carcasse ? J'en conclu que la Force est présente en ce lieu, pour avoir fait autant d'effet.
- Sûrement, affirme-je.
- Par contre, Phobias, il y a un truc qui cloche : les croiseurs interdictors n'ont pas de structure interne, comme cet îlot forestier.
- Des débris de métal gigantesques, mis bout à bout, jusqu'à ce que cela maintiennent les panneaux hermétiques, lui explique-je.
- Ce sont des panneaux solaires de croiseurs ?! s'étonne Tifa.
- Oui, dont on a enlevé tout ce qui était désormais inutile. Bref, des vitres de cent cinquante mètres de haut pour les plus grandes.
- Punaise... Ils s'y sont mis à combien, pour créer une zone hermétique pareil sur une structure aussi vieille ??!
- Un. "

Alors que la végétation a complètement pris ses droits, un chemin s'ouvre curieusement à nous, comme si une lumière faisait écarter les plantes, et nous guidait, toujours plus profond. L'inquiétude pourrait se faire sentir, mais il n'en est rien. En me repérant par rapport au plafond, je constate qu'on nous emmène vers la pointe du vaisseau, dans la forêt dense. D'ici, j'aperçois une petite habitation parmi les arbres, au loin. C'est sûrement là-bas qu'elle se cache.
Touchant bientôt au but, Tifa se lâche et me demande : " Si nous sommes au Lien, toutes les personnes qu'on a croisées -ou presque- sont des personnes à instabilité mentales, comme le disait Therin Kalo'ks, l'agent impérial.
- Je n'aime pas du tout cette appelation. Mais d'une certaine façon, oui.
- Tu sais les agents, mise à part les données chiffrables, ils sont incapables de comprendre... Hé !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il avait dit, dans l'enregistrement, que le Lien avait été fondé il y a trois ans, non ?
- Il l'a peut-être dit, mais il s'est planté, l'informe-je.
- Tu confirmes que c'était il y a non pas trois, mais cinq années ?
- En effet. Par contre, qu'il y ait des jedis, et qu'ils pensent que ce sont eux les maîtres du Lien, il est possible que cela soit le cas deux ans plus tard.
- Ton savoir si précis à ce sujet m'inquiète, Phobias.
- Y'a pas de quoi."


Le croiseur s'étant rapproché d'une étoile entretemps, une lumière nous ébloui à travers les branches et les colonnes du belvédère. J'entraperçoit une silhouette, qui se dissimule derrière les murs. Tifa et moi avançons, pour pénétrer dans la structure. De chaises de bois, quelques meubles aménagés, des plantes grimpantes ont envahi la salle. Tout un tas de petits objets jonchent l'endroit, prouvant qu'un y vit. Se mêle à ça un sentiment de bien être, faisant entrer en confiance ceux qui y passe. Le belvédère est une véritable habitation : il se décompose en petites chapelles autour, qui l'agrandissent, en créant ainsi d'autres salles.
J'entends alors des pas s'approchant, et une jeune femme... Ooooooh... ! J'en reste sans voix. Une jeune fille, fraîche, à la peau pure, le visage orné de tâches de rousseurs, et aux formes à rendre vertes Tifa et Lana réunies. Ses yeux noisettes sont emplies de tendresse, avec une lueur d'intelligence presque surhumaine. Elle s'avance d'une démarche naturelle, avant de s'incliner pour se présenter : " Bonjour, Phobias. Et bienvenue à vous aussi, bien que j'ignore votre nom. Je suis Luraë Kivansag, mais inutile d'utiliser mon nom de famille. " Tifa s'avance alors, et lui balance, yeux dans les yeux : " Je suis Dark Tifa, et voici mon apprenti. Mais apparemment, vous le connaissez déjà.
- Oh, ce n'est pas la peine de me vouvoyer, reprend la beauté. Enfin, s'il a une exigence, je le ferais en retour.
- Euh...
- La voix, après le combat... c'était vous ? lui demande-je.
- Tutoies-moi, tu veux ? Et oui, en effet.
- Ah, c'est comme ça que vous vous êtes rencontrés, je vois, réalise Tifa. Bon, maintenant, Phobias, tu pourrais m'expliquer pourquoi on est venus ici, hein ? Et vous ! Enfin, toi, qui es-tu ?
- Je suis arrivée ici il y a trois ans, pour faire partir les quelques jedi qui s'étaient octroyé la place. J'ai attendu le fondateur, mais mise à part Sahino et Mélona, je n'ai vu personne dans le "domaine administratif".
- Donc, comme les autres jedi, tu t'es octroyé leur place, ma p'tite ? conclu Tifa.
- Non, j'ai suivi les idées de l'origine, et comme je comptais le voir, j'ai préféré attendre ici, en faisant ce qu'il y avait à faire.
- Un autre jedi, je suppose ? Raah, ce sont tous les mêmes, ceux-là, toujours à s'occuper des faibles, crache Tifa.
- La guerre entre l'Empire et la République prend des envergures qu'elle ne devrait jamais toucher, complète Luraë.
- J'te demande pardon ? tente de comprendre la sith.
- Aujourd'hui, les seuls qui soient vraiment en désaccord, se sont les hautes sphères du pouvoir, lui explique la jeune femme du Lien. Les peuples, eux, subissent, et quand ils partent au front, ils se battent sans savoir pourquoi.
- Côté républicain, je suis d'accord. Mais les guerriers impériaux ont tous un but dans cette bataille ! conteste l'impériale.
- Ah oui ? Tu as souffert par les Mains de Force, au point de devoir tous les tuer ? lui rétorque Luraë.
- Que... non, mais...
- Ils ont pris des objets, et donc tout ce que tu veux, c'est les tuer ? Bravo le châtiment, complimente ironiquement la jeune femme aux yeux noisettes.
- Y'a pas d'justice, dans ce monde ! lui rappelle la jeune femme aux yeux bleus.
- Elle n'a pas tort, ajoute-je.
- Hélas, vous avez raison, concède Luraë. La justice actuelle dans votre monde, comme dans le mien, ne mérite pas d'être appelée ainsi. C'est pourquoi c'est à nous de la faire.
- Arf ! Ahahahaha ! Arrête, on dirait une jedi ! se moque Tifa. Comme si ça servirait à grand-chose !
- Quelle serait la juste solution, pour Lana, à ton avis ? " Sur ces paroles de Luraë, mon maître se tait, se redresse, et fixe Luraë : " Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Que dire à une sith qu'elle fut une jedi puissante, et que son maître actuelle -et amie en même temps- l'a en fait manipulée pour la réduire à cet état ?
- Tu.... !!!!
- Tifa, calmos !
- Toi, Phobias, tu la fermes ! Y'en a marre, de tout ça, ces cachotteries, ces "je commande à mon maître sith", et cetera ! m'engueule Tifa. Maintenant, tu la boucles... et toi ! " crie-t-elle en prenant par le col Luraë. S'apercevant qu'elle n'en a pas, elle place sa main à même sa douce peau, et continue : " Tu vas me dire tu veux en venir !
- Je suis dans la même merde que toi, lui répond-elle calmement. Mais si tu revoies Lana, que va-t-il se passer ? Tu espères vraiment qu'elle va se jeter dans tes bras ?
- Tifa, s'il te plaît, c'est maintenant qu'il faut agir à la jedi. Sinon, autant ne pas venir, lui rappelle-je.
- C'est un comble ! Voici maintenant que les jedis sont partis du Lien, pour le bien de tous. Et tu veux qu'on prenne leur place ou quoi ?
- Les jedi n'ont jamais quitté cet endroit, ajoute Luraë.
- Voilà venu le temps des mensonges ! Les jedis sont venus faire leur conneries ici ou pas, finalement ?! tente de comprendre Tifa.
- Les jedi sans sagesse, je les ai virés, annonce la menacé.
- Donc, y'en a plus, à présent !
- Il n'en reste qu'une poignée. Et l'une d'entre elles éveille des doutes depuis qu'elle est là. " Surprise, Tifa enlève sa main de la gorge de Luraë -qui n'a pas souffert- et me sourit : " C'est l'heure de se faire plaisir !
- Tu tuerais celle qui te permettra de regagner la confiance de Lana ? " ajoutons en même temps Luraë et moi. Tifa reste ébahie, devant le fait, puis écarquille et cligne des yeux. Enfin, elle ajoute : " Pardon ?
- Lana est ici, elle a été emmenée par Caeli Amentia, une contrebandière à cargaison particulière. Elle a emmené plus de dix milles individus sur le Lien, dont Lana. Les coordonnées annoncées par le pendentif, son celles du Lien. Elle est ici, et si j'ai bien compris Luraë, elle doit être en ce moment même en train de se chercher, pour répondre à toute la confusion dans sa tête. " Tifa prend le temps d'ingérer la masse d'information, avant de me demander : " Mais comment tu sais tout ça ?
- Je suis déjà venu ici, lui répète-je.
- Bien qu'il ne soit jamais revenu, tout le monde, sur le Lien, le connaît, au moins de nom, explique Luraë.
- Ah... c'est bien le seul endroit où tu as de la reconnaissance ! me balance Tifa sur un ton plus joyeux.
- Tifa, je peux te prouver la présence de Léana, ou Lana, à condition que tu ne troubles les choses en rien, lui propose Luraë.
- Je ne suis pas idiote, je la vois mal supporter ma présence en ce moment, comprend la jeune femme aux cheveux noirs.
- Suivez-moi. " annonce Luraë. Nous sortons de la demeure de Luraë, pour marcher dans la forêt, et trouver Lana.


Quelques minutes à peine suffisent pour atteindre un autre endroit : le bout de la bulle, qui laisse ainsi un vaste paysage spatial. Sur la pointe de terre, assise, les jambes pendantes, nous reconnaissons aisément Lana, la tête penchée. Luraë se retourne et nous chuchotte : " Je vais la voir. Restez hors de portée, tant qu'elle ne s'est pas réconciliée avec elle-même... et avec toi. " Nous acquiesçons, et Luraë reprend : " Phobias, tu devrais aller voir maître Jul'an. Il est dans la coupole. " J'incline la tête pour affirmer, et la jeune femme s'en va rejoindre la pauvre sur le bout du Lien.
Je fais signe à Tifa de venir, et nous sortons de l'épaisse végétation.


En avançant tout droit, on rejoint relativement vite le belvédère, et évite de passer sur tout le côté tribord forestier du destroyer. Arrivés à découvert, je me tourne vers Tifa : " Tu sais quoi faire ?
- Tu voulais me montrer où était Lana, c'est cela ? propose-t-elle.
- Je pensais te laisser seule, ici. Si tu as bien une chose à faire, c'est te trouver une raison.
- Je te demande pardon ?
- Ta récupération de Lana doit être légitime, pour qu'elle soit véritable, explicite-je.
- Tu oses me parler de légitimité ! Mais... non, ça ne doit pas être ainsi ! C'est... évident, c'est... c'est...
- Ta souffrance était justifiée, c'est pourquoi je sais, que tout s'arrangera... " Je la laisse seul à méditer, partant en direction du dôme central.



Cette fois-ci, je ne fais pas de détour, et passe par les voies centrales. Je me fais reconnaître par certains, qui me tiennent tous un discours similaire. Alors, c'est toi ?!, Vous êtes notre sauveur !, Vous avez accompli tant de choses. Si seulement le grand monde savait. Mais mes réponses sont toujours les mêmes : on ne peut pas. Face à cette dernière question, je reste intransigeant, et laisse derrière moi les quelques individus qui espéraient faire passer le Lien à un rang supérieur. Vingts milliers d'individus concernés, c'est déjà suffisant.
Je progresse pour trouver ce jedi dans la coupole, et la foule me quitte seulement une fois que je monte les escaliers.

Au sommet du dôme transparent se trouve un jedi immobile, concentré, au centre de la pièce la plus haute du la structure. Je m'approche quand le jedi m'appelle : " Vous êtes Phobias, n'est-ce pas ?
- Je suppose qu'on vous a déjà beaucoup parlé de moi, donc on ne va pas s'attarder dessus. Qui êtes-vous ?
- Maître Jul'an, éminent protecteur des lieux sacrés. La Force m'a fait venir, et j'ai vite compris que le Lien n'est hélas, pas totalement hermétique, me raconte-t-il.
- Quoi ? Comment ça ?!
- Ne vous inquiétez pas. Les fuites sont faibles. J'ai créé des barrières, qui réduisent considérablement le problème. Tant que j'y veille, à savoir au moins huit heures par jour, l'oxygène de la végétation suffira à remplacer celui qui fuit.
- Puissiez-vous avoir raison. Je pense qu'il va falloir faire quelque chose, si on veut que le Lien... " Ce que je vois à travers les vitres coupe mon élan. Jul'an ouvre alors les yeux, et regarde dans la même direction que moi.

Dehors, non pas derrière la coupole, mais également au-delà de la bulle du Lien, dans l'espace, un monstre de métal vient d'apparaître devant nous. " C'est un destroyer interdictor ! me préviens le jedi.
- Mais comment as-t-il pu nous tomber dessus ?!!!
- Je n'en sais rien... mais... par la Force ! Je sens qu'il est venu, pour nous détruire... "




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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 21:46


Alors que le Lien dérivait dans l'espace, cela faisait bien dix minutes qu'en face de nous attendait le croiseur, à bâbord. Le temps de s'alerter et de prévenir sa présence, le vaisseau agit d'une manière bien surprenante.
Les parties supérieurs et inférieures du vaisseau, formant un bec, commencent à s'ouvrir, telle une mâchoire. C'est alors qu'il se passe quelque chose que je n'aurais jamais cru possible : de la foudre stellaire. Des éclairs insonores franchissent le vide entre les deux mandibules, dans une lumière pourpre. Ils s'intensifient, et leur nombre augmente à une vitesse inquiétante. Cette électricité se déploie sur la longueur de la gueule, leur fréquence croît, et on entendrait presque le son s'intensifier. Finalement, toute l'énergie accumulé se ressert vers l'arrière, puis s'élance d'un seul coup droit sur le Lien, dans un vacarme ahurissant. Telle une lame, la foudre stellaire vient de couper en deux le Lien, et la bulle avec.

"MEEEEEERDE !!!!" Me voilà à quelques mètres de la fissure, et le vaisseau commence à se disloquer, aspiré par le vide spatial. Maître Jul'an m'a rejoint, et s'est assis sec, en position de concentration. " Qu'est-ce que vous faites ?
- J'essaie de retenir le Lien en un seul morceau, mais je ne tiendrais pas longtemps ! Vous pouvez encore fuir ! m'ordonne-t-il.
- Ça... jamais ! " Je m'écarte, et me dirige vers la proue de notre Interdictor modifié, à une allure jamais atteinte.

Les personnes que je croise sont dans la panique totale, et je ne peux me contenter que de "Rejoignez la partie originel du vaisseau, fermez les sas et attendez !" quand ce n'est pas "Réfugiez-vous à l'intérieur de la structure mère !".

Je trouve Tifa dans la plaine, qui tente de comprendre ce qui se passe : " On n'était pas censés être au milieu de nulle part ?!!
- À la base, si. Le seul moyen qu'un vaisseau trouve le Lien, c'est qu'il sait où il est. Quelqu'un a donc prévenu ce vaisseau.
- Attends, ne me dis pas que tu me soupçonnes !
- Je ne l'ai pas dit, la rassure-je.
- Et à moins qu'il ou elle ne soit suicidaire, il ou elle n'est pas à bord, complète Luraë en arrivant. Comment va Jul'an ?
- Il tente d'isoler le Lien de l'espace, par la Force, leur explique-je. Mais il n'y arrivera pas, selon lui.
- Hélas, il est efficace sur le long terme, pas sur tout d'un coup. Allons le voir ! " nous ordonne Luraë en partant vers sa direction. Nous la suivons, mais, inquiet, je lui rappelle : " Il faut évacuer la bulle, au moins !
- Si t'y tiens. Mais vu le nombre de vaisseaux qui passent dans le coin, ils mourront quand même, me résume Luraë.
- Si je peux prouver que je n'y suis pour rien, je peux vous aider quant à la nature de l'attaque, annonce Tifa.
- Personne ne te prend pour une ennemie, Tifa, ajoute Luraë. Mais dis-nous ce que tu sais.
- Je suis presque persuadée qu'il s'agit d'une attaque de Force d'un sith. Et il doit pouvoir piloter un vaisseau comme pouvait le faire Dark Nihilus.
- Je vois le topo, acquiesce Luraë. Phobias ? Va chercher Caeli, elle t'emmènera à bord de cet interdictor, et occupe-toi de lui.
- Je n'avais pas attendu que tu me le dises, mais j'y cours. " Je bondis sur un bâtiment touché par la foudre, et m'élance vers les hangars du Lien.

Luraë et Tifa s'arrêtent au centre de la bulle, là où l'énergie a frappé, et aperçoient maître Jul'an. " C'est donc un des jedis d'ici, hein ?
- Mais il n'arrivera pas à tenir assez longtemps, précise Luraë, qui commence à tracer un cercle avec son pied, écartant les débris.
- Quoi ? Mais à quoi il sert alors ?! Fichus jedi, incapables jusqu'au bout ! crache Tifa.
- Va lui donner un coup de main." Tifa s'arrête deux secondes, avant de se retourner vers elle, toujours concentrée sur ses gestes. " Mais ça va pas ? On ne met jamais un jedi et un sith ensembles ! Tu tiens vraiment à le tuer ? " Mais la beauté intersidérale ne répond pas. Voyant qu'elle n'aura mot de sa part, la sith s'approche de Jul'an.
Assis en tailleur, il transpire à flots, et on sent qu'il épuise une énergie considérable. Alors qu'elle allait lui dire quelque chose, le maître jedi tombe en arrière dans un souffle. " Mince ! Hé, qu'est-ce qu'il se passe ?! s'inquiète Tifa en accourant à lui, avant de s'accroupir.
- Je ne... peux plus... " Tifa lève la tête, et contemple la destruction qui l'entoure. La faille dans les vitres de la bulle s'écarte, et le vide se fait dans le Lien. C'est la fin ! Dans quelques instants, nous serons aspirés dans le vide. On sent d'ores et déjà cette force qui va bientôt nous mener dans le néant...


Derrière elle jaillit une lumière incomparable. Une vague de Force naît du centre de la bulle, et rejoint les parois détruites du vaisseau. Une lueur blanche recouvre les interstices, et tous ressentent la puissance qui en émane. Cette flamme d'espoir bloque alors l'espace, et empêche le coeur de la bulle d'être aspiré vers l'infini. Voyant ce miracle, tous comprennent la puissance inextinguible mise en oeuvre en ce moment.
Tifa se retourne, et aperçoit l'origine de ceci : une jedi imaculée, dans un état de transe lumineuse, lévitant à un mètre de la surface, nous protège à présent. " Luraë ???!!!!! " La sith se relève, en prenant conscience de cette identité, et dégaine son sabre laser. " Voilà qui explique tout... tu n'es qu'une jedi, toi aussi !
- Et tu comptes faire quoi, une fois l'avoir tuée ? Prendre sa place pour que personne à bord ne meure ? " ajoute Jul'an au sol. D'un air dépité, la sith admet que sa vie est entre ses mains, et qu'hélas, elle est bien incapable de faire de même, pour l'instant. Rangeant son arme, Dark Tifa ajoute : " Et vous ? Si elle peut faire votre travail, à quoi vous servez ?
- Je vais m'empresser de préparer une continuation de transe, c'est-à-dire que je maintiendrais son pouvoir en place. Ceci dit, il semble si puissant que ça risque d'être plus dur que prévu, avoue le maître jedi.
- Vous pensez qu'elle tiendra combien de temps ?
- Aussi longtemps qu'il le faudra. Hélas, cela peut finir par un union irréversible avec la Force. Ainsi, le Lien sera protégé, mais nous perdrons Luraë... " Il commence alors à trifouiller dans les décombres du dôme central, dans l'espoir de trouver ses artefacts de Force qui lui permettront de soutenir la puissance nécessaire.


De mon côté, j'atteinds la paroi de la bulle menant à la structure du vaisseau. Derrière-moi crie Caeli : " Hé !!! Comment t'es arrivé ici, Phobias ?!
- Caeli, on prendra un autre moment pour les retrouvailles, tu veux ? Tu peux m'emmener dans l'autre croiseur ?
- Ça devrait être faisable, mais qu'est-ce que je fais des personnes du Lien ? Luraë étant en transe, ils me cherchent tous pour savoir quoi faire ! m'averti-t-elle.
- Dépose-moi juste, alors, et retournes-y illico. Je me débrouillais une fois là-bas. Au pire, je t'appelerai pour venir me chercher.
- Ça roule. " Nous courons à travers les corridors jusqu'à atteindre le hangar où repose L'hôtel aux milles étoiles.

Caeli se jette sur les commandes, et démarre immédiatement les moteurs. La passerelle à peine fermée, nous sortons dans l'espace, et Caeli exécute un looping pour arriver en face de l'autre Interdictor. Des élans d'électricité s'en échappent de manière chaotique, et semble perturber toute approche. Caeli me prévient que ça va chauffer, mais j'ai confiance, et observe calmement le trajet. " Je te dépose où ? se renseigne Caeli.
- Bonne question. Si tu étais la seule pilote, tu serais où ?
- Dans le cockpit, ça me paraît évident.
- Ça marche. " La pilote s'oriente donc en face de la passerelle. Elle tire les manettes et annonce : "Prends çaaaaa !!!!" Une floppée de torpilles sortent de leur tube pour venir s'exploser contre les vitres de la passerelle. Alors que le feu est encore présent, Caeli fonce droit dans le croiseur, traversant l'enfer qu'elle vient de créer, et profitant de la combustion pour s'enfoncer à l'intérieur même du bâtiment. Deux, non trois murs plus loin, l'Hôtel aux milles étoiles recouvert de débris, s'arrête. J'emprunte la passerelle, et descend dans le croiseur sorti de nulle part. La cloison n'ayant rien d'hermétique, je cours vers la première porte-sas que je vois, la traverse et la referme. Caeli rallume ses moteurs, et part d'un coup. L'apercevant à travers la vitre, elle me fait un signe de main, puis rentre au Lien.

Bon, où te caches-tu, fichu assassin ? Je m'installe et plonge dans une méditation pour le rechercher. Histoire de faire vite, je me focalise sur les fortes aura, éventuellement accompagnées d'un air menaçant. QUOI ?! J'en trouve une très vite, mais sur le Lien !

L'alerte m'a été donnée par Tifa : j'ai ressenti en même temps qu'elle cette fichue sensation. Tifa entends juste derrière elle une voix qu'elle n'a qu'à peine reconnue -mais moi, clairement plus - : " Enfin ! J'ai trouvé un moyen de détourner Kiràly de Luraë, et en prime, je vais venger la mort d'Ascélyos, en tuant deux sith ! " Tifa se relève et aperçoit lorsqu'elle se retourne, la maître jedi Kala, à côté celle qui maintient tout le monde en vie. Un sabre dirigé vers le cou de cette dernière, l'autre prêt à parer n'importe quel assaut, Kala tisse un sourire jouissif sur son visage, et ajoute :

" Il est trop tard pour faire vos prières, bandes d'inférieurs ! "


Se redressant, Tifa prend un air calme, s'avance, et ajoute : " Tu comptes tuer une jedi ?
- Et tous les sith qui se trouvent ici ! lui crie Kala.
- Mais sache que tu n'es pas la seule à vouloir tuer cette fille, tu sais ?
- Pardon ?
- Si toi aussi, tu as remarqué cette... incohérence, cette supériorité mal placée, chez les jedi, sache que nous, ne l'avons remarqués depuis des lustres, lui fait remarquer Tifa.
- Tu es... une sith ?
- Tout de suite, les grandes considérations ! Regarde un peu les faits, avant, et tu te rendras compte de cette vérité qu'on t'a cachée ! ajoute Tifa.
- Je ne vais quand même pas...
- Les sith sont bien plus tolérants que les jedi t'ont fait croire. Regarde-moi !
- Vous êtes donc une sith, je vous rappelle que je me dois de vous tuer !
- Oh, là là, j'ai peur ! Si tu épouses notre cause, je n'aurais aucune raison de te tuer, postule la sith. Mais dis-moi... si tu tiens tant à prouver ta puissance envers Kiràly... je suppose que tu serais prête à devenir plus puissante que jamais ?
- Évidemment ! répond-elle au quart de tour, avant de prendre un temps de réflexion. Attends... comment...
- Phobias Orrodia. Celui qui t'a dérouillé, tu vois ? Bah, c'est mon petit apprenti, et t'as vu son niveau ? Alors imagine-moi, son maître !
- Il... IL !
- Tu as quelque chose contre Phobias ? Et bien, c'est le moment d'embrasser le côté obscur, en le tuant, et prenant sa place." propose Tifa. La maître jedi Kala ne sait quoi répondre. Presque abbatue par ce qu'elle vient d'entendre, elle baisse ses lames, et les éteinds, la mine sérieuse.
Au bout de quelques secondes, et se redresse, fière, et regarde Tifa : " Vous en tuez, des jedi ?
- Nous tuons tous les abrutis qui peuplent la galaxie.
- Alors laisse-moi te prouver ma volonté ! Avant de buter Phobias... j'vais m'occuper de celle-là !! " Kala rallume ses sabres et dans une tornade humaine, attaque Luraë à sa gauche.

Pas le temps de finir. Des éclairs pourpres l'envoie trois mètres plus loin. " Oups ! Désolée ! Mais je voulais en profiter pour te rappeler le concept de trahison ! " ajoute Tifa, souriante. Kala se relève, la hargne dans son visage, et, les yeux injectés de haine, lui hurle : " Pétasse !!!
- Mais ce fut un plaisir ! " Et Tifa s'élance en direction de son adversaire, sabre en avant.

Kala n'a aucune difficulté à parer l'assaut -vu la distance à parcourir- mais elle réalise trop tard que le contact des sabres lasers permet à son adversaire de l'électrocuter directement. Lâchant ses armes, Kala voltige en arrière pour se mettre hors d'atteinte, et enchaîne avec une vague de Force. Tifa saute vers sa droite pour esquiver, et la nargue d'un signe de tête. La jedi fait léviter ses sabres jusqu'à ses mains, avant de courir vers son ennemie. Tifa recule tout en lui faisant face, avant d'esquisser un magnifique sourire de satisfaction. Kala s'arrête alors, et entend un son de Force, juste derrière. Une bulle protectrice de Force vient de se former autour de Luraë, apparement construite par Jul'an. " Et voilà, maintenant, tu ne peux plus nous menacer !
- CONNASSE !!!! " La sith se contente de tirer la langue, accompagnée d'un doigt d'honneur, en guise de réponse.

La jedi aux sabres roses s'élance brutalement vers Tifa, et s'écarte à temps, avant de lui renvoyer une bonne dose d'éclairs. La jedi s'affale au sol, se relève d'un bond, et scrute la zone dans l'espoir de trouver Tifa. Elle l'aperçoit en train de s'enfoncer dans les forêts tribords. " C'est ça, enfuie-toi ! Espèce de lâche ! " La sentinelle des Mains de Force la poursuit à son tour.

L'ayant perdue de vue, Kala s'arrête, contemple cette nouvelle zone de combat. Elle lève son bras, et fait glisser sa manche pour laisser apercevoir un large bracelet orné. Des runes tournent, et finalement indiquent une direction -qu'hélas, depuis ma méditation de combat, je suis incapable de lire !- que la jedi interprète aisément. Un sourire en coin, le regard tueur, et elle s'avance dans une direction au hasard, presque. Puis je la vois disparaître. Merde ! Elle sait comment se substituer à la vue ! Je trace mentalement la direction qu'elle a emprunter, et trouve, vingt mètres plus loin, mon maître. Elle cherche à son tour son adversaire... en vain, puisqu'elle demeure invisible ! Je reste alors sans pouvoir rien faire, à stresser, contemplant la future attaque de Kala.

Au bout de dix minutes, la jedi sort des ombres et brandis ses lames en direction de la sith, telle une faucheuse des ténèbres. N'ayant eu que le temps de dégainer, Tifa pare à peine le coup, et se retrouve face contre terre. Kala se plance juste au dessus, aligne ses lames au niveau du cou de son ennemie, et lui crache dessus, avant d'ajouter : " Voilà où le côté obscur t'amène, être inférieure. Et je vais te pourfendre ! " Je m'aperçoit d'une faiblesse monstrueuse dans sa défense, et le crie de toutes mes forces. Je réalise alors que mes paroles sont entendues. Mais oui ! La méditation de combat ! Tifa m'ayant apparemment entendu, elle change d'attitude, et envoie son pied dans l'entrejambe de son adversaire. Bon, certes, c'est aussi une femme, mais cela n'est pas indolore pour autant, et a l'avantage de surprendre. À l'abris des lames l'espace d'un instant, Tifa en profite pour se glisser hors de la portée de Kala. D'un éclair, elle retire à son antagoniste l'élan de contre-attaque, et en profite pour se remettre en position de combat, sabre en main. Je vois alors Kala se dissimuler à nouveau. Mince ! Et maintenant ? Tifa se déplace constament pour ne pas avoir d'angle mort, mais je sens bien que cela ne suffira pas. Fouillant à mon tour la zone, je remarque des traces de pas s'incrustant toutes seules sur le sol. Hé... J'essaye alors pour de bon. Tifa, à trois heure ! Elle se tourne, et esquive à temps l'assaut de Kala, qui sort du néant. Je conseille alors Tifa sur la posture à prendre, et où diriger son coup. Mon maître s'exécute et parvient à mettre en déroute sa cible. Ça marche ! Je continue mes conseils en temps réel, et permet ainsi à Tifa à se débrouiller sans peine contre une experte au corps à corps. Gauche, bas, haut, droite. Ses attaques sont de plus en plus puissantes, et Kala commence à sentir que la situation ne tourne plus à son avantage. Attention, la cuisse ! et Tifa esquive. Elle t'attaque la tête. Et s'ensuit une parade élégante. Là, utilise la Force. Et pour le coup, la sith se lâche !!! Une tempête de foudre se déverse sur la jedi, qui comprend enfin qu'elle ne peut gagner.
Cette dernière s'enfonce alors, dans une dernière parole : " Si je ne peux te tuer physiquement... je le ferais mentalement !
- Ah ouais ? Et tu peux me dire comment tu comptes faire ? se renseigne la sith.
- Je sais toujours là où il faut être... " Et dans ces derniers mots, elle s'extirpe hors de notre vision.

Tifa, je la cherche, dès que je l'ai trouvée, je te préviens. Ne pouvant me répondre, elle acquiesce dans l'espoir que je le vois. Je parcours alors les bois, de vue.
Je ne rappelais pas qu'ils étaient aussi grands. Et repérer un détail minuscule est une vraie plaie... Je parcours des distances, sans savoir si Kala est potentiellement en-dessous de mon regard, ou si je m'attarde trop de temps sur une zone vide.
Je passe d'un bosquet à un autre. Un bruit me fait aller ailleurs. Raté, ce sont des oiseaux. Plus haut, une branche craque. Toujours personne. Mince, c'est pas vrai !!! Impossible. Rien. Niet. Que dalle. Nada.
Voyons, essayons de se mettre dans la peau d'un jedi. Si j'étais Kiràly, et que... non. Kiràly n'est pas un tueur. Enfin, il peut tuer en masse sans problème, mais là... Noooon, il ne tenterai pas d'anéantir Tifa, c'est pas possible. Et puis, il l'aurait fait au contact. Il faut que je me mette à la place de Kala qui... hé ?! Mais... maintenant que j'y pense : Kala, tout comme Ascléyos, se comportent de façon légèrement... décalée, par rapport à l'habitude. Enfin, aux jedi, tels qu'on les a vus. Bon, Bébud, c'était un cas particulier, ça s'est fini en quatrième vitesse. Mouais... avec du recul, Lana est encore bien loin devant moi, peut-être. Elle a battu Bébud bien plus vite que je n'ai fait contre Ascléyos -et encore, j'ai été aidé- tandis que... Lana ? 'faut pas que j'oublie qu'elle est sur le Lien ! Où est-elle précisément, d'ailleurs ?
Je scrute la forêt en pointant sur la proue, et je trouve la sith perdue, assise, recroquevillée sur elle-même, sans savoir quoi faire ni penser. Lana ? ... "Va-t-en !" pleure-t-elle. Bonne nouvelle, elle m'entend. Mauvaises nouvelles : elle ne m'a pas reconnu, et ne va toujours pas mieux. Je ferme alors mes pensées, pour me concentrer, et, toujours les yeux fermés, je réouvre dans cette zone-ci. J'essaie de ressentir la moindre parcelle de... oui... les flammes des quelques rares combustion... les flux de vie... le métal qui résonne... la terre qui me parle... je vois. J'essaye alors de me refocaliser sur Lana, et je vois littéralement qu'en elle bout le doute, l'inquiétude, la peur... tout.
Et à côté d'elle se trouve une autre personne. Je retire ce second état pour voir de qui il s'agit. MERDE !!! C'est KALA ! Lana ! Écoute-moi ! Kala est juste à côté de toi ! "Phobias... non... traître !" Kala lève ses sabres sans un son, prête à frapper. Je te jure que tu dois me faire confiance, Lana !! Ta vie en dépend !! " Vous m'avez trahie depuis le début... raah ! Et pourquoi je pense à lui comme s'il était là ! " La jedi charge ses deux lames d'une énergie fatale. Mais je suis là, en train de te parler ! Lana ! " Arrête ! Lana, il faut que t'arrête de penser à lui, d'accord ?! " Lana, cesse de te convaincre de cela ! Derrière-toi, elle est là !!! " Noooon ! Je n'en peux plus ! Laisse ma tête tranquille ! " Lana, bouge ! Tire-toi d'ici ! Ne reste pas là !!! "Non... je ne veux pas... " Et dans un regard jouissif, Kala abat ses lames sans un son.


Une collision monumentale. Le son caractéristique du membre qui heurte avec une violence inouïe, sa pauvre cible, qui ne 'sy attendait pas. L'onde résonne dans le vide, durant plusieurs secondes, montrant l'intensité du choc, suivi de l'écrasement au sol. L'adepte de la Force vient d'en prendre un sacré coup, le plus puissant qu'elle n'aurait jamais cru, disposant d'une force puisée dans les émotions de son assaillant. Les yeux ouverts, il faut bien deux minutes à Kala pour ce rendre compte de ce qui vient de se passer :

Kiràly vient de l'abattre trois mètres plus loin.

Lana, qui n'a donc rien senti, ouvre les yeux, et découvre à sa droite le jedi aux sabres blancs, et à sa gauche, la jedi Kala qui vient de se prendre un coup de pied salvateur en pleine face. Mais la sith reste sans voix, sans comprendre. La jedi relève à peine la tête, et bafouille : "M... m... mais... mais !
- Cette personne ne doit pas mourir. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela reste vrai." lui répond Kiràly. La sauvée se retourne, les yeux éblouis d'étoiles, en direction du jedi. Ce dernier s'avance pour se mettre en travers du chemin de Kala, si elle désire toujours de mettre fin aux jours de Lana. " Relève-toi, et va-t-en d'ici.
- Mais... enfin ! Maître Kiràly ! C'est une sith !
- Ce que je vois ici, c'est une jeune femme magnifique, en proie aux doutes, qui ne peut se battre. Et tu oserais la tuer de sang froid ? reprend Kardfehér.
- Je... je préfère cela, plutôt que de la voir me tuer de sang froid quand viendrait mon tour, ou celui d'un autre !
- Ça s'appelle la vengeance prématurée, ma chère, commente l'immense jedi.
- Mais enfin ! On ne peut se permettre d'être loyal envers ceux qui nous tuerons dès que nous aurions le dos tourné ! proteste Kala.
- C'est en faisant découvrir la bonne voie aux autres que tu t'en feras de alliés, réplique Kiràly. Prends exemple sur Luraë, Kala.
- Que ?!!!!! " La battue, surprise, grince des dents, fronce des sourcils, et fixe le sol. La jedi crache alors ce fichu nom, avec une haine indiscible : " Luraë... Luraë... Lu Ra Ë" Finalement, elle semble enfin comprendre, et se redresse, face à l'autre jedi. " Il n'y en a que pour elle, hein ?
- Kala, la jalousie est un mauvais défaut, cite Kiràly.
- Avoue qu'elle te plaît plus que moi !
- Objectivement, je me vois mal supporter une femme qui me gueulerait dessus comme ceci, se défent-il.
- Foutage de gueule !!! Tu n'as jamais voulu reconnaître ma supériorité, grâce à mon artefact, par rapport à cette... pute.
- Kala, j'espère que je n'aurais pas à me répéter.
- Et bien vas-y, répète-toi ! " La jedi dégaine alors ses sabres rosés, et se place en position de combat. " S'il seule la mort peut t'ouvrir les yeux, je le ferai ! Maintenant, j'ai compris pourquoi le conseil subsidiaire m'a nommé dans cette basse organisation que sont les Mains de Force !
- Pour y mourir. " L'information passe telle une lueur entre les deux individus. C'était dit. Ils étaient clairs là-dessus. " Ouais. Venant de toi, ouais. On a tous toujours voulu te tuer, Kiràly. Et je vais m'octroyer... ce privilège !!!! " Mais le grand jedi réagi au quart de tour : il sort un seul sabre de sa ceinture, et le lève vers le ciel. Kala, qui s'apprêtait à lui foncer dessus, s'arrête et couvre ses yeux, pour esquiver le fameux flash intense.

Sauf qu'un éclair mauve survient amocher la jedi, qui ne s'y attendait pas non plus. Touchant quelques composants électronique sur la structure interne du Lien, une petite explosion en suit, suivie de fumée, permettant la fuite des deux autres individus. Le dernier fuyard prend Lana dans ses bras, et la transporte ailleurs. Cette dernière, déjà en partie perdue, ne sait pas du tout comment réagir. Son porteur la pose juste un peu plus loin, à l'audition d'un bond. Le temps que Kala sorte de la fumée depuis les airs, et ne tombe sur eux, le sauveur allume son sabre, pour parer l'assaut. Mission réussie : la charge de la jedi est stoppée par une lueur rouge. Le sort d'illusion se dissipe, laissant voir à présent Tifa, qui d'une main, produit un nouveau barrage de tonnerre, renvoyant Kala de là d'où elle vient.

Lana relève la tête pour fixer son maître. Hélas, cette vision lui rappelle également des tonnes de souvenirs. Mais l'apprentie n'a pas le temps de dire un mot :

"Je sais que Luraë aurait préféré te laisser réfléchir seule... mais je préfère que tu me haïsses en étant encore en vie !"



Dark Tifa ne s'attarde pas sur son apprentie, se relève et se positionne face à Kala. Cette dernière croise les sabres et ajoute : " Je me disais bien que Kiràly était plus puissant que ça !
- Arrête, t'y a cru sur toute la ligne. C'est trop facile de dire ça a posteriori ! " lui fait remarquer la sith. La jedi ne répond pas à cette vérité : elle charge, sabres en avant, vers Tifa. Je guide cette dernière, pour envoyer un bon coup de jus durant ce court laps de vulnérabilité. Prise au piège encore une fois, la jedi s'affaisse par terre après le choc. Tifa s'avance légèrement : " J'ai résisté à Kiràly, et prouver que je peux le mettre en déroute, ment Tifa. Et tu oses imaginer pouvoir me battre ?
- Je sais toujours là où il faut être. Ainsi, j'ai toujours la victoire dans mes mains !
- Mais oui, bien sûr... c'était déjà une mauvaise idée de venir sur le Lien... et pas que pour toi d'ailleurs...
- Tu peux clamer ce que tu veux, sith ! C'est dans TON vaisseau que je suis arrivée ici ! Et grâce à ce bracelet. Alors ne néglige pas une telle puissance !
- Quoi ? Comment...
- Par les pièces vides, en esquivant à chaque fois de te rencontrer, toi ou l'autre con.
- C'est toi qui a modifié les holocrons ?!!! lui crie Tifa.
- Hein ? Quels holocrons ? " La sith reste suspicieuse. Mais apparemment, elle n'y est pour rien. Et honnêtement, elle n'était pas sur Taris, alors... Finalement, la sith reprend sur un autre sujet : " Et à présent, ton bracelet ne te dit pas d'aller en enfer ? " Kala reste silencieuse, emmerdée par cette remarque. Elle regarde vite fait son bracelet, et semble en mauvaise posture. " Oho ? Un objet serait plus intelligent que toi, à présent ? Tu frises le ridicule, chère jedi !
- Je te tuerais, par n'importe quel moyen !! " Et là, la jedi accompli quelque chose d'illigique à première vue : elle marche vers Tifa, sabres allumés. Mais oui ! Si elle bondit vers Tifa, elle se prendra des éclairs, et elle vient enfin de le comprendre ! Ma maître comprenant la chose également, elle décide de jouer un tour elle aussi : elle modifie son apparence pour prendre les traits... de Kala ! La véritable s'arrête d'un coup, et demande : " Tu espères vraiment confondre l'originale ?
- Ouais. " Un seul sabre à la main, elle court en direction de la vraie Kala. Cette dernière pare l'assaut, et enchaîne par un coup de pied retourné. La métamorhposée se baisse, laissant son assaillante lui passer dessus, dos à dos, pour tenter un croc-en-jambe. La jedi chute, mais se rattrape, bras dirigés vers l'herbe. Faisant un mouvement de pompe, elle se relève d'un bond et, bascule en arrière pour attraper dans son propre dos Dark Tifa. Cette dernière, sous forme de Kala, tente de se repositionner pour cette lutte, mais hélas, la jedi semble plus douée sur ce plan. Sa souplesse lui permet de placer ces membres à des endroits où, d'un regard extérieur, on n'aurait cru qu'ils puissent s'y trouver. La maître aux sabres roses les lâche alors pour frapper de ses mains et ses pieds, libérant le sabre rouge de Tifa de l'emprise des mains de la sith. Les trois manches roulent dans l'herbe importée, et les deux combattantes enchaînent à présent des coups bas, prises et esquives, au corps à corps, littéralement. Mais personne n'est dupe sur ce point : la guerrière est bien plus douée que l'inquisitrice. Tifa se prend alors plusieurs coups sans pouvoir y répondre correctement. Le dernier les fait chuter toute les deux, les emmêlant l'une dans l'autre. Par miracle, elles tiennent debut, et Kala s'aperçoit d'une magnifique posture, pour elle. Elle basse sa garde le temps d'envoyer sa jambe en pleine tête de son adversaire. Pour ce premier choc, la jedi perd alors tout contrôle sur la situation. En effet, son membre vient de la frapper. Ou plutôt, celui de Tifa, elle-même sous l'apparence de la jedi. Profitant de ce court instant de confusion, la sith se libère de l'étreinte de la combattante.

" Ça fait bizarre, hein ? commmente-t-elle en reprenant son apparence normale. Qui croyait ne jamais se faire duper par un truc pareil ?
- Je vais te découper !! " Kala tend alors ses bras en direction de ses sabres, pour tirer profit de cet avantage tant que son adversaire n'en a point. Mais ni son sabre de droite, ni celui de gauche, n'arrivent à destination. En fait, aucun ne part, même. Les deux femmes se regardent, avant de se tourner vers la position de leurs sabres. Lana s'y trouve à présent, confiance, debout, les trois sabres dans ses bras. " Donne-moi ça, tu veux ! " lui ordonne la jedi, accompagnée d'une vague de Force. Cependant, avant qu'elle n'atteigne sa cible, elle est interceptée par une seconde manipulation de la Force, de la part de Tifa. " Tu ne lui feras rien.
- Léana, ne remarques-tu point que tu aides celle qui t'a asservie !!! " tente alors la jedi. Destabilisée, Lana lâche les trois sabres, qui n'ont pas même le temps d'heurter le sol : les deux combattantes les récupèrent par la Force immédiatement.

Curieusement, la jedi ne lance pas d'assaut immédiatement. Elle prend une posture que je n'ai jamais vu auparavent : le corps presque de profil, un sabre vers son adversaire, et l'autre, dans la direction opposée, en formant un arc de cercle si on trace une ligne en suivant les sabres et les bras. Tifa hausse un sourcil, puis les épaules. En balance son célèbre barrage de Force. La foudre ploie vers la cible, qui reste sans flancher, à la vue de cette énergie. L'éclair touche alors le sabre, et semble aspiré par ce dernier. L'électricité parcours visuellement la lame, puis le manche, et enfin atteind le bras. Au même moment, la jedi, affirme son geste ondulatoire, pour accompagner le flux : la foudre passe d'une épaule à l'autre, puis son autre bras, et enfin son arme. Dans ce dernier geste, elle l'abat en direction de Tifa, lui renvoyant ainsi son attaque signée.
Les traits mauves retournent à son lanceur, prêts à l'anéantir.
Magnifique tactique que voilà, utilisée au moment parfaitement opportun, garantissant ainsi la réussite de la manoeuvre, bien qu'expérimentale. Mais Tifa écarte alors ses doigts, pour récupérer sa propre puissance, et réduire à néant les efforts de Kala.

" Euh... t'espérais quoi ? Je suis une grande sith, maîtresse du côté obscur. Alors c'est pas un petit truc comme ça qui va m'arrêter. " Le dégoût se lit sans peine sur le visage de Kala, qui maintenant reste ici sans savoir quoi faire. Cela dit, après un moment de réflexion, ce n'est plus ce sentiment, mais la haine, à présent que l'on peut lire dans ses yeux. " Je vais tuer tous ces mécréants du Lien... à commencer par toi !
- Je t'avoue qu'une organisation pareille est ce que je pourrais appeler moi-même une passerelle à la trahison. Mais je ne le ferai pas : j'ai une amie à y retrouver, concède Tifa.
- Tu ne retrouveras personne ! " La jedi rebrousse alors sa manche, et arrache son bracelet orné. Elle le jette au sol pour ensuite l'empaler avec ses deux lames roses. Une onde noire en sort, et projette au sol les deux sith, alors que Kala reste inerte. Du cristal qui compose son coeur, un mince filet obscur flotte s'échappe, et monte vers sa libératrice. D'une inspiration, cette substance entre en communion avec Kala, et une modification subite s'en suit. Son regard change, et une flamme de fureur l'illumine. De même, des traits runiques se tissent sous sa peau. La Kala que nous avons connue semble s'être effacée face à cette nouvelle identité. "MEURS !" D'un bond d'une vitesse surhumaine, elle heurte Tifa, sabres contre sabre, et l'expédie au sol, sa tête prenant un sale coup contre un rocher. Alors que l'assaillante se prépare pour achever sa cible au sol, un éclair de Force envoie valdinguer les sabres de chacune dans les airs. Mais la folle n'en tient rigueur, elle s'attaque alors à son ennemie à coup de griffes, lacérant le visage de l'inquisitrice. Cette dernière comment à perler du sang, mais projette une nouvelle série d'énergie. Manquant sa cible qui vient de bondir ailleurs, elle a au moins réussi à sortir de cette mauvaise posture. Tifa se relève et aperçoit au sol les traînées d'herbes noires. Les mouvements de Kala donne la mort aux végétaux. Un bref instant lui suffit pour la retrouver, pendue à une branche, alors que les feuilles se décomposent à sa présence. Un trait d'énergie mauve la fait décamper d'ici, à une vitesse inatteignable et elle s'arrête contre un rocher, qui explose au contact de cette force.
" C'est quoi cette connerie ? s'interroge Tifa à voix haute.
- C'est la puissance que seule la lumière peut me donner, sith ! explique Kala.
- Quoi ?! Impossible ! Vous qui prônez toujours...
- Trêve de bavardages ! " Kala charge d'un envol l'inquisitrice, et l'écrase au sol. N'ayant plus d'arme, elle s'en prend à elle à coup d'ongles -voire griffes à présent- pour lui arracher la peau. Ayant une personne assise sur elle, et malheureusement les mains coincées en-dessous, tente de se débattre de cette folle, dont le visage se rempli du sang de la sith. La cruelle se lève les lèvres d'une envie de meurtre, d'assouvir ses pulsions, en riant et écorchant sa victime : " Regarde-moi ! À présent, qui fait la maline ?! Regarde cette supériorité que tu ne pourras jamais atteindre ! Pleure ton désespoir de ne pouvoir voir la lumière, être inférieur ! Je suis la véritable victoire de cette guerre ! Tu entends ? Moi seule ! "


Alors qu'elle allait planter ses dix doigs dans la poitrine de la sith, une lame rouge la transperce au niveau de la colonne vertébrale, et ressort entre ses attributs. Arrêtée dans son mouvement, Kala perd toute sa fougue, et s'écroule sur sa gauche, la lame terminant de la couper. Derrière elle se tient Lana, qui, dans un élan de reconnaissance, un début de larmes perlantes, avoue :
" Je ne veux pas ressembler à ça... "





Dernière édition par Kiràly le Dim 4 Mar - 21:46, édité 1 fois

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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 21:51

Maintenant que la menace vient d'être découpée par le sabre de Lana, je décide de laisser les filles dans leurs réconciliations émotives. Bref, je dirige ma méditation dans le destroyer interceptor venu de nulle part.

À peine ai-je commencé que j'entends des pas non loin de moi. Je sors de mon état pour écouter par mes propres moyens. En effet, il n'est pas loin. Je me lève et m'approche silencieusement de la porte à ma droite. Oui, vers là-bas. Je l'ouvre et arrive face à l'ascenceur du vaisseau. Mais il a été détruit, et seul un cylindre vide, descendant, s'offre à moi. Bon... et bien, je suppose que je n'ai guère le choix. Je taille une paroi à l'aide d'un des mes outils de découpe universelle, pour en laisser sortir une bonne quantité de câbles. J'en sors un qui pourra sans doute se défaire. Je le laisse défiler pour avoir une bonne distance de marge, et me prépare à descendre en rappel. Je n'aime pas du tout, le rappel. Donc je m'élance d'un coup histoire que ça passe vite. Mauvaise idée. La vitesse que je prends ne me rassure pas du tout !!! J'allume mon sabre rouge pour le planter dans la paroi et freiner ma descente vertigineuse. Aha... inutile, mec... le sabre traverse l'acier comme s'il n'existait pas. Je cherche alors du regard un endroit où sauter. La porte de l'étage d'en bas est derrière moi, mais arrive bientôt. J'attends un peu... La vitesse s'accroît... Preeeesque... Maintenant !!! Je bondis en arrière, effectuant un salto, pour me rattraper dans cet étage inférieur.

Ou plutôt, sur quelqu'un de l'étage inférieur. La puissance de la chute nous renverse tous les deux, et me fait rouler quelques mètres plus loin. " Aïeeeeeuuuuuh !! " se plaint une voix féminine. Hein ? Je me relève d'un bond, et vois alors Ariana. Celle-ci se tourne vers moi, et ajoute : " Aha... finalement, ça tombe bien, je te cherchais...
- Moi aussi. " Je dégaine mes lames, et bondis sur celle qui a ammené cette terreur sur le Lien. Elle allume son sabre juste à temps pour parer l'assaut, mais elle remarque : " Comment ça, toi aussi ?! Tu ne savais même pas que j'étais là !
- Rectification : que c'était toi ! Je me doutais bien que quelqu'un pilotait ce vaisseau, quand même ! Sinon, je ne serais pas venu ! " Je la pousse en dépliant mes bras, et me repositionne. Elle s'est laissée faire et reste inerte à présent. " Mais je suis ici pour tuer celui qui manipulait ce vaisseau !
- Toi aussi ?! Hum... en même temps, vu le tir qu'il a fait, cela serait étrange, de la part d'un jedi, avoue-je.
- Or... le sith ici, c'est toi ! conclu-t-elle en pointant son arme vers moi.
- Quoi ?! Mais je ne sais pas piloter un vaisseau par la Force ! Ni faire des éclairs, d'ailleurs !
- C'est cela, oui... " Ne me croyant pas, elle projette une onde de Force qui m'expédie loin d'elle. Je me relève, et bondis de toute mes forces pour arriver au corps à corps. Trop lent. Rebelote, et me voilà au bord du tunnel de l'ascenseur. Raaah, c'est pas vrai ! " Dis-moi n'importe quoi, mais je te prouverais que ce n'est pas moi !
- Tu feras en sorte d'être incapable de faire ce que tu as fait. Laisse tomber, affirme Ariana.
- Et si ce n'était vraiment pas moi, comment voudrais-tu que je te le prouve ?
- C'est bon, tu as utilisé du subjonctif... car c'est toi ! " Elle attrape par la Force un tube métallique qui jonche le sol, avant de me l'envoyer. Je le découpe en quatre à son arrivée, et j'en profite pour avancer du maximum que je puisse. Elle récupère d'autres pièces métalliques du vaisseau en ruine, et me les projette une à une, pendant que je fais mon possible pour avancer en les esquivant, quand je ne les tranche pas. Mais même ainsi, ma progression est lente, à couper en quatre, mes sabres restent un peu long... Encore un générateur. Je place mes lames en ciseau vertical, et le divise en deux à son approche. Le frottement des lames crée quelques flammes, qui embrasent le contenu, dans une explosion. Sur le ventre, emporté par le souffle, je me glisse jusqu'au bord du sol, les pieds et le bas du corps dans le vide. Mais je l'ai senti, à présent. Cela devient évident, pour moi... Ariana, qui était déjà plus loin, s'est à peine courbée. Elle s'avance à présent, en position de force. " Alors, ça fait quoi d'être dans la merde, à présent ?
- Tu ne m'auras pas ainsi ! " Usant de la Force, je bondis en avant, mes armes en ciseaux fermé à l'horizontal. Mais je ne lui laisse pas le temps de me pousser à nouveau : j'ouvre mes lames pour créer une onde enflammée, et cette fois-ci, je la contrôle, pour qu'elle atteigne ma cible, qui, prise au dépourvue, ne peu s'en défendre. Fort heureusement pour elle -et ses adorateurs- sa peau n'est pas brûlée : mes flammes sont encore faibles. J'atterri droit sur le métal, tandis qu'elle se relève de cette botte secrète. Je me prépare à en faire une nouvelle, mais pose une question avant d'attaquer : " Je sais que tu es la soeur de Lana, ou Léana, plutôt.
- Et moi j'en ai rien à cirer, de qui t'es ! " Elle reproduit une intense vague de Force. À mon tour, j'exécute mon feu de Force, et les deux masses d'énergie se rapprochent... et s'ignorent ! Constatant cela au dernier instant, je me déplace in extremis pour esquiver, et Ariana semble avoir tout autant de mal à le faire. Les vagues passées, j'enchaîne plusieurs de ces ondes brûlantes, en traquant Ariana. Elle court, saute, roule, change de direction, alors que des lames de feu tentent de l'attraper. J'avance à mon tour dans la salle d'à côté.

Planquée derrière une table d'infirmerie, je fais tout sauter par le feu, la mettant ainsi au sol. " Écoute, je ne souhaite pas te tuer...
- Et tu crois que je vais te croire ? Crétin !! me coupe-t-elle.
- C'est Caeli qui m'a mené ici, d'accord ?! Caeli, Amentia, tu connais ? lui demande-je.
- Elle fait à peu près n'importe quoi pour de l'argent. Et tu maîtrises la Force, ce pu être un jeu d'enfant de faire ployer sa volonté !
- Quoi ? C'est de la diffamation ! Caeli est bien plus intelligente que ça ! Elle ne se laisse pas duper par le premier jedi ou sith qui passe !
- Ben, voyons ! " Elle se repositionne, et commence à concentrer une forte énergie dans ses mains. " Juste avant de crever, j'aurais une petite curiosité : quel es ton nom ? Histoire de l'écrire sur ta tombe, à côté de "a su piloter un croiseur désué rien que par la Force."
- Je n'ai jamais piloter ce vaisseau ! Par contre, je m'appelle Phobias, Ariana. " Cette dernière nouvelle l'arrête net. " Phobias ?
- Oui.
- Orrodia ?
- Y'en a pas trente-six. " Il lui faut ensuite un temps avant de s'en remettre. Elle éteint son sabre et reprend : " Merde, alors...
- Tu vois, quand je te disais que je n'y étais pour rien dans cette histoire, lui fais-je remarquer.
- Mais t'aurais pû m'le dire tout'd'suite, idiot ! " me dit-elle en relâchant son attaque de Force sur moi. " Voilà, ça t'apprendra ! " Je me relève de cette chute, qui s'est accompagnée de quelques débris. " Hé ben... t'aimes pas avoir tord...
- Continue comme ça, et je te ferai regretter d'être un sith ! me crie-t-elle en rangeant son arme.
- Tu n'en penses pas un mot, ai-je remarqué. Comment es-tu arrivée ici ? reprends-je en mettant mes sabres à ma ceinture.
- On est arrivés par le défenseur. Mais impossible de trouver le pilote de l'Interdictor.
- "On" ? ajoute-je.
- Oui, maître Kiràly est ici aussi. On s'est séparé pour les recherches. " Ah. Kiràly Kardféher est sur le vaisseau. Bon... euh... " Mais vous êtes là depuis combien de temps ?
- On a pénétré le hangar juste avant qu'il ne parte en hyperespace. Et toi ?
- Depuis qu'il a attaqué le Lien. C'est-à-dire quelques minutes. Je suis venu pour arrêter celui qui menace tout ça.
- Logique... je dois continuer les recherches, toi... pars où tu veux.
- Cela ne sera pas nécessaire. " Une voix fort reconnaissable débarque d'une pièce adjacente. L'immense jedi rentre, et nous voit tous les deux ici. À ma vue, il incline la tête : " Phobias Orrodia.
- Euh... dois-je comprendre que la fuite est mon seul espoir ?
- Non. Il faut rentrer.
- Vous avez tué le sith responsable de tout ça ?
- Non, Ariana. Il s'est enfui, nous informe Kiràly.
- Vous l'avez reconnu, maître ?
- Il me semblait qu'il n'appréciait pas ce titre, non ? commente-je.
- Comment tu sais ça, toi ?! se retourne Ariana.
- C'était lui. " Ces paroles de Kardféher semble emplie d'importance. Mais personnellement, cela ne m'aide absolument pas. Ariana remarque mon embêtement, et me chuchotte : " Un gars vachement puissant, et c'est pas la première fois que Kiràly le voit.
- D'accord... En fait, vous m'annoncez que je suis venu sur le vaisseau pour rien ?
- Non, il va falloir se défendre, à présent, infirme Kiràly.
- Il veut nous tuer ?! s'étonne Ariana.
- Non. Rien à voir. Une image vaudra mieux que n'importe quelle parole. Suivez-moi. " Le jedi s'en va alors. Ariana me fait signe de la suivre, et elle s'empresse de rejoindre Kiràly. Je m'avance à sa hauteur, et nous avançons dans les couloirs de l'Interdictor.


Désirant meubler le silence, Ariana me dit : " Merci encore, pour le Lien. Pour Lana, du coup.
- Je ne pouvais laisser les choses ainsi, Ariana... Mais comment êtes-vous arrivés au Lien, d'ailleurs ?
- Ah, ça. C'est le système de balise, Luraë m'a donné son pendentif où étaient reliées les coordonnées. Mais sans son aide, jamais nous n'aurions pu le trouver.
- Eux non plus. " Les paroles de Kiràly nous figent. Face à la vitre, nous contemplons ce que nous avons ignoré jusque-là : l'espace.
Voici à présent qu'il se rempli de la flotte chaotique qui flottait autour de Dantooïne. Les chasseurs quittent l'espace subliminique, et s'enfonce très près des deux Interdictors. Nous réalisons alors le double cauchemar. Non seulement le Lien va être découvert par cette flotte. Mais en plus, les coordonnées qu'ils ont reçu pour venir sont légèrement décalées : nous observons à présent des dizaines et des dizaines de vaisseaux s'enfoncer les uns dans les autres, à la sortie de l'hyperespace, et le Lien comme cet Interdictor, ne sont pas épargnés par ces multiples empalements.


Il faut faire quelque chose, et vite ! Mais Kiràly me prend de vitesse : " Il faut faire évacuer le Lien.
- Évacuer ? Non ! Cela reviendrait à l'abandonner...
- Pas dans ce sens-là, me corrige-t-il.
- Comment ça, alors ? l'interroge Ariana.
- Il faut le faire évacuer d'ici.
- Ah. Euh, mais à quoi ça sert, à présent : ils pourront toujours revenir... déprime Ariana.
- Non : il dispose d'un brouilleur des radars militaires classiques et avancés. Seuls des prototypes utilisant un système ancestral de repérage pourront le voir. Et comme je viens de l'expliquer, c'est quasiment obsolète, la rassure-je.
- On n'a pas... " Mais Kiràly s'arrête alors. Nous sentons à pein plus tard que nous sommes en effet menacés. D'un bond, nous nous écartons, et un chasseur républicain quitte l'hyperespace pour venir s'encastrer dans le mur. Heureusement pour nous, le laps de temps ici fut très court : Ariana ferme aussitôt une porte-barrière pour nous isoler du crash. " Merci, Ariana.
- J'y pense ! Je dois faire quelque chose pour le Lien ! réalise-je soudain.
- Bah, mise à part y aller...
- Non Ariana : je connais la technique de la méditation de combat. Je peux tenter de limiter les dégâts en cours, alors ! l'informe-je.
- Fais-le immédiatement, je dois faire autre chose, nous averti Kardfehér.
- Quoi donc ? lui demande la jedi.
- Il est encore dans ce vaisseau, explique alors Sabres Blancs. File jusqu'au défenseur : il ne faudrait pas qu'il nous le vole. Je vais tenter de l'intercepter.
- D'accord... " Kiràly les Sabres Blancs s'envole hors de notre champ de vision à une vitesse incroyable. Ariana se tourne vers moi, en train de m'asseoir : " Hééé ! Mais qu'est-ce que tu fais ?!
- Je vais guider ceux qui ont besoin d'aide. " J'entre alors dans ma stase de méditation. Ariana tente de communiquer avec mon corps. Laisse tomber, j'entends rien. " Quoi ?! " Mon corps ne perçoit plus, tout dépend de là où je localise ma vision. File, maintenant. " Hum... d'accord. " Je la vois courir en direction des hangars de proue, c'est-à-dire presque à l'opposé d'ici.

Je me concentre à présent sur ce qui suit : les vaisseaux sortant de l'espace subliminique. Un véritable chaos à essayer de ressentir qui va arriver où et à quel instant précis. En fait, je n'y arrive absolument pas. Soit, je communique avec du vide. Soit, avec des gens déjà enfoncés dans le décor.
Je me résous à viser ailleurs : le Lien. Des chasseurs personnels ont apparemment déjà percés la coque de la bulle. Je cherche alors à suivre quelqu'un en particulier. Et je trouve Caeli. À l'intérieur de la structure de base, elle rassemble et rassure la foule. Tu m'entends ? " Hum ? Oulà... " Caeli, c'est Phobias ! Je te parle par la pensée. " Quoi ?! " Parle à voix haute, je t'entends, et je peux te répondre ainsi. " Avoue que ça fait bizarre. Laisse-moi le temps de m'écarter. " Ça marche. Comment vont les deux sith ? Caeli attends d'être seule pour me répondre : " Deux sith ? " Oui, Lana, que tu as amenée ici, et son maître, que j'ai ammenée ici. " Ah bah... aucune idée. S'ils n'en veulent pas trop aux jedi d'ici, elles sont probablement avec Luraë et Jul'han. " Très bien. Des vaisseaux débarquent, je suppose que tu es au courant ? " Carrément. Je pensais utiliser les tourelles du destroyer pour abattre certains vaisseau. " Euh... je ne suis pas sûre qu'elles sont toutes en l'état... " Pas grave, plus il y en aura, mieux ça sera ! " Ok, je te laisse. Bonne chance. " Que la Force soit avec toi ! " Hum... Merci... Je me dirige vers le centre de la bulle, vers les adeptes de la Force.

Je vois alors Luraë qui s'est évanouie, étale sur une couverture. Lana à ses côtés, et Jul'an assis à la place de Luraë. Lana ? Lana, tu m'entends ? " Hein, Phobias ? " Oui, j'ai appris à communiquer comme ceci, via la méditation de combat. " Tu es toujours dans l'autre vaisseau interdictor ? " Oui. Comment va Luraë ? " Et bien... je ne suis pas médecin... Tifa non plus d'ailleurs, mais elle s'est soudainement arrêtée, et est tombée. Je ne sais pas quoi faire, maintenant. Mais elle respire encore. " Prend bien soin d'elle, quitte à y perdre quelque chose. Elle pourra toujours te le rendre, si elle est en vie. " Hein ? Je ne suis pas sûre... " Et Jul'an ? " Le jedi ? Il s'est mis dans cet état, et parle peu, de manière brève. Mais je pense qu'il fait quelque chose, car je vois bien les trous béants dans les vitres. " Il faut qu'il tienne, le temps qu'on s'en aille. Caeli tente de mettre la foule aux armes, histoire d'avoir un moment de répit. Il faudra ensuite faire partir le Lien. Je viendrais pour les réparations. " Tifa est partie te chercher à l'instant. Je crois qu'elle va prendre une des navettes de secours du vaisseau, pour te rejoindre. " Ah ? Bon, ben, si elle veut... " Phobias. " Oui ? " Je m'inquiète pour la foudre, là-haut. C'est pas celle de Tifa... et elle bloque entièrement le Lien. " Quelle... ? Oui ! Merde. En effet. Celui qui les produit est extrêmement intelligent : tu ne me l'aurais pas dit, jamais je ne les aurais aperçus. " Mais ils sont énormes ! Comment tu peux les rater ?! " Je ne vois pas à proprement parler, je ressens les chose. Il a masqué tout ceci. Voilà pourquoi j'avais l'impression qu'il n'avait fait qu'une seule attaque : c'était faux, il maintenait le Lien à cette position et... OH ! " Qu'est-ce qu'il y a ? " À tous les coups, c'est lui qui a appelé les flottes pour détruire le Lien ! Lana, tu tiens le coup, même si un croiseur s'enfonce dans le lien. Kiràly et moi, on va s'occuper du problème. " Kiràly ?! " Cette fois-ci, je ne prends pas le temps de lui répondre : je mets fin à ma méditation de combat, me lève et cours dans les pas de Kiràly Kardféher.
Une fois ce lui anéanti, on fera partir le Lien, et ça ira. Mais d'ici-là, on peut se faire embrocher à tout moment !

L'ennui, c'est que j'ai aucune idée de l'endroit où il se trouve... J'avance alors au hasard des des corridors, sans jamais tomber sur une forme de vie.
J'arrive dans une vaste salle, la réserve de soldats apparemment, vu les prisons qui sont à côté. Soudain, la Force m'interpelle, et je me lance face contre terre. Un chasseur entier débarquant dans l'espace réel se plante au beau milieu de la salle, et m'aurait fauché intégralement si je ne m'étais pas plaqué au sol. L'avant du vaisseau s'écrase contre le mur d'en face, et une série d'explosion survient. Je me relève, bondis, et quitte la pièce aussi vite que possible. Je m'écarte, hors de portée de la déflagration, et grâce à ma pseudo-maîtrise des flammes, j'écarte celles qui auraient voulu m'atteindre. Le brasier prenant fin, je jette un oeil sur les restes de la salle. Tout est carbonisé. Bon bah... on va voir ailleurs, alors. Je m'empresse de changer de direction, et retour sur mes pas -car j'étais arrivé à un cul de sac-.
Au cours de mes recherches, j'entends d'autres éléments spatiaux pénétrer violement dans l'interdictor. Aïe aïe aïe... j'ai aucune envie de rester dans le coin, moi... Alors que j'arrive dans le tube de l'ascenseur, j'entends d'autre pas résonnant. Ça vient d'en bas. " Héééééééhoooooo ! " C'est la voix de Tifa. " Tifa ! C'est moi, Phobias !
- T'es où ?! me répond-elle en s'approchant apparemment du cylindre creux. Ah, t'es là, en haut ?
- Tu peux m'expliquer ce que tu fous ici ?!
- Caeli étant en train de canarder un maximum de vaisseau depuis les tourelles du Lien, je me suis dit que tu pouvais difficilement l'attendre. Non ?
- Lana m'a dit que tu étais venue par une navette, elle est où ?
- Au même étage que moi ! Descend !
- Je dois trouver le sith qui a provoqué tout ça ! conteste-je. Il paraît que l'on voit des éclairs autour du Lien, depuis la bulle.
- Carrément ! Tu ne les as pas vus ? m'interroge Tifa.
- C'est bien ce qui m'a surpris ! Lana a dû me prévenir, sinon, je ne les aurais pas ressenties !
- T'es vraiment un myope ! J'ai pris des explosifs pour faire sauter le destroyeur, m'averti-t-elle.
- Quoi ???!!! Mais ça ne va pas !!!
- Tu veux faire quoi ? Traquer un planqué, sans doute capable de se mettre invisible, alors que Lana risque d'y rester sur l'autre vaisseau ?!
- Euh... c'est moi où tu te mets à vouloir sauver le Lien ? m'inquiète-je.
- Caeli m'a forcé à les prendres... alors tant qu'à faire.
- Ça devient logique ! Bon, je saute ! " Voyons... trente mètres environ. Je pense que ça va le faire. Je prends un grand élan dans le couloir, sprinte comme un taré, et l'élance dans le tube, vers la paroi d'en face. Le temps de l'atteindre, je perds facilement une dizaine de mètres de hauteur. Je me retourne, pieds vers le mur, et arrive sur ce dernier. Ne pouvant m'accrocher, je me repousse, tel un ressors, dans la direction opposée, mais légèrement vers le bas. Tête la première, je file droit vers l'étage inférieur, quand j'aperçois directement Tifa. Prise de surprise, me voyant fondre sur elle, elle lève son bras, et émet une série foudroyante. Sa force coupe net mon élan, et je chute sur le mètre restant, de manière verticale. Un peu plus tôt, et je serais dans le vide. Mais outch quand même ! Une fois au sol, Tifa s'approche et me crie : " Mais ça va pas ?!! J'ai cru qu'était le sith du vaisseau !
- Ça me rappelle autre chose... me plains-je en me relevant.
- N'empêche que t'as l'air un poil plus résistant, depuis peu.
- Obligé, sinon votre entraînement m'aurait tué, lui renvoie-je. Oulà, votre visage, ça ira ?
- M'en parle pas. Dès notre retour sur Korriban, je fais en sorte de récupérer ce que cette... tarée, m'a arraché violemment.
- 'Pas eu le temps de passer dans la cuve de kolto ?
- J'aurais bien essayé, ne serait-ce qu'en partie. Mais nos réserves sont vides. Il faudra en remettre une fois à la maison.
- J'y penserais...
- Bon. Suis-moi, j'ai posé des charges sur tout le côté tribord du croiseur. Il faut finir le bâbord. " J'acquiesce, et nous trottons jusqu'au côté ouest du vaisseau.

Placer des charges ne nous prend que peu de temps, tandis que nous esquivons les quelques empalement soudains qui semblent ne jamais cesser. Ou presque, au bout d'une dizaine de minute, un croiseur entier empale le bec supérieur de l'Interdictor dans lequel nous nous trouvons. " Eh ben ! Heureusement qu'on est en bas ! " commente Tifa. Le temps de fixer l'espace, nous remarquons alors que ce choc a mis fin aux éclairs autour du Lien. " Ah ?! Il aurait été touché ?
- Il faut en profiter, lui rappelle-je. Posons les dernières charges, et faisons tout sauter en partant.
- C'est bien d'accord. La navette n'est plus très loin. Et on n'a plus que deux bombes. C'est quand même con, de la part d'un sith, de tomber dans son propre piège, transpercé par ce qu'il a lui-même ammené !
- À moins que Kiràly ne lui ait réglé son compte...
- Quoi ?! Kiràly Kardfehér est ici ?!!! s'étonne Tifa.
- Je l'ai croisé, oui, affirme-je.
- Et t'as tenté de le tuer, au moins ?!
- Euh... ! Je me battais contre Ariana, avant qu'on comprenne qu'on cherchait tous les deux une autre personne -à savoir celui qui a amené ce vaisseau- quand Kiràly a débarqué.
- Tu ne l'as pas tuée ?!
- Mais enfin, c'est la soeur de Lana ! Et je pense que même vous, vous savez que je crèverai contre Kiràly !
- Aha... tu t'es donc enfui, comme un lâche...
- Non, on a discuté... On a remarqué la flotte en plein débarquement, depuis une vitre du croiseur. Kiràly est parti retraquer le sith, Ariana a filée droit vers leur vaisseau, au cas où le sith tenterait de leur voler. Et moi... bah voilà, méditation pour voir comment ça se passe, et je cherchais le sith quand je t'ai entendue.
- J'en reviens pas ! T'as pactisé avec des jedi ! s'écrie mon maître.
- Mais quand allez-vous comprendre ce fait ?! Kiràly n'est pas un ennemi ! lui dis-je.
- Je te rappelle qu'il fait partie des dix jedi de mains de Force, que nous nous devons de tuer !
- Pour quoi ? Prendre son holocron qu'il a volé sur Dromund Kaas ? 'déjà fait !
- Mais même, c'est un jedi, il doit mourir !
- Et Luraë, alors, vous ne l'avez pas tuée ! lui fais-je remarquer.
- Oui, mais sans elle, j'allais perdre Lana. Mais quand le moment viendra, je ne la raterai pas !
- Et bien pareil. Sans Kiràly, j'aurais perdu le Lien. Donc, on ne tue aucun jedi à présent, puisque vous vous êtes occupée de Kala.
- Quoi ? Mais attends, Phobias, on récupère Lana, et on se casse, après ! m'averti-t-elle.
- Non : on retire les charges que vous avez potentiellement posée à bord du Lien, avant cela. " La sith s'arrête -car nous étions en train de nous diriger vers une autre position pour placer une bombe- et je peux lire dans son visage que j'ai touché au but. " Lana est très importante à vos yeux. J'ai donc agi en conséquence pour que vous la récupériez. Faites de même pour moi.
- Tu peux m'expliquer quel est ton lien avec le Lien ? rétorque mon maître.
- J'en suis le fondateur. "

Ma réponse consterne Dark Tifa. Elle se place en posture de combat, et allume son sabre laser : " Traître !
- Comment ça ? Je ne vous ai pas trahi !!!
- Déjà, tu t'es remis à me vouvoyer, prouvant ainsi ta prise de distance. Et ensuite, c'est de la trahison face à l'Empire !
- C'est faux !! Le Lien fonctionne dans les deux sens ! Il y a aussi des républicains qui ont par la suite rejoint l'Empire !
- Je n'en crois pas un mot. Impossible, avec une jedi à la tête ! me crache Tifa.
- Les véritables têtes sont mes soeurs et moi ! Luraë a apporté sa sagesse et son savoir, pour accompagner les perdus. Sahino et Mélona en sont strictement incapables, et personne n'aurait suivi des conseils de ma bouche.
- Mouais... on est d'accord sur ça, concède Tifa.
- Pourquoi croyez-vous que je vous ai dit d'agir en jedi ici ? Je ne tiens pas à ce que ce j'ai bâti il y a cinq ans soit détruit.
- C'est donc toi qui a assemblé ce vaisseau ? m'interroge Tifa sur un ton plus curieux.
- La carcasse, je me suis contentée de l'hermétiser. Par contre, pour la bulle, oui, c'est moi. J'ai ainsi beaucoup développé ma maîtrise de la Force dès mes douze ans.
- Tu n'en as que dix-sept ? Moui... logique. Et ça explique ton niveau par rapport aux autres académiciens, remarque Tifa.
- S'il vous plaît. Ou plutôt, s'il te plaît : range-moi cette arme. Je ne souhaite pas me battre contre toi. " Tifa me fixe alors, yeux dans les yeux. Dix secondes. Vingt secondes. Trente secondes. Je sens alors son malaise, dû à mes yeux. Elle tourne la tête vers le sol, et éteint son sabre laser. " Sur le total, je devrais pouvoir réussir un équilibre faisant que mon sentiment soit bon envers toi. Mais sache que ce que tu as fait est quand même...
- C'était ça ou la mort. Le premier client du Lien, c'est moi. " Elle redresse la tête, aquiesce en silence, et nous reprenons la marche vers un dernier point.
Nous posons cette dernière charge, et filons aux hangars, où se trouve la navette empruntée par mon maître pour venir ici. Elle ouvre la porte-sas, et nous voyons donc en face de nous le hangar quatorze, dévasté par des incrustations de chasseurs. " Merde ! La navette !!!
- Oh non... c'est pas vrai..." ajoute-je. Le seul moyen de revenir est à présent en flammes, devant nous. Je lève les yeux vers l'espace, par delà le hangar, et parmi la bataille spatiale, j'aperçois un défenseur qui sort d'un hangar voisin. " Kiràly et Ariana viennent de partir dans leur vaisseau, annonce-je.
- Tu me portes vraiment la poisse, Phobias...
- Dans un croiseur comme celui-là, il doit bien y avoir des navettes de secours, des capsules de sauvetage ?! tente-je.
- Oui, Phobias... me répond Tifa, désespérée.
- Et bien, ne fais pas cette tête, on va en utiliser une ! lui dis-je.
- Je les ai toutes détruites, Phobias... je voulais empêcher celui qui a amené l'Interdictor de s'enfuir... " C'est pas vrai !!!!! Nous sommes maudits !! Forcément, il a fallu qu'un brin d'intelligence se retourne contre nous !!! Je souffle un grand coup. Puis inspire très bruyamment. J'allume mes sabres, et dans un cri de rage, je découpe dans le mur d'à côté. " Ça ne sert à rien, Phobias...
- Je préfère me défouler sur ça que sur toi...
- Ouais, t'as bien raison. " Elle se lève et approche du mur : " À mon tour. " Elle est le frappe de toute sa Force, pour se défouler également. La portion métallique vole en éclats, et laisse un passage vers le hangar treize. Il semble aussi légèrement encombré par les éléments spatiaux qui pleuvent depuis quelques temps. Mais au centre se tient un vaisseau de classe Fureur, intact. Nous clignons des yeux. Plusieurs fois. C'est pas vrai ?!! " Phobias, on ne tente la chance qu'une seule fois !
- Je te suis ! " Nous courons alors vers cet espoir tombé du ciel, ou presque. La passerelle est ouverte. Nous y pénétrons. Pas d'alarme, de piège, rien. Tifa fond sur les commandes pendant que je traverse les salles vite fait. Vides. Enfin, normales, quoi. Personne à bord. Je reviens dans le cockpit et annonce : " Ça doit être le vaisseau du sith. Mais il n'est pas dedans !
- Ouais, il est en bon état et tout. Bon, bah, on ne va pas se priver ! " Tifa allume les moteurs, rabat la passerelle, et fait décoller l'engin.


Nous quittons l'Interdictor, et je vois de mes propres yeux la foudre qui encercle le Lien, ainsi que celle qui parcours le bec de cet Interdictor. Enfin, la partie inférieure -depuis laquelle nous fuyons-, car la supérieure s'est faite embrochée par un cuirassé républicain. Le chaos des combats est de l'autre côté, et nous restons hors de portée. Tifa me passe le détonateur, pendant qu'elle s'approche du Lien. Je prends cinq seconde de méditation, pour chercher les commandes du Lien. Oui, le bouclier est toujours actif.
" C'est pour les explosions ou les étoiles filantes, qu'on doit faire un voeu ?
- Les étoiles filantes, Phobias. Mais on peut se le permettre, pour aujourd'hui.
- Alors choisi bien ! " Je déclenche les explosifs. Une série de détonations fait péter les flancs de l'Interdictor, qui vole en éclats petit à petit. Ceux qui atteignent le Lien sont arrêtés par le bouclier, et Tifa esquive ceux qui s'approcheraient un peu trop de nous. Histoire de meubler le silence -et de montrer qu'elle est capable de piloter et faire autre chose en même temps- Tifa me demande : " Qu'est-ce qu'on en fera de ce vaisseau ?
- Et bien... l'Empire ne devrait pas le récupérer, non ?
- Tout de suite, l'autre... je pensais que tu avais eu la même idée que moi, à ce sujet, me rétorque-t-elle en abaissant le manche.
- C'est-à-dire ?
- Renomme ce vaisseau, et fais-en ainsi le tien, officiellement. Je pense que tu le mérites bien.
- Ah bah euh...
- Tu ne vas pas me dire que tu veux rater l'occas' ? souligne-t-elle.
- Ça marche. " Nous contemplons les explosions de l'Interdictor survenu de nulle part, quand la foudre immobilisatrice s'estompt. Tifa nous conduit jusqu'au hangar à côté de celui de son propre Fureur, et y atterri.

Je grimpe illico dans la cabine de commande du Lien, Tifa me suivant de près.
Une fois arrivés dans la salle, devant la vitre, face à un tableau de bord, nous reconnaissons deux jedi : Ariana et Kiràly. Cette dernière m'interpelle : " Salut Phobias ! On vient d'arriver, et Kiràly essaye de faire partir le Lien, mais...
- Il y a un système de sécurité, la coupe-je. Laissez-moi faire, leur fais-je en m'approchant.
- Je t'en prie " me répond Kiràly. Tifa est restée à cinq mètres de nous. Pendant que je tape les codes sur la console, elle fixe Kardfehér, qui lui renvoie une fois senti épié. " Pas de combat ici, leur dis-je.
- Toutes mes salutations, mademoiselle Tifa, ajoute Kiràly en s'inclinant.
- Je suppose que personne n'ignore les rapports Empire-République en ce moment. Vous comprendrez donc tous mon sentiment à l'égard de cette situation.
- La seule que tu peux tuer ici, c'est Ariana, à moins que tu ne t'en prennes à ton propre apprenti.
- Hein, quoi ? Vous pensez qu'elle peut me battre ?! s'étonne Ariana.
- Elle est bien plus puissante que tu ne le crois. Mais ma présence ici suffit pour faire entendre raison.
- Et nous n'avons aucune raison de nous battre, souligne-je.
- Outre les formalités habituelles de la guerre, ajoute Tifa. Si déclencher un combat serait suicidaire pour moi, rien ne vous empêche de le faire, Jedi !
- Moi, si : vous m'avez volé ma soeur ! ajoute Ariana.
- Laisse ta soeur être ce qu'elle désire être, l'informe-je.
- Et bah justement ! Je te rappelle que Dark Tifa l'a manipulée, et lui a effacé la mémoire pour qu'elle te rejoigne, toi et les... enfin, les sith, quoi, se corrige Ariana.
- Laisse le destin agir comme il le faut. Les liens légitimes reviendront d'eux-même, lui conseille Sabres Blancs.
- Sur ce point-là, je n'ai pas à me plaindre, ajoute Tifa.
- Mais... c'est ma soeur, quand même !!
- Tu n'as rien compris aux liens de parenté, soupire le jedi.
- Vous lui réexpliquerez plus tard, l'averti-je. Qu'y a-t-il d'écrit sur la console toute à droite ?
- Euh... des jauges de carburant, et autres... me décrit Tifa après s'être approchée. Tout a l'air en ordre.
- Accrochez-vous alors, interprète Kiràly.
- J'allais le dire, complète-je.
- Fuyons d'ici !! " termine Ariana. Je déclenche les moteurs hyperdrives, et indique une toute autre direction. Juste à l'autre bour du système solaire, histoire de faire une courte pause.




Après être ressortis de l'espace subliminique, et de la structure originale du Lien, nous rejoignons les foules du Lien, pour rassurer tout le monde. Mes soeurs commencent à rassembler le monde, à rassurer, et autres, tandis que les adeptes de la Force rejoignent le centre.

Bien que Tifa se montre distante et nous suive, je sens qu'elle ne supporte que peu cette situation, et qu'en même temps, c'est le meilleur rapport qu'elle n'ait entretenu avec des jedi, à ma connaissance. Lana non comprise. J'aperçois au loin Jul'an, assis, et quelques mètres plus loin, Lana, veillant sur Luraë. Celle-ci nous voit arriver, et nous hèle au loin : " Youhou !!
- C'est nous ! " lui réponds-je. Mais elle vient d'apercevoir les deux jedi qui nous suivent. Ariana se tourne vers moi et se renseigne : " C'est... ma soeur ?
- Va la voir " lui disons Kiràly et moi. Surpris de cette coordination, nous nous regardons un instant, avant de reprendre la marche. Ariana augmente le rythme pour rejoindre sa soeur. Une fois à côté, elle s'agenouille et lui dit : " Tu... Enfin, je... raaah ! Je ne sais pas comment le dire...
- Alors dis-le simplement ! balance Caeli en arrivant par l'autre côté.
- Je...
- Ne t'inquiète pas, Ariana, la rassure Lana. J'ai trouvé ma réponse...
- Comment va Luraë ? s'inquiète Kiràly en arrivant.
- Euh... et ben, elle est... bafouille celle qui s'est occupée d'elle.
- Elle va bien, complète maître Jul'han. J'ai pris le relais à temps. Mais je ne tiendrais pas éternellement.
- Tant que tu restes assez avant qu'on se casse, lui renvoie Tifa en haussant un sourcil.
- On s'occupera des réparations entretemps, informe-je tout le monde. Il faut se passer des barrières de Force.
- Et comment tu comptes faire, gros malin ?! me rappelle Caeli.
- C'est exact : il n'y a pas d'ouvrier, ici, ajoute Ariana.
- Ni de chantier naval dans les environs, enfin, je crois, complète Lana.
- Pas besoin ! Loin de là, si j'en crois tes dires, proteste Tifa.
- Oui, je vais m'occuper moi-même des réparations. " Ma proposition en fait rire plus d'une, mais Kiràly reprend, sérieusement : " La Force permet de nombreuse chose. Si je peux donner un coup de main, n'hésite pas.
- Si j'ai quelque chose à dire là-dedans, c'est que j'aurais besoin d'un soutien pour me sustenter. Avec ça, je tiendrais bien une semaine, mais pas plus, préviens Jul'an.
- Ça sera amplement suffisant, l'averti-je. Bon, euh, je change de sujet, mais... mais est-ce que parmi vous, il y aurait quelqu'un qui pourrait soigner des blessures ? C'est pas vraiment pour moi, c'est surtout pour celle qui s'est bien battue, et mérite son lifting.
- Quoi ? Ah bah, euh, oui, bon...
- Ne t'inquiète pas, Tifa, reprend Kiràly. Luraë va s'occuper de toi, ainsi que de tous ceux qui en ont besoin.
- Mais elle ne s'est pas réveillée, depuis qu'elle est entrée en transe, s'inquiète Lana.
- C'est une Ysanna, elle est originaire d'Ossus. Elle est une descendante des jedi de la Grande Guerre des Sith, explique Kiràly. Son peuple possède une maîtrise de la Force instinctive, et si elle la ressens, son corps se réveillera, alerté par l'utilisation de la Force. " Il souffle légèrement avec la Force, guidant cette onde avec sa main. Luraë semble bouger légèrement, et finalement, reprend conscience. " Tout va bien ?
- Je croyais qu'un conseil d'incapables d'avait interdit de me voir ? lui rétorque-t-elle en souriant.
- Et bien qu'ils grognent, s'ils le veulent... " Luraë se lève à l'aide de l'immense jedi, et nous voit tous rassemblés. " Pas la peine de faire cette tête, je vais bien !
- Tu m'as fait peur quand tu as arrêtée ta transe, tu n'imagines même pas ! concède Lana.
- Oooh si, j'imagine, corrige-t-elle en regardant celui qui la soutien. Bon, laissez-moi deux secondes... " Elle exécute quelques mouvements avec ses mains, et des lueurs de Force apparaissent autour d'elle. Ces traits de lumière filent autour de sa peau, et à son contact, rend à son corps, sa vitalité d'origine. En un instant, Luraë vient de récupérer toute sa forme. Elle se tient droite, puis se tourne vers Tifa : " Bonjour à tous ! Ça va beaucoup mieux. Et toi, viens ! " Tifa avance d'un pas peu rassuré, et Luraë tend ses bras à la hauteur de son visage. D'autres lueurs naissent depuis ses paumes, pour effacer les cicatrices du visage de Tifa. Cette fois-ci encore, Luraë soigne avec une habilité remarquable. " Y'en a-t-il d'autres ? Phobias ?
- Nan, moi, je m'en suis juste pris plein la gueule, mais ça va...
- C'est ça, t'as qu'à dire que je suis une piètre adversaire ! réplique Ariana.
- Vous vous êtes battus ? s'étonne Lana.
- Certaines personnes sont encore pleines de surprises, et je te déconseille de les tenter, lui dit Kiràly.
- Ou : comment te dire gentiment que t'es plus faible que lui ! lance Caeli.
- Quand même, y'a du détournement de propos, là ! remarque Jul'an en riant.
- T'inquiète pas, on se vengera, moi aussi, j'essaie de devenir plus forte que lui ! ajoute Lana.
- Bon, vous savez quoi. L'autre hystérique des Mains de Force est morte. J'ai eu ma dose, je vais me reposer, conclu Tifa en partant.
- Il était temps, complète Kiràly.
- Hein ? Mais tu voulais vraiment sa mort ?! ajoute Lana.
- Kala n'est plus une jedi depuis quelques temps, le défend Luraë.
- Euh, c'est moi, ou je suis le seul qui avait compris ses paroles comme "il était temps d'aller se reposer" ? fais-je remarquer.
- Non, moi je pensais qu'il ne supportait plus Tifa ! " ironise Ariana dans un éclat de rire. Et en effet, le rire est contagieux. Sabres Blancs commente alors : " Je suis effroyablement humilié...
- Mais non... au pire, c'est pas grave, les faits restent là, le rassure Luraë.
- Bon, c'est pas tout, mais j'ai cru entendre qu'il fallait réparer quelques trucs, non ? reprends Caeli.
- Merci ! Exact, j'y vais sur-le-champ ! me rappelle-je.
- Je te suis, ajoute Kiràly.
- Ceux qui ne sont pas au top, venez me voir, histoire que je soigne tout le monde. Toi y compris, Phobias.
- Bon, euh, j'averti tout le monde avec Caeli et... Kiràly ? hésite-je.
- Ne te force pas à chercher une marque de respect, je n'en ai pas besoin, me dit-il en s'apercevant de ma gêne.
- Bien, je vais au belvédère, m'averti-t-elle avant de s'y rendre.
- Bon, ben... je ne vais pas changer de plan, je sens, annonce Lana.
- Ouais, super ! J'ai une petite minette pour s'occuper de moi ! plaisante Jul'an.
- Et on a des choses à se dire, complète Ariana.
- Merci, les filles, ajoute-je avant de le tourner vers le jedi. Jul'an... sans vous, jamais le Lien n'aurait tenu.
- Ne me remercie pas, Phobias. Allez, file. T'as une semaine, sinon, je te botte le cul avant que l'espace ne le fasse !
- Ça marche ! " Sur ce, commence alors les réparations du Lien.


À peine avons commencé à rassembler du monde, que Caeli me demande d'aller me faire soigner. Enfin, mes blessures quoi. Kiràly sachant exactement lesquelles elles sont, je n'ai pu caché que les quelques chutes n'ont pas entretenu ma forme... La pilote me préviens qu'elle commence à préparer des plans de réparations, histoire de voir et tout, comment organiser tout cela. Rassuré que les choses sont en bonnes mains, je me dirige alors vers le belvédère de Luraë.


J'évite les passages de personnes, pour m'y rendre, et atteinds la structure dans la forêt en une petite quinzaine de minutes. Je prends alors le temps de bien contempler l'architecture pour laquelle je n'y suis pour rien. Des courbes naturelles, très reposantes, et unies avec la flore qui l'entoure. Alors que je me perds dans mes songes en visitant l'habitation, une voix fort familière à présent m'interpelle : " Je savais que tu reviendrais.
- C'est Caeli qui y tenait, informe-je Luraë.
- Oui, elle tient plus à toi qu'on pourrait y croire. Sans sous-entendu, bien sûr !
- Oui, elle est trop libre pour s'attacher... surtout à un gars comme moi, avoue-je.
- Allons... Viens là, assis toi, me demande-t-elle en désignant le rebord de pierre où elle s'est déjà assise.
- D'accord. " Je m'assois calmement, et je sens ma timidité reprendre le dessus durant ce petit moment. " Détens-toi, Phobias. " J'essaie de souffler un peu, mais elle comme moi remarquons que cela ne change pas grand-chose. Alors qu'elle cherche par la Force mes quelques endroits blessés, elle demande : " C'est parce que je suis une jedi ?
- Hein ? Euh... non... Ça doit être... enfin, non, mieux vaut que je me taise.
- Je comprends, me rassure Luraë. Finalement, j'en sais peu sur toi.
- Ah ? Je pensais que j'étais devenu célèbre, quand je suis arrivé au Lien.
- Ah, ça. Oui, bon, on connaît. Mais connaître une personne, pour avoir parlé avec elle, et tout... c'est différent.
- Je suis bien d'accord...
- Alors, Phobias. Il paraît que Kiràly t'a donné un de ses sabres ?
- Oui, alors que j'ai perdu, il aurait pu m'achever -et notre but était de le tuer à l'époque- mais il m'a donné sa surpuissante arme. Et aujourd'hui encore, je l'en remercie.
- Il faut que tu considères entièrement qu'il t'appartienne, d'accord ? ajoute-t-elle.
- Je pense que j'aurais du mal à m'y faire. Mais je n'aime pas parler de moi. Vous, qu'est-ce que...
- Tu peux me tutoyer, de même que Kiràly, Phobias.
- Oui, excuse-moi, Luraë. Bref... et toi ?
- Moi ? Je passais mon temps sur les champs de bataille, à soigner les blessés. Bref, c'était ça, ou les couloirs administratifs avant les combats, où j'ai lu des rapports flous. M'y intéressant, j'ai fini par trouver le Lien. J'ai rencontré tes soeurs, et balancé dehors des jedi qui avaient pour but d'en faire un bastion de la République. Tes soeurs m'ont appelée à l'aide, et après avoir lu la stèle, où tu y as gravé les idées qui t'ont fait construire le Lien, je me suis dit que je ne pouvais laisser ça ainsi.
- J'aurais dû rester pour m'en occuper...
- Ce n'est pas grave, Phobias. On ne peut retourner en arrière. Bref, j'ai virer les jedi vite fait, sauf un : Jul'an. Il semblait plus ouvert, et plus têtu, aussi. Alors je lui ai fait lire la tablette. Il a accroché immédiatement, et m'a dit qu'il devra rester, à cause des fuites. Caeli, qui m'avait ammené la première fois, a continué les allers-retours.
- Oui, c'est elle qui a découvert le vaisseau, et qui m'a permis de survivre pendra la construction de la bulle.
- Voilà. J'ai continué l'aménagement, pour que ça donne ce que c'est à présent. Bon, là ça va mieux ? " Je tourne les épaules, et bouge légèrement. " Ah oui, tout est parti. Merci beaucoup, Luraë.
- Mais de rien... Je sens que tu souhaites me dire quelque chose, non ?
- Euh... oui. Comment as-tu réussi à me parler, quand j'ai failli mourir ?
- Tu n'allais pas mourir, Phobias. Kiràly t'a amoché, mais il ne tue jamais ceux dont il ressent un... petit plus.
- Ah ? Comment ça ? lui demande-je, surpris.
- Oh, je pense que tu trouveras la réponse par toi-même. Mais si tu parles de la faculté de Kiràly... dis-toi qu'il est vachement balèze sur pas mal de point.
- Il est carrément inhumain, même !
- C'est un nagai, donc, oui, par définition, il n'est pas humain, m'informe-t-elle.
- Ah ? Je ne savais pas. Ça explique son teint pâle et ses yeux pers.
- Il reste très grand, même pour un nagai, quand même !
- L'inverse m'aurait surpris ! En effet ! " Nous sourions cinq secondes, puis le calme revient. Je me lève doucement. Luraë ajoute : " Quelque chose te tracasse, Phobias.
- Ça a toujours été le cas.
- Oui, mais là, c'est plus puissant. Et c'est en lien avec ce lieu.
- Bon... comment dire... votre intervention, sur Taris...
- Oui ?
- Et ici...
- Si c'est juste pour me dire merci, tu sais, ce n'est rien.
- Non, ce n'est pas ça ! Enfin, si, bien sûr ! Je ne te remercierai jamais assez... mais en fait... je cherche quelqu'un, quoi.
- C'est joliment exprimé... Tu veux garder quelque chose ?
- C'est cela : je ne peux rester ici, bien que je l'aurais voulu. Et je ne veux pas... te perdre. De vue, me rattrape-je. Enfin, tu comprends...
- Oui, Phobias, ne t'inquiète pas.
- Pourquoi suis-je au sein de l'Empire ?
- Un hasard, devrais-je dire... Ta naissance a eu lieu dans un vaisseau en provenance de Tython, pour ton information. " Je reste silencieux un moment, puis reprend : " Ça ne change pas grand-chose. Ça, c'est une histoire entre Jil'Géa Orrodia et Kaoc Orrodia. Pas moi.
- Ta mère avait un autre nom de famille, tu sais ?
- Tu l'as connu ?
- Elle ? Non. Mais son nom, oui : Draay.
- Elle ne l'a jamais dit...
- Fait des recherches dessus, tu comprendras. Mais le fait reste le même.
- Oui. Je suis obligé de servir l'Empire, à présent. Et toi, tu as la chance de te battre pour la République.
- Je vais t'avouer une chose. Tu sais pourquoi aussi bien Kiràly que moi sommes dans cette situation, à savoir aider des sith, directement ou indirectement ?
- Tu parles de moi ?
- Oui. Cela paraît étrange, non ?
- Et je n'en ai pas la réponse. Cependant, je ne vais pas m'en plaindre.
- Nous ne nous battons pas pour la République.
- Pardon ?!
- Nous nous battons pour un idéal. Pour un avenir. Il y a des choses dans l'Empire, comme dans la République, qu'il faut détruire, car elles rongent les âmes. Le Mal n'a pas de camp, Phobias. Ton combat au coeur de l'Empire est difficile, mais évident, aux yeux des sages, des vrais. Le nôtre, s'il peut sembler plus simple, est cependant bien plus dur à trouver. Qu'importe que l'Empire ou la République gagne. Ce que nous voulons, tous les trois -peut-être inconsciemment pour toi- c'est que le vainqueur apporte la paix, et le Bien pour son peuple.
- Oui... mais...
- L'Empire ne le ferait pas ? Sans doute... il y aura plus de choses à bouger. Mais ça sera sûrement plus simple que dans la République. C'est pourquoi des gens comme toi, Lana et Tifa, devez vivre, au sein de l'Empire. S'il gagne, vous serez la lueur d'un avenir radieux.
- Mais si nous gagnons, qu'adviendra-t-il de vous ? Et de toi ?
- C'est le gagnant qui choisi. Et je te fais confiance. " Je baisse complètement les épaules. La confiance, hein ? Raaah... même moi, parfois, je pense que je ne peux qu'échouer. Et là, c'est une jedi qui me dit d'aller droit devant. " J'ai vu un enregistrement, de toi et Kiràly. Vous parliez de morts, au sein des Mains de Force, pour que certains autres rejoignent la lumière. Vous avez une idée précise, non ?
- Je m'excuse Phobias... mais jamais je n'ai dit cela. Encore moins à Kiràly.
- Hein ?
- Mais oui, il ne supporterai pas l'idée de devoir tuer pour que d'autres le suivent. C'est pour ça qu'il ne désire aucun apprenti : il a déjà trop tué. Et il n'y a pas d'enregistreur sur Tython -ou très peu, que nous esquivons aisément- ni là où je tente de discuter seule à seul avec lui. Alors je t'avoue que cela me semble... étrange.
- Je comprends... " Tifa, tu vois ? C'est un enregistrement truqué. Je m'apprête à sortir, quand finalement, je me retourne et rejoins la jedi, qui me sourit : " Ose dire ce que tu as à dire.
- Je n'ose pas employer les mots. Je suis nul, en mots. Je dis toujours les trucs importants de travers.
- Si tu le dis. Mais je n'en pas eu la preuve. Passe par une autre voie, si tu veux.
- Très bien... Mince.
- Qu'y a-t-il ?
- Je viens de penser à un truc : les jedi sont interdits d'aimer, non ?
- Moui... plus ou moins. C'est pourquoi je m'appelle Luraë Kivansag.
- Ah. Non, excuse-moi, je ne vois pas le lien, là...
- Le conseil des jedi a refusé mon union avec Kiràly, et d'ailleurs, ils nous envoient dans des mission bien à l'écart, avec d'autres personnes, dans l'espoir qu'elles nous fassent oublier l'un l'autre.
- Ki... Kiràly ?!
- Oui. Je suis, officieusement, la femme de Kiràly Kardfehér.
- Hein ? Mais tu... Il est carrément plus vieux !
- Il n'a que trente-quatre ans, tu sais. Et j'en ai trentre-trois. " Gloups. C'est pas vrai ??!!! Trente-trois ?!!!! Mais on aura dit qu'elle aurait mon âge !! " Tu pensais que j'avais dix-sept ans, Phobias ?
- Hé ! C'est pas drôle, quand vous lisez mes pensées !
- Oh, s'il te plaît, ne te mets pas à me vouvoyer à cause de ça ! Mais oui, en effet, je fais jeune. " Je reste là, dégoûté, à ne savoir quoi faire. Elle se lève et s'approche de moi, avant de me prendre calmement la main. " Ma fille est un petit peu plus jeune que toi.
- Vous avez une fille ? Elle doit être... magnifique. Et douée dans la Force !
- Hélas... non. Elle ne sera jamais jedi, elle n'a rien eu de tout ça.
- Ça a dû vous faire bizarre, non ?
- Pas vraiment. Ça nous conforte dans l'idée que nous devons agir pour elle, et pas l'inverse.
- Ton positivisme est admirable.
- Obligée, si tu avais vécu ce que j'ai vécu. " Le silence meuble alors la pièce, et je baisse le regard sans pouvoir rien faire. " Phobias. Tu restes une personne que j'apprécie beaucoup, quand j'en apprends sur toi. Comme je l'ai dit, on peut toujours continuer. Kiràly sait très bien que je ne le tromperai jamais, donc tu n'as pas à t'en faire, si tu as peur qu'il le prenne mal.
- Euh... je ne suis pas sûr d'avoir compris la fin de la phrase.
- Dis-toi que tu dois trouver une fille meilleure que moi. En attendant, je peux te servir de meilleure amie, et de confidente, si besoin.
- Meilleure que toi ?! Mais...
- Oh, arrête de me flatter " ajoute-t-elle en riant. Mais je suis bien plus sur un élan de déprime qu'autre chose. Elle se rapproche de moi, se met en face, et prend mon visage attristé dans ses mains. " Je n'aime pas voir les larmes perler. Et encore moins quand j'en suis responsable.
- J'en suis incapable, ne t'inquiète pas...
- Je ne te dirais pas de me faire un sourire : cela soulignerait que je ne te comprendrais pas, au fond. Par contre, ce que je sais, c'est qu'il y en a qui n'attendent que toi, sur les parois de la bulle. " J'acquiesce. Relève ma tête, et tente de partir. Mais je sens bien que c'est dur. Luraë l'a bien senti, alors elle se rapproche, et me serre quelques secondes. " Un peu de courage. " Je reste sans pouvoir rien faire. Elle s'arrête et reprend : " Allez, vole, à présent. " Je hoche la tête, et me rend à l'extérieur d'une énergie nouvelle.




Je retrouve Kiràly et Caeli dehors. Cela fait bizarre, de travailler avec des Républicains, pour quelque chose... d'anti-faction, en quelque sorte. Quelques volontaires nous aident, mais je me retrouve à faire la plupart du travail. La première opération fut une grande surprise : un respirateur sur le visage, les sabres dégainés, je provoque des flammes, qui me permettent de souder les plaques de vitre entre elle. Kiràly use de la Force pour les lisser, tandis que je tiens son deuxième sabre blanc avec son premier -qui est mien à présent- pour faciliter les étincelles. Une maîtrise partielle d'un feu temporaire. Ou comment voir Caeli, bouche bée comme jamais. Mais ses talents nous restent utiles en de multiples faits. Elle dirige très bien les quelques hommes et femmes qui se chargent des réparations, et ses connaissances de l'espace, de la physique, et autre, nous guide dans l'ouvrage.

Nous avançons à une vitesse remarquable. En deux jours seulement, nous avons fini de réparer le Lien, y compris les imperfections à régler depuis sa première fondation. Je me souviendrais toujours de la réplique de Jul'an quand on lui a annoncé qu'il pouvait cesser de protéger le lien : " Quoi, déjà ?! Ah bah non ! J'ai à peine profité d'avoir deux magnifiques jeunes femmes à mon service ! Alors zut, hein, tu me fais une brèche, et on ne la répare que dans un mois ! " Ce fut le rire le plus contagieux que j'ai connu.

Tifa reste en général distante, silencieuse, mais ne nous entrave point. Elle prend part aux rires, et autres, mais je sens bien que son devoir de sith la tiraille. Et je n'y crois toujours pas que j'ai réussi à la convaincre de jouer la jedi tant qu'on était sur le Lien. Ariana et sa soeur ont passé un temps fou ensemble à rattraper le temps qu'elles ont perdu. Je ne dirais pas à cause de Tifa, car Lana s'est complètement réconciliée avec les faits. Enfin, en apparence. Après, je ne suis pas dans sa tête. Ce dont je suis sûr, c'est que c'est officiellement Lana, et Léana pour les intimes. Il paraît que j'en fais partie...
Kiràly, lui, reste particulièrement calme, comme à son habitude. Je l'ai perdu de vue plusieurs fois, d'ailleurs. Pour ma part, impossible de passer inaperçu, tout le Lien m'a remercié maintes fois, a voulu en apprendre plus, etc. Bref, une heure de gloire. Et comme celle de mon rêve, je n'ai pas spécialement été à l'aise. Mais ça ne s'est pas trop mal passé, finalement.

Après la fête du troisième jour, nous avons changé les coordonnées de destination du Lien. Il ne parcours plus le même circuit, et ainsi, on ne retombera pas dessus. Enfin, c'est ce que tous, espère. Kiràly m'a avoué discrètement qu'il était encore en vie. Mais comme il a Sabres Blancs aux trousses, il est dorénavant trop occupé pour revenir. Hélas, ma remarque n'a pas réussi à décrocher un sourire de la part de Kardfehér.
Ce dernier doit être particulièrement timide, d'ailleurs. Ou alors très respectueux envers moi : je ne l'ai jamais vu faire quoi que ce soit digne d'un couple avec Luraë. Outre une gentillesse profonde, mais on peut le faire sans être amoureux, au fond. Je ne sais pas s'il le fait exprès pour moi, mais je le remercie quand même : ça ne me brise pas complètement, ainsi.


C'est finalement le jour du départ, le quatrième depuis les aventures affiliées, et nombreux sont ceux qui quittent le Lien. Les trois sith que nous sommes, d'abord -notamment Tifa, qui semble attendre ce moment depuis un bon bout de temps- mais également Jul'an. Enfin, il repassera, selon ses dires : il aime trop le Lien. Et au cas où il faille faire quoi que ce soit. Kiràly a non pas une, mais des tonnes de missions à accomplir, et donc ses vacances sont finies. Ariana moins, mais elle doit partir également. Si j'ai bien compris entretemps, elle doit laisser Kiràly seul. C'est pourquoi elle repart avec Caeli. Luraë reste au Lien. Son défenseur y prend la poussière, mais on ne peut pas vraiment se permettre de la perdre. Elle veut assurer que le havre de paix en reste un. Mes soeurs Sahino et Mélona restent un peu, elles partiront probablement plus tard, et reprendront l'entreprise comme à l'habitude. Et moi... bah...

Tout bien réfléchi, c'est peut-être pour moi, que la séparation est dure. " T'as qu'à te dire que les Ysannas sont incompatibles avec les humains, seulement avec des proches-humains ! Voilà pourquoi elle est avec un nagai. " m'a lancé Caeli. Mais apparemment, cette phrase l'a faite passée pour une idiote aux yeux de Luraë et Kiràly. Sans doute sous-entendaient-ils qu'elle devait se mettre avec moi, étant elle-même une superbe humaine aux cheveux blonds. Mais bon, du haut de ses vingt-huit ans, et de sa liberté excessive, ni elle ni moi pensons que cela soit vraiment possible.
Luraë m'a donné cependant un petit objet : un pendentif en cristal. Sans doute un cristal de sabre laser, mais à ne pas utiliser comme tel : il contient quelques données, qui risquent de m'être utile, dans les heures ardues. Je l'ai remerciée comme j'ai pu -c'est-à-dire pas grand-chose, hélas- et Kiràly m'a promis de faire le relais, si et quand cela est nécessaire. Fort de cette compensation, je pars le coeur pas trop lourd, à bord du Fureur de Tifa.
Parce que oui, mon état mental ne me permet pas vraiment de piloter. Léana est donc ravie de pouvoir s'essayer aux commandes. Enfin, il paraît que mon Fureur semble carrément lugubre. Je sais ce que j'aurais à faire une fois rentré, donc.



Durant le trajet hyperstatial, je discute donc avec la seule autre personne à bord : Tifa. " Contente de rentrer ?
- T'imagines pas à quel point !
- J'avais légèrement senti que tu n'y étais pas à l'aise, lui avoue-je.
- Ouais... Luraë aussi, apparemment, complète-t-elle.
- En même temps... qu'est-ce qu'on peut lui cacher ?
- Je ne répondrais pas à cette question.
- Okay, très bien, ça va. Et puis mince... en fait, je n'aurais pas dû évoquer le sujet. " Tifa reste concentrée, donc je tente de meubler pour changer de sujet : " Je dois t'avouer que je m'inquiétais, quant à ton attitude.
- Je te demande pardon ?!!
- Non, ne le prends pas comme ça ! C'est que je t'avais dit d'agir plus en jedi, sur le Lien, et honnêtement, je n'aurais pas cru que tu l'aurais fait...
- Quand même ! Bon, soyons honnêtes jusqu'au bout : c'était dur.
- J'en suis désolé...
- Ne t'inquiète pas. Je vais à présent agir comme une sith, me prévient Tifa.
- Très bien. Je ne suis que ton apprenti, après tout. " Mon maître reste toujours dans sa concentration, fixant les étoiles défilantes. Ma curiosité m'amène finalement à demander : " Et tu comptes faire quoi, une fois rentrés ?
- Mon devoir de sith. "



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Re: Les Chroniques de Phobias (La Traque des 10)

Message  Kiràly le Ven 23 Déc - 21:54

La salle du trône de The Dead Light. Sur Korriban. Au sommet d'une sombre tour. Une vaste pièce, vide, avec un siège surmonté au fond, en face de la seule issue apparente. Plusieurs imposantes marchent mène jusqu'au maître de la guilde, Dark Jossaac. L'évènement a attiré la foule, et d'autres membres de The Dead Light nous ont suivis dans la chambre, provoquant une gêne amplement visible, mêlée à de la surprise, de la part de la tête de la guilde.
Menoté, sans arme, jeté sur les marches aux pieds de Jossaac, je me retrouve ployé de force, au sol. Derrière moi ce tient ma geôlière, Dark Tifa : " Seigneur Jossaac, je vous amène ici présent un traître à l'Empire !! "


L'étonnement atteind la foule qui s'écarte, tout en restant hors de portée. L'appelé se lève, et d'un ton condescendant, réponds : " Que signifie cette mascarade ?! Dark Tifa, si vous avez quelque chose à me faire parvenir, faite-la passer par mon officier Dark Phenhor !
- Je crois que sa présence souligne l'importance des faits, non ? remarque Dark Ryukai, qui s'est adossé discrètement à une colonne, non loin de la scène.
- TA GUUUUEEEEEUUUUUUULLE !!!!!! " lui hurle seigneur Jossaac. Après un temps de silence, il reprend : " Il n'y a que moi qui suis autorisé à parler, ici, à moins que je ne vous donne la parole.
- Si je puis me permettre, Dark Jossaac, intervient alors son second, une accusation de trahison est d'une ampleur suffisante pour que vous soyez directement convoqué.
- Oui, Phenhor. Et puisque nous y sommes, allons-y. Qu'a fait ce foutu Phobias ?
- Et bien, de nombreuses choses, répond Tifa. Tout d'abord, il est le fondateur d'un vaisseau, et surtout de l'organisation nommée le Lien, à vocation particulière. Je l'expliquerais en détail dans mon rapport, mais sachez qu'à sa tête se trouve une jedi, nommé Luraë Kivansag. La vocation du Lien est de remettre les gens sur leur droit chemin, globalement.
- Cela commence mal, en effet... En gros, il a permis la création d'autres traîtres ? constate Jossaac.
- Pas vraiment. Par la suite, il est tombé nez à nez avec les jedi Ariana Ject et Kiràly Kardfehér, avec lesquels il a pactisé une trêve.
- Quoi ???!!! s'étonne le maître de The Dead Light.
- Mais comprenez-moi ! Nous avions un but commun, et tenter de les vaincre m'aurait mené droit à la mort ! m'explique-je.
- Je vais te faire regretter d'avoir écarter ce choix, me répond-il.
- Ce n'est pas fini, seigneur Jossaac...
- C'est Dark !! corrige-t-il Tifa violement.
- Oui. Mais il y a d'autres actes, qu'il ne faut pas négliger, de sa part, reprend-elle.
- Comment ça ?
- Et bien, Dark Jossaac, vous vous en doutez que s'il n'y avait eu que ceci, je n'aurais pas besoin de vous pour le juger, l'informe Tifa.
- Le juger ? Bah tiens... enfin bon, continue, ordonne Jossaac.
- À côté de cela, alors que nous allions perdre la sith Dark Lana, il a fait en sorte qu'elle ne nous trahisse pas, et rejoigne donc pour de bon l'Empire. Ensuite, outre son ardeur au combat -notamment contre Ascléyos- qui pourra être prometteuse, il a déjà sauvé plusieurs sith des griffes de la mort, empêchant ainsi l'Empire de perdre des membres influents. Je rappelle au passage qu'il fait partie de la famille Orrodia, ce qui est un élément exploitable, pour notre guilde. Et enfin, fait très important : il a acquis un savoir jedi, et peut l'utiliser contre la République, de manière très efficace. Cette technique, c'est la méditation de combat, capacité fétiche de Bastila Shan. Je l'ai moi-même vu à l'oeuvre, et les résultats sont très probants, à savoir qu'on pourra aligner des victoires bien plus facilement, à présent. " Tifa s'arrête alors de parler. La tête baissée, j'attends que la salle se prononce. Des murmures glissent d'une bouche à l'autre parmi la foule. Phenhor semble se rapprocher de son unique supérieur, quand se dernier se lève : " Rien à foutre.
- Quoi ? s'étonne Dark Phenhor.
- De quoi ? demande Tifa.
- À moins que ça ne soit le résultat global... ? propose Phenhor.
- Non non : de ces derniers faits, précise Jossaac. Il est temps, bande d'incapables, que vous compreniez que je suis le seul apte à décider là-dedans. Et moi seul voit correctement ce qu'il faudrait faire, dans cette situation.
- Euh... très bien, et que proposez-vous, Dark Jossaac ? " s'inquiète Tifa. Mais il ne lui répond pas. Le sith descend quelques marches, pour arriver juste au-dessus de moi. Son sabre s'allume, me faisant ainsi relever la tête. " Seule la mort peut régler un tel acte. J'avais pourtant spécifié que je serais intransigeant sur ce point ! " La sentence maintenant officielle, tous se regardent les uns les autres, sans trop savoir quoi faire. " Quoi, Ryukai ?! T'as quelque chose à dire ?!!
- Je vous demande pardon, seigneur Jossaac ? lui rétorque-t-il.
- Je t'ai vu hocher la tête et baisser du regard !! lui rappelle l'unique chef.
- Mais enfin, prends sa défense Tifa, en quoi c'est...
- Toi, la poufiasse qui ne sait pas manier deux sabres : LA FERME !!! " crache le sith devant moi. Une fois le silence fait, il lève alors son arme solennellement, prêt pour l'exécution. Et exécute son geste.

Mais je suis encore conscient. Le bruit fort reconnaissable de la chair tranchée se fait ouïr. N'ayant rien subi, je relève la tête. La tête de Jossaac exprime la surprise et le dégoût. Vouté au-dessus de moi, il s'écarte finalement, et s'écroule au sol, laissant place alors à Dark Phenhor juste derrière lui. " Il n'en sera pas ainsi.
- Phenhor ! Comment peux-tu oser ??!!!! l'interroge Jossaac en se relevant péniblement.
- Cela faisait trop de temps que tu maniais le pouvoir de manière tyrannique, et ce, envers tes alliés, s'explique seigneur Phenhor.
- On ne peut faire confiance à personne ! crache le blessé. Mais alors toi... tu oses me défier !!
- Hélas, Jossaac, je pense que je ne suis pas le seul à penser que tu es dorénavant allé... beaucoup trop loin. " Le sith n'en croyant pas ses yeux, il recule maladroitement, et s'appuie finalement sur un poteau de la salle. Il aperçoit Ryukai à sa droite, et lui dit : " Non mais regarde-ça ! Tu vas laisser Phenhor prendre ma place, alors qu'il ne t'a jamais montré de respect ?
- Ne crois pas si bien dire... " Ryukai allume alors ses lames rouges, provoquand la fuite de Jossaac, qui tombe sur le dos, un peu plus loin. Le regard hautain, Dark Ryukai lui fait comprendre la rancoeur que Jossaac a cultivé par les rapports qu'il a tissé dans la guilde. L'affaibli se déplace en arrière, pour distancer le sith, quand il est arrêté par les pieds de la foule. Levant la tête, il aperçoit alors Namorodo. Mettant sa main sur son sabre, Jossaac sent alors le bout d'un blaster sur sa tempe, accompagné d'un tut-tut-tut de désaprobation. Le sith s'échappe par une petite vague de Force, et se retrouve assagi, au centre de la foule, Tifa en face de lui. Cette dernière fait fibrer la foudre entre ses doigts, la mine inquisitrice. Comprenant que son heure n'est plus, il se lève et tente de partir. Un double sabre s'envole et vient lui couper un bras, avant de revenir dans les mains de Khanthesis. Criant de douleur, Jossaac se retourne, les yeux injectés de sang. Mais tous dégainent leurs armes respectives, pour lui faire comprendre leur sentiment. Le sith s'enfuit alors en boitant, accusant des chocs des quelques armes qui l'atteignent, avant de tomber par la fenêtre d'en face. Un moment de calme se fait alors sentir dans la salle du trône, et Léana ose un " Il ne reviendra pas ?
- Il a ses chances de survie, lui explique Dark Valérius. Mais non, je ne pense pas qu'on le reverra quand même. " Tous pivotent leur regard vers le géocentre de la pièce.


Dark Phenhor recule, monte les marches, et s'assoit sur le trône, à la place de Jossaac. " Bien, à présent, j'annonce officiellement, la dissolution de la guilde de The Dead Light. " Il laisse un temps, pour que le calme revienne, tout en donnant de l'intensité à ses paroles.
" Je fonde à présent ma propre guilde, que je nomme le Kheir des Sombres Iskhys, c'est-à-dire nous ! " ajoute-il. Toujours pour conserver cet élan solennel, il prend bien le temps entre chacune de ses propositions. " Rayons ce passé, pour maintenant avancer !! Non plus derrière cet abruti de Jossaac, mais derrière moi ! " Quelques bavards échangent un ou deux mots. Prenant une grosse inspiration, le nouveau maître de la guilde proclame sa sentence, résonnant dans toute la pièce, et sans qu'aucun mouvement ne se fasse sentir dans l'immédiat, par ces mots : "


Prosternez-vous devant moi !!!




- C'est déjà fait. " réponds-je alors. Phenhor baisse alors la tête pour me regarder, déjà à genoux depuis le début. Il écarquille un sourire, et finalement éclate de rire. Et ce franc rire contamine toute la salle, sous la remarque ainsi faite.
Après facilement cinq minutes de joie commune, le sith assis reprend : " Et bien, cela faisait longtemps ! Ah ah ah ah ah !!! Et j'espérais honnêtement, qu'aucun d'entre vous ne m'obéisse sur ce coup. Car oui, je prends les rennes, mais je ne veux pas être le seul. " Cette nouvelle en étonne plus d'un, éveillant la curiosité des autres.

" Dark Ryukai, par la sagesse de ton silence, tu es devenu une marque irremplaçable de la guilde. Toi qui a rendu ce lieu vivable, et rendu propre à notre organisation, je te demanderai de siéger avec moi, pour rebâtir un lieu de respect et d'entraide pour chaque membre ! " Le cité s'avance alors, fait une révérence de politesse, puis rejoint la droite de Phenhor, debout.

" Dark Tifa, tes exploits sont multiples, et je ne citerai que les assassinats dont tu as fait preuve. De même, tu es de loin la plus puissante, dans les recherches sur la Force, parmi nous tous. Tu te dois de me rejoindre dans la haute sphère. " Tifa, fortement intéressée, hausse un sourcil, et se décide de monter le rejoindre après avoir hoché la tête.


Le sith trappu sort de la foule, machinalement, et se place juste à côté de moi. " Et moi ? demande Dark Khanthesis.
- Et bien, quoi ? lui renvoie Dark Phenhor.
- J'estime devoir mériter une place aussi élevée que la vôtre, car j'ai suis ton maître, Phenhor ! lui rappelle le trappu.
- Oui... tu étais mon maître, mais cela n'est plus le cas, précise le sith sur le trône. Je n'ai plus le destin au-dessus de moi, comme quand je fut votre apprenti. Le temps a changé, et plus personne ne peut se revendiquer être mon maître, à l'heure où je vous parle !
- Si l'on écarte l'Empereur lui-même, Dark Malgus et autres... souligne discrètement Tifa.
- Oui, j'admets qu'en tant qu'alliés, nous nous devons de les obéir, reconnaît Dark Phenhor. Et c'est justement sur ce point qu'il faut éclaircir, Seigneur Khanthesis. Êtes-vous avec moi, ou contre moi ? " Khanthesis grince alors des dents. Il se prépare à dégainer son double sabre, mais tous le fixe, d'un air de désapprobation. " Les raisons ne sont pas suffisantes pour se battre, traître en puissance, commente Phenhor. Mais, comme vous faisiez partie de The Dead Light, vous avez le droit de rejoindre Jossaac.
- Plutôt crever !!! revendique le sith.
- J'aime vous l'entendre dire. Donc, comme tous les autres, vous êtes accueillis au sein du KSI, si tel est votre choix. Et comme chaque membres du KSI, vous aurez droit à la parole, être écouté, et pris en compte, avec sagesse. " Dark Khanthesis, reprend une posture normale, et incline la tête, avant de rejoindre la foule dans un grand pas de côté, d'un air peu satisfait...



" Bien que le cercle noir ne comporte que trois membres à cet instant, il pourra s'agrandir en fonction des actes de chacun. Et pour commencer, je pense que nous avons une curiosité de la vie sur laquelle il faut se pencher. " Phenhor incline alors la tête dans ma direction. " La méditation de combat ? C'est un pouvoir formidable, et il serait dommage qu'il passe aux républicains, ou alors qu'il périsse dans les griffes de la mort.
- Aurais-je droit à un sursis ? demande-je sans y croire.
- Oh oui. Et un sacré. J'aimerais beaucoup te prendre sous mon aile, temporairement, pour voir cette capacité en action. Bien sûr, cela se ferait avec l'accord de Tifa, dit-il en se tournant vers elle.
- Je viendrais donc, histoire de ne pas rater un entraînement avec mes apprentis !
- Pas de soucis. Au fait, Ryukai ! Si tu en veux choisir un, n'hésite pas ! " lui fais parvenir Phenhor. Mais le sith ne répond que par un hochement de tête, signifiant qu'il est bien, seul.

Tout étant à présent réglé, Dark Phenhor reprend alors :
" Que le Kheir des Sombres Iskhys permettent à l'Empire de vaincre tous ceux qui se mettront en travers de notre chemin !! "



(HRP)
Le Kheir des sombres Iskhys existe réellement : [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
Si vous voulez créer un personnage obscur dans une guilde sympa, il y a de fortes chances pour qu'on vous y accepte. De même que je leur ai proposé de faire leur(s) éventuel(s) personnage(s) lumineux chez les Veilleurs d'Eolas.
(HRP-OFF)

_________________
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